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dimanche 29 janvier 2012

Liste rouge des additifs alimentaires


Les informations qui suivent sont issues du Site : http://www.naturopathie-holistique.fr/liste-rouge-des-additifs-alimentaires-%28danger%29-partie-1-15-104.html

Le site indique les avoir extrait des ouvrages suivants :
"Additifs alimentaires, ce que cachent les étiquettes" - Hélène Barbier Du Vimont - Edts Trédaniel poche
"Additifs alimentaires, le guide indispensable pour ne plus vous empoisonner" - Corinne Gouget - Edts Chariot d'Or

Le document suivant liste les additifs alimentaires qui, selon les auteurs, doivent être évités.
Certains sont mentionnés comme devant être totalement proscrits.

Double cliquez sur le document pour l'éditer. Vous pourrez aussi le télécharger en utilisant une icône située en bas à droite de son affichage.

Liste rouge des additifs alimentaires

samedi 28 janvier 2012

VILLAGE ENERGIE le 11 février à Paris - Solutions pour sortir du nucléaire


Lorsqu'on parle de sortie du nucléaire, de nombreuses personnes, répondent d'accord, mais on fait comment ?

C'est pour répondre à cette question, que Sortir du Nucléaire Paris organise le "Village énergie", qui présentera les solutions pour sortir du nucléaire.

vendredi 27 janvier 2012

Exploration pétrolière au large de Marseille

Une société pétrolière britanique, Melrose, a découvert un gisement de pétrole au large de Marseille.
Une plateforme d'exploitation pourrait être installée. Les écologistes et les professionnels du tourisme sont inquiets.
Reportage de Jean-Louis Boudard et de François Escudo.

jeudi 26 janvier 2012

La science face aux citoyens

Quelle est la place de la science face au citoyen, au politique, au pouvoir, à la société, à la démocratie ? Quelle doit-elle être ?

Ce sont entre autres ces questions qui étaient débattues il y a peu plus un an, le 20 novembre 2010, lors d'un colloque qu'avaient organisé l'hebdomadaire Politis et les associations AITEC (association internationale de techniciens experts et chercheurs), l'association Global Chance et l'association Sciences Citoyennes.

Un débat capital et toujours d'une réelle actualité sur bon nombre de sujets.
A la veille du sommet de Rio, 4000 scientifiques publiaient "l'Appel d'Heidelberg", où ils s'attaquaient à "une idéologie irrationnelle qui s'oppose au progrès scientifique et industriel et nuit au développement économique et social". Cet appel mettait en cause l'émergence d'un regard critique sur l'évolution du monde et des sociétés, au nom du "progrès" et de la "rationalité scientifique".

Lancé par Global Chance et le Groupe de Vézelay, "l'Appel à la raison pour une solidarité planétaire" était bientôt signé par 218 personnalités qui voulaient répondre à "l'Appel d'Heidelberg". "Au nom de la raison, nous refusons autant l'irrationalité écologique qu'ils condamnent, que l'intégrisme scientifique qu'ils proposent et affirmons au contraire la nécessité de prendre en compte l'ensemble des critères culturels, éthiques, scientifiques et esthétiques pour engager le monde dans la voie d'un développement équitable et durable".

Les auteurs de "l'appel d'Heidelberg" érigent la science et les scientifiques en grands détenteurs du savoir et de la raison, et les laissent seuls dicter leur loi à une société productiviste et oligarchique.

Les signataires de "l'Appel à la raison pour une solidarité planétaire" orientent au contraire vers une société réellement démocratique éclairée par une pluralité de savoirs alliant science et société.

Ces deux appels ont été l'argument de ce colloque qui était constitué de trois tables rondes, elles mêmes composées de deux ou trois interventions précédant un débat avec la salle.

Qui dit la vérité ?
Fournir une vérité scientifique requiert une indépendance qui fait défaut en cas de conflits d’intérêts. Le processus d'alerte et les lanceurs d'alerte doivent déployer factualité et éléments tangibles.
Francis Chateauraynaud prend le cas de l'alerte climatique lancée par le GIEC et sa contestation par les climato-sceptiques. Il nous démontre que ces derniers ne sont pas des lanceurs d'alerte.
Benjamin Dessus se base sur les 18 années d'expérience de l'association Global Chance dans l'expertise indépendante pour nous en préciser les contours. L'indépendance doit se situer vis-à-vis des organisations, des modes de pensée dominants, du conformisme, des entreprises, des enjeux du pouvoir et des intérêts financiers.
Le président de Global chance donne l'exemple du groupe désigné par le gouvernement Jospin en 1999 afin de rédiger un rapport sur la prospective économique de la filière nucléaire française. Les trois membres du groupe avaient toutes les chances de ne pas "s'entendre", étant d'avis divergents, entre président de l'association Global Chance, haut commissaire à l'énergie atomique et commissaire au plan. La méthode de travail proposée par Global Chance débloqua la situation : fabriquer différents scenarii diversifiés jusqu'en 2050 pour mettre en scène les différentes options. Les différents membres de l'équipe étant attentifs à ce que les données des différents scenarii soient traitées de manière égale, la méthode a bien montré, de manière factuelle, les avantages et les inconvénients de chacune des stratégies et les résultats n'ont sérieusement été contestés par personne.

Médiatisation de la science et choix politique
Cette seconde table ronde s'intéresse à la question de l'information scientifique et à son influence sur les choix politiques.
Pour Edwy Plenel, directeur de Mediapart, la démocratie est menacée par la prédominance d'une information d'opinion sur l'information de faits.
Illustrant son propos du cas Claude Allègre (très souvent cité lors du colloque) qui a eu des alliés journalistes d'opinion, lesquels sont manipulables bien plus facilement que les journalistes spécialisés qui apportent des vérités de faits.
Les opinions se forgent sur des faits. Des opinions sans faits sont facilement contestables, il n'y a que mon opinion contre la tienne. Contester des faits est bien plus difficile. Edwy Plenel conclue par la démocratie qu'il exprime comme l'appropriation des questions de tous par tous. Internet est, pour lui, un levier et le lieu où cette démocratie peut opérer.

Marie-Christine Blandin expose la multitude de sources d'information scientifique à disposition des élus : kilogrammes de documentation reçus chaque jour dont une partie est une véritable propagande, travail en commissions, colloques dont le financement extérieur tord souvent la démocratie, OPESCT, commissions d'enquête. Les élus, dont certains cumulent les mandats, sont surchargés, quelques élus sont considérés comme "spécialistes", les autres sont suiveurs. Tout cela facilite la tache des lobby qui œuvrent pour avoir les coudées franches.

Journaliste et productrice d'une émission consacrée à l'environnement sur France Culture, Ruth Stégassy aborde la question de la médiatisation scientifique. La complexité des sujets et du jargon scientifique, ainsi que certains intérêts, font que souvent les sujets sont mis de coté ou édulcorés. Le citoyen est mis à l'écart quant il n'est pas manipulé. Plutôt que d'une vulgarisation scientifique, c'est d'une culture commune dont nous avons besoin pour qu'un certain nombre de connaissances soient mises à la porté du plus grand nombre et permettre la controverse et non pas la polémique qui existe trop souvent.

La démocratie face à la science
Selon Pierre-Henri Gouyon, la science peut prétendre démêler le vrai du faux, elle ne peut rien dire du bien et du mal. C'est donc le tissu social qui doit décider démographiquement pour la société.
Les scientifiques, s'ils sont pour la plupart animés de bonnes intentions, peuvent, sous prétexte de rationalité, défendre des idées irrationnelles, voire défendre une idéologie plus ou moins implicite. alors que les scientifiques sont souvent très spécialisés, il est important qu'ils élargissent leur champs de vision. Foi dans le progrès, réflexe corporatiste d’intérêt personnel, pour l'attribution de crédits aux laboratoires peuvent aussi être la cause de positionnements scientifiques contestables.

Jacques Testart, président de la Fondation sciences citoyennes effectue une excellente intervention, très claire et accessible de surcroit.
L'expertise doit aider aux choix politiques. On constate que des intérêts particuliers influent souvent car les experts se trouvent presque toujours en conflit d’intérêts à cause des soutiens financiers de l'industrie.
Un autre phénomènes qui grève l'expertise est que les scientifiques sont souvent sollicités en dehors de leurs spécialités. D'autre part, la société se hiérarchise de plus en plus, devenant une oligarchie et les parlementaires voient leur rôle se réduire.
Face à ce constat, Jacques Testart considère qu'il est urgent de définir des règles étiques pour des procédures plus objectives et conformes aux intérêts des populations. La Fondation sciences citoyennes propose la création d'une Haute Autorité de l'expertise et de l'alerte, destinée à combler le vide scientifique et civique entre la parole des experts et la décision du législateur. Elle serait chargée de définir et de vérifier les (bonnes) conditions d'exercice des expertises et elle effectuerait le suivi des alertes.
La Fondation recommande de plus la mise en place de conférences de citoyens (CdC).
Une CdC est idéalement constituée d'une quinzaine de citoyens tirés au sort puis formés sur le sujet d’intérêt général sujet à controverse qui doit être limité à une ou quelques questions précises à débattre. La CdC rend ses avis qui seront pris en compte pour l'établissement des lois et règlements.

Mon avis

Le compte rendu du colloque est téléchargeable sur le site de Global Chance, il m'a servi pour la rédaction de cet article. Je trouve certaines interventions ardues à appréhender, ce qui révèle un niveau de bonne tenue. Comme tout colloque, je me pose la question de son impact concret sur la société. Les réflexions qu'il a portées ont elles été profitables ? Ont-elles été ou seront-elles traduites dans les pratiques des domaines abordés ? Un an après, il ne me semble pas que ce soit le cas. Peut-on espérer que certains politiques ou décideurs s'en nourriront et mettront en œuvre certaines idées ou propositions énoncées ?

Pour plus d’information

Lire le cahier, compte rendu du colloque : http://www.global-chance.org/spip.php?article48


mercredi 25 janvier 2012

Les conférences Natureparif en 2012


Cette année encore, Natureparif invite le public à venir découvrir la biodiversité francilienne sous tous ses angles lors d’un rendez-vous mensuel. Tous les 3èmes jeudis de chaque mois, la parole est donnée à des acteurs clefs de l’étude et de la protection de la nature. Ces conférences sont également de vrais moments d’échange, une séance de questions / débat avec le public d’une heure environ étant dédiée à cet effet.

En 2012, des sujets tels quel les fourmis, le chant des oiseaux, l’effet des pesticides sur la santé humaine, les plantes sauvages médicinales seront abordés par les chercheurs et scientifiques d’Île-de-France et d’ailleurs. Deux projections figurent au programme : la diffusion en avant-première du documentaire « Île-de-France, Nature insoupçonnée » réalisé pour Arte, véritable immersion au cœur de la nature francilienne, et le film « La Reine malade », chronique sensible sur le métier d’apiculteur. Les enfants sont également à l’honneur cette année et pourront assister à une conférence leur étant dédiée sur les idées reçues sur la nature le mercredi 19 décembre à 15h !

Pour qui ? Pour les passionnés de nature et d’écologie comme pour les néophytes !
Quand ? Tous les 3èmes jeudis de chaque mois de 18h à 20h (exceptée la conférence de décembre !).
Où ? Au 84 rue de Grenelle - 75007 Paris (Métro Rue du Bac - Ligne 12) - Auditorium de la SNHF.
C’est combien ? Rien ! L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Découvrez dès à présent le programme 2012 des conférences et projections publiques de Natureparif

Jeudi 16 février 2012
Avant-première du film « Île-de-France, Nature insoupçonnée »
En présence des réalisateurs,
Proposée par Gedeon programmes, Arte et Natureparif

Jeudi 22 mars 2012
Les pesticides, une question de santé publique
Une conférence proposée par l’association Générations futures
dans le cadre de la Semaine pour l’alternative aux pesticides

Jeudi 19 avril 2012
50 000 observations pour la forêt
Lancement d’un programme d’observations des espèces forestières
en partenariat avec Noé Conservation et le Muséum national d’Histoire naturelle

Jeudi 10 mai 2012
Les fourmis, une incroyable diversité !
Présentée par Mathieu MOLET de l’Université Pierre et Marie Curie – Paris 6

Jeudi 21 juin 2012
Le chant des oiseaux
A l’occasion de la Fête de la Musique,
présentée par Paul GAILLY de l’association Aves

Jeudi 20 septembre 2012
Plantes sauvages médicinales
Assurée par François COUPLAN (Ethnobotaniste)

Mercredi 10 octobre 2012
Projection du film « La Reine malade »
En présence du réalisateur Anicet Desrochers
En partenariat avec l'Union national de l'apiculture française (UNAF)

Jeudi 25 octobre 2012
Les Poissons d’Île-de-France
Proposée par Jean ALLARDI,
président de la Société Française d’Ichtyologie

Jeudi 15 novembre 2012
Construction d’un regard : sols et sous-sols d’Île-de-France
Par Marc LUCAS, professeur à l’Ecole des Mines ParisTech

Mercredi 19 décembre 2012 : spéciale enfants - de 15h à 17h
Toutes les bêtises sur la nature que les grands racontent aux enfants
Animée par François LASSERRE (Office pour les Insectes et leur Environnement et Nature & Découvertes)

mardi 24 janvier 2012

Nos océans sont en crise. Pétition WWF

En quelques décennies, l'homme a réussi à provoquer de façon dramatique le déclin des ressources marines.
Ainsi, il ne reste aujourd'hui que 10% des stocks de grands poissons par rapport à 1950...

La vie marine diminue à un rythme effréné et les communautés littorales dépendantes des activités de pêche luttent actuellement pour survivre. A grand « coûts » de subventions, l'Europe et les états ont poussé la construction de nouveaux bateaux pour accroître la « production » de poissons et répondre à la demande. Il en résulte une surcapacité de pêche avérée, une surpêche massive et un effondrement des populations de poissons. En effet, 75% d'entre elles sont surexploitées ou en passe de l'être dans les eaux européennes.

Mieux comprendre les problématiques de la pêche

A travers une vidéo intitulée « 2048 : une mer déserte » réalisée par Natacha Bigan, le WWF a souhaité offrir de façon simple et ludique, un exposé de la situation globale de la pêche aujourd'hui : Quels sont les avantages et inconvénients des différentes techniques de pêche ? Qu'appelle-t-on « captures accidentelles ou accessoire » ? Comment la pêche est-elle gérée ? Quelles sont les solutions pour éradiquer le problème de surpêche ?... Autant de questions abordées dans cette animation originale.

Agissez !

Vous souhaitez agir et exprimer votre soutien au WWF au cours de son combat pour évoluer vers une pêche durable ?
Venez signer la pétition « Nos océans sont en crise » !



lundi 23 janvier 2012

Retour sur le colloque "Où va le monde ?" (2010)

Un état du monde sur l'écologie et l'économie au 10 décembre 2010, à l'initiative d'Yves Cochet, député de Paris.

Face aux incertitudes et aux menaces globales, il nous paraissait indispensable de dresser un état des lieux de l’humanité et de la planète, et de tenter d’anticiper l’évolution du monde pendant la deuxième décennie de ce siècle.
Quel constat ? Quel avenir ? Quelle vision ?
A cette fin, Yves Cochet a proposé un colloque qui a réuni des personnalités susceptibles de porter un regard panoramique et d’énoncer quelques audaces intellectuelles sur le thème : « Où va le monde ? ».

Voici quelques interventions.

Ouverture par Yves Cochet

Claude Bourguignon

Yves Paccalet

Serge Latoucje 1/2

Serge Latoucje 2/2

Jean-Marc Jancovici

Mon avis

Un colloque qui s'est tenu il y a un peu plus d'un an, mais un sujet plus que jamais d'actualité !

dimanche 22 janvier 2012

Aluminium, notre poison quotidien


France 5 ce soir à 20h35

Documentaire réalisé par : Valérie Rouvière


Une étude anglaise a mesuré les taux d’aluminium des huit marques de lait infantile les plus vendues dans le pays.
© Ligne de mire Productions

L'aluminium envahit discrètement notre vie quotidienne.
Tout le monde en consomme chaque jour sans s'en rendre compte. Il est pourtant toxique.
Dans l'alimentation, dans les produits cosmétiques, dans les vaccins et même dans les laits pour bébés, les fabricants utilisent de l'aluminium : agent levant dans les pains et les viennoiseries, conservateur dans les charcuteries et les plats préparés, antiagglomérant dans le sel ou pour les crèmes cosmétiques, colorant dans les confiseries, blanchisseur dans les dentifrices, anti-transpirant dans les déodorants...
A doses répétées, il est ingurgite, injecte, pose, bref... le consommateur s'intoxique.
Le métal multiplierait par deux les risques d'Alzheimer et les chercheurs découvrent peu a peu qu'il provoque d'autres maladies graves.
Il y a trois ans, l'Europe a tire la sonnette d'alarme et conseille a chacun de ne pas absorber plus d'un milligramme d'aluminium par semaine.
Mais comment éviter la surdose ?
Impossible de le savoir car les fabricants ne signalent pas les quantités utilisées dans leurs produits.

La LPO a 100 ans


La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) a été créée en 1912 pour mettre un terme au massacre du macareux moine en Bretagne, oiseau marin devenu, depuis, son symbole.
Reconnue d’utilité publique en 1986, elle est aujourd’hui l’une des premières associations de protection de la nature en France.

Présidée par Allain Bougrain-Dubourg, forte de son réseau de 50 000 membres, elle agit au quotidien pour la sauvegarde de la biodiversité, à partir de sa vocation de protection des oiseaux et contribue à une dynamique mondiale à travers le réseau « BirdLife International » (110 pays, plus de 2 millions d’adhérents), dont elle est le représentant officiel en France.

La LPO a trois grandes missions :

  • la protection des espèces
  • la conservation des espaces
  • l’éducation et la sensibilisation

Par ailleurs le réseau des refuges LPO constitue le premier réseau de jardins écologiques de France en faveur de la biodiversité avec plus de 10 000 refuges de particuliers.

Un siècle pour les oiseaux
Rétrospective des 100 ans d'actions de la LPO pour la sauvegarde de la biodiversité

2012 est une année importante pour la Ligue pour la Protection des Oiseaux.
L'association a 100 ans.
Un bel age pour la plus grosse association de défense de l'environnement française.

Allain Bougrain-Dubourg nous présente cet événement :

La LPO prépare ses 100 ans !
Tout au long de l’année 2012, nous célébrerons ainsi un siècle d’actions pour la nature ! Car, la LPO, c’est bien sûr la protection des oiseaux, mais également la préservation de la biodiversité et du vivant qui nous entourent, et dont nous ne saurions nous passer.
Si je devais, à l’occasion de ce centenaire, évoquer nos actions, je les résumerais en trois mots :
consternation, de voir cette nature si souvent agressée et encore trop souvent ignorée ;
détermination, parce que nous avons toujours agi sans jamais baisser les bras ou laisser faire ;
satisfaction, d’avoir collectivement obtenu des résultats significatifs en faveur de la nature.

Mais revenons un siècle en arrière : nous sommes en 1912 et les chemins de fer de l’Ouest organisent de véritables safaris pour abattre les "calculots" (nom donné aux macareux moines) sur l’archipel des Sept-Iles, au large de Perros-Guirec. Pendant de longs week-ends, des milliers de macareux, guillemots et petits pingouins tombent ainsi sous les plombs avant de remplir les poubelles de la ville. En deux ans de carnage, la population de macareux passe ainsi de 20 000 à 2 000 oiseaux !
La mobilisation d’une poignée d’amoureux de la nature aboutit à l’interdiction de ces massacres et à la création de la première réserve ornithologique de France sur l’archipel des Sept-Iles. La gestion de cet espace est alors confiée à la LPO, fondée la même année pour pallier les carences de l’État dans l’application des lois internationales pour la protection des oiseaux.

Aujourd’hui, 100 ans plus tard, riche de nombreux combats et de quelques victoires, riche des femmes et des hommes qui ont forgé l’histoire et l’âme de notre association, la LPO n’en a pas fini. Notre belle centenaire ne s’inscrira pas dans une maison de retraite ! Elle veut montrer, longtemps encore, sa formidable capacité à réunir, agir et construire pour l’avenir de l’oiseau, de la biodiversité, de la nature. Et, par conséquent, de l’homme.

En 2012, force est de constater que le travail est loin d’être terminé. Nous ne devons pas relâcher nos efforts.

Mais vous le savez, ensemble, nous restons aussi déterminés et animés de la même passion que nos aînés qui ont combattu la chasse au calculot. La protection de la biodiversité mérite l’engagement !

Toutes les équipes de salariés et de bénévoles de la LPO, accompagnées de nos partenaires et de tous ceux qui souhaitent oeuvrer pour la protection de la biodiversité, se mobilisent pour que nous puissions vivre, ensemble, de grands moments d’anniversaire partout en France afin de célébrer ce centenaire. Qu’ils en soient sincèrement remerciés.

Allain BOUGRAIN DUBOURG
Président de la LPO

Pour plus d’information

Visitez le site du centenaire LPO : http://centenaire.lpo.fr/
Prenez connaissance du programme de centenaire.
Consultez le site de l'association : http://www.lpo.fr/



samedi 21 janvier 2012

Pétition Avaaz : Sarkozy, stoppez le prochain Fukushima


C'est scandaleux, notre gouvernement s'apprête à décider à huis clos de financer ou non le plus grand complexe nucléaire au monde dans une zone à haut risque sismique en Inde. Mais si nous dénonçons ce projet catastrophique, nous pourrons stopper le prochain Fukushima.


Les populations indiennes manifestent contre cette centrale qui pourrait mettre des millions de personnes en danger. Mais la cupidité des exportateurs du nucléaire pourrait conduire notre gouvernement à faire aboutir ce projet fou, à moins que nous soyons assez nombreux en France pour soutenir les citoyens indiens. Le Président Nicolas Sarkozy sait qu'un immense scandale de cette nature pourrait mettre en péril ses chances de réélection. Sonnons l'alarme.

Les négociations autour du projet ont lieu en ce moment. Signez la pétition appelant le Président Sarkozy et son ministre des Finances François Baroin à renoncer à soutenir ce projet nucléaire dangereux. Notre tollé sera publié dans la presse et nous remettrons directement les signatures des citoyens français et indiens dans les bureaux du gouvernement.

http://www.avaaz.org/fr/sarkozy_stoppez_le_prochain_fukushima/?tta

Les gouvernements indiens et français négocient à l'heure actuelle un accord final pour financer et lancer la construction du gigantesque complexe nucléaire à Jaitapur, sur la côte ouest de l'Inde. Mais pour acheter les réacteurs nucléaires à la société française Areva, l'Inde a besoin d'importants fonds des banques françaises s'appuyant sur une garantie d'État que doit fournir notre gouvernement par le biais de la COFACE, l'agence française de crédit à l'exportation.

Or, des scientifiques viennent d'alerter sur la possibilité de séismes de haute intensité juste en dessous du site de Jaitapur. A quelques semaines à peine du premier anniversaire de la terrible catastrophe de Fukushima au Japon, nos voix peuvent stopper cette folie.

Les populations indiennes se mobilisent contre le projet et prévoient une manifestation géante la semaine prochaine. Mais c'est la France qui tient les cordons de la bourse et qui donnera le signal de départ. Signez la pétition urgente montrant à notre gouvernement que les citoyens français sont fermement opposés à tout soutien au projet de Jaitapur.

http://www.avaaz.org/fr/sarkozy_stoppez_le_prochain_fukushima/?tta

Il y a quelques mois, une mobilisation nationale massive a forcé Sarkozy à abroger des permis d'exploitation du gaz de schiste présentant des dangers pour la santé et l'environnement. Aujourd'hui, nous pouvons dénoncer ce projet nucléaire choquant et exiger à nouveau de notre gouvernement qu'il place la sécurité des populations avant les profits.

vendredi 20 janvier 2012

Les vœux de Greenpeace à Nicolas Sarkozy

Mercredi 18 janvier, rue du Faubourg Saint Honoré, une activiste de Greenpeace se dirige vers l'Elysée pour remettre un coffret cadeau au Président de la République Nicolas Sarkozy.
Objectif : souhaiter une bonne année 2012 sans accident nucléaire au Président.

Le coffret est composé d'une bouteille de "vin du Tricastin", d'un "camembert de Flamanville" et d'une "terrine du Blayais". Tous ces produits sont aux couleurs des installations nucléaires qui font malheureusement aussi la France, si l'on en croit le Président lui-même.

Après de longues négociations, le colis pourra être remis à l'accueil de l'Elysée. Le Président a-t-il pu savouré ces délicieux produits "made in France" ?

jeudi 19 janvier 2012

Les pandas de Beauval ne participent pas à la préservation de la biodiversité

Quelle agitation médiatique en ce début de semaine autour de l'arrivée des deux pandas prêtés par la Chine à la France pour une durée de 10ans !
Le zoo de Beauval, dans le Loir et Cher, a mis les petits enclos dans les grands et a cassé son cochon de porcelaine pour offrir le plus bel espace artificiel dont rêvent tous les pandas du monde. 400m2 en intérieur et 2000 m2 en extérieur, à grand renfort de plantation de bambous dont se nourrit l'animal.
Geste diplomatique, politique, commercial, anticrise, nombreuses sont les explications et justifications avancées par la presse. On nous répète à l'envie qu'il s'agit aussi d'assurer la perpétuation de l'espèce, si rare tant dans son milieu naturel qu'en captivité dans les zoos. L'affaire nous aura au moins permis d'apprendre que la reproduction du panda n'est pas une mince affaire. L'animal devant avoir au moins 6 ans et la femelle n'étant féconde que trois jours par an !

Au-delà de cette info de première importance (!) la presse s'est émue que la femelle de ce couple de star, dont la presse ne parle que par ses prénoms, ait montré son postérieur à son arrivés dans son pays d'accueil !

De tout cela je me moque.
Franchement, quel est l'intérêt du point de vue environnemental, écologique, d'une telle opération. Néant.
Faut-il absolument maintenir sous cloche les espèces végétales et animales menacées d'extinction ? Ma réponse est négative. Je préfère, et de beaucoup, que les efforts maximaux soient déployés pour la préservation et le renforcement de la biodiversité commune ou exceptionnelle. J'entends bien la préservation des milieux naturels et des écosystèmes hôtes des espèces menacées ou non. Et l'effort à accomplir n'est pas mince alors que l'année 2010 pour la préservation de la biodiversité a été un échec en ce sens que nous ne sommes pas parvenus à stopper son déclin.

Nul besoin d'aller à l'autre bout de la planète pour agir et éviter la disparition d'espèces en danger critique d'extinction selon l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).
En France l'ours brun (j'y reviendrai), le macareux moine et le pingouin torda le vautour moine, l'eider à duvet, la pie grièche à poitrine rose et bien d'autres en font partie Quant aux espèces en danger, elles sont nombreuses aussi en France : râle des genets, cigogne noire, flamant rose, aigle de Bonelli et tant d'autres pour les oiseaux, le grand hamster, le vison d'Europe, le lynx boréal pour les mammifères.
J'arrête là cette liste. Il y a énormément à faire pour sauvegarder le milieu naturel. C'est clair.


Ils sont beaux mais ne doivent pas occulter la nécessité de préserver la biodiversité

L'importance de la préservation de la biodiversité mondiale fait consensus.
Ce qui le fait moins c'est la manière d'y parvenir et force est de constater que les actions ne sont pas à la hauteur de l'enjeu puisque, comme je l'ai dit, le déclin n'a pas été encore enrayé. Je prétends que des opérations médiatiques et commerciales comme celle des deux pandas sont un gaspillage et que les efforts et crédits devraient être portés sur la préservation des milieux et des espèces dans leur milieu.
Je ne suis évidemment pas le seul à le penser et à le dire.Florian Kirchner, chargé du programme espèces au Comité français de l'UICN, souligne -à propos des pandas de Beauval- l'oubli d'autres espèces en danger. Interrogé dans L'Express, il indique : « Pour des raisons affectives et subjectives, certains animaux emblématiques bénéficient d'efforts financiers importants et d'autres font figure de parents pauvres. Or, on sait que, chaque année, des espèces disparaissent et que les moyens sont loin d'être à la hauteur des besoins ».

J'ajouterais un point quitte à m'attirer les foudres de certains écologistes.
Je suis non seulement opposé à la détensions d'animaux dans des parcs à fin ludique et/ou commerciale, mais aussi à la réintroduction d'espèces en liberté si toutes les conditions de leur survie, voire de leur développement ne sont pas réunies. Je considère que ces conditions ne sont pas présentes dans les Pyrénées pour la réintroduction de l'ours brun. Si je ne suis pas persuadé que le milieu naturel soit en état de recevoir et voir se développer ne serait-ce qu'une petite population d'ours, je suis convaincu au contraire que l'environnement humain y est suffisamment hostile pour ne pas perdurer dans la voie de la réintroduction.
Sans doute seule une minorité de personnes en arrive à agir physiquement contre les animaux, mais l'expérience a montré que les ours subissent des atteintes graves et inacceptables. Pourquoi continuer à les mettre dans un environnement où leur vie est menacée ?

Non, les pandas de Beauval ne participent pas à la préservation de la biodiversité.
Préservons la biodiversité et la richesse de nos milieux naturels, favorisons y le maintien et le développement des espèces qui y sont inféodées. Bannissons la captivité pure sauf à des fins de soin et soyons raisonnables dans les actions de réintroduction.

mercredi 18 janvier 2012

Le bois énergie est-il vraiment écologique ?

Dans le cadre de la réduction des émissions de CO2, la France s'est fixé dans le cadre du Grenelle de l'Environnement l'objectif de doubler sa production de bois énergie d'ici à 2020 :


Le bois est communément connu pour être une ressource renouvelable et vertueuse, voire une source d'énergie neutre au niveau carbone puisque la combustion du bois ne ferait que relâcher le carbone fixés par les arbres durant leur croissance.

C'est dans ce contexte que l'Office National des Forêts (ONF), poussé par ailleurs par son statut d'établissement public national à caractère industriel et commercial, transforme progressivement les forêts dont il a la gestion en «usine à bois à rentabilité immédiate» (2).

Une énergie au final pas si écologique…
Les objectifs de réduction des émissions de CO2, si louables qu'ils soient justifient-ils des pratiques conduisant à une dégradation de l'environnement ?
La question est d'autant légitime que concernant le bois énergie, on se rend progressivement compte que les atteintes environnementales liées à l'exploitation intensive des forêts sont importantes, voire potentiellement dramatiques. Et cela peut être même au final pour un bilan CO2 négatif, c'est-à-dire que les émissions totales de la filière bois excéderaient le stockage réalisé par les arbres !


Voyons brièvement pourquoi le bois énergie pourrait bien ne pas être si écologique qu'on le croit.

Une acidification des sols
Jean-François Ponge, Professeur émérite du Muséum National d’Histoire Naturelle, alerte (1) :

Les conséquences en sont inéluctables: raccourcissement des rotations sylvicoles, sélection d’essences à croissance rapide et exploitation totale des houppiers. Comme d’autres énergies renouvelables telles que les bio-carburants et l’énergie éolienne, les effets pervers à long terme (déforestation pour la première, dégradation paysagère pour la seconde) l’emportent sur les avantages immédiats à court terme. Il est nécessaire de rappeler que l’acidification des sols, un des principaux risques environnementaux à l’échelle de la planète, n’est pas seulement due à la pollution atmosphérique (d’origine industrielle ou agricole) mais en bonne partie aussi à la… croissance des arbres!! Le mécanisme est connu (il s’agit d’un déséquilibre ionique au niveau de l’alimentation racinaire) mais il est inéluctable et ne peut être compensé que par la cessation totale des récoltes, ce qui est bien entendu incompatible avec l’exploitation forestière… Lorsque la croissance des arbres est lente, décomposition et altération compensent dans une certaine mesure l’appauvrissement des sols qui résulte de la croissance des arbres et ralentissent donc le phénomène d’acidification si la forêt est exploitée de façon raisonnable, c’est-à-dire sans excès. Toute accélération de la croissance et de l’exportation du bois (les deux vont de pair) va donc créer un déséquilibre, sauf sur les très bons sols (a priori plus propices à l’agriculture qu’à la sylviculture) et générer de l’acidité qui ne pourra plus être compensée.

Une pollution atmosphérique importante
La combustion du bois tous secteurs confondus (domestique, industriel et collectif) représente jusqu'à 77 % des émissions nationales d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), 27 % des particules PM10 et même 40 % pour les plus fines (PM2,5) qui sont aussi les plus dangereuses. C'est aussi respectivement 22 et 21 % des émissions de composants organiques volatiles (COV) et de monoxyde de carbone. (3).
Ainsi, en 2009 la secrétaire d'état à l'écologie indiquait : "Une demi-journée au coin du feu, c'est autant de particules que 3 500 km en diesel (3).
Le Québec relève de son côté aussi cette problématique : Le chauffage au bois représente une source importante de contaminants dans l’atmosphère : monoxyde de carbone (CO), composés organiques volatils (COV), particules fines (PM2,5), oxydes d’azote (NOx) et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La fumée dégagée par la combustion du bois est présente à l’extérieur comme à l’intérieur des maisons. (4)


Un bilan CO2 qui est peut être globalement négatif
Il était communément admis que le chauffage au bois émet environ dix fois moins de gaz à effet de serre qu'au fioul et cinq fois moins qu'au gaz (3).
Ceci pourrait s'avérer faux à en croire une étude réalisée par 4 chercheurs américains qui ont réalisé une analyse du cycle de vie (ACV) de la valorisation énergétique de la biomasse forestière.
Selon eux, pour 16 des 19 «éco-régions» qu'ils ont étudiées, le bois énergie est émetteur net de CO2 et non un puits de carbone. (1).
Ceci nécessite des études plus larges mais pourrait bien changer la donne en matière se solutions énergétiques à la problématique du CO2.


Références :
(1) Bois-énergie et dynamisation de la sylviculture: un danger pour la forêt morvandelle ?

(2) Gardes forestiers, l’âme abattue par Par ELIANE PATRIARCA – Libération :

(3) Le feu de bois, un des principaux facteurs de pollution

(4) : Québec – Le chauffage au bois : http://www.mddep.gouv.qc.ca/air/chauf-bois/index.htm
http://www.mddep.gouv.qc.ca/air/chauf-bois/bois-fr.pdf

mardi 17 janvier 2012

Le 11 mars 2012, réagissons ensemble pour sortir du nucléaire !


Avec d’énormes moyens financiers, le lobby nucléaire français a lancé une offensive considérable pour discréditer la perspective d’une sortie du nucléaire en France. Afin d’empêcher une remise en cause de notre système énergétique lors des élections de 2012, les VRP du nucléaire multiplient leurs interventions dans les médias.

Le 11 mars 2011 débutait la terrible catastrophe nucléaire de Fukushima. À ce jour, les réacteurs éventrés continuent d’exposer des millions de Japonais à la radioactivité et de contaminer le pays pour des milliers d’années.

Un an plus tard jour pour jour, le 11 mars 2012, réagissons pour dénoncer le risque de catastrophe nucléaire en France et pour affirmer, tous ensemble : « sortir du nucléaire, c’est possible ! ». D’autres pays européens le font, pourquoi pas nous ? Réagissons pour manifester notre solidarité avec le peuple japonais et ses générations futures sacrifiées.

Formons une grande chaîne humaine de Lyon à Avignon dans la région la plus nucléarisée d’Europe

Une forte majorité de Français souhaite la sortie du nucléaire. Mais un bulletin de vote ne suffira pas pour forcer nos gouvernants à engager la nécessaire transition énergétique, qui nous libèrera de notre dépendance au nucléaire et aux énergies fossiles.

C’est en descendant dans la rue, en se mobilisant par dizaines de milliers, que les Allemands ont obtenu une décision de sortie du nucléaire d’ici 2022, alors même que leur chancelière est favorable à l’atome.

Nous aussi, nous devons établir un rapport de force avec ces élites coupées des citoyens, qui nous imposent le danger nucléaire et la politique de l’autruche face aux enjeux environnementaux majeurs du XXIe siècle. Indignons-nous, mais surtout rassemblons-nous : c’est en étant nombreux que nous sommes forts. Vous aussi, soyez un « maillon fort » !

Depuis mai 2011, des chaînes humaines sont organisées un peu partout dans la vallée du Rhône, le quatrième dimanche de chaque mois. À Montélimar, Bourg Saint-Andéol, Avignon, Die, Romans, Tournon, Aubagne, Valence, Lyon, Grenoble, Saint-Étienne … à chaque fois des centaines de personnes de tous horizons se rassemblent, dans la bonne humeur et une ambiance familiale, avec la ferme intention de faire changer les choses.


Vous aussi, rejoignez la grande chaîne humaine entre Avignon et Lyon le dimanche 11 mars 2012


CHAQUE PERSONNE COMPTE, ET NOUS COMPTONS SUR VOUS

Pour plus d’information

http://chainehumaine.org/



lundi 16 janvier 2012

À Fukushima - la Parisienne Libérée

À Fukushima
Paroles et musique : la Parisienne Libérée

dimanche 15 janvier 2012

Gaz de schiste 17 janvier : Mobilisation à Paris

Alors qu’avec le soutien des plus hautes autorités de l’État, le club « Energie et développement » organise un colloque le 17 janvier à la maison de la Chimie à Paris, lequel vise entre autre à remettre en cause l’interdiction française de la fracturation hydraulique, les citoyens se mobiliseront le même jour.

9h-14h : Rassemblement citoyen ESPLANADE des INVALIDES aux abords de la Maison de la Chimie (Paris 7ième)
Représentation citoyenne des permis français en cours ainsi que des permis à l’instruction, avec des citoyens et des élus locaux venus de leurs territoires.

Suivi d’une conférence de Presse, Intervenants :
Françoise Degert, Présidente de ”No Fracking France”
André Picot, Association toxicologie Chimie
Jacques Cambon, ingénieur en hydrologie (Attac, membre du forum alternatif mondial sur l’Eau, Marseille mars 2012)
Martine Feraille, Citoyenne, Vigilance Permis de Gex (depts 01 et 74)
Julien Renaud, Citoyen, Vigilance Ile de France
Pierre Jugy, Maire de Tourtour (83)

Pour ré-affirmer l’Opposition citoyenne contre l’exploitation des gaz et huile de schiste , le même jour que l’Organisation du Colloque : “Le Bouquet énergétique dans tous ces états ! ”

15h- 20h : Contre colloque
Hôtel de Région Île de France, 57 rue de Babylone (Paris 7ième)
Salle limitée à 250 places

Programme
Ouverture de la salle à 15h
16h – 17h : Vidéos : les résistances citoyennes au Canada et en France
17h – 17h15 : Résumé du colloque tenu le même jour à la Maison de la chimie
17h 15 – 18h 30 : Gaz et pétrole de schiste : état des lieux
L’avenir des énergies fossiles et des hydrocarbures de roche mère
Jacques Tibe­rioz - maître de conférences en Géologie à l’Université Pierre et Marie- Curie
Impacts environnementaux et pollution des aquifères
Accidents et problèmes constatés aux Etats-Unis au Canada et Angleterre
Marine Jobert – journaliste
Impacts sur le réchauffement climatique
18h 30 -19h45 : Maintenir et renforcer l’interdit
Permis abrogés, permis maintenus, de quel droit ?
Vincent Espagne - membre de la commission juridique de la coordination nationale
Lutte des citoyens et élus
Jean-François Delesalle - Maire de Doue, Edouard Chaulet - Maire de Barjac et des représentants de collectifs « Gaz et huile de schiste : non merci ! »
Dimension internationale des luttes, Situation en Europe déconstruire le pouvoir des multinationales
Maxime Combes – Attac
Déni de démocratie
Efficacité énergétique - Sobriété énergétique - énergies renouvelables
19h45– 20h Conclusion : Globalisons la mobilisation !
Déclaration des collectifs « Gaz et huile de schiste : non merci ! » et des associa­tions réunies en coordination nationale

Avec les collectifs et les associations partenaires : AITEC – Les Amis de la Terre – ATTAC France – France Libertés – No Gazaran.

samedi 14 janvier 2012

Les Fou de Bassan de l'ile Rouzic

Les Sept Iles, en Bretagne au large de Perros-Guirec, forment un lieu magique pour les amateurs d'oiseaux.
Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, ici et ici.

C'est la plus ancienne réserve naturelle en France. Elle recèle plus de 23 000 couples d'oiseaux marins. Douze espèces nichent dans l'archipel.

L'Île Rouzic est le seul point de nidification en France pour les Fou de Bassan comme pour les macareux moines.

Aujourd'hui j'ai envie de vous montrer deux vidéos sur les Fou de Bassan.

Le Fou de Bassan a une envergure de prés de 2 mètres, il plonge en en piqué de 30 mètres de hauteur.
Les Ffous reviennent chaque hiver à la mi-janvier sur le même nid que l’année précédente. Ils y restent jusqu’à la fin du mois de septembre. Ils vivent donc pendant huit mois sur la colonie de la réserve naturelle.

Vraiment si vous avez l'occasion de séjourner dans cette région de Bretagne. Ne manquez pas ce spectacle !

vendredi 13 janvier 2012

« C’est pas Sorcier » sur la sûreté des centrales nucléaires en France

Le samedi 14 janvier 2012 à 20 h 10 sur France 3 sera diffusé un « C’est pas Sorcier » sur la sûreté des centrales nucléaires en France. L'émission sera rediffusée le dimanche 15 janvier à 10 H 45, toujours sur France 3.

L’équipe de « C’est pas Sorcier » a travaillé principalement avec EDF, l’IRSN et l’ASN, mais l’émission devrait comporter une intervention de la CRIIRAD issue du tournage effectué à Valence le 19 octobre 2011, au cours duquel nous (la CRIIRAD) avons pu évoquer en particulier les points suivants :

1 / L’accident nucléaire grave est bien entendu possible sur une centrale nucléaire en France (divers types d’événements naturels, actes de sabotage, terrorisme, chute d’avion, accidents industriels, etc.. ).

2 / Ni les industriels, ni les autorités, ne sont véritablement préparés à gérer un accident grave, les exercices de crise en font régulièrement la démonstration.

3 / La situation terrible que la CRIIRAD a pu constater lors de sa mission de mai –juin 2011 à Fukushima, au Japon, montre que lors d’un accident nucléaire grave la contamination peut s’étendre sur des centaines de kilomètres. Même dans un pays développé comme le Japon, la population n’a pas été correctement protégée, ni pendant les rejets ni actuellement dans la phase post-accidentelle. Les habitants de la ville de Fukushima par exemple (300 000 personnes habitant à plus de 60 km de la centrale) vivent encore aujourd’hui sur un territoire où le taux de radiation est, en de nombreux secteurs de la ville, 10 à 20 fois supérieur à la normale. Se pose la question de la responsabilité des industriels et des Etats en cas d’accident, de l’insuffisance des dispositifs d’indemnisation des victimes et du caractère dérisoire des montants des assurances contractées par les industriels qui exploitent des réacteurs nucléaires.

Nous ne savons pas ce qui a été conservé au montage.

Plus d’info sur : http://c-est-pas-sorcier.france3.fr/?page=emission&id_article=1853


Réalisatrice : Isabelle HOSTALERY
Journaliste : Jean-Marc SIGOT
Présentateur : Frédéric COURANT

RÉSUMÉ

Depuis l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon en mars 2011, de nombreuses questions se posent sur la sûreté des installations nucléaires. Si un tel accident devait se produire en France, que se passerait-il ? De quels moyens dispose EDF pour faire face à une telle catastrophe ? Comment protéger la population ? Quelles seraient les conséquences à long terme d’un tel accident ?

Pour mener l’enquête, Fred va suivre un exercice de crise à la centrale de Cruas-Meysse en Ardèche.
Jamy quant à lui va s’installer à l’IRSN, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

Comment éviter le pire ?
Dans le scénario de l’accident, des débris végétaux viennent de boucher le système de refroidissement de la centrale. L’arrêt automatique du réacteur a été déclenché. Les équipes de conduite sont à pied d’œuvre pour compenser la perte d’eau. Fred assiste aux premières interventions d’urgence depuis le simulateur de la salle de commande.
Jamy nous rappelle le fonctionnement d’une centrale nucléaire. Il nous explique pourquoi il est important de refroidir le réacteur nucléaire même s’il est à l’arrêt. Une fuite sur le circuit de refroidissement peut entrainer une fusion du cœur et des rejets d’éléments radioactifs dans la nature.
Fred et le directeur de la centrale suivent le déploiement de la force d’action rapide nucléaire. Un nouveau dispositif d’urgence mise en place suite à la catastrophe de Fukushima et censé rétablir l’arrivée d’eau dans la centrale.

Protéger les populations
Fred se rend au poste de commandement opérationnel pour voir comment les pouvoirs publics se préparent à gérer les conséquences de l’accident. Le Sous-préfet expose les mesures prises pour évacuer ou confiner les populations face à un risque imminent de rejets radioactifs dans l’environnement.
Jamy explique quels sont les dangers des éléments radioactifs et à quoi servent les comprimés d’iode stable distribués aux populations vivant à proximité des centrales nucléaires.
Ces mesures sont-elles suffisantes ? Des villes voisines comme Lyon et Montélimar pourraient-elles être touchées ? Fred va consulter un laboratoire indépendant, la CRIIRAD, qui informe les citoyens sur les risques du nucléaire.

Vivre en zone contaminée
Plusieurs mois après une catastrophe nucléaire, comment sont contrôlées les zones contaminées ? Quels sont les risques à long terme pour les populations qui y vivent ? Fred retrouve un expert de l’IRSN pour comprendre quels sont les impacts de la contamination sur l’environnement et l’alimentation.
Jamy explique en fonction de quel critère les autorités délimitent des zones interdites et des zones habitables sous surveillance sur tout un territoire qui restera contaminé pendant des décennies.

Nos centrales sont elles sûres ?
A la suite de l’accident de Fukushima, la sûreté des centrales nucléaires françaises va devoir être renforcée. Le détail de ce programme devrait être présenté début 2012. Nous suivons un inspecteur de l’Autorité de sureté nucléaire pour voir quels sont les nouveaux contrôles demandés à EDF.
Jamy nous donne quelques exemples de centrales françaises qui pourraient être plus particulièrement menacées par une inondation ou un séisme plus importants que prévu.

jeudi 12 janvier 2012

Que faire ? Réponses de Vandana Shiva

Un film tout à fait complémentaire au livre.

Clair, net, excellent !

mardi 10 janvier 2012

NON à une démoustication des espaces naturels en Camargue

L'association Nacicca milite contre la démoustication des espaces naturels camarguais et s'adresse aux élus locaux.


La Camargue est la dernière véritable portion sauvage de côte méditerranéenne française. Elle concentre une biodiversité exceptionnelle reconnue internationalement. Ce patrimoine naturel extraordinaire est aujourd’hui très sérieusement menacé par une campagne de démoustication « de confort » par épandage d’un agent biocide (le Bti, Bacillus thuringiensis israelensis) sur des espaces naturels du conservatoire du littoral dédiés à la protection de la biodiversité : They de Roustan, Domaine de la Palissade et de la Bélugue.

L’impact négatif de cette démoustication sur la biodiversité (libellules, araignées, hirondelles, passereaux des roselières) est scientifiquement démontré. En détruisant un maillon de base de la chaîne alimentaire, c’est tout l’écosystème qui est bouleversé. De plus, les interventions répétées de l’EID provoquent un dérangement incompatible avec la reproduction des oiseaux d’eau.

Alors qu’une majorité des camarguais interrogés se dit défavorable à la démoustication sur les espaces naturels, il est à craindre que cette mesure de confort transforme radicalement l’identité même de ce territoire qui a jusqu’alors su concilier de façon exemplaire activités humaines et respect de la nature.

Au vu des résultats scientifiques et de l’engagement de la France à enrayer l’érosion de la biodiversité, nous, signataires de cette pétition, demandons au maire d’Arles, président du Parc Naturel Régional de Camargue, au président du conseil général des Bouches du Rhône et au président du conseil régional de Provence Alpes Côte d’Azur :

1) de renoncer à la démoustication des espaces naturels de Camargue (They de Roustan, Domaine de la Palissade, Domaine de la Bélugue),

2) d’expérimenter des alternatives à l’épandage de Bti, en concentrant l’action préventive sur les zones urbaines (élimination des gîtes domestiques pouvant favoriser la ponte, pièges à carbone, à propane ou à néon, appui à l’installation de moustiquaires individuelles).

Pour agir et signer la pétition

http://www.nacicca.org/spip.php?article11

Pour plus d’information

Consultez le site de l'association Nacicca


Démoustication par avion...

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