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mardi 9 février 2010

Cinquième concours photographique annuel des amis de la terre international

Les Amis de la Terre International nous annoncent leur cinquième concours photographique annuel, organisé cette année, pour la première fois, en collaboration avec La Vía Campesina et le Mouvement des victimes du changement climatique.

Ce concours international réunira des photos du monde entier sur le thème « Actions solidaires et construction de mouvements pour le changement ». Les meilleures prises figureront dans des matériels que produiront ces organisations et mouvements sociaux, dont un calendrier 2011 et une exposition photographique internationale.

Les photos doivent montrer des personnes qui travaillent ensemble pour susciter le changement, ainsi que des mouvements sociaux en action.

Le concours comprends deux catégories:

Actions solidaires
Les photos de cette catégorie devront capter l’essence de la solidarité entre les gens. Elles peuvent montrer des personnes qui communiquent et s’entraident, quelles que soient leurs différences d’âge, de race, de sexe ou de classe, pour atteindre un même but. La solidarité implique le courage, l’émotion, la communication et la collaboration. Essayez de capter ces éléments dans vos images !

Mouvements pour le changement
Pour cette catégorie nous cherchons des photos qui reflètent le pouvoir et la passion des mouvements pour le changement écologique et social : manifestations, contestations, marches du silence, actions directes non violentes, occupations, festivals, et ainsi de suite.

Le concours est ouvert à tous.
Les femmes, les jeunes et les habitants des pays en développement sont particulièrement encouragées à y participer.

La date limite de présentation des photos est le 1er avril 2010.

Le jury désignera les 12 photos gagnantes (6 dans chaque catégorie) ; trois autres photos « choix du public » seront sélectionnées dans chaque catégorie par nos organisations membres et alliées. Les résultats seront annoncés mi-avril.

Toutes les photos présentées au concours pourront être utilisées par Les Amis de la Terre International, La Vía Campesina et le Mouvement des victimes du changement climatique dans leurs publications et matériels, accompagnées du nom du photographe, de son adresse électronique ou de son site Web.

Les premiers prix recevront chacun 400 euros, les deuxièmes 200 euros, et les troisièmes 100 euros.

Pour plus d’information

Visitez le site du concours.

lundi 8 février 2010

Pilotis dans les marais ?

Michel Métais, directeur de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), le dit : « Nous sommes attendus au virage ».
Il parle de la mission de préservation de la biodiversité de la future autoroute A 831 que lui a confiée Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie.

Cette étude, qui n'entre dans aucune procédure légale obligatoire, est une première à laquelle la LPO n'aurait pas jugé opportun de se soustraire. « Nous allons tenir un rôle de conseil, sans a priori, dans cette commande de l'État qui demande de lui apporter la conviction que l'autoroute n'aura pas d'incidence sur un milieu fragile. »

Quadrature du cercle
Ce sera un éclairage loyal sur un dossier complexe. Après l'échec de plusieurs recours contre le projet, de la part des écologistes notamment, la déclaration d'utilité publique de l'autoroute Fontenay-le-Comte et Rochefort est signée. Élus et acteurs économiques en attendent beaucoup pour désenclaver la façade atlantique.

Pour autant, Jean-Louis Borloo - qui à titre personnel s'est déclaré « plutôt contre » - veut s'entourer de toutes les précautions. Grenelle de l'environnement oblige.

« Sans figer la zone, il faut la rendre viable économiquement, tout en l'améliorant écologiquement. C'est la quadrature du cercle dans un site Natura 2000, où l'on imagine mal une autoroute. C'est mission impossible ! Mais pourquoi pas ? », demande Michel Métais.

La LPO a donc jusqu'en juin, après un rapport d'étape en mars, pour rendre ses recommandations. « L'État a listé ses engagements, nous devons dire s'ils sont valables ou pas », explique Loïc Bidault, directeur de la conservation de la nature à la LPO, qui travaillera avec Amélie Boué, chef de projet recrutée pour la mission.

La loutre et le vison « Notre mission est de montrer que l'on peut réduire l'impact de l'autoroute sur un milieu fragile, tout en apportant des éléments pour restaurer les espèces et les espaces. Sinon, on aura perdu notre pari. Un vrai défi technique ! », commente Michel Métais.

Sur les 64 km du futur ouvrage, la LPO s'appuiera sur les indicateurs de biodiversité. Et ils sont stables, voire en hausse, dans les marais poitevin et rochefortais. Que ce soit pour la loutre ou le vison d'Europe. « Ils feront l'objet d'un suivi sur une dizaine d'années. »

Déjà, la LPO pense à la construction de l'autoroute sur pilotis, en zone sensible, pour assurer la continuité paysagère et hydraulique. « Dans la partie du marais vers Aigrefeuille notamment, l'habitat du vison ne doit absolument pas être touché. » Elle pense aussi à des astuces comme la plantation d'arbres en bordure de tracé, « pour éviter que les espèces qui volent à ras du sol, comme les chauves-souris, ne heurtent les camions. »

Compensation exigée
La LPO s'intéressera aussi aux effets collatéraux des travaux de l'autoroute. « Il faut être imaginatifs car ils peuvent être plus graves de conséquences que l'autoroute elle-même. » Exemples : une bonne partie de l'ouvrage sera construite sur la vase qu'il faudra sortir. Où la mettre ? « Surtout pas dans les marais que l'on assécherait », préconise aussitôt la LPO. « Idéalement, on voudrait voir aucun impact en prairie humide. Dans le cas contraire, nous demanderons soit de réduire cet impact, soit de le compenser par une restauration d'autres prairies dégradées en prairies humides. »

Bien sûr, la LPO, une maison aux multiples compétences en matière de biodiversité qui a aussi en charge le suivi de Natura 2000, ne pourra « sécher » dans sa mission. « Nous mettons toute notre intelligence sur le sujet. » En toute fin, après le rendu de l'expertise, ce sera à l'État de dire si oui ou non, l'A 831 voit le jour.

Si cette dernière est réalisée, elle aura un caractère exemplaire au plan environnemental. Si jamais le projet tombe à l'eau, le travail de la LPO ne restera pas lettre morte. Car ses préconisations serviront de références pour d'autres infrastructures en zone de marais.

Source : Sud Ouest

Mon avis

Nous avons là un exemple frappant de la difficulté à se situer entre force de contestation et force de proposition.
A un certain point il n'est plus possible d'aller dans le sens de certains projets, même en proposant des mesures visant à en réduire les impacts.
Cela parce que leur potentiel de destruction n'est pas acceptable.
Puis-je me permettre de "juger" de ce qu'il en est pour ce projet alors que je le le connais pas en détail ?
Allons, un projet d'autoroute qui passe dans des milieux naturels assez rares ?
Un projet d'autoroute en ces temps de dérèglement climatique ?
Un projet d'autoroute alors que les ressources énergétiques, pétrolières en particulier sont en voie de décroissance ?
Des compensations ? Trop souvent elles ne sont que poudre aux yeux !
Aïe, pour un bénévole LPO, il n'est pas bon de voir l'association pour qui l'on consacre un peu d'énergie se positionner ainsi...

dimanche 7 février 2010

Retour du saumon dans l'andelle, rivière de l'Eure

Le 5 octobre dernier, de jeunes saumons ont été pêchés dans l'Andelle (rivière de l'Eure).
Après la Seine, dans laquelle le saumon est revenu depuis une dizaine d'années, l'Andelle voit le saumon se reproduire.
Cela indique que la seine et l'Andelle voient la qualité de leur eau s'améliorer.

L'Andelle a été fortement industrialisée. Ainsi, une centaine d'installation formant obstacle aux poissons y a été construite.
Depuis 2004, les barrages doivent être ouverts pour permettre la remontée des poissons.
Tous n'ont pas encore pu le faire et des passes à poissons doivent encore être réalisées.

Oui, mais voila, des projets de centrales électriques sont dans les cartons ce certains propriétaires qui voient des kilowatt heure défiler sous leurs yeux... Reste que ces installations perturbent le milieu aquatique lorsque elles modifient le régime des eaux et empêchent, en particulier, les poissons de passer.

Personnellement je reste septique sur l'efficacité des passes à poissons.
Bien sûr je ne suis pas spécialiste, mais j'aimerais bien être sûr que TOUS les animaux qui veulent remonter les rivières arrivent à emprunter ces dispositifs.

samedi 6 février 2010

Bientôt des objets du quotidien radioactifs ?

Je vous ai parlé il y a quelques semaines de l'arrêté interministériel qui permet de déroger à l'interdiction d'utiliser des substances radioactives pour la fabrication de biens de consommation et de matériaux de construction.

Avec cet arrêté du 5 mai 2009, si EDF veut se débarrasser de ses gravats faiblement radioactifs générés par le démantèlement de la centrale de Brennilis, en Bretagne (la première centrale nucléaire française à être démantelée), elle aura la possibilité de les céder ou les vendre à une cimenterie. Celle-ci transformera les gravats en matériaux de construction, qui serviront ensuite à bâtir des bureaux, des logements, des écoles ou des hôpitaux...

Idem pour Areva. Si la multinationale ne sait que faire de fûts en métaux contaminés suite à un transport d’uranium, elle pourra les livrer à une fonderie qui le recyclera dans des produits de grande consommation : outils, véhicules, machines agricoles ou tuyaux (ce qu’avait déjà tenté de faire Areva en 2004 1). Seuls cinq catégories de produits restent exclues de toute dérogation : les aliments, les cosmétiques, les parures (bijoux), les jouets et les matériaux en contact avec les aliments et les eaux (les emballages par exemple).

Seules 5 catégories de produits ne peuvent bénéficier de dérogations et sont donc protégées de tout ajout de substances radioactives :
- LES ALIMENTS
- LES PRODUITS COSMETIQUES
- LES BIJOUX
- LES JOUETS
- LES MATERIAUX EN CONTACT AVEC LES ALIMENTS ET LES EAUX.

Pour agir

Participez à la campagne organisée par la CRIIRAD, il vous suffit d’écrire aux 3 ministres concernés (au moins à l’un d’entre eux).

Pour cela, vous pouvez, utiliser les MODELES DE LETTRES rédigés par la CRIIRAD pour chacun des ministres compétents pour abroger l’arrêté du 5 mai 2009 : ministre de la santé ; ministre de l’économie (en charge de la consommation) ; ministre de l’écologie (en charge de la construction).

Dans ce cas, il vous suffit d’imprimer le pdf ci-dessous et de le découper pour séparer les 3 courriers. N’oubliez pas d’ajouter vos coordonnées et de signer avant de les envoyer, sous enveloppe affranchie, aux adresses des différents ministères.
Pdf : modèles de lettres aux ministres

vendredi 5 février 2010

Les abords des voies ferrées, encore un pole de biodiversité ?

Le lundi 15 juin 2009, Bernard CHAINEAUX, Directeur régional Île-de-France de RFF et Michel VAMPOUILLE, vice Président de la Région Ile-de-France chargé de l'Environnement, ont signé une charte destinée à préserver l'écosystème, maintenir des milieux naturels et accroître la biodiversité.

RFF Ile-de-France rejoignait ainsi les collectivités territoriales, associations et institutions qui se sont inscrites dans cette démarche régionale, et s'engageait à encourager la connaissance de la faune et de la flore sur ses emprises ferroviaires.

Force est-il de constater que les pratiques constatées sur le terrain ne sont pas toujours en accord avec cet objectif annoncé...

A Brunoy, en Essonne, tout un espace végétalisé a été rasé, tant bien même il n'était pas à proximité immédiate des voies.
Je vous dis cela car je connais l'argument de la sécurisation du traffic possiblement mis à mal par les feuilles qui commettent la faute inexcusable de pousser sur les arbres !

Voilà ce que cela donne :


On voit ici que la zone rasée n'est pas proche de la voie.




Des tronc de gros diamètres ont été coupés...


Abattage généralisé.

Quelle est donc la motivation de ce nettoyage par le vide ?

jeudi 4 février 2010

La France se prononce pour l'interdiction du commerce international du thon rouge

Le thon rouge, menacé de disparition

On pêche le thon rouge en Méditerranée depuis 5000 ans. Selon les scientifiques, depuis les années 1980, l'espèce est décimée : le nombre de thons rouges a diminué de 80%.
C'est donc une espèce menacée.
Il faut la protéger d'urgence.
Sur-pêche et commerce international sont les principales causes de la mort du thon.
Les thons pêchés sont engraissés dans des cages en Méditerranée, puis exportés, essentiellement vers le Japon (plus de 80% de la consommation mondiale).

Pourquoi se mobiliser maintenant ?
Du 13 au 25 Mars 2010 se tiendra la convention internationale sur le commerce d'espèces de faune et de flore menacés d'extinction (Citès), au Quatar. La Cites rassemble 175 pays et veille à ce que le commerce international d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie de leur espèce.

Greenpeace demande à ce que le thon rouge soit classé en annexe 1 de la Cites, sans délai et sans condition, afin d'interdire tout commerce international de cette espèce. C'est la seule solution pour sauver le thon rouge. En savoir plus.

Agissez maintenant
La France a une position déterminante dans les négociations de la Citès, c'est un des premiers pêcheurs européens. Or Bruno Lemaire, ministre de l'agriculture et de la pêche, demande un classement en annexe 2, ce qui permettrait seulement de réguler le commerce international, sans l'interdire.

Greenpeace vous propose de signer sa pétition :



Bonne nouvelle : le 3 février la France se déclare pour l'interdiction du commerce international

France Nature Environnement déclare : un pas important, mais rien n 'est résolu

Le gouvernement français vient de se prononcer pour une interdiction du commerce international du thon rouge d’ici 18 mois, sans pour autant interdire toute pêche, et soutiendra ainsi la demande de Monaco pour la prochaine conférence de la CITES. Pour FNE, il s’agit d’une position de bon sens face à une situation déplorable.

Le gouvernement français vient donc de décider de la seule position réaliste en vue de la prochaine conférence de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) à Doha du 13 au 25 mars qui doit débattre de l’avenir de l’espèce et de sa pêche : soutenir la demande d’inscription à l’Annexe 1 de la Convention qui a été présentée par Monaco, et qui conduit en principe à l’interdiction du commerce international (en clair, vers le Japon, premier consommateur), mais pas celui au sein de l’Europe, et encore au moins au sein d’un pays pêcheur.

Cette position est de bon sens, car seul Monaco a le droit de soulever la question, sachant qu’aucun pays n’a déposé dans les délais une demande pour l’Annexe 2. Celle-ci, moins contraignante, permet théoriquement d’encadrer le commerce international sans l’interdire (contrôles douaniers). Or si l’Europe ne commence pas par soutenir Monaco 1, il ne sera même pas possible d’obtenir l’Annexe 2 dans la négociation.

Pour ne pas se heurter d’entrée de jeu à un refus frontal de nombre de pays qui conduirait à un échec certain, et pour donner un temps d’adaptation aux pêcheurs, la France propose un délai de 18 mois qui s’ajoute aux 3 mois de délai de rigueur avant l’entrée en vigueur de toute décision de la CITES.

La fédération France Nature Environnement déplore l’échec des Etats poussés par l’égoïsme national et les lobbies professionnels, qui a conduit à un quasi effondrement du thon rouge. Elle salue néanmoins le revirement français et européen. Pour Christian Garnier, vice-président de FNE « La voie de la CITES n’est pas celle que nous aurions souhaité, mais il faut s’y résoudre. Les experts savent que, Annexe 1 ou Annexe 2, des moyens existent de s’y soustraire légalement. Mais la CITES donne néanmoins des bases juridiques pour mieux combattre la pêche illicite, à l’origine des plus graves pressions. »

Quel que soit l’aboutissement de la négociation, Annexe 1 ou Annexe 2, il doit conduire à une réduction notable de l’effort de pêche. Pour Denez L’Hostis, pilote de la mission mer, « Pour la France, contrairement à ce qui est souvent affirmé, il ne s’agit pas d’arrêter toute forme de pêche, mais de réduire considérablement la pression durant quelques temps, et surtout de mettre un terme au trafic quasi-mafieux de thons immatures en direction des cages d’engraissement, situées notamment en Lybie ou à Malte. En aucun cas, le commerce du thon pêché et vendu au sein de l’Union européenne n’est menacé. »

Le vrai danger serait que l’Europe ne parvienne pas à faire pression à la CITES pour renforcer les mesures de protection, et, davantage encore, s’organiser pour exercer d’urgence un contrôle et une police efficaces de ce qui se passe dans les eaux européennes. Particulièrement si un sursis de 18 mois est accordé. Et là, il ne s’agit plus d’une question annexe.

Pour plus d’information

Voir mon billet ici.
Lire l'avis de l'association Robin des Bois, contre l'interdication et favorable au classement en annexe 2 de la Cites.

Mon avis

La France pousse dans le bon sens et c'est bien.Mais pourquoi donc proposer d'attendre 18 mois d'avoir certains avis scientifiques ?
La situation du thon rouge réclame une action urgente !

mercredi 3 février 2010

Plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes : dèjà contesté

A peine le gouvernement a-t-il présenté les grandes lignes de son plan de lutte contre les algues, déjà il est contesté.

Les 134 millions d'euros qui seraient dépensés par l'Etat serviraient à contribuer au ramassage, au financement du compostage des algues ramassées et au plan de méthanisation, qui devrait permettre de produire de l'énergie et de l'engrais, et "d'accompagner les évolutions nécessaires des pratiques agricoles".

Les agriculteurs seraient invités à modifier leurs pratiques en matière d'engrais, "une mesure essentielle", insiste la secrétariat d'Etat à l'écologie, puisque la quantité "des engrais minéraux azotés achetés par les agriculteurs bretons est égal au volume des excédents d'azote en Bretagne".

Le président de l'association Halte aux marées vertes trouve qu'on ne sent pas de fibre écologique dans ce plan qui est fait pour le milieu agricole et va couter cher. L'association Eau et Rivières, qui a été reçue mardi avec d'autres écologistes par des membres du cabinet de la secrétaire d'Etat à l'écologie, se montre également très sceptique. "On est dans la com. Sur l'axe préventif, pour l'instant c'est la nébuleuse. Il est question de la mise en œuvre de projets territoriaux, de 'renaturalisation' de 20 % des surfaces, de protection des zones humides sur la base du volontariat, mais qu'est ce qu'on fait si ça ne marche pas ?" indique son Secrétaire.

Les élus des communes touchées trouvent que ce qui a été annoncé est vague et attendent les précisions qui doivent être données en fin de semaine.

Les agriculteurs estiment quant à eux qu'ils auront beaucoup à perdre si ce plan est mis en œuvre et parlent la fin de l'agriculture familiale si les contraintes agricoles n'étaient pas limitées aux deux baies de Saint-Brieuc et de Lannion, les plus touchées par les marées vertes, mais généralisées à six autres baies en Bretagne.

Mon avis

Il est indispensable de mettre en œuvre un plan efficace pour traiter le problème à la source, réduire de manière drastique l'usage des engrais en agriculture mais aussi les élevages intensifs et l'épandage des lisiers.

Pour plus d’information

Regardez le reportage de Benjamin Lucas.

Agriculture : réduire de 30% les pesticides est possible

Les résultats de l'étude Ecophyto R&D, coordonnée par l'INRA et réalisée à l'initiative des ministères de l'Agriculture et de l'Environnement, indiquent qu'il est possible d'obtenir une réduction de l'ordre de 30% du recours aux pesticides, avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production.

"En grandes cultures, qui représentent la majorité des surfaces et de l'utilisation des pesticides, les marges seraient peu ou pas touchées dans le contexte de prix de 2006, mais une baisse de production d'environ 6% serait observée", précise l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) dans un communiqué.

Mon avis

L'objectif du Grenelle de l'environnement est de réduire en moyenne de 50% les quantités de pesticides utilisés, si possible d'ici 2018.
Ce n'est pas un objectif clair, précis et engageant.
Il reste donc fort à faire pour obtenir une réduction importante de l'usage des pesticides.

Selon François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), "ce rapport montre qu'il existe d'importantes voies de progrès pour les différents types de cultures".
Mais, prévient-il, "il y a lieu pour l'Etat de fournir un effort considérable en recherche et développement pour pouvoir mettre au point les méthodes culturales qui permettront demain à tous les professionnels de réduire de 50% ou plus l'usage des pesticides, quel que soit le type de culture".

En effet, on peut espérer que les agriculteurs seraient plus faciles à convaincre de modifier leurs pratiques sans passer au bio...
C'est bien dommage et je pense même que c'est loin d'être gagné !

Entre l'objectif mou du Grenelle et les réticences de la majorité des agriculteurs, les fabricants de pesticides ne doivent probablement pas trop s'inquiéter...


© mdrgf.org

Pour plus d’information

Consultez le dossier pesticides du MDRGF.
Lisez le communiqué INRA sur l'étude Ecophyto R&D.
Consultez les principaux résultats de l'étude, sa synthèse ou le rapport complet.

mardi 2 février 2010

Mille baleines - Le combat de Greenpeace

Mardi 2 février à 20h35 sur Arte

Ce documentaire a reçu les Prix du public, Munich 2009 ; Prix du jury, Naturvision 2009

En Antarctique, trois mois de course-poursuite entre un bateau de Greenpeace et une flotte japonaise qui, sous couvert de recherche, chasse la baleine dans des eaux protégées. Un superbe documentaire écolo-épique.
À bord de l’« Esperanza » de Greenpeace, qui sillonne les eaux tourmentées de l’océan Austral sur les traces des baleiniers japonais.

En dépit du moratoire international décrété en 1986 sur la chasse à la baleine, le Japon reste l'une des trois nations, avec la Norvège et l'Islande, à les tuer et à en consommer la viande, en invoquant les besoins de la recherche scientifique.
En 2007 et 2008, son quota de chasse était fixé à mille baleines dans les eaux protégées de l'Antarctique. Une exception combattue par Greenpeace qui, fidèle à sa politique de "sensibilisation créative", lance l'un de ses bateaux, l'Esperanza, à la rencontre d'une flotte de chasse japonaise - dont un navire-usine destiné à découper et à congeler la viande - afin de ralentir, sinon d'empêcher, la tuerie. À bord, la réalisatrice Angela Graas a filmé le voyage à la façon d'un journal de bord, plongeant dans l'intimité de cet équipage international d'activistes bien décidés à s'interposer "entre la baleine et le harpon".


© Leykauf Film / BR/ARTE

Au total, trois mois d'une spectaculaire course-poursuite, de la Nouvelle-Zélande au sud du 60e parallèle, jusqu'au hasard favorable qui leur fait croiser la route des Japonais. Réticents à chasser sous les caméras de l'adversaire, ceux-ci entraînent l'Esperanza à pleine vitesse hors de la zone de chasse, en cherchant à épuiser son carburant...

Le petit canot de Greenpeace s'interposant entre deux cargos géants sous le jet croisé des lances à eau, pour tenter d'empêcher le navire-usine de faire illégalement le plein en haute mer : la séquence, même si elle illustre l'inégalité des parties en présence, accrédite aussi la vision héroïque d'une poignée de militants en lutte contre l'ordre des choses, façon David contre Goliath. "Embarquée", la caméra l'est clairement du côté des écologistes, même si Angela Graas ne fait aucun commentaire, laissant parler ses magnifiques images. Frissons de l'aventure, émerveillement devant la nature (des icebergs bleutés aux bancs de baleines jouant dans les vagues), anxiété d'échouer, tensions de la vie à bord, elle nous immerge avec maestria dans le quotidien de cette campagne en haute mer.

Mon avis

Un combat emblématique (et médiatique) de l'écologie.
Un combat indispensable pour qu'enfin cesse la chasse soi disant scientifique !
Il est inadmissible et consternant que cette situation perdure à notre époque où ses animaux sont si rares dans les mers et océans.

Savez-vous que Greenpeace n'est pas la seule organisation à mener des actions spectaculaires pour s'opposer à la chasse baleinière ? Peut être l'actualité récente de leur bateau accidenté lors d'une action vous a-t-elle fait connaitre Sea Shepherd, une organisation plus "radicale"...

Impressions "à chaud" juste après avoir vu le reportage :
Je m'attendais à des images difficiles et a vrai dire je craignais un peu d'avoir du mal à supporter la vision de ces formidables animaux mis à mort.
J'ai bien aimé l'approche du documentaire qui nous fait partager le voyage de tout l'équipage Greenpeace.
Leur attente et leur incertitude (vont-ils trouver les bateaux ?) ainsi que la difficulté de naviguer dans cette partie du globe.


© Leykauf Film / BR/ARTE

La joie ressentie au premier contact avec les baleines... c'est une chose que j'aimerais tant voir, même avec des cétacés plus petits que les baleines à bosses !
La découverte de la flotte de chasse tant attendue.
La course pour ne pas perdre les navires japonnais.
La protestation contre le ravitaillement, interdit à cette endroit.
Les risques pris par les militants.
Enfin la déception de devoir quitter la zone par manque de carburant.

Surtout le doute qui s'empare d'eux : est-ce que cela valait le coup, le coût, et j'ajouterais la pollution engendrée par l'opération ?
Une réflexion, des questions qui habitent aussi les bien plus modestes militants écologistes du quotidien...
Un film à recommander, vraiment !

Si vous l'avez loupé : Rediffusion jeudi 4 février à 10H50 et lundi 8 février à 01H15.
Ou aussi en VOD gratuitement pendant 7 jours : http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=3042558,scheduleId=3016560.html

lundi 1 février 2010

OGM : les semenciers veulent reprendre les essais en plein champ

Après la condamnation des 53 faucheurs volontaires d'OGM à 3 mois de prison avec sursis, pour destruction en 2007 d'une parcelle abritant des essais menés par Monsanto, le groupement national interprofessionnel des semences et des plants, le Gnis, estime que par cette décision de la cour d'appel de Versailles, une "nouvelle fois, le droit à la recherche sur les biotechnologies végétales est reconnu". Il demande alors au gouvernement de confirmer "ce droit en autorisant dans les plus brefs délais des essais en plein champ".

Pour Philippe Gracien, porte-parole du Gnis, "pour être menée jusqu'à son terme, la recherche sur les biotechnologies végétales doit pouvoir donner lieu à des expérimentations en plein champ". "Le gouvernement a annoncé que la recherche sur les biotechnologies est reconnue comme une priorité nationale puisqu'elle doit bénéficier de la répartition du grand emprunt, nous attendons maintenant qu'il le prouve par un acte concret en autorisant au plus vite la reprise des essais" ajoute-t-il.

Source : Enviro2B

Mon avis

Grave !
Le lobby des OGM profite de la condamnation des faucheurs à Versailles pour tenter de reprendre les essais en plein champ.
Une telle chose serait gravissime. En effet, les chercheurs ne maitrisent pas leur technologie et ses conséquences.

dimanche 31 janvier 2010

Projet de F1 à Flins abandonné : 7,9 M€ dépensés !

Le conseil général des Yvelines a annoncé que le projet de circuit de Formule 1 de Flins, abandonné en décembre, aura coûté plus de 7,9 millions.

Presque 8 millions d'euros, c'est ce qu'auront coûté les études d'impact, les fouilles réalisées sur le terrain, la maitrise d'œuvre etc...
Le conseil général nous dit que tout cela servira à d'autres projets sur ces terrains...

Pour l'association Agir pour l'Environnement, à l’heure où les finances des collectivités locales sont exsangues, cette dépense démontre une fois encore que lorsqu’il s’agit d’investissements de pur prestige, il y a toujours une ligne budgétaire à siphonner. Alors que tous les signaux étaient bloqués sur le rouge, l’entêtement du Conseil général des Yvelines aura donc coûté 7,9 millions d’euros.

L’association note néanmoins que cette ardoise aurait pu être beaucoup plus lourde si ce circuit avait été réalisé. Au-delà du coût de construction évalué à 112 millions d’euros (sans doute beaucoup plus… !), les déficits chroniques générés par le fonctionnement de ce type d’infrastructures n’auraient pas manqué de peser lourdement sur le budget de cette collectivité.
Elle réclame l’abandon de l’ensemble des pré-projets de circuit de F1 en Ile de France, qui, en dehors d’être économiquement une ineptie, sont écologiquement inacceptables.

Mon avis

Un coût très élevé, à la charge du contribuable, pour un projet qui devait satisfaire l'égo de quelques uns et détruire des espaces naturels précieux en région Ilde de France.
Le dénouement heureux, l'abandon du projet, ne doit pas nous faire oublier tout cet argent dépensé quasiment pour rien.

Malheureusement ce n'est pas un cas rare. Les collectivités locales sont de formidables clients pour les bureaux d'études en tout genre.
Bien souvent, faute de projets valables, respectueux de l'environnement, répondants aux besoins réels des populations, en l'absence d'une réelle concertation (et non pas d'une simple information) les conflits et pressions naissent et aboutissent dans certains cas à l'abandon.
Et comme les élus on le temps (lorsqu'ils ne sont pas en fin de mandat), de l'argent (celui des contribuables les), un besoin incessant de laisser des réalisations derrière eux, il remettent le couvert et engagent de nouveaux projets, de nouvelles études... de nouveaux conflits.
Qui a dit que nous avons les élus que nous méritons ?

samedi 30 janvier 2010

Les abeilles meurent, l'état va fleurir les routes

Dans le prolongement du Grenelle de l'environnement, le ministre Bussereau et la secrétaire d'état Jouanno ont annoncé que plus de 250 km d'accotements routiers vont être ensemencés de plantes mellifères. Cette expérimentation, qui a pour but annoncé de « réduire les impacts environnementaux des infrastructures routières et de leur faire jouer un rôle positif en matière de biodiversité », associe services de l'État et spécialistes de l'apiculture au travers de l'association « réseau biodiversité pour les abeilles ». Elle sera évaluée pendant trois ans.


Photo: F.Naveau

Agir pour l'Environnement s'interroge sur le sens à donner à cette opération de communication à l'heure où l'Etat français vient d'homologuer pour un an le Cruiser, insecticide hautement toxique considéré comme l'une des causes de la surmortalité des abeilles en France.

L'association regrette que l'Etat français opte pour une écologie cosmétique qui passe par des meurettes insipides et inefficaces. Pire, au lieu d'agir sur les causes réelles de la surmortalité des abeilles, notamment en limitant l'artificialisation des milieux issus de la construction de nouvelles infrastructures routières et autoroutières, les secrétaires d'Etat à l’Ecologie et aux Transports préfèrent peindre en vert très pale les abords de quelques kilomètres de routes.

Agir pour l'Environnement note par ailleurs que cette opération ne présuppose absolument pas que la direction des routes cesse l'épandage massif de pesticides le long route. Et pour cause : l'Etat a choisi, pour mener à bien ce plan d'expérimentation, le « réseau biodiversité pour les abeilles » représentant les intérêts des firmes phytosanitaires et semencières ! C'est donc à une double opération de blanchiment écologique à laquelle nous assistons.

Alors que l’année mondiale de la biodiversité commence, les pouvoirs publics font habilement d’une pierre deux coups en verdissant artificiellement le réseau routier et en donnant l’illusion d’un plan de sauvetage des abeilles.

Mon avis

Les abeilles meurent.
L'Etat fait son greenwaching... et autorise le Cruiser !
Le refleurissement des routes est une mesurette sympa.
Utile, certes, mais insuffisante et limite écœurante au regard du favoritisme honteux vis à vis des pesticides !


Gaucho, Cruiser, même combat !

vendredi 29 janvier 2010

Augmentation du prix de l'électricité ou pas ?

En juillet dernier le PDG d'EDF demandait l'augmentation de 20% des tarifs de l'électricité en déclarant que les "tarifs d'EDF doivent refléter nos investissements". Certains disent que c'est ce qui lui a couté sa place...
En ce début de semaine, Les Echos annoncent un projet d'augmentation de 24% afin d'assumer les investissements.
EDF a très vite démenti...

Cette question du tarif est à l'évidence très sensible. Mais on peut penser qu'il va bien falloir y passer...
Y passer parce que EDF est très endettée.
Parce que les centrales nucléaires vieillissent et qu'il va bien falloir assumer, par le maintien sous perfusion des centrales existantes, par la construction de nouvelles, nucléaires ou autres...
Parce que le prix actuel ne reflète pas le cout réel (ce sont les contribuables qui paient la différence !) et que la concurrence est ainsi faussée, ce qui ne plait pas à la Commission européenne. En effet, le démantèlement des centrales nucléaires, le retraitement des déchets ne sont pas pris en compte.

Le choix du tout nucléaire induit un besoin d'investissements énorme, pour la construction des centrales et autres installations nucléaires, mais aussi pour le développement d'un réseau HT et THT nécessaire à toute source d'électricité centralisée.

Alors, l'augmentation, ce n'est qu'une question de temps.


Retrouvez les dessins d'Agir pour l'Environnement sur Facebook.

jeudi 28 janvier 2010

Pour ou contre la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées ?

C'est une question qui fait débat.
Faut-il réintroduire une population d'ours dans les Pyrénées ?
Certains sont pour (associations Férus, Pays de l’Ours-Adet, etc...).
Certains sont contre (certains élus locaux, chasseurs et surtout d’éleveurs).

Depuis la fin 2009, la France n'a plus de programme de réintroduction en cours et une vingtaine d'animaux vivent dans la région, dont certains ont été amenés de Slovénie dans le cadre du programme de réintroduction qui débuta en 2006. L’ours a été classé en 2009 "en danger critique d’extinction en France" par l’UICN (Union mondiale pour la Conservation de la Nature).

Les associations Férus et Pays de l’Ours-Adet ont organisé le 20 janvier à Paris une grande manifestation. Leurs membres ont accroché plusieurs ours en peluche au Pont de l’Alma et demandé à ce que 2010, "Année internationale de la biodiversité", soit également proclamée "Année de l’ours dans les Pyrénées".

Chantal Jouanno, a annoncé le 21 janvier qu’elle "ne laissera pas l’ours disparaître". Elle promet la mise en œuvre dans les prochaines semaines d’un nouveau programme de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. "On ne renonce pas au plan ours, il y aura d’autres réintroductions" a-t-elle affirmé.
Le nouveau plan devrait être d’une durée de quatre ans (2010-2013) et n’entrera pas en vigueur avant les élections régionales de mars.

Les associations attendent la réintroduction d'un à deux ours par an et préviennent "Nous allons veiller à ce que la France respecte ses engagements, sinon nous nous mobiliserons de nouveau".

Les opposants profitent de l'approche des élections régionales pour faire pression : "La ministre devait nous recevoir, elle ne l’a pas fait. Politiquement, il n’y avait rien de mieux à faire que de revenir sur la poursuite de la réintroduction de l’ours. Tant pis, il faudra qu’elle en assume les conséquences" assure un éleveur qui est aussi l'ancien président de l’Association de défense de l’identité pyrénéenne (ADIP).

Mon avis

La polémique et les tensions ainsi que les actions contre les animaux ne sont pas prêtes de s'éteindre si de nouveaux animaux sont relâchés.
Certains parlent de réintroduction en milieu fermé, clôturé.
Je ne suis même pas sûr que les opposants laissent une telle option se faire tant ils semblent viscéralement contre les ours.

Au final, ce sont les animaux qui font les frais de la bêtise humaine.
Laissons ces ours tranquilles en Slovénie, plutôt que de les exposer à la mort dans notre pays où certains hommes leur vouent une telle haine.
Sans doute mon avis ne plaira pas à tous...


Cent mille cercueils : le scandale de l'amiante


Jeudi 28 janvier 2010 22h50 à 00h05

Réalisé par : José Bourgarel

Selon les études, les négligences et le manque de prévention au sujet de l'amiante sont susceptibles de générer de très nombreuses victimes.

On estime que 100 000 personnes - peut-être plus - décéderont d'ici 2025 à cause de l'amiante.
Cette hécatombe aurait pu être évitée.
La toxicité de l'amiante est connue depuis le début du XXe siècle. Pourtant, en France, on a laissé, voire encouragé, les industriels à utiliser ce minéral apprécié pour sa résistance à la chaleur, aux chocs électriques et chimiques.

L'inhalation de fibres d'amiante génère des cancers broncho-pulmonaires, ainsi que de cancers de la plèvre. Aujourd'hui, ils sont très nombreux à tenter de faire reconnaître leur calvaire devant les tribunaux. Ce scandale est loin de relever du passé.

Mon avis

Je n'ai pas encore vu ce reportage. Son sujet, d'importance majeure, doit nous faire réfléchir au principe de précaution et à la question des lanceurs d'alerte.
Des concepts pas forcément bien traduits dans la réalité concrète de la politique, du commerce, de notre vie quotidienne, de notre vie quoi...

mercredi 27 janvier 2010

Terminal charbonnier de Cherbourg, avis favorable en vue

Le commissaire-enquêteur rendait son avis le 25 janvier, un avis favorable selon des sources proches du dossier.
Les « pour » et les « contre » réagissent dans un débat qui n'est pas terminé.

Christian Lesage, l'un des trois porte-parole du collectif anti-charbon.
Nous sommes surpris. Nous avons tous lu ce qui était inscrit sur les registres, nous avons consulté des dossiers fort bien faits. Cependant, il faut attendre de lire l'avis du commissaire-enquêteur et de voir les réserves qui ont été émises. Et surtout attendre la décision du préfet pour attaquer cet avis. Mais nous sommes prêts à engager des recours, avec les associations qui nous accompagnent. Le combat n'est pas terminé. Si c'est attaquable, ça le sera sur la forme et sur le fond. S'il y a un responsable à l'origine de ce projet, c'est bien Laurent Beauvais, président de Région et président de Ports normands associés. Il a donné la délégation de service public à la CCI et Louis Dreyfus Armateurs sans s'assurer de la sécurité et de la qualité environnementale du projet de terminal charbonnier. Mais rien n'est joué. »

Richard Nguyen Huu, président de l'Association pour l'avenir du port de commerce, qui compte quelque 900 adhérents.
Attention, tant que rien n'est signé par les autorités compétentes, je reste très prudent et il est trop tôt pour en parler. Cependant, si cela est vrai, nous sommes évidemment satisfaits de cette bonne nouvelle. A terme, ce sont des emplois sauvegardés, comme la survie du port de commerce. De plus, les précautions émises sont évidemment une bonne chose, tout comme l'était la deuxième enquête publique. Nous sommes dans un pays de droit où les autorités ne font pas n'importe quoi, n'importe comment. Mais je le répète, tout cela demande à être concrétisé. »

Bernard Cazeneuve, maire de Cherbourg et président de la communauté urbaine.
Je ne ferai aucun commentaire maintenant. J'attendrai que le commissaire-enquêteur rende effectivement son avis. Il existe une procédure en cours très encadrée juridiquement et je la respecte. »

Jacky Bonnemains, président de l'association pour la défense de l'environnement, Robin des Bois.
«Comme vous le savez, nous n'avions pas une opposition de principe à ce projet. Notre principal souci, c'est bien la disponibilité des remorqueurs dans le port de Cherbourg. Il faut des moyens de remorquage supplémentaires, à savoir au moins un remorqueur en plus à Cherbourg. Nous considérons cet avis favorable comme un premier pas. Nous sommes satisfaits que le projet ne soit pas écarté de premier abord mais on s'interroge sur ce problème de remorquage. »

Source : Ouest France.

Pour plus d’information

Vous reporter à mon billet ici.
Concernant l'avis de l'association Robin des Bois, en indiquant clairement en préalable que je ne connais pas assez le sujet, je trouve que l'association se positionne très (trop) souvent comme favorable aux projets...

mardi 26 janvier 2010

Exportations de matières nucléaires : action Greenpeace et pétition

Toute la nuit du 24 au 25janvier, Greenpeace est restée mobilisé pour tenter de bloquer un convoi de déchets nucléaires, qui devait être exporté vers la Russie : quatre activistes se sont enchaînés sur la voie à Cherbourg dimanche à 21h, puis deux autres activistes ont stoppé le train en pleine voie à hauteur de Valognes lundi à 5h30, et enfin, un camion de Greenpeace a été placé sur la voie ferrée dans Cherbourg même, vers 8h30. Le Kapitan Kuroptev, navire chargé d’apporter les déchets en Russie, n’aura pas eu sa cargaison à l’heure…


© Greenpeace / Pierre Gleizes

Sur ce camion qui a bloqué le train en pleine ville, était écrit « La Russie n’est pas une poubelle ». Areva et EDF continuent de clamer le contraire, mais ces exportations sont bien illégales. L’argument du soit disant recyclage des industriels serait valable si 100 % des fûts exportés revenaient en France, sous une forme différente et exploitable. Cela n’est pas le cas, selon un rapport du Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire (HTISN - consulter le rapport ici), la plupart de ces matières sont abandonnées en Russie.

Greenpeace déclare :

Nous avions annoncé que nous ferions tout pour imposer un moratoire sur l’exportation de déchets nucléaires vers la Russie, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Il faut que les pouvoirs publics réagissent et interdisent ces exportations. Nous serons intraitables là-dessus !

Greenpeace mobilise le grand public pour obtenir un moratoire de la part de Jean-Louis Boorlo en proposant de lui écrire une lettre.

Pour agir

Ecrivez à J-L Borloo pour lui demander un moratoire immédiat.

Voici le texte de la pétition :

Monsieur le ministre d'État,

Vous n'êtes pas sans savoir qu'Areva poursuit ses exportations de matières nucléaires depuis le port du Havre à destination de la Russie. Non seulement la nature des matières qu'Areva s'apprête à envoyer en Russie reste très confuse, mais la question du devenir de ces matières qui défraie la chronique depuis une dizaine de jours n'a toujours pas été élucidée.

Conscient de ce grave manque de transparence, vous avez-vous-même saisi le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sûreté nucléaire qui s'est réuni le 19 octobre et a demandé aux industriels du nucléaire l'inventaire global des matières et déchets produits dans le cycle du combustible et va organiser des auditions et une enquête.

Voilà pourquoi je vous demande aujourd'hui d'appliquer le principe de précaution et de décréter un moratoire immédiat et total sur les exportations de matières nucléaires le temps que toute la lumière soit faite et qu'aboutissent les enquêtes en cours.

Ce trafic de matières nucléaires dure depuis plus de trente ans, ces déchets vont et viennent dans l'opacité la plus totale. Le Haut comité sur la transparence a raison d'exiger la publication par les exploitants des inventaires et flux des matières et déchets nucléaires. En tant que responsable politique vous avez un droit, voire une obligation d'inventaire face à des industriels qui ont trop longtemps agi dans l'absence totale de contrôle démocratique.

En vous remerciant des suites que vous donnerez à cette demande urgente, je vous prie d'agréer, monsieur le ministre d'État, l'expression de ma très haute considération.

lundi 25 janvier 2010

N'oublions pas d'aider les oiseaux en hiver

La LPO nous rappelle que l'hiver est la saison la plus meurtrière pour les oiseaux qui résistent moins bien au froid en raison du manque de nourriture et de boisson.

En hiver, c’est le manque de nourriture que les oiseaux redoutent, davantage que le froid. Toute la journée, ils partent en quête d’une nourriture qui se raréfie alors que leurs besoins en énergie pour maintenir leur température corporelle constante (cette dernière se situant entre 40-42°C) s'accroissent. Leur quête est freinée par l’apparition de la neige et du verglas, qui masquent les ressources alimentaires, et les jours plus courts, qui laissent moins de temps pour trouver leur ration quotidienne.

Pourtant, pour favoriser la survie des oiseaux de nos jardins, des gestes simples existent. Pour leur permettre de se désaltérer et se baigner (l’entretien du plumage est primordial pour lutter contre le froid), nous vous invitons à leur fournir un abreuvoir, hors d’atteinte des prédateurs. Vous veillerez à renouveler l’eau deux fois par jour et à la maintenir libre de glace en ajoutant simplement et uniquement de l’eau tiède.

Pour les aider à se nourrir, vous pouvez installer des mangeoires dans votre jardin ou sur un appui de votre balcon, hors d’atteinte des chats. Ces distributeurs, qui peuvent être achetés (la LPO propose ces produits sur sa boutique en ligne : http://www.lpo-boutique.com) ou facilement fabriqués doivent être régulièrement nettoyés afin de limiter la propagation des maladies. Ils doivent également maintenir la nourriture à l’abri de l’humidité et des intempéries.

Les oiseaux ont besoin d’aliments riches en hydrates de carbone et en graisse, afin d’élaborer des réserves de lipides indispensables pour résister aux longues et froides nuits d’hiver. Il convient donc de placer la nourriture de préférence le matin de bonne heure et le soir avant qu’ils se rassemblent en dortoir. Cependant, vous ne devez leur donner à manger que pendant la période sensible, à savoir de fin novembre à fin mars, afin que leur comportement naturel soit respecté.

Au menu des mangeoires

Les meilleurs aliments
- Mélange de graines : le mélange optimal étant composé de tournesol noir, cacahuètes non salées et maïs concassé ;
- Pain de graisse végétale simple ;
- Pain de graisse végétale mélangé avec des graines, fruits rouges ou insectes ;
- Graines de tournesol (non grillées et non salées), si possible non striées, les graines noires sont meilleures et plus riche en lipides ;
- Cacahuètes (non grillées et non salées) ;
- Amandes, noix, noisettes et maïs concassés (non grillés et non salés) ;
- Petites graines de millet ou d'avoine ;
- Fruits décomposés (pomme, poire flétrie, raisin).

Les aliments à donner en petites quantités seulement
- Lard, suif, saindoux ;
- Margarine, végétaline ;
- Pâtée pour chat ou chien, excellent substitut aux insectes ou vers;
- Croûtes de fromage (souvent trop salée) ;
- Miettes de pain, biscottes ou gâteaux ;
- Pomme de terre, pâtes ou riz cuits.

Les aliments à ne pas donner
- Biscottes, pain sec, noix de coco desséchée, riz cru et restes de pâtisseries ;
- Le lait qui n’est pas digéré par les oiseaux (seuls les dérivés cuits comme le fromage peuvent l’être) ;
- Les larves de mouches (asticots) qui risquent de perforer leur estomac ;
- Les graines de ricin ou lin qui sont toxiques pour les oiseaux.

Et puisque la nourriture artificielle ne suffit pas, il est important de préserver une végétation indigène, source d’insectes, de fruits et de baies, comme le préconise le programme Refuge LPO.
Si vous souhaitez mener, toute l’année, une action concrète et simple pour aider la nature et les oiseaux.
Si vous voulez participer au quotidien à la protection de la vie sauvage sur votre terrain et favoriser l'environnement en adoptant chez vous des gestes éco citoyens, vous pouvez rejoindre notre réseau de Refuges LPO.
Tout terrain, petit ou grand, parc ou jardin, garrigue ou forêt, en ville ou à la campagne, sur lequel le propriétaire s'investit en faveur de la préservation de la nature, peut recevoir cet agrément de la LPO.
Depuis la création du réseau, plus de 15 000 Refuges ont vu le jour sur plus de 35 000 hectares.

Pour plus d’information

Lisez le dossier de presse « S.O.S. oiseaux en hiver »
Consultez l'espace Refuges LPO.

dimanche 24 janvier 2010

Rencontre Nationale pour l’urgence climatique et la justice sociale

Le 6 février 2010, à Paris (salle à confirmer)
9h30 – 18h

A Copenhague, « la Conférence des Nations Unies a été incapable d’apporter des solutions à la crise climatique, pas même de dessiner des avancées minimales vers ces solutions » (déclaration de la coalition Climate Justice Now). Les Etats-Unis et l’Union européenne qui ont refusé de reconnaître leur responsabilité historique, le jeu de la Chine, de l’Inde et de l’Afrique du Sud, le poids des grands lobbies industriels et des multinationales ont précipité l’échec.

A Copenhague, la convergence inédite entre mouvements sociaux, écologistes, et de solidarité internationale a fait naître un nouvel espoir. En réunissant plus de 100 000 personnes, la manifestation du 12 décembre avait exigé un accord contraignant, juste et à la hauteur des enjeux, qui rejette les fausses solutions, tel que l’indiquait la déclaration du KlimaForum « Changez le système, pas le climat », rendue publique à Copenhague.

Ce sont sur ces bases que nous pouvons construire un véritable mouvement citoyen, liant réponses à l’urgence climatique et pour la justice sociale, qui s’appuie sur des mobilisations locales et expérimentations concrètes tout en exigeant un accord international négocié au sein de l’ONU et de véritables politiques alternatives à l’échelle nationale ou européenne.

C’est pourquoi le collectif Urgence Climatique Justice Sociale (http://climatjustice.org/) organise une rencontre nationale le 6 février à Paris en l’ouvrant au plus grand nombre : toutes celles et ceux qui le souhaitent, membres de collectifs ou d’organisations locales ou nationales, individus, sont les bienvenu-e-s pour échanger et construire ensemble le mouvement pour le climat et la justice sociale dont nous avons besoin.

Plus d’informations pratiques très prochainement sur http://climatjustice.org

Pour s’organiser, merci de confirmer votre présence à : sixheures.ucjs@gmail.com

samedi 23 janvier 2010

Baumaux dépose la marque "Tomate KOKOPELLI"

Dans son catalogue de printemps 2010, la société GRAINES BAUMAUX propose à la vente, en page 490, un mélange de 15 variétés de tomates que son dirigeant a choisi d’appeler « TOMATE KOKOPELLI », cette appellation étant suivi d’un petit signe © indiquant qu’il est propriétaire de la marque.

Pour protester contre l'outrecuidance de Baumaux qui a déposé la marque "Tomate KOKOPELLI" alors qu'il a intenté un procès contre l'association du même nom, nous entendons, par la signature de cette pétition, démontrer que l'existence de celle-ci et sa notoriété ne doit rien à la société Baumaux, et était bien réelle avant tout dépôt de marque par cette société.

Pour signer la pétition

http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=40

Pour plus d’information

http://www.graines-baumaux.fr/75615/TOMATE+KOKOPELLI.htm
http://www.kokopelli.asso.fr/

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