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mercredi 27 août 2014

Mes journées d’été Nouvelle Donne

Ce fut une belle expérience que de participer le week-end dernier aux premières journées d’été du tout jeune parti politique Nouvelle Donne. Je ne suis pas branché politique, mais reste dans l’idée qu’il est indispensable que nous élus mettent en place une politique adaptée à la préservation de notre terre et de notre présence sur celle-ci.

Nouvelle Donne s’est constitué il y a 9 mois. Attiré par la personnalité et les positions de plusieurs de ses fondateurs, j’ai lu attentivement les informations présentées sur le site du parti ainsi que le tract diffusé lors des élections européennes de mai dernier. Elections où Nouvelle Donne a obtenu un résultat plus qu’honorable pour son jeune âge.
Pierre Laroutourou participait à une table ronde lors du rassemblement des 5 et 6 juillet à Notre Dame des Landes. Sa prestation ajoutée aux positions affichées par Nouvelle Donne sur les sujets d’environnement et de société m’ont donné envie d’en savoir plus.
Bien que la plupart de nos expériences passées côtoyant ou impliquant des militants écologistes politiques n’aient que peu été satisfaisantes, mon épouse et moi nous sommes inscrits à l’université d’été qui se déroulait à Amiens du 22 eu 24 Aout.


Université Nouvelle Donne d'été dans un joli quartier d'Amiens

Certaines tables rondes et ateliers ont retenu notre attention.

Pour en finir avec la Vème république avec Isabelle Attard, Mona Bras, Claude Escarguel, Eric Favet, Jean-François Kahn et Jourdain Vaillant.
Isabelle Attard nous a exposé des cas vécus à l’Assemlée Nationale illustrant le rôle des lobbys et de l’Elysée qui contrarient, voire annulent l’action parlementaire. Eclairant et consternant. La députée Nouvelle Donne nous a bien montré sa détermination et son engagement.
Fidèle à lui-même, Jean-François Kahn appelait à faire la révolution, rien de moins. Quelle personnalité ! Quelle pertinence !
Membre du groupe « Campus » de Nouvelle Donne, Jourdain Vaillant m’a laissé à penser que même Nouvelle Donne a de jeunes loups en son sein… Son aisance verbale le traduit bien.

Lutte contre les paradis fiscaux avec Jean-Baptiste Courtelis, Susan George, Monique Pinson-Charlot et Lucie Watrinet.
Outre que le sujet est de première importance tant l’évasion et l’optimisation fiscales soustraient des sommes colossales qui pourraient servir à des fins sociales ou environnementales, cette table ronde fut l’occasion d’apprécier des personnalités aussi belles que fortes.
Monique Pinson-Charlot, philosophe très portée sur la lutte des classes dont elle nous aurait presque fait une overdose… Quelle connaissance de nos oligarques !
Lucie Watrinet ensuite. Impressionnante de clareté et de maitrise de son sujet, qualités qu’elle emploie au service du CCFD. Une jeune femme à qui l’avenir devrait sourire…
Susan George enfin. Quelle rencontre ! Chapeau bas à cette femme à l’expérience et au passé impressionnants.

Climat, comment gagner la course de vitesse avec Laure Noualhat, Geneviève Azam, Jean-Paul Chanteguet, Michel Genet, Gaël Giraud, Jean Jouzel et un représentant de CAP 21.

La journaliste Laure Noualhat a efficacement animé le débat qu’elle débuta par la présentation des participants et par un pic acéré (mais affectueux a-t-elle dit) à Corine Lepage qui a préféré ne pas honorer son engagement envers Nouvelle Donne pour participer à l’université d’été EELV qui a, semble-t-il changé son timing au dernier moment. Peu convainquant, son remplaceant (au pied levé) nous a parlé de la moribonde filière française des énergies renouvelables. Heureusement Jean-Jouzel était là. Bien connu des téléspectateurs intéressés par le problème du changement climatique nous a résumé les certitudes scientifiques du GIEC sur la responsabilité humaine du phénomène.

TAFTA/TTPI avec Susan George et Louise Ferry


Susan George

Louise Ferry
Une soixantaine d’années les sépare, la motivation et la conviction les unit. Susan George nous a expliqué la dangerosité du mécanisme de règlement des différends des entreprises (ISDS) et bien d’autres choses sur ce traité aux très secrètes négociations. Une bien belle prestation. Rendez-vous est pris pour la Journée européenne d’action contre le TAFTA.

Petit tour à la commission thématique « environnement ». Des brainstormings on permis de recueillir et synthétiser les idées des participants sur les buts, organisation, outils etc… de la future commission nationale . Une démarche indéniablement démocratique à ce stade. Resterait à voir ce qu’il en résultera de concret pour la suite de la constitution du mouvement… Des 2 jours passés à Amiens avec nouvelle Donne, le sentiment me reste de participants motivés dans leur recherche de quelque chose de nouveau et différent des partis et institutions établis. Nombre des idées et sujets présentés cadrent bien avec mes points de vue et sensibilité.

S’il garde le cap et son âme, Nouvelle Donne devrait amplifier le bon résultat obtenu aux européennes et avoir un beau succès. Saura-t-il éviter les nombreux écueils qui l’attendent ? Je lui souhaite mais ne saurais le dire…

Pour plus d’information

Visitez le site Nouvelle Donne


lundi 25 août 2014

Journée européenne d’action contre le TAFTA le 11 octobre 2014



ATTAC mobilise !

Appel à une journée d’action décentralisée contre le TAFTA, le CETA et le TiSA 1 et l’agenda des multinationales – 11 octobre 2014

Les associations, syndicats, organisations paysannes et militant-es de toute l’Europe appellent à une journée d’action pour stopper les négociations en cours du TAFTA, du CETA, du TiSA et autres accords de libre-échange, et à promouvoir des politiques commerciales alternatives qui fassent des droits des peuples, de la démocratie et de l’environnement une priorité.

Le TAFTA ou Grand Marché Transatlantique et le CETA sont les exemples les plus frappants de la façon dont les politiques commerciales et d’investissement sont négociées de manière non démocratique et dans le seul intérêt des grandes entreprises. Les négociations se mènent dans le plus grand secret, avec très peu d’informations livrées à l’examen public, alors que les lobbies y exercent une influence grandissante.

Si ces accords devaient aller de l’avant, les multinationales auraient le droit exclusif de poursuivre les gouvernements devant des panels internationaux d’arbitrage, indépendants des systèmes juridiques nationaux et européen. Ils permettraient de réduire les normes sanitaires et de sécurité via le marchandage d’une « harmonisation » transatlantique, et saperaient la capacité des gouvernements nationaux et locaux d’empêcher des pratiques dangereuses telles que la fracturation hydraulique 2 ou l’utilisation des OGM. Ils provoqueraient la braderie de services publics essentiels et conduiraient les travailleurs et les droits sociaux à une course au moins-disant. Ces politiques sont étroitement liées au démantèlement en cours des normes sociales et à la pression pour privatiser les services publics au nom de « l’austérité », des « politiques de crise » et de l’augmentation de la « compétitivité ».

La journée d’action rendra publiquement visible notre opposition dans les rues d’Europe. Nous mènerons ce débat sur la place publique, de laquelle la Commission européenne et les gouvernements européens tentent de nous tenir à l’écart. Et nous ferons la promotion de nos propositions pour des politiques économiques alternatives.

Nous sommes solidaires des citoyen-nes et des groupes qui à travers le monde partagent nos préoccupations pour l’environnement, la démocratie, les droits humains et sociaux. Le TAFTA, le CETA, le TiSA et les autres accords de libre-échange similaires seront arrêtés par l’énergie que les citoyen-nes d’Europe, du Canada et des États-Unis mobilisent pour faire entendre leurs voix.

Nous appelons les organisations, les individus et les collectifs divers à participer en organisant des actions autonomes et décentralisées à travers l’Europe. Nous nous félicitons de la diversité des stratégies et des actions de solidarité à travers le monde qui contribuent à informer, à engager et à mobiliser les populations localement.

Nous pouvons gagner cette bataille. Ensemble, renversons le pouvoir des multinationales !

Pour plus d’information et voir les premiers signataires

https://france.attac.org/agenda/article/journee-europeenne-d-action-contre

jeudi 21 août 2014

Hiroshima "Nous ne devrions plus jamais reproduire une si terrible erreur“

La bombe atomique a été larguée sur Hiroshima à 8h15 le matin du 6 août 1945.
Soixante neuf années se sont écoulées…


Photo: Xiquinho Silva. Creative Commons BY (cropped)

"Nous ne devrions plus jamais reproduire une si terrible erreur“

Une phrase qui devrait rester gravée dans nos mémoire et un bel article de Daisuke Miyachi, coordinateur action et mobilisation à Greenpeace Japon, à lire sur le site Greenpeace.

mardi 19 août 2014

A partir d’aujourd’hui, l’humanité vit à crédit


Paris, le 19 août 2014 – A partir d’aujourd’hui, la population mondiale a consommé l’intégralité des ressources à sa disposition pour toute l’année 2014. L’humanité a d’ores-et-déjà dépassé son quota en ressources naturelles pour l’année, soit un jour plus tôt qu’en 2013.

Le WWF tient à signaler qu’à partir d’aujourd’hui, nous sommes « dans le rouge » et que nous entrons en situation de déficit écologique, selon les données recensées par le Global Footprint Network, une organisation internationale de recherche environnementale.

Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network calcule « le jour du dépassement » : la date à laquelle l’empreinte écologique de l’humanité dépasse la biocapacité de la planète à savoir sa capacité à reconstituer les ressources de la planète et à absorber les déchets, y compris le CO2. Cette date symbolise ainsi un budget disponible épuisé pour l’année.

Depuis 2000, ce dépassement ne cesse d’avancer, selon les calculs réalisés par le Global Footprint Network, passant du 1er octobre en 2000 au 19 août cette année.


Pour plus d’information

Visitez le site du WWF et celui du Global Footprint Network

mardi 12 août 2014

Autoroute A831, ils nous mènent en ...

Je vous ai déjà parlé de ce projet autoroutier A831, ici, la, et encore .


Alors qu'il était ministre de l'environnement, Jean-Louis Borloo avait confié à la LPO le soin de réaliser une étude de préservation de la biodiversité pour cet autoroute en partie située dans une zone de marais. L'association n'avait pas voulu se soustraire à cette demande qui n'entrait dans aucune procédure légale obligatoire.
Le ministère de l'Écologie avait informé que conclusions du rapport entraînaient un surcoût de 130 millions d'euros pour le projet autoroutier et que l'État ne mettrait pas un centime de plus dans l'affaire.

Ségolène Royal avait annoncé samedi 26 juillet qu'elle ne lancerait pas la procédure d'appel d'offres de cet ouvrage. « On ne va pas refaire Notre-Dame-des-Landes dans le Marais poitevin », avait-elle affirmé.
Sous certaines « réserves », qu'il énumère, Manuel Valls déclare que « le gouvernement n'a pas d'objection à ce que la procédure de consultation soit lancée afin de connaître le coût de cet ouvrage ». Sa position fait l'objet d'une lettre rendue publique par des élus qui l'avaient saisi pour protester contre l'opposition de Mme Royal.
La décision de M. Valls est « une excellente nouvelle dont nous nous réjouissons », soulignent dans un communiqué commun Hugues Fourage, le député Dominique Bussereau (UMP, Charente-Maritime, président du conseil général de la Charente-Maritime), le président (PS) de la région Pays de la Loire, Jacques Auxiette, et celui du conseil général de la Vendée, le sénateur UMP Bruno Retailleau.

Les clowns qui prétendent diriger notre pays pensent-ils que l'on va vraiment croire à leur mascarade ?

BTP, plus fort que la biodiversité !

Source : le Monde

Pour agir

Participez à la cyberaction : Non à l'autoroute A831

lundi 11 août 2014

Fukushima, déversement massif d’eaux extrêmement radioactives dans le Pacifique

Tepco a déversé un record d’eaux extrêmement radioactives : 700 millions de Bq de tritium dans le Pacifique.

Au matin du 5 août 2014, Tepco a déversé 2 007 tonnes d’eaux extrêmement radioactives de la dérivation. Suivant les recherches du Fukushima Diary, c’est le déversement record.
A la fin de juillet dernier, aucune diminution du niveau des eaux souterraines n’a été constaté près de la dérivation des eaux souterraines. (cf. Les eaux de la dérivation n’ont pas fait baisser les eaux extrêmement radioactives, elles ne font que contaminer le Pacifique)
Or, les volumes de leurs déversements continuent d’augmenter.
Selon une organisation tierce, la dernière radioactivité en tritium connue pour les eaux déversées était de 340 Bq/l.
Cette fois, on est à 682 380 000 (#700 millions) de Bq de tritium déversés en mer par cette décharge.

Malheureusement, le Pacifique (on s'en doutait) est devenu une poubelle.

Liens :
article 1 de Tepco
article 2 de Tepco explication du by-pass

Source : http://hillion-fukushima.blogspot.fr/2014/08/cest-fait-deversement-massif-dans-le.html?spref=tw

Lire aussi : Les Shadocks de Fukushima


jeudi 7 août 2014

Arrêtons l'écocide en Europe !


La pollution et la destruction de notre environnement, ainsi que l'épuisement des ressources naturelles progressent rapidement et sans retenue.On appelle écocide la destruction partielle ou totale des écosystèmes.

Toute vie sur terre, notre coexistence pacifique et notre bien-être dépendent d'écosystèmes : la nature fournit toutes les ressources nécessaires. Nous devrions apprécier et protéger cette générosité.

C'est pourquoi nous demandons que les crimes contre la nature soient reconnus comme écocide. Nous voulons que l’Écocide devienne un crime pour lequel des sociétés et des personnes puissent être jugées responsables selon le droit pénal et le principe de la responsabilité supérieure.

Vous pouvez aider à rendre cela possible !

Envoyons une pétition au Parlement européen pour que l’écocide soit reconnu comme un crime ! Chaque voix compte !

Les crimes contre la nature sont des crimes contre la Paix et l’Humanité.
Signez pour protéger notre habitat naturel.


 
Faisons de la destruction de la nature un crime.


Une initiative citoyenne européenne a un pouvoir juridique, les politiques ne peuvent l'ignorer.
Un million de votes pour notre futur
 
Rejoignez le mouvement et faites entendre votre voix


mercredi 6 août 2014

La sérénité de l’instant


La sérénité de l’instant est un des nombreux ouvrages de Thich Nhaht Hanh, moine bouddhiste et maître zen mondialement connu.
J’ai parlé ici à plusieurs reprises de livres consacrés à la méditation, à la pleine conscience. Celui-ci est celui que j’aime le plus. Les raisons en sont nombreuses. Les mots simples de Thich Nhaht Hanh nous éclairent sur l’essentiel et nous montrent la voie d’une pratique de la méditation dans tous les instants de notre vie. Les exemples et conseils concrets sont nombreux, ils font de ce livre un outil précieux pour transformer sa vie. Faire la vaisselle, couper des carottes, conduire, téléphoner, marcher, respirer, entendre une cloche tinter sont autant d’activités où nous pouvons pratiquer la pleine conscience.

Vietnamien engagé pour la paix au moment où la guerre ravageait on pays, son action non violente lui a valu se devoir s’exiler en France où il a fondé le village des Pruniers en Dordogne. Thich Nhaht Hanh prône une pratique de la méditation engagée. Il nous pousse à agir quand il faut changer les choses amenées à notre conscience par la méditation pratiquée à tous les moments du quotidien pour voir les choses telles qu’elles sont.
Voir les choses, l’homme tels qu’ils sont, l’auteur voit tout autant leur noirceur (destruction de l’environnement, société de consommation et du profit, guerres, famines, armement nucléaire, camps de concentration, chambres à gaz…) que leur beauté (enfants, fleurs, amitié, amour, nature,..). Clairement écologiste, Thich Nhaht Hanh nous parle de compost, explique comment la feuille nourrit l’arbre tant lorsqu’elle est sur sa branche, que lorsqu’elle retourne au sol et se décompose.
Fleurs, herbe, arbres, océan, bourgeon, branche, feuille, oiseau, chenille, laitue, compost, terre, ciel, nuage et bien d’autres sont nos compagnons, nos guides dans cette lecture revigorante et qui donne du sens avec subtilité.

Dans ses dernières pages, Thich Nhaht Hanh incite à agir pour que les nombreuses souffrances du passé et du présent deviennent le terreau dans lequel nous ferons pousser les fleurs du XXI siècle. Son livre nous montre le chemin. Sera-t-il emprunté par suffisamment d’hommes et de femmes pour que le monde de demain soit largement fleuri ?

mardi 5 août 2014

L’Europe impose à l’Afrique un traité pire que le TAFTA

Le site Reporterre nous alerte sur le traité de libre échange en cours de finalisation entre l'Europe et l'Afrique.


L’Union Européenne a signé avec seize pays d’Afrique de l’Ouest un accord dit de partenariat économique. Pire que le Traité transatlantique avec les Etats-Unis, l’APE est un blanc-seing donné par la Commission européenne aux multinationales pour piller les ressources et le marché africains. Un appel est lancé pour appeler les élus européens à ne pas ratifier cet accord.

A ce stade l'appel n'est pas ouvert aux signatures individuelles. Il s'adresse pour le moment aux ONG et associations en Europe et en Afrique, d’autre part d’élu-e-s ou anciens élu-e-s aux Parlements nationaux et au Parlement européen qui décideront vers la fin août de lancer ou non une pétition « grand public » hébergée par un site approprié.

TEXTE DE L’APPEL

Le Parlement européen ne doit pas ratifier l’accord « de partenariat » entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest

Le 10 juillet 2014, à Accra, capitale du Ghana, les seize chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest ont signé un projet d’accord dit de partenariat économique entre l’Union européenne (UE) et les quinze Etats de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) plus la Mauritanie. Il s’agit en fait d’un accord de « libre-échange » visant à supprimer 75 % des droits de douane sur les importations venant de l’UE et à limiter leur politique commerciale au-delà des exigences de l’OMC (1).

Cet accord, s’il est ratifié par le Parlement européen, sera un désastre pour les peuples d’Afrique de l’Ouest mais aussi pour ceux de l’Europe. Il résulte de pressions exercées par les firmes multinationales européennes, au service desquelles s’est mise la Commission européenne, parvenant à entrainer des chefs d’Etat africains qui sont restés insensibles devant les mises en garde répétées de leurs sociétés civiles, mobilisées depuis quatorze ans.

Les peuples européens n’ont rien à y gagner, au contraire. Cet accord va favoriser leur agriculture la plus productiviste, pollueuse, destructrice d’emplois, ainsi que certains secteurs industriels non moins productivistes, exportateurs de biens de médiocre qualité, au détriment de politiques d’agriculture durable, de souveraineté alimentaire et de transition industrielle écologique.

Il va encourager l’importation par l’UE de matières premières brutes plutôt que la réduction des bilans matières de la production européenne.

Les peuples d’Afrique de l’Ouest et des autres pays d’Afrique subsaharienne et des quatorze petites îles du Pacifique sous la menace de semblables accords, ont tout à y perdre. L’APE SADC de six Etats de l’Afrique australe a aussi été paraphé le 22 juillet. Les douze Etats sur seize d’Afrique de l’Ouest ayant le statut de PMA (pays les moins avancés) ne pourront plus taxer les 10,6 milliards d’euros de produits qu’ils importent de l’UE, d’où des pertes budgétaires considérables.

Ce que l’UE promet de leur verser comme contrepartie est un mirage : il n’y a rien de plus que les sommes habituelles du Fonds européen de développement – 4 euros par habitant et par an ! –, qui est un financement des Etats membres hors budget communautaire, plus le “recyclage” marginal d’autres fonds communautaires déjà programmés. C’est lâcher la proie pour l’ombre.

Mais surtout, pour tous les pays concernés, c’est l’ensemble de leur agriculture paysanne et vivrière, leur sécurité alimentaire et tous les projets actuels de transformation sur place et de développement de l’industrie régionale, qui seront frappés de plein fouet par une concurrence européenne déloyale, destructrice d’emplois, et par une dépendance accrue vis-à-vis des cours des marchés mondiaux.

C’est le pillage programmé de leurs ressources naturelles, du sol et du sous-sol. Le développement endogène de la région et les projets d’intégration régionale seront sacrifiés au bénéfice d’une économie tournée vers l’exportation et fortement carbonée, avec des peuples réduits à importer des produits subventionnés et de qualité douteuse venant concurrencer leurs propres productions.

L’une des conséquences prévisibles sera une migration massive de populations privées d’avenir dans leur pays, dans une situation où la population d’Afrique de l’Ouest devrait passer de 302 millions d’habitants en 2010 à 510 millions en 2030 – autant que dans l’UE aujourd’hui comme en 2030 ! – et 807 millions en 2050, et dans un contexte de réchauffement climatique particulièrement accentué dans cette région.

Nous, citoyens, citoyennes, organisations de la société civile en Europe et en Afrique, nous demandons aux élus européens et en particulier à ceux du Parlement européen :
- DE REFUSER de ratifier cet accord humainement et économiquement scandaleux ;
- de ne pas sacrifier les peuples sur l’autel des profits d’une poignée de multinationales prédatrices ;
- d’exiger des études d’impact indépendantes ;
- de s’engager en faveur d’Accords de Coopération et de Solidarité (ACS) qui ne soient pas basés, comme le sont les APE, sur un « libre-échange » qui menace les libertés et l’émancipation humaines.

Note
(1) Voir “Les principales raisons de ne pas ratifier l’APE UE-Afrique de l’Ouest“.

Mon avis

Le libéralisme poursuit ses ravages planétaires, c'est gravissime et appelle à la mobilisation citoyenne.
Sur TAFTA, voir mes billets ici.

mercredi 30 juillet 2014

Partis !


Le ciel est triste de ses martinets. Celui de ma commune en Essonne est maintenant vide de leur vol incessant.
Un bien grand vide.
Consolation : ces magnifiques oiseaux ont entamé leur migration pour prendre leurs quartiers d’hiver. Rien que de très normal.

Normal... encore que…

Encore que cela fait plusieurs années déjà que leurs comparses, les hirondelles, ont déserté cette partie de l’Ile de France, faisant de nos cieux la preuve visible du déclin de l’avifaune. Les martinets quant à eux, me semblent moins nombreux d’année en année. Malgré a persévérance d’associations et d’acteurs engagés pour la préservation du vivant, la régression de la biodiversité continue. Une perte irréversible dans certains cas et indubitablement liée aux activités humaines.

Alors, ralentissons, prenons soins de nous et notre terre, laissons aux oiseaux et aux autres le droit d’exister…

Hé, les martinets ! A l’année prochaine, hein ?


lundi 21 juillet 2014

Palestine : deux missiles tombés a proximité de la centrale nucléaire de Dimona

Deux roquettes tirées depuis la bande de Gaza mercredi, 9 juillet 2014, sont tombées près de la ville israélienne de Dimona (sud) qui abrite une centrale nucléaire, a annoncé l'armée. "Des terroristes palestiniens de Gaza ont tiré trois roquettes sur Dimona. Deux sont tombées, et Iron Dome a intercepté la troisième", a ajouté l'armée d'occupation, en référence au système de défense anti-missile israélien.

Les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont affirmé dans un communiqué avoir "lancé trois roquettes M75 sur Dimona". Ces roquettes ont une portée d'environ 80km. Dimona, dans le désert du Néguev, abrite l'un des deux réacteurs nucléaires d'Israël. L'autre se trouve dans un centre de recherche à Nahal Sorek, à l'ouest de Jérusalem.

Le magazine l'Ecologiste réagit : Aucun dégât n'a semble-t-il été à déplorer. Le fait reste: une centrale nucléaire a été prise pour cible. Peut-être avec des engins de faible puissance incapables d'occasionner des dégâts sérieux. Mais une prochaine fois ? Et comment protéger sérieusement les plus de 400 réacteurs nucléaires dans le monde entier ? Nous y reviendrons dans notre prochain numéro, à paraître fin juillet.

Mon avis

Une information inquiétante très peu relayée...

samedi 19 juillet 2014

Les tripatouillages des EPR chinois, par Fabrice Nicolino

Cet article de Fabrice Nicolino a été publié par Charlie Hebdo le 9 juillet 2014

Pauvre Areva ! Pauvre EDF ! Nos deux clampins du nucléaire tentent de faire croire que leur nouveau réacteur est une merveille. Malgré les fiascos finlandais et normand. Mais en Chine, plus personne ne répond sur la sécurité des deux EPR en cours de construction. C’est la merde.

Où trouver plus grands voyous que dans le nucléaire ? Avant d’aborder l’abominable dossier des réacteurs chinois, un passage par la France, où Luc Oursel, patron d’Areva, a confié ses malheurs au grand journal des vieux cadres et des archiretraités de droite, c’est-à-dire Le Figaro. Areva est un groupe public dans une panade telle que, si l’État ne laissait pas filer les déficits, ce serait la faillite, la fermeture des crédits, le chômage de masse. Mais précisons, tant ça fait plaisir : un gros trou de 2,5 milliards d’euros en 2011, suivi d’un petit trou de 99 millions en 2012, précédant un moyen trou de 494 millions en 2013. Donc, Oursel dans ses œuvres. Le 30 juin, il déclare au quotidien précité : « Mon discours de vérité ne doit pas se réduire aux épreuves et aux incertitudes. Il faut donner un sens aux efforts demandés et inspirer confiance en l’avenir ». Ben mon colon, si c’est pas du beau français, ça y ressemble. La vérité est qu’Areva a décidé de tout miser sur les réacteurs nouveaux, qu’on appelle EPR. Comme le Rafale de cet excellent Mr Dassault, au reste proprio du Figaro, c’est très cher et ça ne se vend pas. La seule différence, c’est qu’EPR, en plus, ne marche pas.

On résume. Il existe en Europe deux vitrines pour les VRP du nucléaire. Deux prototypes en cours de construction, l’un en Finlande et l’autre en Normandie. Le résultat est délirant, les retards se comptent en années, les surcoûts en milliards d’euros. Sans exagération, c’est la Bérézina. En Normandie, à Flamanville, de nouvelles malfaçons dans le béton – avec des trous de 42 centimètres de diamètre – viennent d’être révélées par Le Canard, mais on s’en fout, car on est les meilleurs. Reste la Chine. Areva y tripatouille du nucléaire depuis plus de vingt ans et emploie sur place – cocorico ! – 2 600 personnes. Mais son grand rêve futuriste s’appelle, là-bas aussi, EPR, dont deux réacteurs sont en cours d’achèvement à Taishan (province du Guangdong, à 160 kilomètres de Hong Kong). Dès qu’on emmerde Areva – et EDF, qui supervise les travaux - sur les désastres finlandais et normand, les communicants sortent la carte chinoise, et prétendent que dans ce beau pays sans casse-couilles, tout va bien et de mieux en mieux. Sauf que c’est un très gros mensonge. Et qui le dit ?

Bloomberg, une agence d’infos spécialisée dans le conseil financier aux transnationales, connue dans le monde entier. Deux journalistes, Tara Patel et Benjamin Haas ont interrogé le directeur des relations internationales de notre glorieuse Autorité de sûreté nucléaire (ASN), un certain Stéphane Pailler. Lequel leur a aussitôt balancé : « Il n’est pas toujours très facile de savoir ce qui se passe sur le site de Taishan ». Ajoutant pour les sourdingues : « Nous n’avons pas de relations régulières avec les Chinois sur le contrôle de l’EPR comme c’est le cas avec les Finlandais ». Traduit de la novlangue, cela signifie que les Chinetoques planquent ce qui pourrait faire désordre. Ce qui fait désordre, gros désordre. D’autant que ce n’est que le début. La bureaucratie chinoise en charge de la sécurité nucléaire, National Nuclear Safety Administration, refuse de répondre à la moindre question, tandis que les Français, essaient de rassurer. Un Hervé Machenaud, vice-président d’EDF, jure ses grands dieux qu’il « existe en Chine un contrôle réel, indépendant, qui marche au moins aussi bien que dans d’autres pays ».

Le problème est très simple : sans EPR, EDF et Areva coulent. Les deux prototypes chinois sont les seuls qui permettent d’entretenir l’espoir, et dans ces conditions, faut-il croire Machenaud ? Sur le chantier normand d’EPR, où l’on croise des trous de 42 cm, il y a eu 140 inspections depuis 2007, sans compter des centaines de courriers de l’ASN et deux arrêts de chantier. À Taishan, riante contrée d’un pays totalitaire où l’information est surveillée par le parti, rien. Rien. Le dernier commentaire sur la sécurité publié sur le site internet du site EPR chinois date de 2009. On se fout de nous, mais grave.

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1759

mardi 15 juillet 2014

La croissance selon Le 1


Jeune hebdomadaire né il y a un peu plus de trois mois, Le 1 aborde chaque semaine une question d’actualité qu’il éclaire par de courts articles issus de la plume d’analystes de différentes sensibilités.
Son numéro 14 « La croissance, pourquoi il ne faut pas y croire » a piqué ma curiosité.
L’originalité du format est apparait très vite. Sa feuille de papier épais de un mètre au carré est liée en trois pour se présenter en un classique format A4 sur les présentoirs.

L’habile mise en page guide la lecture. C’est évidemment la couverture, très réussie, qui est l’objet de la première attention. Un encadré présente quelques lignes édifiantes écrites par Jean Fourastié en 1979 dans un ouvrage consacré aux 30 glorieuses. Il réduit ici les détracteurs de la société de consommation à « quelques adolescents mal informés » qui devraient s’estimer heureux de France, pays ayant si rapidement et nettement extrait son peuple de la pauvreté et de la misère au cours du 3ème quart du XXème siècle. De quoi faire regretter son achat…

Heureusement le premier dépliage fait découvrir un excellent résumé de la vision de Pierre Rabhi, synthétisée par Eric Fottorino à partir d’un entretien avec le paysan philosophe. Ce texte m’a beaucoup plu et je précise au passage que je ne suis pas un fan absolu de Rabhi.
Le second dépliage offre de belles surprises aussi. Gilbert Rist considère la croissance comme un faux dieu au cout exorbitant qui nous conduit à la catastrophe écologique. Autant dire que j’adhère à 200% !
Le dialogue philosophique de Ollivier Pourriol est surprenant par sa forme, curieux dialogue quelque peu surréaliste par ses allusions au monde des super-héros américains qui nécessite un décodage plus aisé sur sa fin abordant la disproportion entre le corps et l’âme.
Les surprises ne sont pas que bonnes… Jean Perelevade, polytechnicien, fait un bien triste et consternant amalgame entre services publics, économie de la gratuité et prestations non marchandes qui constitueraient un luxe que la marché consent à financer pour construire du collectif. La recette de Perelevade pour augmenter le PIB est d’augmenter la durée du travail et la productivité. Un productiviste pur jus !
Des articles brefs et faciles à lire, un format original, pas forcément très pratique, une belle mise en page, LE 1 tente un pari un peu risqué. Seule une petite dizaine d’articles seulement nous sont proposés pour 2,8 €.

Pour plus d’information

http://www.le1hebdo.fr/


dimanche 13 juillet 2014

Serres d'Auteuil, derniers jour pour participer à l’enquête publique

Je vous ai déjà plusieurs fois parlé du projet de modernisation du stade Rolland Garros, destructeur des serres d'Auteuil. Voir ici.


Une enquête publique a lieu jusqu'au 25 Juillet.

Dans le cadre de cette enquête publique, vous pouvez ENVOYER UN COURRIER (ET NON PAS UN COURRIEL) à la Commissaire-enquêteur exprimant votre indignation et opposition au projet de dénaturation, amputation et bétonisation de l'un des plus beaux jardins de Paris, ville la plus dense et la plus dépourvue en espaces verts d'Europe.

Vous pouvez lui demander comment on peut envisager de construire un stade de tennis de 5000 places (même entouré de serres modernes) sur les ruines de 9 serres chaudes contenant une collection de valeur mondiale de quelque 10 000 plantes tropicales. Cela alors même que l'on doit maintenant de façon urgente préserver la biodiversité de la planète. Comme vous l'avez fait par milliers dans vos commentaires, vous pouvez vous dire scandalisés par le fait que ce lieu exceptionnel soit menacé dans son intégrité alors qu'il est triplement protégé: intégré au Bois de Boulogne depuis 1957; classé Monument historique depuis 1998; labellisé la même année Jardin Botanique de la Ville de Paris et Jardin Botanique de France parmi un réseau mondial de 700 jardins de 118 pays. Dans ce cas, comment se fait-il que les ministères de la culture et de l'environnement ne protègent pas ce lieu dont ils ont la charge? Comment se fait-il que la Ville de Paris et le maire du XVIème arrondissement monsieur Goasguen ne prennent aucun soin de leur patrimoine architectural et paysager? Et comment se fait-il que les Verts du Conseil de Paris (EELV) soient le seul parti politique à s'opposer à ce scandaleux projet défendu par la droite et la gauche réunies?

Vous pouvez aussi demander, comme vous êtes si nombreux à le souligner dans vos commentaires, comment on peut envisager de sacrififer un chef d'oeuvre architectural et paysager pour deux semaines de tournoi par an. N'existe-t-il pas des solutions alternatives, comme celle proposée par des associations de couvrir une partie de la bretelle de l'autoroute A13 ?

D'ailleurs Roland-Garros ne peut-il pas trouver l'espace nécessaire et suffisant à son agrandissement sur les 4 sites suivants: emplacement actuel, Fonds des Princes, Centre National d'Entrainement en construction sur l'ancien stade Hébert, nouveau Jean-Bouin? Il suffirait que monsieur Ysern, directeur général de la FFT, estime que Roland-Garros et le Jardin botanique des Serres d'Auteuil peuvent coexister pacifiquement.

Vous pouvez envoyer votre courrier à l'adresse suivante:
Madame Marie-Claire Eustache
Commissaire-enquêteur
Mairie du XVIème
71 avenue Henri-Martin
75775 Paris Cedex 16 France

vendredi 11 juillet 2014

Toutes et tous hors Tafta !

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Les citoyens d’Europe contre le traité transatlantique
Signez l’appel et déclarez-vous « hors TAFTA »

Le projet de partenariat transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis est appelé Tafta (Transatlantic Free Trade Agreement), PTCI (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement), TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership ) ou encore grand marché transatlantique. L’accord entre l’Union européenne et le Canada est appelé AECG (Accord économique et commercial global) ou Ceta (Comprehensive Economic and Trade Agreement).

Au-delà des États-Unis et de l’UE, cet « OTAN de l’économie » impacterait toute la planète. De nombreux autres accords sont également en cours de négociation, dont l’AECG* ou le Ceta*, entre l’Union européenne et le Canada, en passe d’être conclu.

Ces négociations opaques se déroulent dans le dos des peuples d’Europe et d’Amérique du Nord. Elles visent à établir un grand marché transatlantique qui consacrerait la domination des multinationales européennes et américaines au détriment des citoyens de part et d’autre de l’Atlantique. Sous couvert d’une hypothétique relance de la croissance, ces négociations risquent de niveler par le bas les normes sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales. Ces nouvelles normes seraient placées sous le contrôle de tribunaux supranationaux d’arbitrage privés, hors de tout contrôle démocratique.

Cet accord de libre-échange menace de mettre en péril ce qui rend nos sociétés encore vivables. C’est la raison pour laquelle nous appelons les parlementaires français et européens nouvellement élus à faire pression sur les États membres et la Commission européenne afin d’interrompre les négociations du Tafta.

Nous exigeons la mise en place d’un cadre de coopération alternatif qui permette des échanges commerciaux équitables, l’extension des droits civiques et sociaux, une alimentation saine, une santé accessible à toutes et tous, le respect de la diversité culturelle et des réponses à l’urgence écologique.

De plus en plus de collectivités locales se déclarent « hors Tafta ». Nous demandons aux élus, aux organisateurs de manifestations culturelles et aux acteurs des secteurs d’activité concernés de faire entendre leur voix en se déclarant eux aussi « hors Tafta ».

Nous appelons à une large mobilisation de la population pour faire vivre ce débat partout dans nos villages et nos quartiers, sur nos lieux de travail et d’étude et créer des collectifs locaux partout en France pour enrayer le Tafta, le Ceta, et sortir du piège des accords de libre-échange.

Signez l’appel et déclarez-vous « hors TAFTA »

jeudi 10 juillet 2014

Offensive de l’huile de palme sur l’Amazonie

Une pétition de l'organisation Sauvons la forêt



Des entreprises d’huile de palme ont commencé à déboiser les forêts au Pérou (photo: NASA)

Au Pérou, les riverains de l’Amazone vivent en harmonie avec la forêt tropicale, cultivant des petites parcelles de terres et pêchant les poissons dans les cours d’eau. Certains sont artisans, d’autres font office de guide pour les touristes venus d’Iquitos et qui souhaitent visiter la région. Leurs revenus ne sont pas élevés mais ce mode de vie préserve leur richesse fondamentale : la forêt tropicale.

Mais depuis quelques mois les habitants de l’Amazonie péruvienne vivent dans l’inquiétude et la peur. Des spéculateurs sont en train de défricher à grande échelle la forêt tropicale des basses terres. Le déboisement a débuté dans le plus grand secret. L’affaire est devenue publique en septembre dernier lorsque des journaux locaux ont alerté l’opinion publique en faisant leur une de cette déforestation illégale massive.

Il s’est avéré depuis qu’une dizaine de sociétés ont acheté 60 000 hectares de forêts primaires au gouvernement péruvien dans le Loreto. En outre, ces entreprises ont fait des demandes de permis de déboisement pour un total de 100 000 hectares de forêts tropicales dans les régions de Loreto et d'Ucayali.

Écrivons au gouvernement et aux autorités compétentes du Pérou pour qu’ils mettent fin aux déboisements et empêchent l’aménagement de cultures d’huile de palme.


mercredi 9 juillet 2014

Superbe week-end à Notre Dame des Landes

Ce week-end des 5 et 6 juillet 2014 à Notre Dame des Landes fut superbe. Non par le temps, mais par la belle ambiance conviviale, festive et militante qui imprégnait la ZAD en ces jours pluvieux.

Nos bottes évitaient soigneusement les espèces protégées que les naturalistes en lutte nous ont présentées avec passion. Ils mènent un travail de première importance qui pourrait s’avérer peser dans la suite des événements juridiques.
Nous étions nombreux à investir les 6 chapiteaux où se tenaient conférences, tables rondes et ateliers. Et ce n’était pas la pluie qui nous y poussait ! Toutes celles auxquelles j’ai assisté se sont montrées riches d’informations et intéressantes.

Comment qualifier le formidable travail d’organisation et de préparation ?
Chapeau bas à tous !

Un énorme succès qui illustre parfaitement la forte mobilisation contre le projet d’aéroport, mobilisation renforcée et partagée avec nombre de luttes contre des grands et petits projets inutiles qui malheureusement ne manquent pas dans notre pays et ailleurs…
Une manifestation bien utile qui regonfle nos batteries et notre détermination à obtenir l’abandon pur, simple et définitif d’un projet aussi stupide que destructeur et inutile, mais forcément bien lucratif pour certains.

NDDL, à bientôt !




Les naturalistes en lutte



Meeting politique

samedi 28 juin 2014

La fin des sacs plastiques à usage unique en 2016 ?

Mercredi 25 juin 2014, une amendement visant l’interdiction des sacs plastiques à usage unique en France à compter du 1er janvier 2016 a été voté en commission par les députés.
Ce vote s'est tenu dans le cadre d'un projet de loi sur la biodiversité, dont la date de l'examen en séance plénière n'est pas encore fixée.

Sous l'effet d'une convention volontaire, le nombre de sacs en plastique distribués en France aux caisses des grandes surfaces alimentaires est déjà passé de 10,5 milliards à 700 millions entre 2002 à 2011, souligne le gouvernement dans son exposé des motifs de l'amendement.

Pour l'association Surfrider c’est un premier pas, reste à voir si cela sera confirmé à l’automne prochain lors du vote au Parlement. Il est cependant réjouissant de voir une telle prise de conscience ainsi que des actions concrètes et datées.


mardi 24 juin 2014

Le gouvernement recule sur CIGEO

Selon le réseau Sortir du nucléaire, grâce à une mobilisation rapide des associations dans la journée du 19 juin, le Ministère de l’environnement annonce, le 20 juin en fin de journée, que l’article 35 du pré-projet de loi sur la "transition énergétique" est retiré.

Très bien mais très loin d'être suffisant !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que l’enfouissement est une impasse, comme l’ont montré les problèmes récemment survenus au seul centre d’enfouissement de déchets radioactifs actuellement en fonctionnement, le WIPP (Nouveau-Mexique). Nous appelons à la mobilisation contre l’enfouissement et à la multiplication des actions.

Notre lutte n’est pas réversible ! CIGEO va se faire enfouir !


lundi 23 juin 2014

Pétition Non au lait de la ferme-usine des 1000 vaches dans les desserts Senoble !

Une pétition Agir pour l'Environnement



La ferme-usine de Drucat, dit des 1000 vaches, située dans la Somme pourrait concentrer jusqu’à 1000 vaches et 750 vaux et génisses.

Ce projet est un pas de plus vers une agriculture et un élevage industriel qui s’affranchit ouvertement du bien-être animal et réduit le rôle de l’éleveur à celui de simple exécutant à la solde de l’industrie agro-alimentaire.

Pire, ce projet de ferme-usine est avant tout un projet de méthaniseur.
Le lisier et le fumier produirait du méthane, qui libéré alimente un générateur électrique. EDF achetant l’électricité produite à un tarif très attractif pour l’industriel du BTP à l’origine du projet. De fait, le lait n’est qu’un sous-produit du lisier, lait « low cost » qui va couler à flot et faire baisser les courts et enduire une précarité encore plus grande du secteur de l’élevage.

La taille disproportionnée de la ferme rend tout respect des animaux illusoires.
Entre 2000 et 2010, environ 40% des fermes laitières ont disparues en France alors même que la taille moyenne des troupeaux s’est accrue de 48% ! La taille disproportionnée de la ferme rend tout respect des animaux illusoires. Les vaches seront parquées dans un univers concetrationnaire, bourrées d’antibiotique. Ce projet consacre une logique où la malbouffe n’est que le prolongement du mal-être animal.

A en croire certaines rumeurs… l’industriel du BTP Ramery à l'origine du projet pourrait vendre son lait à l’agro-industriel Senoble.
Selon cette société, « l’acheminement du lait des centres de collecte vers les sites de fabrication est géré intégralement par Senoble pour que de la « fourche à la fourchette » rien ne soit laissé au hasard ». Comme semble l’indiquer le site, « Pour offrir la meilleure qualité de lait à ses consommateurs »… Senoble pourrait donc produire ses yaourts et autres desserts avec un lait d’une qualité plus que discutable.

Dès maintenant, envoyez un courriel au président de Senoble afin qu’il s’engage à renoncer à acheter le lait issu de la ferme-usine des 1000 vaches.


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