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dimanche 21 décembre 2014

Manifestation anti-TAFTA et austérité 19 décembre à Bruxelles

Nous étions entre 3000 et 4000 à manifester ce vendredi 19 décembre à Bruxelles autour du Conseil de L'Europe contre le traité TAFTA et la politique d'austérité.
Devant notre volonté d'encercler le sommet européen qui devait se tenir ce jour là, les responsables gouvernementaux ont abrégé le sommet et se sont enfuis au milieu de la nuit précédant notre rassemblement. Quel courage !

La pluie et les forces de polices n'ont pas entamé notre détermination !






Démocratie à vendre from zin tv on Vimeo.

samedi 13 décembre 2014

TAFTA ta gueule à la récré

vendredi 12 décembre 2014

Rendez-vous à Bruxelles le 19 décembre à 7h


lundi 8 décembre 2014

Mercredi 10 décembre - Journée internationale des peuples pour le climat


Mercredi 10 décembre de 17h à 20h place de la République à Paris

Journée internationale des peuples pour le climat

"Changeons le système, pas le climat"

Malgré l'urgence climatique, nos gouvernements discuteront une fois de plus les virgules du traité de la Convention Internationale sur le Climat en décembre 2014, à la COP20 de Lima.
Cet accord crucial pour notre avenir est censé préparer la signature du premier accord climatique mondial contraignant lors de la COP21 à Paris en décembre 2015.

Ce rendez-vous est une chance à ne pas manquer :
mobilisons-nous pour un monde habitable et une justice climatique !

Solidarité internationale pour le climat

Nous, citoyens du monde, ne voulons plus attendre que les gouvernements se mettent d'accord pour agir :
en remettant à plus tard la mise en œuvre globale d'un programme de transition équitable, nos gouvernements menacent le maintien des conditions de vie sur Terre et pénalisent les populations les plus fragiles.

Nous, citoyens du monde, nous organisons déjà localement pour changer notre système énergétique.
Les alternatives au mode de développement actuel existent.
En sortant du gaspillage, nous pouvons alimenter la totalité des foyers en énergie renouvelable. Car nous connaissons le prix des fausses solutions !
Gaz de schiste, énergie nucléaire, agriculture intensive ou plantations d'arbres à croissance rapide, ces choix ne font qu'ajouter une pression supplémentaire sur les populations du Sud : privées de leurs terres et donc de leur autonomie alimentaire, elles sont condamnées à rester sans défense devant la montée des eaux et des ouragans.

Nous, citoyens du monde, ne voulons plus être les témoins de cette injustice, nous voulons nous battre pour les générations actuelles, les générations futures, et pour l'ensemble des créatures qui peuplent la Terre.
En cette journée de la Déclaration des Droits de l’Homme, tous ensemble, exigeons de nos gouvernements des accords clés pour freiner le processus du changement climatique.

Debout la Terre !


Alternatiba IDF, Amis de la Terre, Attac, Ayni-France, Climates, Collectif Guatemala, Collectif de Péruviens en France, End Ecocide on Earth, Escargots Solidaires, France Libertés, Fréquence Orange, France Amérique Latine, GP-SON, Greenpeace Paris, Association Gilberto Bosques, Idle No More France, Association Nuy Media, Oxfam, On The Green Road, Résistance à l'agression publicitaire, Revue S!lence, Stop TAFTA, Sortir du Nucléaire Paris, Comité Solidarité Cajamarca, Terre et Liberté pour Arauco, TEJE, Utopia, Vélorution.

vendredi 5 décembre 2014

VICTOIRE - Refuser les pesticides n'est PLUS un crime !


L'équipe d'Agir pour l'Environnement nous transmet une bonne nouvelle !


Emmanuel Giboulot, viticulteur bio, qui s'était illustré en refusant de se soumettre à un arrêté préfectoral l'obligeant à épandre des pesticides pour lutter contre la flavescence dorée, a été relaxé par la cour d'appel de Dijon.

Menacé, en première instance, d'une peine de 1000 euros d'amende (dont 500 euros avec sursis), Emmanuel Giboulot a interjeté appel en considérant que refuser de polluer ne pouvait faire l'objet d'une condamnation, même symbolique.

Une nouvelle fois, un lanceur d'alerte a réussi à faire plier un État qui, par la voix d'un préfet, estime que les vieilles recettes du productivisme agricole seraient encore la seule et unique méthode à appliquer unilatéralement.

Par son opposition déterminée, Emmanuel Giboulot a mis en lumière l'extrême incohérence d'un État. Alors qu'au niveau national, les nouvelles législations visent à une division par deux de l'utilisation des pesticides d'ici 2018 et interdissent l'usage des pesticides par les collectivités d'ici à la fin 2016 ; localement les viticulteurs seraient contraints de recourir à des produits toxiques.

Alors que la France est encore dans le trio de tête des pays les plus utilisateurs de pesticides, il est grand temps de changer de modèle et de s'engager pleinement dans une transition agricole et alimentaire.

De plus en plus de citoyennes et citoyens engagés réclament une alimentation de qualité et une agriculture biologique. Face à cette demande sociale grandissante, il est plus que temps que le gouvernement adopte des mesures fiscales et règlementaires fortes visant à amplifier et soutenir l'émergence d'une agriculture biologique locale, accessible à toutes et tous.

Le combat d'Emmanuel Giboulot et de bien d'autres lanceurs d'alerte nous démontre chaque jour un peu plus que la mobilisation citoyenne alliant ténacité et créativité, conduit parfois à des succès. Au regard de l'énergie déployée pour obtenir ces victoires, ne boudons pas notre plaisir.

Source : Agir pour l'environnement


Pierre les vacances sont finies !

Dans la trop longue liste des Grands Projets Inutiles et imposés, celui d'un center parcs en Isère est d'actualité.
Il figurait d'ailleurs au menu de la dernière rencontre Reporterre.

Une cyber@ction vient d'être lancée pour presser la ministre de l'environnement de faire cesser le déboisement et arrêter définitivement ce projet absurde et destructeur.

Le texte de la cyber@ction:

Madame la Ministre Les autorisations ont été accordées par le préfet pour la réalisation d’un Center Parcs au milieu de la forêt des Chambaran en Isère alors que l’enquête d’utilité publique a émis un avis défavorable pour non respect de la loi sur l’eau (site sensible du fait de zones humides, de corridors écologiques, en tête de bassin versant, etc). Les enquêtes d’impact ont été partielles et les mesures compensatoires inadaptées. Le Conseil National de la Protection de la Nature a d’ailleurs rendu un avis défavorable. Aussi, je vous appelle solennellement, Madame la Ministre, à prendre toutes les dispositions pour faire cesser le déboisement du site et arrêter définitivement le projet. Dans cette attente, veuillez agréer, mes salutations distinguées.

Pour participer

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/pierre-vacances-finies-nbsp-866.html


jeudi 4 décembre 2014

Des candidats anti-gaz de schistes aux prochaines élections départementales en Essonne

Au vu des retournements permanents des élu-es, le collectif anti-gaz de schistes 91 envisage de présenter des candidats dans le département pour les prochaines élections départementales.


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Mon avis

Excellente initiative!

Rencontre de REPORTERRE : Projets inutiles, la victoire est possible !

J'assistais lundi dernier à la rencontre Reporterre :


Ce fut une excellente soirée. Les représentants de 5 grandes luttes actuelles nous ont chacun exposé la situation courante et les perspectives de succès de leurs luttes respectives.
Ben Lefetey, porte-parole de la lutte pour la sauvergarde de la zone humide du Testet, s’est montré très confiant sur le fait que le barrage ne se fera pas, ce qui ne sera désormais plus possible de fêter avec la mort de Rémi Fraisse. Ben est à l’évidence d’un engagement total, fort et radical. Quelle personnalité !
Françoise Verchère, des collectifs contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, était presque à l’opposé de Ben. Dépeignant une situation enlisée à NDDL et un projet d’aéroport sur lequel l’état continue à affirmer sa détermination à le réaliser. Le charisme de Françoise m’a impressionné et il contribue sans doute à faire de NDDL le fer de lance et le précurseur des ZAD et un élément essentiel dans la réussite de la formidable cohabitation de tant de personnes, groupes et compétences différents dans cette opposition à l’aéroport.
Bernard Loup, du collectif contre Europa City, à Gonesse (Seine-Saint-Denis) Triangle de Gonnesse, n’avait pas la tâche facile de succéder à Françoise Verchère dans sa présentation de ce projet débile qu’est ce gigantesque projet de centre commercial complètement inutile et destructeur de teres agricoles dans un secteur vomissant déjà de centres de ce type.
Stéphane Peron, contre le projet de Center Parcs à Roybon, en Isère est un homme surprenant. Il révèle une grande qualité de militant et une détermination évidente face à un projet démesuré en un lieu où seul la soif d’argent pouvait l’imaginer. Une soif qui apparait intarissable lorsque Stéphane explique la lutte passée et gagnée contre un projet au même endroit.
François Tassard, du collectif contre Decathlon, à Saint Jean de Braye, près d’Orléans apportait un souffle de jeunesse bienvenu dans cette équipe remarquable de militants responsables de collectifs associatifs.

Plus d’une heure d’échanges avec la salle ainsi que les interventions de Barnabé Binctin (Reporterre), Stephen Kerckhove (Agir pour l’environnement) et de Hervé Kempf (Reporterre) ont complété utilement ces propos.
Sans aller jusqu’à présenter des points communs à tous les Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII), je vous livre et synthèse les points que ’ai trouvé marquants et importants.

  • Selon ceux qui leurs sont favorables, les GPII sont toujours légaux car ils respectent la législation.
  • Arme ultime opposée aux collectifs, associations, citoyens : le silence. Aucune réponse n’est faite aux courriers et demandes de rendez-vous.
  • La lutte juridique est nécessaire mais peut-elle être couronnée de succès alors qu’au bout du bout il y a le Conseil d’Etat qui contredit rarement les autres juridictions et l’Etat ?
  • Il s’agit souvent de projets privés financés par de l’argent public.
  • Les projets sont présentés comme d’intérêt général. Quelle est la définition de l’intérêt général dont se prévalent aussi les opposants ?
  • Le chantage à l’emploi ou la promesse de créations d’emploi est très souvent utilisé comme justification des GPII.
  • C’est toujours la même politique de relance de la croissance par les grands travaux.
  • Partout les GPII et nombre de petits projets inutiles génèrent de l’opposition citoyenne.
  • Souvent les avis négatifs d’entités consultatives ou du public sont ignorés lors des procédures. C’est légal !
  • Suite au drame de Sivens les déclarations politique (lors de la conférence environnementale) nous promettent davantage de démocratie participative. Mais les dispositifs qui la permettent existent déjà ! On voit ce qu’il en sort lorsque les avis ne sont pas écoutés, par exemple 98% de plus de 700 avis sont défavorables lors d’une enquête publique mais le commissaire enquêteur donne un avis favorable ! De plus la demande de simplification des procédures administratives risque de faire disparaître certains dispositifs, alors ? Plus de démocratie ?
  • Les décisions de faire les projets sont souvent très rapidement suivies d’un début des travaux afin de mettre tout le monde devant le fait accompli et en supposant que le retour en arrière ne se fera pas.
  • Les opposants développent une argumentation logique, utilisant la raison. Cela ne marche pas car ce n’est pas la logique ni la raison qui motivent les projets.
  • Pour avancer vers le succès, la médiatisation par les actions de désobéissance civile sont un bon moyen, voire actuellement le meilleur ou même le seul !
  • La violence fait débat dans les groupes d’opposition aux GPII. Certains la refusent, d’autres la proposent.
  • Nous faisons face à un choc des légitimités entre les élus et les citoyens.
  • L’âge des GPII est très souvent extrêmement élevé, de plusieurs années à plusieurs décennies.
  • Déni partout ! Déni écologique, déni démocratique, déni climatique…
  • Les politiques au pouvoir font de l’écologie hors sol : Grenelle de l’environnement, conférence environnementale…
  • La convergence des luttes est jeune mais se met en place. C’est clairement un impératif pour gagner.
  • Jouer sur l’image de marque des sociétés est efficace ainsi que l’on vient de le voir avec Senoble qui, sur pression citoyenne, s’est désengagé de la commercialisation du lait de la ferme des mille vaches. C’est à développer.
  • Les référendums sont-ils un atout ou un danger pour nous les opposants ? Certains (et j’en suis) y voient un danger tant les lobby ont de pouvoir.
  • La lutte s’organise toujours sur 3 axes : juridique, politique (hé oui, c’est quand même nécessaire) et citoyen.
  • Donnons nous le moral en ayant en tête que nombre d e luttes ont été gagnées, nous ne lâcherons rien !

Un grand bravo et merci à Reporterre et Agir pour l'environnement qui nous ont offert une soirée instructive, rafraîchissante, dynamisante, motivante et aussi émouvante car Rémi Fraisse a bien sûr été souvent nommé et nous lui avons dédié une minute de silence. Antoine Lagneau a fort bien animé ces 2h30 et a relevé avec tact le défi jamais gagné à l’avance de faire respecter au mieux et par tous le timing prévu. Chapeau !

Reporterre se montre jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, de plus en plus incontournable et utile dans l’information alternative sur l’écologie et un instrument précieux et engagé dans la convergence des luttes.
Soutenons le !

Pour plus d’information

Visitez le site de Reporterre
Et celui d'Agir pour l'environnement
Sur l'opposition au projet : http://www.pcscp.org/



mercredi 3 décembre 2014

STOP à l’acharnement contre la Conf’

Je vous invite à participer à cette cyber@ction pour protester contre la répression que subit la Confédération Paysanne ces derniers mois.


Texte de la cyber@ction proposé

Madame, Monsieur, Une nouvelle fois, le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, est convoqué au commissariat dans le cadre des actions menées contre l’usine des 1000 vaches, en Picardie. Il a déjà été placé trois fois en garde à vue, et condamné par le tribunal d’Amiens, avec huit autres militants, à 5 mois de prison avec sursis le 28 octobre. Il est convoqué le 12 décembre dans le cadre d’une nouvelle procédure liée à l’occupation du siège social de l’entrepreneur des 1000 vaches, Michel Ramery, le 12 septembre 2013. Ce jour-là, alors que 400 personnes participaient à cette occupation, une vitre a été accidentellement brisée. Il n’en faut pas plus pour convoquer une nouvelle fois le porte-parole d’un syndicat représentatif ! Il s’agit clairement d’un acharnement dont personne ne peut être dupe à l’heure où il est possible de brûler un centre des impôts en toute impunité. Il y a une volonté de faire taire la Confédération paysanne qui porte une parole qui dérange. Les valeurs de solidarité, les préoccupations sociales et environnementales ne sont plus admissibles dans une société où compétitivité et croissance sont les aiguillons de nos politiques. Vous, élu de la République, ne pouvez accepter une telle dérive. Dès maintenant, nous vous demandons d’interpeller le Président de la République et le Premier ministre pour que cesse cet acharnement. Comptant sur votre engagement sur ce sujet, nous vous prions d’agréer l’expression de nos salutations respectueuses.

Pour participer

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

mardi 2 décembre 2014

Maximes Combes : élargir et radicaliser nos luttes par Blockadia et Alternatiba

Maximes Combes est, au sein d’ATTAC, fortement engagé dans la lutte altermondialiste, en particulier en matière climatique. Je vous invite à lire le texte qu’il vient de publier.


Alors que dans un an se tiendra à Paris Le Bourget la 21ème conférence des parties de la convention cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (COP21), il pose une réflexion construite et approfondie sur nos luttes et s’attache à tirer les leçons de la conférence de Copenhague en 2009 de laquelle les ONG et les militants étaient ressortis plus ou moins démoralisés. Le texte vise à contribuer à la nécessaire réflexion et débats que les ONG et organisations sociales et écologiques doivent tenir pour définir leurs actions à venir.

Première certitude sur COP21 qu’il nous engage à nommer Paris 2015: il n’y a pas grand-chose, voire rien à en attendre. Point d’accord ambitieux et juridiquement contraignant et peu de financement à l’horizon ! Malgré l’accumulation des alertes scientifiquement étayées, malgré toute l’information disponible et diffusée sur les problèmes climatiques, malgré les nombreux appels et manifestations citoyennes pressant ses représentants d’agir, seuls en ressortent des propositions de fausses solutions destinées à faire perdurer le plus longtemps possible le système et le pouvoir en place.

Sans pour autant abandonner l’ONU pour ne pas laisser le champ libre aux multinationales, à la finance et aux promoteurs de fausses solutions, Maxime nous appelle à être réalistes et pragmatiques. La situation géopolitique, économique et financière va fixer les limites des négociations et actions au sein de l’ONU. Les seules batailles possibles seront pour ne pas trop perdre. Sans pour autant les abandonner clairement, Combes fait sienne la voie de la sortie du capitalisme néolibéral et du changement radical du système afin de sortir de la recherche d’une croissance infinie à remplacer par celle de l’harmonie entre humains et la nature et qui réponde aux besoins de la majorité ».

Maxime Combe propose de défocaliser l’action citoyenne du problème climatique et l’intégrer dans une bataille pour la sortie du capitalisme. La lutte globalisée et radicalisée devrait s’appuyer sur deux dynamiques. La première, Blockadia, serait une mobilisation internationale d’opposition aux projets inutiles et destructeurs (hydrocarbures de schistes, aéroports, autoroutes, barrages etc…). La seconde, Alternatiba, mettrait en lumière les solutions alternatives concrètes visant à la transformation des modèles de production et de consommation. Le calendrier d’action citoyenne doit viser le moyen terme et ne pas se caler sur celui des conférences climatiques. Surtout ne pas concentrer la mobilisation concernant Paris 2015 sur le début de l’évènement mais sur sa fin. Nous devons avoir le dernier mot !

Lire le texte de Maximes Combes

https://france.attac.org/se-mobiliser/vers-la-cop21/article/blockadia-et-alternatiba-les-deux


vendredi 28 novembre 2014

Nanomatériaux, TAFTA, même combat

Bonne nouvelle pour une fois, les députés européens de la Commission environnement et santé des consommateurs (ENVI) ont repoussés, lundi 24 novembre dans la soirée, la proposition qui leur était faite d’autoriser sans contrôle les nanomatériaux dans l’alimentation.
Comme quoi le Parlement peut influer dans le bon sens quelquefois.

Une fois encore c'est la Commission européenne qui pousse, comme entre autres pour les OGMs, d'autoriser cette technologie dont les multiples dangereux impacts ne sont ni connus ni maîtrisés.

Le lobby de l'industrie agroalimentaire pousse fort pour faire accepter les nanotechnologies dans l'alimentation et la France y est dangereusement très favorable.

Selon Reporterre, "la Commission européenne veut aller vite car, au même titre que les OGM, l’utilisation des nanomatériaux dans les produits agroalimentaires est un élément de négociation important du futur traité de libre échange transatlantique, le TAFTA."
Une démonstration, s'il en fallait, de la nocivité de ce traité de libre échange.

Publicité de la chaîne de supermarché PriceChopper pour les nanotechnologies sur des boîtes de céréales

Source : Reporterre



jeudi 27 novembre 2014

Dernière alerte, 40 ans après "Les limites de la croissance"

Cet intéressant documentaire retrace l’aventure de l’équipe de Denis Meadows qui travaille depuis plus de 40 années maintenant sur la soutenabilité du monde et de la croissance.

Je vous parlais il y a plusieurs années maintenant du dernier livre de Denis Meadows (voir mon billet ici) alors que sa traduction en français était publiée. Pour le lecteur et fan que je suis de cet ouvrage, ce documentaire apport un complément appréciable sur la genèse du club de Rome et sur la démarche de l’équipe Meadows.

Le contraste est saisissant entre les jeunes hommes et femme qui débutèrent leurs travaux en 1970 et les personnes d’âge mur qu’ils sont maintenant. L’idéalisme ou la naïveté de certains est évidente. La conviction de tous l’est aussi. Comment ne pas être admiratif devant tant de constance, en particulier celle de Denis Meadows qui continue ses conférences et interventions afin d’informer les public, ses représentants et les institutions internationales. Comment ne sont-ils pas atteints de désespérance devant tant d’inertie, d’insouciance, de volonté délibérée de ne rien faire et à faire perdurer un système capitaliste, productiviste et pseudo-démocratique si destructeur ?

Les preuves du drame s’accumulent sous formes de rapports et d’études scientifiques divers. Ce qui est vrai ici pour la croissance matérielle et de devenir de la planète et de l’humanité l’est tout autant pour la question climatique où l’on voit que plus les rapports sont alarmants, ceux du GIEC notamment, plus les conférences mondiales et les engagements des nations perdent en contenu et en valeur. Pour couronner le tout les politiques voudraient nous faire croire qu’il agissent dans le bon sens alors qu’il ne font qu’aggraver la situation et les problèmes. Tout cela est extrêmement grave et les mouvements citoyens tels qu’ils existent actuellement ne semblent pas en mesure de changer les choses.

Il y a 40 ans l’équipe Meadows savaient qu’il était facile d’éviter un effondrement mondial. Dans les années 90 alors qu’ils effectuaient la mise à jour des 20 ans de leurs travaux, ils savaient que l'humanité avait déjà dépassé les capacités de la planète mais qu’il était encore assez facile de ramener le monde en territoire soutenable.
En 2004, pour la mise à jour des 30 ans (le livre publié en français en 2012) et plus encore maintenant en 2014 alors que plus de 40 ans ont passé, le constat m’apparait clair. Si Meadows ne se montre pas très pessimiste, il me semble qu’il sait pertinemment que les actions qui seraient maintenant mises en œuvre ne pourraient lus maintenant que prétendre à atténuer les secousses que nous allons subir. Ce qui reste absolument indispensable mais me parait d’une probabilité peu élevée.

Ce reportage constitue, comme je le disais, un bon complément à la lecture du livre « Les limites à la croissance (dans un monde fini) ». La plupart des personnes interviewées parlant anglais, traduction et sous-titrage sont de la partie. Regrettons juste la trop courante mauvaise traduction du terme «sustainable development » en « développement durable ». Peut-on espérer qu’un jour il soit couramment remplacé par le « développement soutenable » ?



vendredi 21 novembre 2014

Des résultats prometteurs en faveur des oiseaux migrateurs

Communiqué LPO

Les accords mondiaux conclus ce week-end permettront d'agir en faveur des espèces d'oiseaux migrateurs à l'échelle de la planète.
À l'issue de la 11ème session de la Conférence des Parties (COP) à la Convention sur la conservation des Espèces Migratrices qui s'est tenue à Quito en Equateur du 4 au 9 novembre, deux accords mondiaux sans précédent ont été conclus le week-end dernier en leur faveur.
Après 6 jours de négociations, les 120 pays signataires et 900 délégués ont ainsi permis d'établir la feuille de route visant à éradiquer les causes d'intoxication en réduisant l'usage de rodenticides, insecticides et appâts empoisonnés et en supprimant progressivement toutes les munitions au plomb. De plus un plan d'actions novateur a été ratifié en faveur de plus de 400 espèces d'oiseaux utilisant la voie migratoire africo-eurasienne ! Ce plan permettra d'identifier les besoins en préservation de chacun des pays signataires.
Une nouvelle qui fait d'ailleurs échos au rapport publié lundi 3 novembre par le journal scientifique Ecology Letters révélant que l'Europe, abritant 421 millions d'oiseaux de moins qu'il y a 30 ans, apparaît incapable d'enrayer la disparition de nombreuses espèces.
La LPO se réjouit de ces résultats prometteurs qui constituent aussi une reconnaissance du travail effectué en amont par le réseau BirdLife*. Elle souhaite à présent que l'Etat français les mette à exécution.

  • La LPO est le partenaire officiel en France du réseau BirdLife International (120 représentants et près de 2,8 millions d'adhérents dans le monde).

Pour plus d’information

Lisez le communiqué LPO

jeudi 20 novembre 2014

URGENT : TAFTA, CETA : non à une justice privée au service des multinationales !

Je reprends ici les informations publiées par ATTAC.


Les accords de libre échange UE-Canada (CETA) et UE-États-Unis (TAFTA) contiennent des clauses toxiques, dont la mise en place d’une justice privée au service des multinationales. Elles doivent absolument être rejetées. Interpellez vos députés d’ici ce vendredi 21 novembre en utilisant l’outil d’interpellation disponible sur cette page du site Attac.



Les traités de libre échange UE-Canada (« Comprehensive Economic Trade Agreement », CETA), et EU-États-Unis (« Transatlantic Free Trade Area », TAFTA, aussi appelé TTIP) sont négociés par la Commission Européenne au nom des États membres.

Ces traités sont toxiques, tant sur la forme que sur le fond :

  • les négociations sont menées sans aucune transparence ni contrôle démocratique ;
  • ces accords libéraliseront des pans nombreux des échanges commerciaux, notamment des filières agricoles sensibles ou les marchés publics ;
  • ils prévoient l’instauration d’une justice privée au service des multinationales, via le mécanisme de règlement des différents investisseurs-États (RDIE / ISDS) ;
  • ils prévoient un chapitre consacré à la « coopération réglementaire » qui organise le contournement des circuits démocratiques indispensables à la protection de l’intérêt général ;
  • ils vont à contre courant de la transition écologique en privilégiant les formes d’énergie les plus sales, et en liant les mains des gouvernements futurs.
  • Les initiatives et prises de position se multiplient heureusement à travers l’Europe. La France compte 110 collectifs locaux Stop TAFTA et 132 collectivités « hors TAFTA » ou en vigilance – dont les régions Nord, Picardie, Île-de-France, Franche-Comté, Limousin et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Dans sa résolution du 22 mai 2014, l’Assemblée nationale a déclaré que les négociations entre l’UE et les États-Unis (TAFTA) se déroulaient « dans des conditions ne répondant pas aux exigences démocratiques en matière de transparence », et que l’inclusion du mécanisme de règlement des différent n’y était pas justifiée 1.

En Europe, et en l’espace d’un mois, 900 000 citoyens ont rejoint une Initiative Citoyenne auto-organisée exigeant l’arrêt des négociations du TAFTA et la non ratification du CETA.

Bernd Lange, le porte parole du groupe S&D (Socialistes et Démocrates) au parlement Européen sur les questions commerciales s’est dit contre l’inclusion du mécanisme de règlement des différents investisseurs-États dans le TAFTA. Il a déclaré « Accepting the ISDS would mean opening the door for big corporations to enforce their interests against EU legislation. This would deprive states of crucial policy space in important fields such as health or environment. »

Le TAFTA et le CETA sont loin d’être les seuls traités en préparation. Leur logique est répliquée dans tous les accords de libre échange en négociation dans le cadre de la politique commerciale de l’Union Européenne, notamment avec le Japon, les pays ACP (Afrique-Pacifique-Caraïbes), l’Inde et de nombreux autres pays du sud, ainsi que dans l’accord plurilatéral TiSA sur le commerce des services.

Notes
1 http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0339.asp

mercredi 19 novembre 2014

Drones encore...

Vendredi dernier, l’usine de retraitement de retraitement nucléaire de la Hague état survolée par un drone à une ou plusieurs reprises. Selon Greenpeace cela portait à 32 le nombre de survols d’installations nucléaires françaises. Le ministre de l’intérieur indiquait que l’affaire relève du secret défense, ce qui conduit à ne pas communiquer d’information.

Si les associations antinucléaires continuent d’affirmer, et on peut les croire, qu’elles ne sont pas l’auteur de ces survols, il est permis de douter du bien fondé des positions relayées par une certaine presse. Par exemple, Ouest France affirmait lundi 17/11 que les amateurs d’aviation ? locaux normands ? considèrent que l’hypothèse de repérages terroristes est peu plausible et que l’on fait beaucoup de bruit pour rien.
Ce n’est pas mon avis. Un avis semble-t-il partagé par les militants de Greenpeace comme celui rencontré au salon Marjolaine et aussi Yannick Rousselet qui intervenait il y a plusieurs jours au « grand soir 3 » du 3 novembre sur France 3 (voir la vidéo à partir de 6.08). Ce dernier rappelait le caractère erroné de l’affirmation comme quoi les centrales nucléaires ne risquent rien d’un crash aérien. Il précise par ailleurs sur sa page Facebook que les lignes aériennes commerciales survolent les centrales et publie les images suivantes pour appuyer son affirmation.





Pour rester bref ici, je ne reviens que sur trois points.

Tout d’abord, même si le cœur des réacteurs nucléaires est protégé par une enceinte de béton , on peut légitimement se demander quelle serait sa résistance en cas de crash aérien. Rappelons nous l'affaire liée à la diffusion par le Réseau Sortir du nucléaire d'un document confidentiel défense sur l'EPR à ce sujet (voir ici). Yannick Rousselet contestait sur France 3 la résistance des centrales au crash d'avion.

Ensuite, et la presse l’a assez largement relayé ces derniers jours avec le survol de l’usine de la Hague, le réacteur n’est pas le seul élément sensible dont l’atteinte pourrait occasionner une catastrophe nucléaire une un très important dégagement de radioactivité dans l’environnement. Les piscines de refroidissement sont très vulnérables. Ouest France (encore) précisait que 10000 tonnes de combustible nucléaire usé sont en attente de retraitement dans les piscines de la Hague couvertes par de simples bardages de tôles. Les croyez-vous invulnérables à des drones qui ne seraient pas de simples jouets (hé oui il en existe) ? Invulnérables à une chute d’avions ? Bien sûr que non ! Et les piscines ne sont pas les seuls éléments sensibles…

Enfin, même si l’hypothèse de repérage terroriste par les drones est loin d’être stupide, sachez qu’avec un simple ordinateur connecté à internet, en utilisant Google earth on peut facilement voir certaines centrales nucléaires de manière détaillée et précise, même de relever les positions GPS des différentes parties de l’installation ! Incroyable ? Et pourtant !

Alors pourquoi ces drones ?
Nous le saurons peut être un jour. J’espère seulement que ce ne sera pas par des circonstances dramatiques. Et bien loin de moi est l’intention de contribuer à une quelconque psychose sur le terrorisme ou autre diabolisation du nucléaire. Il faut simplement tenter d’être réaliste et de militer un tant soit peu pour ses convictions…

lundi 17 novembre 2014

FERME-USINE… mais qui blanchit le lait des 1000 vaches ?

Une pétition Agir pour l'Environnement


Parce qu’un autre modèle agricole est possible, Agir pour l’Environnement s’oppose depuis plusieurs mois à la ferme-usine des 1000 vaches avec le soutien de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Et voici une première victoire !

Alors qu’un groupe français de produits laitiers Senoble essayait discrètement de collecter les premiers litres de lait sortant de la ferme-usine, début juin, nous avons lancé une pétition qui a permis à plus de 15 000 personnes d’interpeller cet industriel pour qu’il renonce à utiliser indirectement ce lait (via Senagral, une filiale commune constituée avec la coopérative Agrial).

C’est chose faite : sous la pression de la mobilisation citoyenne, Senoble a décidé de se dégager de toute responsabilité en cédant ses parts dans la société Senagral afin de se concentrer sur des produits de qualité !

Cette première victoire doit en appeler d’autres : on ne lâche rien !

La ferme-usine des 1000 vaches semble sur le point de déverser plus de 10 millions de litres de lait chaque année. Ce modèle agricole repose sur la banalisation de la souffrance animale où les vaches sont réduites à de simples usines à lait et à déjections : ce n’est pas acceptable.

Interpellez les supermarchés !
✔️ Opposez-vous à ce que la production de cette ferme-usine puisse être écoulée, en toute opacité, dans les rayons des supermarchés, notamment par la société Senagral, qui fabrique des produits laitiers sous des marques distributeurs.

✔️ Exigez de la grande distribution qu’elle renonce à acheter le lait de la ferme-usine des 1000 vaches, notamment pour fabriquer les produits commercialisés sous leur marque distributeur.

✔️ Signez avec nous cette lettre pétition que nous remettrons aux groupes de la grande distribution : Carrefour (Carrefour, Shopi) ;
E. Leclerc (Leclerc, Coop) ;
ITM entreprise (Intermarché / Netto) ;
Casino (Casino, Franprix, Leader Price, Monoprix) ;
Système U (Hyper U, Super U, Marché U, U express, Utile) ;
Auchan (Auchan, Simply Market, atac)

Pour signer la pétition

http://grande-distribution.1000vaches-nonmerci.fr


jeudi 13 novembre 2014

L'appel solennel à la fermeture, dans les plus brefs délais, de la centrale de Fessenheim


Au regard des conséquences de la catastrophe de Fukushima qualifiée d’apocalyptique le 15 mars 2011 par le Commissaire européen à l’énergie, Günther Oettinger, face à l’inertie qu'elles suscitent en France, nous, citoyennes, citoyens et organisations signataires, sommes plus qu’interrogatifs. Nous sommes scandalisés par la désinvolture et/ou le déni des dirigeants d’EDF et de l’Etat français, actionnaire d’EDF à 85%.

Ils se sont montrés incapables jusqu’à aujourd’hui, contrairement à ceux de plusieurs autres pays, d’en tirer, au-delà des mots, les enseignements en terme de dénucléarisation effective de notre pays. Ils ont notamment reporté sine die la fermeture de la centrale de Fessenheim, la plus vieille centrale française en activité. Cette fermeture, objet d’un accord pré-électoral entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les Verts, était prévue pour être immédiate au lendemain de l’élection présidentielle du 6 mai 2012. A priori la chose n’était pas impossible puisqu’un engagement pré-électoral identique, pris par la future première ministre québécoise a, lui, été tenu.

En conséquence nous, citoyennes, citoyens et organisations signataires, exigeons que l’arrêt définitif de la centrale de Fessenheim soit effectif avant la fin 2014. La date de l’arrêt devra être fixée avant la nomination du prochain PDG d’EDF, c’est-à-dire au plus tard le 22 novembre 2014.

Pour signer l'appel

http://www.fermeture-fessenheim.fr/

mercredi 5 novembre 2014

Réunion Sivens par Ségolène Royal, duperie consternante !

Hier la soit disant ministre de l'écologie réunissait les acteurs mobilisés autour du barrage de Sivens.
Résultat : un ouvrage sera construit et les occupants doivent déguerpir !

Encore une lamentable duperie. Consternant !

France Nature Environnement persiste à demander l'abandon du barrage, l'organisation ne donne pas son accord pour appeler à l'évacuation du site et se réserve de lancer de nouvelles actions en justice.


Rassemblement sur le site le 2 Novembre

421 millions d'oiseaux disparus en Europe en 30 ans

Selon le journal scientifique Ecology Letters ces trante dernières années ont vu une hécatombe parmi la population d'oiseaux européenne.
En effet, ce sont 412 millions d'oiseaux qui ont disparu faut à l'agriculture "moderne" et à la disparition des habitats.

Certaines espèces communes ont décliné de 90% ! Ici, un moineau domestique. CC BY-SA 3.0

« C'est un avertissement qui vaut pour toute la faune européenne. La manière dont nous gérons l'environnement est insoutenable pour nos espèces les plus communes », explique Richard Gregory, de la Société royale pour la protection des oiseaux, qui a codirigé l'étude.

Les scientifiques, qui recommandent l'application rapide de nouveaux schémas agricoles et la mise en place de zones vertes en milieu urbain, ont analysé des données portant sur 144 espèces d'oiseaux de 25 pays européens, collectées en général par des observateurs bénévoles.

Mon avis

Encore une alerte qui s'ajoute à celles, et elles sont nombreuses, lancées par la LPO en France.
Il est manifeste que rien de sérieux n'est mis en oeuvre par les pouvoirs publics pour enrayer le déclin de la biodiversité.
L'homme détruit la planète et se détruit lui même dans une fuite en avant matérialiste, productiviste et capitaliste.
Même si les initiatives sont nombreuses de par le monde pour changer de modèle, nous sommes bien loin du changement qu'il faudrait au niveau mondial.

mardi 4 novembre 2014

Assemblée Nationale indigne

Députés et députées qui refusèrent la minute de silence en mémoire de Rémi Fraisse demandée aujourd'hui par Cécile Duflot à l'Assemblée Nationale, vous n'êtes pas dignes de représenter qui que ce soit et vous ne méritez qu'une chose, que l'on vous crache au visage !
Tradition, dites vous ? Donc si un militaire était mort au Testet, il l'aurait eu la minute de silence !
Politiciens pourris.

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