centpourcentnaturel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 31 octobre 2014

Occupy Sivens


Vous aussi occupez Sivens !
C'est ici : http://occupysivens.fr/


jeudi 30 octobre 2014

Terreur (d'État) au Testet

Commentaire de l'auteur de la vidéo :
Séquences de l'ambiance avant la mort de Rémi.
Depuis début septembre 2014, les gendarmes débarquent en force chaque matin dans la vallée du Tescou. Ils gazent, tirent au Flashball, à la grenade offenssive, ils caillassent même parfois, et brûlent les effets personnels des jeunes qui défendent une vision différente du monde.

Lisez l'article de Libération qui commente cette vidéo

Libération 28 OCTOBRE 2014

TOUS à BRUXELLES contre TAFTA le 19 décembre ! Soyons nombreux !


Pour plus d’information

Peu d'info pour le moment...
http://www.d19-20.be/events/actions-d1920-acties/

mercredi 29 octobre 2014

Amiens le 28 octobre, soutien aux inculpés des mille vaches

Hier mardi 28 octobre, la place située devant le tribunal d’Amiens débordait de militants venus soutenir les 9 inculpés de la confédération paysanne, accusés d’avoir commis des dégradations à la ferme dite des 1000 vaches.


Beaucoup de monde face au tribunal

Les nombreux autocars ont déversés des centaines de manifestants qui ont empli les lieux d’une belle ambiance de solidarité, de convivialité et de contestation de l’agriculture industrielle dont nous ne voulons pas. Hier la convergence des luttes ne fut pas un vain mot. Nombreux étions nous à nous mobiliser aussi à et nous être rencontrés en d’autres lieux en opposition à nombre d’autres projets inutiles : aéroport de notre dame des landes, nucléaire en Normandie ou à Chinon etc…

Prises de parole, procède de l’agriculture industrielle, musique, table ronde sur le TAFTA et nouvelles sur le déroulement du procès qui se tenait à quelques dizaines de mètres de là, le programme varié a accéléré le temps de journée somme toute assez froide. Une journée riche et chaleureuse assombrie la tristesse largement partagée de la mort de Rémi Fraisse quelques jours plus tôt dans le tard sur la ZAD du Testet. Nombre d’entre nous avons été confrontés à la violence policière lors de manifestations et rassemblements écologistes, nombreux sommes nous à avoir des enfants de l’âge de Rémy qui est mort à 21 ans en défendant la nature et en refusant le monde que l’on nous impose avec violence conne ce fut le cas ce week-end octobre dans le Tarn.


Rémi était dans nos pensées ce mardi...

Si d’aucuns en doutaient, le rassemblement d’Amiens est une belle démonstration que notre lutte et notre motivation n’en est que renforcée. Nous ne lâcherons rien !
Les politiques, les industriels, les multinationales eux aussi résisteront et tenteront par la force de faire perdurer leur système destructeur et meurtrier. Hier soir dans le car du retour, nous apprenions les condamnations qui ont été prononcées : entre 300 € d’amende et 5 ans de prison avec sursis. Nulle surprise et aucun doute, l’opposition continue et se renforce. Des 450 vaches actuellement en service dans l’usine, pas question de laisser faire et passer aux mille escomptées par l’industriel investisseur.
La victoire déjà acquise qu’il n’ait pas le méthaniseur industriel, objectif et justification réelle du projet ne sera pas la dernière.
Nous ne voulons pas de cette agriculture industrielle, inhumaine, destructrice de l’environnement et de l’emploi paysan,.
L’opposition continue, renforcée par la convergence des luttes contre les projets inutiles et imposés.

Autres photos et vidéos à venir...

Belle ambiance, non ?

dimanche 26 octobre 2014

Des nouvelles des Serres d'Auteuil

Peut être avez vous lu mes billets sur le projet de destruction des serres d'Auteuil. Avez-vous signé la pétition qui vient de franchir le cap symbolique des 60 000 signataires de la France entière et de l'étranger ?


Trois événements cruciaux restent à venir :

  • Le rapport de la commissaire-enquêteur de l'enquête publique sur le permis de construire déposé par la FFT (Fédération Française de Tennis) d'ici la fin du mois,
  • Le passage du projet de permis de construire devant la Commission supérieure des sites, perspectives et paysages programmée le 13 novembre, qui sera exceptionnellement présidée par Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie,
  • Après ces deux étapes, le projet sera soumis au ministère de l'Ecologie.

Nous entrons donc dans la dernière ligne droite, les associations se tenant prêtes à attaquer le permis de construire s'il était délivré.

Si vous souhaitez participer à la rétribution des avocats qui mènent les recours actuels, vous pouvez faire un don à la SPPEF en allant sur le site suivant:
www.sppef.org

samedi 25 octobre 2014

Sacrée croissance !

Face à la crise et aux risques écologiques, il faut repenser de fond en comble notre modèle de société fondé sur la croissance. Locales et solidaires, des solutions alternatives existent.
Le nouveau documentaire de Marie-Monique Robin témoigne de celles qui vont – peut-être – orienter notre futur.
Il sera diffusé sur Arte le 4 Novembre prochain à 20h50.


Pour plus d’information

Visitez le blog Arte de Marie-Monique Robin : http://www.arte.tv/sites/fr/robin/
Allez sur le site des programmes Arte : http://www.arte.tv/guide/fr/050584-000/sacree-croissance

vendredi 24 octobre 2014

Sale nuit pour le climat : l'UE tourne le dos aux recommandations du GIEC !

La nuit dernière, le Conseil européen a trouvé un accord sur les objectifs en matière d'énergie et de climat que les Etats-membres de l'UE se donnent pour la période 2020-2030.

Maxime Combes, membre d'Attac France et de l'Aitec nous livre son analyse.

9 points rapides
1) Six années de perdues !
2) Repousser les efforts après 2030
3) Maximiser le stock de carbone dans l'atmosphère
4) Les énergies renouvelables abandonnées à leur triste sort
5) Un inefficace objectif d'efficacité énergétique
6) Des contreparties climaticides
7) Non réformé, le marché carbone européen est une entrave à la transition post-fossile
8) Primeur à la compétitivité-coût et à la concurrence
9) « Le mode de vie européen n'est pas négociable »

Sa conclusion
Alors que l'Union européenne devrait s'orienter vers une économie post-fossile et post-fissile, le Conseil européen des 23 et 24 octobre 2014 a bloqué toute transformation d'envergure du système énergétique européen. Ne pouvant plus prétendre à aucun leadership international en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, l'Union européenne rejoint la classe des délinquants du climat, regroupant les pays qui se refusent à entrer de plein pied dans la lutte contre les dérèglements climatiques, privilégiant les intérêts de leurs multinationales de l'énergie plutôt que l'avenir de la planète et des populations.

L'analyse détaillée de Maxime Combes
http://www.centpourcentnaturel.fr/public/EU2030_Analyse.pdf
Visible aussi sur le blog de Maxime Combes.


La fièvre verte - acquisitions massives de terres en Afrique de l'Ouest

L’accaparement des terres est un phénomène d’acquisitions massives de terres agricoles où des communautés entières se voient dépossédées de ses terres. On connait une augmentation significative des cas répertoriés à travers le monde.

Inter Pares, le groupe de recherche REDTAC de l'Université de Montréal et la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (COPAGEN), un réseau paysan d'Afrique de l'Ouest viennent de conclure une étude participative qui documente les répercussions de l'accaparement des terres sur les moyens de subsistance et sur la sécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest.

Les impacts désastreux de l'accaparement des terres en Afrique de l'Ouest répertorié dans cette étude sont mis en lumière dans le documentaire issu du projet de recherche, La fièvre verte.

Ce documentaire explore trois cas d'acquisitions massives de terres en Guinée-Bissau et en Côte d'Ivoire afin de mieux saisir les impacts locaux réels de ces projets souvent vantés comme ''gagnants-gagnants" pour les investisseurs et populations locales.

Source: Inter Pares

jeudi 23 octobre 2014

Silence

Dirais-je que "Silence" est ma revue écologiste préférée ? J'aime aussi beaucoup "L'Ecologiste", mais Silence est quand même mon coup de cœur dans le domaine.
Cela tient certainement à son caractère ouvertement engagé et à sa gestion associative, indépendante, sans subvention ni publicité. Silence n'est pas de toute jeunesse comme en témoignent ses 427 numéros publiés depuis 1982. Au programme, écologie, alternatives et non violence.

Chaque numéro comporte un dossier, des articles, des chroniques et des brèves.
Ces dernières nous informent avec le recul que confère la périodicité mensuelle de cette publication papier.
Silence se révèle être une publication à réelle valeur ajoutée face à la profusion d’information accessible sur l’internet. Silence sélectionne, trie et synthétise l’information. Sa mise en page soignée et dynamique présente de multiples thématiques : alternatives, agriculture biologique, santé, nucléaire, énergies, vélo(rution), OGM, environnement, paix, femmes, hommes, climat, politique, Nord/Sud, Société…

Engagée, la revue l’est assurément et elle le revendique. La tendance est ouvertement antinucléaire, antiOGM, décroissante… rien d’ambigu dans les positions et les points de vue s’avèrent réalistes. Un réalisme qui n’appelle pas toujours l’optimisme tant les sujets abordés sont grave et important et la situation souvent difficile voire catastrophique. Point d’alarmisme cependant et qui plus est, de très nombreuses initiatives positives nous sont relatées. Des initiatives qui viennent d’individus, le plus souvent regroupés en structures de type associatif ou coopératif. Des initiatives salutaires qui font des brèves ou des articles propres à nous remonter le moral !

Bien sûr, Silence n’est pas parfait et ne saurait plaire à tous en tout temps. Le courrier des lecteurs en témoigne, Silence publie aussi les lettres de critiques qui portent souvent sur des points bien ciblés par des lecteurs exigeants. Certaines sont bien dures, bravo pour cette transparence !

Vous l’aurez compris, je ne saurais trop vous conseiller la lecture de Silence que je lisais occasionnellement il y a bien longtemps et auquel je suis abonné maintenant. Après 6 mois de lecture, je repars pour 2 ans d’abonnement à cette presse dont l’indépendance forcément difficile à assumer financièrement. Alors, pourquoi pas la soutenir vous aussi ?

Pour plus d’information

http://www.revuesilence.net/

Victoire : Senoble, nous ne boirons pas le lait des 1.000 Vaches !

Il y a quelques semaines, ici, je vous invitais à signer une pétition pour demander au président de Senoble de s’engager à renoncer à acheter le lait issu de la ferme-usine des 1000 vaches.

Si l'on peut douter de l'efficacité de telles pétitions, hé bien en voila une qui semble avoir atteint son but !


Pour plus d’information

Lisez l'article de Reporterre : http://www.reporterre.net/spip.php?article6471



mercredi 22 octobre 2014

Soutien aux paysans en grève de la faim pour le maintien des petites fermes !

Une nouvelle cyber@ction, en partenariat avec la Confédération paysanne Aude et les Amis de la Conf.
Je vous invite à y participer.


Soutenez la caravane des paysans et citoyens en grêve de la faim : Petites fermes en danger ! Et défendez les prévenus du démontage de l'usine des 1 000 vaches !

Monsieur le président, Monsieur le Ministre de l'agriculture,

je soutiens la démarche des grévistes de la faim partis de Narbonne pour arriver à Amiens, à l'occasion du « procès des 1000 vaches »et comme la Confédération paysanne de l'Aude, je demande : - que soit révisée l'application française de la PAC - qu'une aide spécifique « petites fermes » soit créée rapidement - que le décret qui sera publié pour la mise en place du registre de l'agriculture ne serve pas de filtre à exclure encore plus de paysans pour l'accès aux aides et à l'installation comme le voudrait la FNSEA.

Dans cette attente, veuillez recevoir l'expression de ma mobilisation citoyenne.

Pour participer à cette cyber@ction

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/soutien-paysans-greve-faim-maintien-847.html

mardi 21 octobre 2014

Ce que l'industrie du thon ne veut pas nous montrer

Après avoir lancé une campagne contre l'utilisation des dispositifs de concentration de poissons (DCP), voir mon billet ici, Greenpeace nous montre des images prises par des lanceurs d'alerte depuis des bateaux de pêche au thon.
Elles montrent les prises accessoires (requins, tortues, raies), prises lors des campagnes de pêche à bord de ces navires, espagnols et français, qui approvisionnent les grandes marques européennes de thon en boîte, telle que Petit Navire en France.

Le dispositif de concentration de poissons est un objet artificiel flottant, qui permet aux poissons de s’abriter. Tout un écosystème s’agrège autour de ce dispositif, autour duquel les thoniers industriels déploient un filet de plusieurs kilomètres de long, la senne, qui remonte tout. Y compris les espèces menacées qui gravitent autour (requins, tortues, raies), et les jeunes thons qui n’ont pas encore pu se reproduire et donc contribuer au renouvellement du stock, accentuant encore la menace de surexploitation. Au niveau mondial, la pêche thonière tropicale sur DCP génère 2 à 4 fois plus de prises accessoires que la même pêche sans DCP, autour de 7% de ce qui est pris de l’aveu même des marques de thon en boîte, soit 100 000 tonnes par an, ou de quoi remplir 625 millions de boîte de thons !

Des images insoutenables qui illustrent tragiquement l'ignoble prédateur que l'espèce humaine se révèle être à la recherche du profit.

Demandez à Petit Navire de cesser de s’approvisionner en thon pêché avec des DCP et d’opter pour des méthodes de pêche durable !
Vous aussi signez la pétition

Pour plus d’information

http://www.greenpeace.org/france/fr/campagnes/oceans/arrethon/

mardi 14 octobre 2014

Greenpeace s’invite à la World Nuclear Exhibition

Ce matin, des militants de Greenpeace ont accroché une banderole de 35 mètres de long avec le message « La foire aux mauvaises affaires » sur l’entrée du bâtiment accueillant la World Nuclear Exhibition au Bourget. Ce salon professionnel est organisé par l’Association des industriels français exportateurs du nucléaire (AIFEN).


photo : Greenpeace

28 octobre : Procès de l’industrialisation de l’agriculture


Venez en masse soutenir les prévenus des 1000 vaches !

Le 1er juillet, le procès des neuf militants de la Conf' poursuivis suite aux actions menées sur le site de l'usine des 1000 vaches a été reporté au 28 octobre. Ils devront alors comparaître pour dégradation en réunion, incitation à la dégradation en réunion, vol, recel, ou encore refus de prélèvement ADN.

Il y a clairement une volonté de criminaliser l'action syndicale, et de laisser Michel Ramery poursuivre son projet destructeur en toute impunité. Ce sont les lanceurs d'alerte qui sont poursuivis, pendant que l'agriculture s'industrialise aux dépends des paysans et des citoyens, avec la bénédiction de nos gouvernants.

Face à ce deux poids deux mesures, la Confédération paysanne choisit de convoquer officiellement les fossoyeurs de l'agriculture à leur procès. Il se tiendra en même temps que celui de nos militants, devant le tribunal d'Amiens.

Le 28 octobre, nous avons besoin de vous !

Bus, programme, menu… Toutes les infos pratiques

http://www.confederationpaysanne.fr/mobilisations.php?id=2812

samedi 11 octobre 2014

Manifestation contre le World Nuclear Exhibition, le « salon qui tue » !

Quelques photos de la manifestation de cet après midi, contre le WNE, World Nuclear Exhibition, le « salon qui tue » !

Une belle réussite sous le soleil !



|https://lh4.googleusercontent.com/-5ulL8_QzzpI/VDljCKuf2jI/AAAAAAAABbc/m2Km-PeAB8k/w927-h695-no/DSC05423.JPG]








Le défi climatique

Par Jean Jouzel et Anne Debroise
Editeur Dunod
Collection Quai des sciences
ISBN 210070527X
EAN 978-2100705276

Par ce nouvel ouvrage consacré au réchauffement climatique Jean Jouzel et Anne Debroise se veulent faire le point sur ce problème en se basant sur le cinquième rapport du GIEC.

Membre du GIEC, Jouzel connait bien le sujet qu’il nous présente avec nombre de références techniques et de chiffres. Son poste de directeur de recherches au Commissariat à l’Energie Atomique est bien loin de lui conférer une position de chercheur indépendant, nous le verrons dans les lignes qui suivent. Très médiatique, on ne compte plus ses conférences et prestations télévisées.
Anne Debroise est journaliste et collabore entre autres à Sciences et Vie.

L’ouvrage commence par reprendre les conclusions du GIEC : le réchauffement climatique est une certitude. Si vous êtes réfractaires aux chiffres, sautez le premier chapitre et allez directement au second qui présente les méthodes d’investigation qui permettent aux experts de connaitre et comprendre les évolutions passées du climat terrestre. Dans la foulée ces évolutions nous sont exposées. Si vous n’aimez pas la technique, passez le chapitre 2 et rendez vous sur le 3. Là c’est un piège, je y n’ai rien compris aux leçons du passé. Par contre, l’effet de serre est très bien expliqué, c’est toujours ça de pris…

C’est certain à 95% : l’homme est responsable du changement climatique, mais rassurons nous rien n’est perdu. En effet, souvenez-vous de la lutte contre le trou dans la couche d’ozone. Hé bien cette lutte fut gagnée par l’élimination de l’usage des gaz CFC. De plus, maintenant le GIEC existe et a obtenu le prix Nobel de la paix en 2007. Jouzel est ainsi co-détenteur de ce prix et il s’insurge que tant de gens aient glossé sur cette attribution. N’est-il pas que les scientifiques du GIEC ont mené une coopération d’idées, Jouzel espère que l’avenir verra surgir une coopération d’actions… En effet c’est éminemment souhaitable mais c’est mal parti et là, les auteurs vont va tourner autour du pot et nous mener en bateau sur les vagues de la bonne conscience et du politiquement correct.
De bien faibles vagues en vérité, le livre est extrêmement loin d’être contestataire, vous l’aurez compris.

Les climato-sceptiques sont décriés à juste titre sans plus insister qu’il ne faut. Hé oui le livre a aussi du bon, j’y reviendrai. Les auteurs en viennent à envisager l’avenir climatique et nous disent que l’effet de serre va continuer à croître car le changement climatique est maintenant inéluctable. Banquises, glaciers, mers, eau, vie marie, biodiversité sont et seront touchés, c’est affigeant.
L’homme ne sera pas épargné : maladies, réfugiés climatiques, pics de chaleur, conséquences sur l’agriculture etc… Mais l’industrie s’adaptera nous dit le livre. Je n’en doute pas, elle surfe déjà sur la vague, bien rentable celle là, du développement durable.

La France ne sera pas épargnée. Les impacts probable que nous subirons du réchauffement climatique seront canicules, rivières instables, les paysages agricoles seront bouleversés et les forêts plus vulnérables. Notre pays sera l’un des plus exposés à l’augmentation du niveau des mers.
Révélation de l’ouvrage : l’avenir sera décarboné. Si vous n’étiez pas au courant, lisez. Ce sont les combustibles fossiles qui posent problème et le GIEC l’a dit, il faut agir et réduire les émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre (GES).
Bonne nouvelle, les gouvernements s’occupent du climat (si si !) et cela au niveau international. Le livre leur rappelle les moyens qui sont à leur disposition et résume les différentes grandes conférences internationales (COP) qui se sont tenues jusqu’ici.
Il est affligeant de lire que la lutte contre le réchauffement climatique se trouve dans une situation étrange. Vous avez dit étrange ? Hé bien oui, les auteurs se demandent pourquoi les émissions (de CO2 et autres) continuent d’augmenter alors que le diagnostic scientifique est clair et semble accepté par les politiques ! Naïveté ? Malhonnêteté ? Position politiquement correcte ? Écœurant mais classique dans la position de Jouzel, impliqué dans l’industrie nucléaire et référent scientifique des gouvernements.
Jouzel constate que les objectifs fixés par le protocole de Kyoto pour la période 2008-2012 n’ont pas été atteints et que le marché du carbone est en panne. Ne cherchez pas une critique de ce système de quotation du carbone, il n’y en a point dans ce livre qui ne remet surtout pas en question le système qui est à l’origine du problème. Pas de vague.
Dans la même veine, les auteurs nous disent que la crise économique tombe mal, qu’elle rend la transition énergétique plus chère et qu’elle affecte le progrès technologique nécessaire à l’amélioration de l’efficacité énergétique. Evidemment il n’y a pas un mot sur le fait que toutes les crises sont liées et causées par le système productiviste et capitaliste. La position affichée est aux antipodes de la réalité qui est que la technologie ne résoudra pas le problème climatique, que les solutions existent et que ce qu’il manque c’est la volonté politique des les mettre en œuvre. Pire encore, Jouzel fait la promotion des agrocarburants dont il liste pourtant les méfaits (concurrence avec les productions alimentaires, déforestation, engrais, pesticides) mais qui, pour lui, constituent un mieux par apport aux carburants fossiles !

Forcément tout n’est pas critiquable dans ces pages qui reconnaissent l’impossibilité d’une croissance infinie, qui critiquent la technologie qui repousse la raréfaction des énergies fossiles et qui concèdent que la croissance économique n’est pas forcément synonyme de bien être accru. Des positions toujours sur le fil du rasoir et qui tentent d’impossibles compromis, prenant bien soin de ne pas mettre le système en cause. Citons par exemple : « soyons clairs, la lutte indispensable du point de vue du climat ne freine en rien le développement économique, au contraire ». Je traduis : messieurs les chefs d’entreprise, spéculateurs, financiers, ne vous inquiétez pas, on va faire durer le système, il y a de quoi faire du business et faire rentrer de l’argent « vert ».
Du fil du rasoir on tombe dans l’enfer pro-nucléaire en décernant le titre de bon élève à la France dont chaque habitant émet en moyenne 5 tonnes de CO2 « seulement » chaque année, nous lisons : « grâce à un choix énergétique contesté par certains : celui de l’énergie nucléaire ». Hé oui, monsieur Jouzel travaille bien au CEA ; cela apparaît de manière claire lorsque il appelle au développement du nucléaire comme faisant partie des nombreuses solutions pour rendre le secteur énergétique moins émetteur (de GES) ! Le GIEC affiche lui aussi des positions pro-nucléaires comme le regroupement des énergies renouvelables, des énergies émettrices de CO2 mais équipées d’un système de capture et aussi du nucléaire sous le vocable «énergies bas-carbones et décarbonées». Terrible amalgame !

A l’évidence, Jouzel préfère le nucléaire aux pétrole et gaz non conventionnel qu’il qualifie de «mauvaise nouvelle pour le climatologue». Une critique bien gentillette même s’il affirme que la perspective d’extraire jusqu’à la dernière goutte de combustible fossile n’a aucun sens. C’est peu dire ! Revenant aux «carburants verts », comprenons les agrocarburants, la critique est légère ici aussi puisque limitée à la concurrence qu’ils font en terme de surface aux productions agricoles alimentaires et à l’usage de pesticides qu’ils encouragent.
Les auteurs en viennent à manier les contres vérités en abordant la nécessité d’une production continue d’électricité assortie d’un ajustement à la demande. Selon eux, en France, la production de base est assurée par le nucléaire (c’est vrai) et l’ajustement par l’hydroélectricité. C’est oublier la mise en route des centrales thermiques et l’importation entre autres d’Allemagne qui fait tourner ses centrales à charbon. Ailleurs Jouzel endosse un autre costume, celui de promoteur des barrages, leur attribuant la qualité d’être une solution de stockage d’énergie simple et propre ! C’est ignorer tous les impacts néfastes des barrages sur l’environnement et les populations !
Manipulation ou mensonge par omission sont au rendez-vous en reconnaissant aux énergies renouvelables l’avantage, par rapport aux énergies fossiles, d’être produites par de petites unités proches de l’endroit où elles seront utilisées. Monsieur Jouzel, le nucléaire n’est elle pas une énergie hyper centralisée ?

Un chapitre entier est consacré à « la question de l’énergie nucléaire ».
Là aussi les omissions vont bon train. Exemple : « la production (d’électricité nucléaire) émet peu de GES ». Evidemment Jouzel ne parle pas de tout le reste de la filière nucléaire, de l’extraction du minerai au démantèlement et au traitement des déchets, en passant par toute la fabrication du combustible et des multiples transports nécessaires à tout cela. Le rapport du GIEC auquel les auteurs se rapportent sans cesse, est cité pour noter que les problèmes posés par le nucléaire sont les risques. C’est bien le moins, et là encore beaucoup de problèmes manquent à l’appel, pour ne citer que les pollutions radioactives et chimiques, l’absence de démocratie, les déchets, le démantèlement... Pire, le rapport soulignerait que les nouveaux cycles du combustible et les nouvelles technologies vont résoudre des problèmes liés à la sécurité et aux déchets. Et encore, ITER devrait être opérationnel en 2020 mais la phase de production débuterait… à la fin du siècle, donc trop tard pour résoudre le problème des énergies fossiles !
Si les positions sont bien pro-nucléaires, la nécessité d’un changement de vie colossal est malgré-tout affirmée. Ne serait-ce pas contradictoire ?
Bien dans le moule nucléocrate et politique, les auteurs dressent le tableau d’une France aux avants postes de la lutte climatique ! Nos gouvernements agissent ! Notons l’absence de parti-pris, ni droite ni gauche, ni autre. De quoi encore ménager la prochaine majorité à accéder aux commandes.

Nous arrivons, enfin, à la conclusion en forme de plaidoyer à agir pour relever le défi climatique. Rien qui ne puisse inquiéter l’oligarchie ni même le citoyen : « une société sobre en carbone est tout à fait à même d’assurer un développement harmonieux »… pour peu qu’il soit fixé un prix unique au carbone… qu’une organisation mondiale de l’environnement voie le jour… et que la conférence Paris climat de 2015 soit à la hauteur de ce défit de civilisation qu’est la préservation d’un climat à la température modérément augmentée.

vendredi 10 octobre 2014

Non aux Traités transatlantiques TAFTA - CETA !

L'organisation "Sauvons la forêt" se joins à la lutte contre les traités de libre change TAFTA/TTIPet CETA.



Si le CETA était signé, les pays de l'UE empêchant l’importation de sables bitumineux pourraient devoir payer des compensations financières aux entreprises canadiennes (photo: Flickr/Dru Oja Jay - CC BY 2.0)

Gaz de schiste, sables bitumineux, OGM, viandes aux hormones, volailles désinfectées au chlore, etc. Les citoyens de l’Union européenne n’en veulent pas et agissent depuis longtemps contre l’entrée ou l’exploitation sur le territoire européen de ces produits nocifs à l’homme et à la nature.

Pourtant, l’UE envisage de rendre possible ce que ses citoyens rejettent en grande majorité en négociant des Accords de libre échange avec les États-Unis (TAFTA ou TTIP) et avec le Canada (CETA). Les négociations sont menées dans le plus grand secret : ni les parlements nationaux ni le parlement européen n’y ont été conviés… Si ces Traités transatlantiques étaient adoptés, les Européens risqueraient de voir déferler dans leur environnement les produits toxiques venant d’Amérique du Nord… ou de payer très cher pour les en empêcher !

TAFTA & CETA = prééminence du commerce sur l'État de droit Car le TAFTA et le CETA prévoient un mécanisme de règlement des différends entre les entreprises et les États par des tribunaux d'arbitrage privés. Dans la pratique, les multinationales pourraient porter plainte et réclamer d'importantes compensations financières contre les États et les collectivités qui, par l’application de leur lois ou leurs décisions, nuiraient à leurs profits.

Le TAFTA et le CETA ne serviront pas les intérêts des citoyens mais ceux des sociétés multinationales. Pire, si les Traités transatlantiques étaient adoptés, les États membres ne pourraient plus se retirer de ce contrat conclu par l’Union européenne…

"Sauvons la forêt" lance sa propre pétition adressée aux gouvernements et représentants élus de l’Union européenne

Madame, Monsieur, Je suis consterné(e) par les accords de libre échange TAFTA / TTIP et CETA que l’Union européenne négocie actuellement avec les États-Unis d’Amérique et le Canada. Si ces traités transatlantiques étaient conclus, les entreprises se verraient offrir la possibilité de porter plainte devant un tribunal privé et de demander des compensations financières importantes aux États membres et aux collectivités qui entraveraient leurs investissements. Je trouve particulièrement indécente l’idée de devoir payer une contrepartie financière à des sociétés multinationales pour refuser leurs OGM ou leurs gaz de schiste ! La signature du CETA favoriserait, par exemple, l’importation massive sur le continent européen de sables bitumineux en provenance du Canada. Pour rappel, les sables bitumineux produisent le carburant le plus nocif qui existe pour le climat. Outre la consommation d’importantes quantités d’eau et d’énergie, l'extraction des sables bitumineux provoque le déboisement à très grande échelle des forêts boréales et des tourbières au Canada. Les traités transatlantiques, loin de servir les intérêts des citoyens européens, offriraient un pouvoir de pression supplémentaire absolument inadmissible aux entreprises multinationales. Je vous demande en conséquence de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher la conclusion des accords de libre échange TAFTA / TTIP et CETA. Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'assurance de ma considération et de ma vigilance citoyenne.

Pour signer

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/968/non-aux-traites-transatlantiques-tafta-ttip-ceta

jeudi 9 octobre 2014

Une ère nouvelle sans cage

La cage est le symbole des pires pratiques d’élevage et l’un des principaux instruments de l’élevage industriel. Nous n'accepterons jamais la piètre excuse que l'élevage en cage est un mal nécessaire pour produire notre alimentation. Il existe toujours une alternative.
Les cages confinent et restreignent les animaux, entravent une grande partie de leurs besoins naturels les plus essentiels et montrent une face inacceptable de notre société. Malgré les problèmes évidents de cette pratique dépassée, plus de 700 millions d’animaux d’élevage sont confinés dans des cages en Europe chaque année.
Nous sommes en 2014. Il est temps d'en finir avec ces pratiques cruelles d'élever des animaux en cage.

Il est temps d'évoluer

C'est une campagne :

Pour plus d’information

Cliquez sur l'image suivante :

mercredi 8 octobre 2014

Grave défaut de conception à la centrale nucléaire de Cattenom


La centrale nucléaire de Cattenom CC BY-SA 3.0 - Stefan Kühn

La centrale nucléaire de Cattenom, manque depuis sa création d'un dispositif crucial pour la sûreté.
Il fa fallu 30 ans pour qu'EDF constate l’absence de dispositif casse-siphon sur les tuyauteries de refroidissement des piscines d’entreposage des combustibles des réacteurs 2 et 3.
Ce dispositif permet d'éviter que l'eau des piscines ne se vide, laissant alors le combustible à l'air libre et non refroidi.

L'exploitant a constaté ce grave problème le 21 décembre 2011. Pourtant, il ne l'a déclaré dans les formes prescrites que le 18 janvier 2012, soit plus de 28 jours après : il est vrai qu'après 30 ans d'absence, on n'est finalement plus à quelques jours près ! Pourtant, la réglementation relative aux installations nucléaires de base impose une obligation de déclaration sans délai. Sa violation est constitutive d'un délit puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.

Cette impunité est inacceptable ! Le Réseau "Sortir du nucléaire" a porté plainte pour dénoncer ces graves négligences. Cette plainte ayant été classée sans suite, il a fait citer directement EDF devant les juridictions de jugement. France Nature Environnement et MIRABEL Lorraine Nature Environnement se sont constituées parties civiles. L'affaire sera examinée par le Tribunal correctionnel de Thionville, le 7 octobre 2014, à 14h.

Source : FNE

Allez tiens, quelques idées pour aider EDF en cas de souci !


Petit Navire, que c'est bon la monstruosité !

Une action Greenpeace contre la surexploitation des océans

Petit Navire est le leader du marché français du thon en boîte. En revanche, en termes de performances environnementales, il lui reste beaucoup à faire !
L’immense majorité du thon vendu par Petit Navire est pêché avec une méthode dévastatrice pour les océans : les dispositifs de concentration de poissons (DCP).

Les DCP sont une technique de pêche non sélective. Les thoniers industriels qui les utilisent remontent à la surface toutes les espèces qui se trouvent autour du dispositif, dont celles qui ne sont pas visées, comme les requins, et qui seront rejetées à la mer, mortes ou mourantes.
Ainsi, les scientifiques estiment à 960 000 le nombre de requins soyeux tués à cause des DCP chaque année dans l’océan Indien, d’où provient près de 80% du thon vendu par Petit Navire !

Demandez à Petit Navire de cesser de s’approvisionner en thon pêché avec des DCP et d’opter pour des méthodes de pêche durable !

Monsieur Amaury Dutreil, Je suis très inquiet(ète) de la façon dont le thon que vous vendez est pêché : les dispositifs de concentration de poissons occasionnent des prises accessoires, notamment de jeunes thons qui n’ont pas eu le temps de se reproduire, de requins, de tortues et de raies, ce qui me semble inacceptable. Je suis aussi préoccupé(e) par la surexploitation des ressources des océans, et notamment des thons. Comme 95 % des Français, je souhaite que cette pratique de pêche prenne fin. Petit Navire est le leader incontesté du thon en boîte sur le marché français et affiche une forte ambition en termes de durabilité et de préservation des ressources. Les marques sœurs de Petit Navire qui appartiennent au groupe MW Brands se sont déjà engagées à offrir 100% de thons pêchés durablement aux consommateurs du Royaume-Uni et d’Italie. Je vous demande donc de mettre vos actes en accord avec vos paroles et de prendre des engagements publics pour arrêter au plus vite de vous approvisionner en thons pêchés avec des dispositifs de concentration de poissons.

Pour participer

C'est ici.

- page 1 de 107