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lundi 10 septembre 2018

Musée Vivant des Vieux Métiers

Le Musée Vivant des Vieux Métiers à Argol (Finistère) est un formidable musée où les bénévoles nous font vivre leur passé avec dynamisme, gentillesse et compétence. Nous n'avons pas vu les trois heures de visite passer. Très instructif et passionnant ! Avoir absolument si vous passez dans la région.




Animation sur la torréfaction du café, à la dégustation: excellent !

Pour plus d’information

Visitez le site du musée : https://museevivant.fr/

mercredi 5 septembre 2018

Huitres japonaises invasives en Bretagne

Le réchauffement climatique ayant entraîné une augmentation de 1 degré de la température de l'eau, a favorisé le caractère invasif de cette huître japonaise qui colonise les côtes bretonnes. Ici à Lagonna-Daoulas dans le Finistère.



mardi 28 août 2018

Bye Bye Hulot

Hulot quitte le gouvernement et nombreux sont ceux qui appellent à l'électrochoc. Mais enfin, soyons sérieux, quoi attendre d'un tel gouvernement en matière d'environnement alors qu'il est à la solde de l'argent et du productivisme ? Rien ou peu.
Hulot était-il sincère ? Croyait-il pouvoir orienter un même juste infléchir la politique menée ?
S'il était vraiment sincère et qu'il pensait pouvoir influer sur la politique de ce gouvernement, peut-être sera-t-il plus en paix avec lui même... Je suis de ceux qui n'attendent que ce ne soit ni pire, ni mieux bien sûr, après son départ.
A chacun son avis. Le mien n'est guère reluisant pour Mr Ushuaïa...


jeudi 23 août 2018

Terres communes - Mobilisation ZAD de Notre Dame Des Landes - 29/30 septembre 2018

Alors que le projet d'aéroport est officiellement abandonné.
Alors que l'ACIPA est dissoute, laissant le doute dans mon esprit sur les raisons dont certaines ne sont probablement pas reluisantes.
Alors que les forces du désordre ont détruit et évacué une bonne partie de la ZAD.
Alors que certaines et certains de bonne volonté tentent de ré-occuper certaines cabanes.
Alors que que les forces du désordre envoyées par le pouvoir politique et de l'argent reviennent détruire la vie qui tente de se reconstruire.v Alors que l'avenir de la zone ne sera pas à l'agriculture paysanne et biologique si on laisse faire le département et la FNSEA.

Alors que tout cela, un mouvement d'opposition de grande ampleur veut se remettre en marche.


Défendons le bocage et ses mondes !
Dans un monde qui s’emmure, l’existence de la zad a ouvert des imaginaires aussi éclatants que tangibles. Depuis l’opération César en 2012, elle a servi de point de référence et d’espoir à une foule de personnes qui jugeaient indispensable de construire ici et maintenant d’autres possibles. Après l’abandon de l’aéroport face à un mouvement aussi offensif que massif, le gouvernement a tout mis en oeuvre pour se venger et mettre un point final à des années d’expérimentations collectives insolentes. Une série d’attaques militaires, administratives, politiques et judiciaires ont amputé une partie de la zad et fragilisé son assise, et ce malgré les formes de résistance qui se sont trouvées sur ces différents terrains. La signature, en juin, d’un lot de conventions sur les terres occupées a néanmoins marqué une forme de cessez le feu et le maintien d’un ensemble de lieux de vie et de projets.

Pourtant, le statu quo actuel est précaire : la zad est toujours en lutte pour son avenir. Début octobre, un nouveau comité de pilotage va décider de la suite à donner aux conventions d’occupation. Il va formuler des orientations pour les années qui suivent face à ce qui s’est construit de singulier ici : le rapport aux communs, au soin du bocage, aux habitats, aux formes de production agricole et d’activités non agricoles. C’est à ce moment que va être statuée la consolidation de l’emprise foncière des différents projets nés du mouvement ou sa remise en question. Ce qui se décidera dans des bureaux dépendra comme toujours de la présence d’un mouvement vibrant et actif à l’extérieur. C’est ce mouvement qui fera la réalité de ce qui continuera à se vivre sur le terrain face aux cadres institutionnels. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées régulièrement pendant des années sur la base d’un enjeu aussi clair que binaire : il y aurait ou pas un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la zad serait expulsée et le bocage détruit ou pas. Dorénavant, la menace persiste mais n’avance plus sous la forme d’un bloc de béton uniforme prêt à s’écraser brutalement sur nous. Le sens de la lutte se recompose, semble plus diffus et offrir moins de prises directes. Cependant, tout autant que par le passé, le sort de ce précieux pan de bocage requiert la convergence de forces multiples. Aujourd’hui comme hier, ce qui va rester, se renforcer ou disparaître touche à des questions qui nous dépassent et qui infusent dans d’autres combats ailleurs dans le monde :

Lutte paysanne et accès collectif à la terre
Dans les semaines qui précèdent le comité de pilotage, il nous faudra mener campagne pour assurer la stabilisation des conventions sous des formes moins précaires et faire en sorte qu’aucun des projets ne soit laissé de côté. Nous aurons à défendre à ce titre l’existence d’une paysannerie solidaire, protectrice du bocage et vivrière face aux critères et normes d’une agriculture gangrenée par le productivisme. Le maintien des activités agricoles mises en oeuvre par celles et ceux qui ont protégé le bocage est toujours menacé à divers titres. Certaines parcelles à Saint-Jean-du-Tertre ou à la Noë Verte par exemple sont en effet aujourd’hui revendiquées par les agriculteurs ayant accepté de les céder pour le projet d’aéroport et de toucher des compensations financières tout en retrouvant des terres à l’extérieur. De manière générale, nous devons continuer à nous mobiliser pour que les terres préservées aillent à de nouvelles installations et non à l’agrandissement d’exploitations existantes.

Pour une pratique des communs
Parmi ce que l’histoire de la zad a offert de plus précieux, il y a le développement d’une pratique des communs et la possibilité de prise en charge collective d'un territoire par ses usagers réels sans subir de plans d’aménagement parachutés. C’est en ce sens que nous devrons sauvegarder cet automne l’usage actuel et partagé de la forêt de Rohanne et d’autres espaces boisés, leur enrichissement tout comme les activités liées au bois d’oeuvre pour les projet de la zad. Face au modèle entrepreneurial individualiste et libéral imposé par le pouvoir, nous maintiendrons plus largement la construction d’entités collectives reliées aux assemblées de territoire : structures coopératives sur l’usage ou fonds facilitant l’accès commun à la terre...

Combat pour les habitats
Alors que, de région en région, de nouvelles manières d’habiter se cherchent, les vagues d’expulsion du printemps ont écrasé une partie de la richesse unique du territoire de la zad en terme d’architecture autonome et expérimentale. Certains des habitats légers préservés pourraient être de nouveau menacés dans les mois à venir. Alors que le Plan Local d’Urbanisme lié à la zad est en cours d’élaboration, un autre des combats de la rentrée sera lié au maintien de la possibilité de bâtis inventifs et autoconstruits.

Soin du bocage
Des années de vie dédiées aussi fortement à la défense d’une portion de terre humide ont décalé les regards et suscité une attention nouvelle au soin du monde et à ce qui relie quotidiennement les formes d’existences humaines et nonhumaines. Elle a fait naître des manières de vivre et de cultiver qui ont la particularité rare de ne pas dégrader perpétuellement leur environnement. Cet automne, un diagnostic agroenvironnemental va statuer sur les cadres de production préconisés officiellement sur ce territoire. Il nous faut veiller à ce que la sensibilité naturaliste résistante qui s’est épanouie ici ne se voit pas balayée par un retour à des formes d’agriculture classiques, incompatibles avec la préservation réelle de ce maillage bocager resserré, de ses haies, de ses tritons et de sa diversité.

Terres de résistances
Ces terres ont été sauvées en devenant carrefour des luttes, elles doivent aussi continuer à en être un des greniers. C’est l’objectif dans lequel se développent entre autres le réseau de ravitaillement, les cantines présentes auprès des grévistes ou migrant.e.s dans le pays nantais, et des infrastructures d’accueil et de formation. C’est dans cet esprit que nous voulons aussi continuer à aller à la rencontre d’habitant.e.s de quartier populaires ou d’autres territoires en lutte contre des projets destructeurs.

C’est sur ces différents fronts que nous vous appelons à converger nombreuxses sur la zad les samedi 29 et dimanche 30 septembre.

Programme en construction

Samedi 29 septembre
- Marche et actions de soutien pour les nouvelles installations sur les terres de la zad, transhumance de brebis.
- Fêtes des battages avec les récoltes de l’été, levée participative du hangar du Grand Troupeau Communal bovin, chantier bergerie, débats sur les luttes paysannes et l’accès collectif à la terre.
- Mystérieux voyage dans la forêt de Rohanne, activité de bardage, discussions sur les communs et le maintien de la prise en charge de la forêt par ses usagers.
- Chantiers et rencontres sur la défense des habitats auto-construits et alternatifs.
- Banquet du réseau de ravitaillement des luttes et échange avec des salariés rencontrés lors des grèves de l’année passée.
- Fête, concerts, cirque, spectacles...

Dimanche 30 septembre
- Portes ouvertes sur plusieurs lieux de la zad : accueil et présentation des projets et installations.
- Grande journée de randonnée dans le bocage avec le groupe des «sentiers de Camille», balade avec Les Naturalistes en Lutte et legroupe forestier Abrakadabois.

Pour tous contacts : reclaimthezad@riseup.net

Pour plus d’information

https://zad.nadir.org/

vendredi 3 août 2018

Le piégeage cruel d’oiseaux en France, ça suffit !


Fauvette engluée, quelle horreur !

Alerte de la Ligue pour la Protection des Oiseaux : sous prétexte de « traditions », le Ministère de la transition écologique veut continuer à autoriser diverses pratiques cruelles de piégeage d’oiseaux. Et « consulte » la population en plein été… Des centaines de milliers d’animaux sont concernés.

Mobilisons-nous de tout urgence !

Mobilisons-nous contre le piégeage cruel de centaines de milliers d’oiseaux en France
Participez sans plus attendre à la consultation pour dire non aux projets du Ministère de la transition écologique et solidaire !

Sous prétexte de « traditions », le Ministère de la transition écologique et solidaire veut, comme les années précédentes, autoriser diverses pratiques cruelles de piégeage de centaines de milliers d’oiseaux. En plus d’être cruels, certains de ces pièges sont non-sélectifs :

La chasse aux pantes consiste à capturer l’Alouette des champs à l’aide de grands filets horizontaux (pantes) disposés au sol et déclenchés au moment opportun par un chasseur qui l’attire grâce à un appelant maintenu « au noir » pendant plusieurs jours.

La chasse à la matole consiste à capturer l’Alouette des champs à l’aide de petites cages tombantes (matoles) disposées au sol. (Technique également utilisée pour le braconnage des ortolans et des pinsons.) La chasse à la glu consiste à enduire de glu de fins bâtons disposés dans les arbres et sur lesquels viendront se piéger les grives et les Merles noirs. Officiellement, les oiseaux capturés serviront tristement d’appelants pour la chasse à tir de leurs congénères.

La chasse tenderie aux vanneaux consiste à attirer les Vanneaux huppés et les Pluviers dorés à proximité de filets horizontaux qui se refermeront sur eux à la commande du chasseur. Un vanneau est attaché par la queue à une tige de fer avec une cordelette : le chasseur déclenche alors les cris de l’oiseau depuis sa hutte en tirant sur la cordelette à l’aide de ficelles.

La chasse tenderie au brancher consiste à capturer les merles et les grives à l’aide d’un collet ou « lac », confectionné avec du crin de cheval (selon la « tradition ») et soutenu par une branche sur laquelle est suspendue une grappe de baies (sorbier). Passant le cou dans le « lac » pour atteindre les baies, l’oiseau s’y pend lorsqu’il veut reprendre son envol et s’y étrangle.

Trois projets d’autorisation sont proposés en consultation des citoyens pour la saison 2018-2019. Nous vous invitons à répondre défavorablement à chacun d’eux. Vous trouverez pour chaque pratique le lien vers la consultation, ainsi que des éléments de compréhension et de réponse dont vous pourrez vous inspirer.

Argumentaire général valable pour toutes les pratiques :

Ces chasses sont dites « traditionnelles » car elles dérogent aux directives européennes. Elles datent d’une période où les populations rurales avaient besoin de se nourrir de protéines animales à bon compte. Ce n’est plus justifié aujourd’hui. D’autant que le piégeage est difficilement contrôlable, et les pratiques cruelles :

Difficilement contrôlable : lorsque la police de la nature arrive sur place, si jamais elle arrive, il est souvent trop tard. Et quand bien même, lorsqu’un pinson ou un chardonneret est pris et que le garde arrive, le piégeur a beau jeu de dire qu’il allait le relâcher.
Cruel : lors des opérations de contrôle qu’elles conduisent elles-mêmes, les associations ont souvent trouvé des oiseaux blessés voire même morts dans les pièges. Au stress s’ajoutent les heurts physiques du grillage, la souffrance des oiseaux collés par les pattes, par les plumes des ailes, par la queue ou par le corps, et lorsqu’ils sont décollés, aux stress des manipulations, à la violence des collets…

Argumentaire contre l’arrêté ministériel prévoyant le piégeage de l’Alouette des champs aux pantes et matoles dans les départements de la Gironde, des Landes, du Lot-et- Garonne et des Pyrénées-Atlantiques la chasse aux pantes et aux matoles :

Les chasseurs ont déclaré n’avoir capturé « que » 106 285 alouettes l’année dernière grâce à ces techniques. Pourtant, cette année encore, le quota fixé par le ministère pour cette chasse porte sur 370.000 alouettes, qui s’ajoutent aux 180 000 déjà chassées au fusil chaque année. Pourquoi l’Etat français veut-il autoriser la capture de 3,5 fois plus d’alouettes que ce qui a été déclaré pour la saison précédente ?! Un tableau de chasse irresponsable quand on a conscience du déclin continuel de l’espèce en France (déclin de 33% des nicheurs entre 1989 et 2015 et déclin de 46% des hivernants entre 1996 et 2017) et en Europe (déclin de 56% des nicheurs entre 1980 et 2015). De plus, les matoles, ces cages grillagées qui ont servi trop longtemps à capturer des bruants ortolans fin août début septembre, ne sont pas sélectives puisque d’autres espèces comme les pinsons, les verdiers, les chardonnerets et bien d’autres se font prendre et restent souvent des heures prisonnières. Certains oiseaux pourtant officiellement protégés sont blessés, d’autres meurent.
Lien vers la consultation : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1850

Argumentaire contre le piégeage des grives et Merles noirs aux gluaux dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse :

Bien entendu, il s’agit d’une pratique non sélective puisque n’importe quel oiseau autre que les grives et merles noirs peut se retrouver englués, ce qui a conduit en 2004 la Cour de justice de l’Union Européenne à condamner l’Espagne qui autorisait une pratique similaire. Malgré l’obligation de relâcher les spécimens d’espèces non ciblées, ceux-ci ont peu de chances de survivre, surtout les petits passereaux (mésanges, rouges-gorges, etc.) : articulations démises en se débattant et mutilations, plumes arrachées par la glu, intoxication due aux solvants chimiques utilisés pour décoller les oiseaux (« traditionnellement » cela se faisait avec de la cendre). Alors que les chasseurs déclarent avoir capturé 42 319 oiseaux la saison 2017-2018, chiffre relativement stable depuis quelques années, les arrêtés soumis à consultation autorisent le piégeage de 78 000 grives ou merles noirs pour la saison 2018-2019 ! Les chasseurs n’étant pas soumis à l’obligation de relâcher les appelants en fin de saison, ce quota s’ajoute à l’important prélèvement de ces espèces par tir au fusil (plus de 2,5 millions de grives de merles noirs en France d’après l’enquête nationale sur la saison 2013-2014).
Lien vers la consultation : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1855

Argumentaire contre le piégeage des Vanneaux huppés et des Pluviers dorés aux filets ainsi que le piégeage des merles et grives aux tenderies dans le département des Ardennes (consultation commune aux deux modes de chasse)r

La tenderie aux vanneaux
En France, pays qui abrite environ 70% des hivernants d’Europe, la tendance des populations nicheuses (-33% sur 1989-2015) et hivernantes (-48% sur 2000-2017) est alarmante. 2 050 oiseaux de ces espèces pourront être prélevés à l’aide du piégeage au filet (tenderie aux vanneaux)pour la saison 2018-2019 selon l’arrêté projeté.

La tenderie au brancher
Rien ne garantit que d’autres espèces non ciblées ne se retrouvent pas également prises au piège et la nature même du piège empêche tout relâcher d’une espèce non ciblée et potentiellement protégée, puisque la technique consiste à étrangler l’oiseau. La tenderie au brancher est donc non sélective. En cela elle est contraire au droit européen et l’Etat le sait parfaitement puisque l’arrêté ministériel du 17 août 1989 encadrant ce mode de chasse prévoit que « Tout gibier autre que les grives et merles pris accidentellement dans une tenderie est déclaré dans les vingt-quatre heures » – et non pas « relâché » – à l’ONF ou à la fédération des chasseurs ». L’année dernière, les chasseurs prétendent avoir capturé 5 711 oiseaux. Pourquoi donc autoriser le piégeage de 20 000 grives ou merles noirs pour la saison 2018-2019 ainsi que le prévoit l’arrêté en consultation ?

Pour signer la pétition de l'organisation Sauvons la forêt

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/1147/urgent-le-piegeage-cruel-doiseaux-en-france-ca-suffit?mtu=345862463&t=4345

Source : LPO : https://www.lpo.fr/actualites/mobilisons-nous-contre-le-piegeage-cruel-de-centaines-de-milliers-d-oiseaux-en-france-dp1


vendredi 6 juillet 2018

Sur le chemin de la gare

Ce matin sur le chemin de la gare un troglodyte mignon chantait à tue tête.
Un coquille de noix perchée tout en haut d'un conifère élancé !
Trois minutes magiques...

jeudi 5 juillet 2018

L'écologie radicale expliquée à ma belle-mère


Aurélien Dupouey-Delezay
Editions du Panthéon
ISBN 978-2-7547-4012-8

Vincent est un écologiste radical.
Alors qu'il pique-nique avec ses beaux-parents, ceux-ci se montrent curieux, sceptiques et souvent contradicteurs afin qu'il leur explique ses idées et plus largement pour découvrir les différentes facettes et composantes de ce mouvement.

Ce dialogue familial vivant, dynamique et très naturel nous expose et explique la complexité de ce positionnement idéologique et politique. De mon point de vue cela sonne vrai et juste. D'autant que j'en partage assez largement l'analyse et les positions.
Alors qu'en ce qui me concerne le sujet touche à l'anxiogène, Aurélien Dupouey-Delezay se place dans une juste mesure afin d'éviter trop de noirceur. J'ai malgré tout un peu de mal à adhérer à la vision toute relativement optimiste qu'il adopte dans ces dernières pages quant à la manière par laquelle un nouveau modèle de société pourrait se mettre en place.
Je ne vous en dirai pas plus afin de vous laisser la possibilité de le découvrir par vous-même en lisant ce premier essai d'un auteur qui pourrait s'avérer prometteur.

Pour lire un extrait

http://livre.immateriel.fr/fr/read_book/9782754740135/#pct0

mardi 26 juin 2018

La tactique de la tique… ou comment prévenir la maladie de Lyme


Pierre Hecker
Editions Larousse
96 pages – 5,90 €
ISBN 978-2-03-594642-2

50 000 nouveaux cas de maladie de Lyme sont signalés chaque année en France.
Aux Etats-Unis ce sont 300 000 américains qui la contactent chaque année, soit cinq fois plus que le Sida.
Nous sommes donc devant un problème de santé majeur.
En Europe la maladie de Lyme est la principale maladie parmi la trentaine transmise par la tique.
Ce petit acarien a conquis presque tous les écosystèmes du globe. Sa population s’accroît notamment à cause des changements climatiques. La situation est sérieuse.
Avec petit livre, Pierre Hecker nous présente la tique, ses dangers, bien sûr en particulier la maladie de Lyme. Surtout il nous indique les bons gestes à adopter pour réduire les risques de piqure dont statistiquement 5 % transmettent la maladie.
Nous sommes tous concernés. 50 % des piqûres de tiques se produisent en dehors des forêts. Parcs et jardins sont aussi des territoires où sévissent les tiques ! Un ouvrage d'intérêt public, simple et clair, abondamment illustré, facile et rapide à lire.

mardi 5 juin 2018

Pour Maxime

Pour payer une prothèse bio mimétique à Maxime, 21 ans, amputé de la main suite à une explosion de grenade lancée par les gendarmes à la ZAD de NDDL

https://www.lepotcommun.fr/pot/00pp9x7g

Objectif 100 000 euros

" Cette cagnotte est organisée par les amis, étudiants et professeurs proches de Maxime, amputé de la main droite. Elle a pour but de financer l'important budget d'une prothèse et les aménagements de la vie quotidienne. Cette collecte est nécessaire pour qu'il puisse reprendre ses études, retrouver rapidement son autonomie et les perspectives d'une vie normale. Le niveau de technicité de l'appareillage que Maxime pourra acquérir, de type prothèse biomimétique, sera proportionnel à la somme récoltée à travers cette cagnotte. Une prothèse coûte extrêmement cher, c'est pourquoi nous tentons de réunir un maximum d'argent.

vendredi 13 avril 2018

Association de malfaiteurs


Encore un excellent article de Hervé Kempf. J'approuve, évidemment !

lundi 9 avril 2018

Expulsions à NDDL - Ecœurement et consternation

C'était clair en ce qui me concerne, le gouvernement et ses sbires n'allaient pas laisser perdurer la ZAD de Notre Dame des Landes.
Il était évident qu'une telle expérience de vie différente, hors norme, hors système leur était insupportable.

Ce triste lundi 9 avril a donc vu débuter les expulsions. 2500 gendarmes,militaires ou je ne sais quoi ont donc employé la force pour déloger soi-disant une centaine d'occupants.
Pour le peu que j'ai écouté la radio et pour avoir côtoyé les occupants lors des rassemblements et manifs, je veux exprimer ici mon écœurement , mon dégoût envers ceux qui sont au pouvoir au plus haut de l'Etat comme en dessous.

Honte à vous, qui au pouvoir détruisez cette belle expérience de vie, ce qui préfigure le type de société qui permettra à l'homme de survivre à la destruction qu'il provoque.

Honte à vous qui colportez de fausses informations quant à ce qu'est vraiment la ZAD.
Pour ceux qui veulent en savoir un peu, qui veulent savoir ce qu'est la ZAD, ce qu'elle était et qu'elle redeviendra, d'une manière ou d'une autre, regardez, écoutez cette vidéo :

L'expulsion consternante de la ferme collective les Cent Noms, l’un des lieux les plus impliqués dans les projets agricoles de la zone. Par Jade Lindgaard - Médiapart :

lundi 5 mars 2018

Bure, la violence de l'Etat

Ce week-end, les groupes d'opposants à la poubelle nucléaire de Bure avaient maintenu la rencontre inter-comités malgré l'évacuation par la force des occupants du bois Lejuc le 22 février dernier. Manifestation et déplacements avaient été interdits par la préfecture, ce qui n'a pas entamé la détermination des opposants qui voulaient installer une vigie dans le champ d'un agriculteur ami à proximité du bois.

Les média ont largement diffusé les mensonges d'Etat qui affirmaient que les manifestants avaient engagé les hostilités en lançant des pierre sur les gendarmes.
En réalité ce sont ces derniers qui ont envoyé des grenades lacrymogènes sur les opposants qui voulaient manifester sans violence.


Une amie, Irène, résumait les faits :
1- Nous étions plus de 500, je n'ai pas le nombre exact, Claude K a fait le comptage.
2- Le groupe voulait simplement planter une vigie dans un champ appartenant à un agriculteur ami.
3- Ce ne sont pas les jeunes qui ont attaqué les premiers mais bien les gendarmes qui ont envoyé des lacrymogènes
4- S'il n'y avait pas eu de lacrymogènes lancées, il n'y aurait pas eu de ripostes cailloux, mais ce n'était que trois cailloux lancés en l'air en fin de manifestation.
5- C'était une manifestation - ballade très décontractée du samedi après midi

Claude a indiqué un nombre de participants compris entre 400 et 500.

La journaliste Isabelle Masson-Loodts confirme que la violence a été déclenchée par les gendarmes : https://ultimatom.jimdo.com/2018/03/04/%C3%A0-bure-la-guerre-de-l-image/

jeudi 1 mars 2018

M. Lecornu n’est pas un démineur, mais un incendiaire !

Le collectif des associations locales qui s'opposent à au projet de poubelle nucléaire à Bure (Cigéo) ont publié l'excellent communiqué que je reproduis ici.

M. Lecornu, n’est pas un démineur, mais un incendiaire !

Le secrétaire d’Etat fait le service après-vente de l’opération militaire d’envergure menée sur le site de Bure la semaine dernière. Mais pourquoi chercher à se justifier ainsi ? M. Lecornu parle-t-il au nom du ministère de la Transition écologique ou du ministère de l’Intérieur ?

Il agite aujourd’hui des épouvantails. Il affirme avoir "expulsé des délinquants", ou des représentants de "l’ultra-gauche" qui n’auraient rien à voir avec des "opposants légaux" ou des «écologistes». Son langage «guerrier» contraste avec sa mission et ne fait guère honneur à un ministère censé veiller à la sauvegarde de l’environnement., à la préservation de la terre, à l’attachement aux territoires ruraux, à la solidarité intergénérationnelle...

Arpenter le Bois Lejuc accompagné de 500 gardes mobiles suréquipés militairement, pour déloger la quinzaine de hiboux de Bure vivant à la cime des arbres, est d’une incroyable lâcheté.
Faire semblant de ramener l’ordre dans une forêt en passe d’être massacrée par l’Andra (forêt dont la propriété est toujours contestée par voie juridique), est grotesque.
Y jouer les gros bras, détruire avec une sauvagerie incroyable de nombreux lieux de vie, sans songer un seul instant à interroger les véritables raisons de l’occupation sylvestre est injustifiable.

En consacrant leur vie à l’occupation de ce bois été comme hiver dans le rude climat lorrain, les Hiboux de Bure envoient des signaux d’urgence avec un courage qu’il faut saluer, honorer et écouter.
La méthode brutale déployée la semaine dernière a démontré de façon détestable le peu de considération pour l’environnement, mais plus grave encore, pour la jeunesse de ce pays, et un inqualifiable mépris envers la population de ce territoire.

Et pourtant à qui appartient, fondamentalement, l’avenir ? Qui est légitime au final dans ce dossier ?
Les défenseurs obtus d’un "vieux monde" qui n'en finit pas d'agoniser quoi qu’en dise le gouvernement actuel, ou celles et ceux qui veulent en finir véritablement avec un Etat nucléaire mortifère et la société policière qui va avec ?

M. Lecornu annonce que rendez-vous est pris avec «les opposants légaux» et qu’ils seront reçus « dans les semaines qui viennent au Ministère». Il ment.

L’ensemble des associations locales opposées à la méga-poubelle atomique tient à remettre les pendules à l’heure :

  • Aucune association d’opposition locale n’a été invitée à le rencontrer depuis le jeudi 22 février, alors stop à l’intox sur les plateaux des médias !
  • Nous ne sommes pas engagés par les rendez-vous potentiels pris avec des associations d’envergure nationale et nous ne considérerons pas les échanges tenus comme un dialogue avec le mouvement local d’opposition au projet. Nous appelons d’ailleurs les associations invitées à refuser ce rendez-vous par solidarité avec le mouvement local et ce tant que les conditions d’apaisement nécessaires à la concertation ne sont pas réunies.
  • L’expulsion sans dialogue préalable du Bois Lejuc a définitivement aggravé la fracture et ne témoigne pas d’une envie de faire avancer ce dossier dans la concertation. Aujourd’hui, chacun-e sait que le dialogue depuis 20 ans se résume à coups de débats publics bidons, de corruption institutionnelle envers des élus en mal de reconnaissance et qui ne représentent qu’eux-mêmes, et de plus en plus à coup de flashball et de grenades ou de procès de militant-es menés à charge mais dont les dossiers sont cruellement vides.

Par la brutalité de son action, le gouvernement a brisé le dialogue avec les différents opposants, et a cimenté les liens de notre opposition. Monsieur Lecornu n’est pas un démineur, mais un incendiaire ! Le gouvernement a soufflé sur les braises de la contestation partout en France. Il est à l’origine des 70 rassemblements spontanés qui se sont organisés en réaction à une expulsion injustifiable, voire illégale. Il a participé à la construction de nouveaux comités de lutte contre Cigéo. Il a permis à des personnes de se rencontrer, d’échanger leurs émotions, leur colère. Il a soudé un peu plus encore les liens indéfectibles qui nous unissent.

Le gouvernement a perdu le dialogue avec nous.
Il a renforcé celui de celles et ceux qui veulent lutter avec nous.

Les 3 et 4 mars était prévue une rencontre inter-comités de soutien et de lutte. Malgré la situation inédite, nous maintenons ces temps et ces espaces d’échange à venir.

Ce ne seront pas les arrêtés d’interdiction de circulation qui structureront notre lutte, qui aménageront notre territoire. Nous n’obéirons pas au calendrier fixé par le gouvernement, nous n’organiserons pas les temps à venir en fonction de ses velléités.

Chacun-e connait désormais un peu mieux les méthodes qu’il utilise pour étouffer le mouvement et les raisons qui poussent certain-es militant-es à se battre depuis plus de 20 ans avec une détermination infaillible et des convictions fédératrices. Le réseau anti-Cigéo continue de s’organiser avec une ampleur inédite. Ce week-end du 3 et 4 mars, nous continuerons à exprimer et à partager nos fragilités pour nous rendre plus forts, nous prendrons le temps de nous écouter, de réfléchir, de construire ensemble. Car si nous n’attendons rien du gouvernement, nous pouvons désormais compter sur un réseau de militant-es à travers le pays. En cherchant à museler la contestation locale, le gouvernement a bel et bien permis à de nouvelles voix de crier leur indignation et leur révolte à l’égard de ses très mauvais choix, et contre un projet dont elles ne veulent pas.

Le rendez-vous qui est pris prochainement avec certitude n’est pas avec le gouvernement, mais ces 3 et 4 mars avec celles et ceux qui veulent poursuivre ou rejoindre ce combat.

NON à l'enfouissement des déchets radioactifs à BURE ou ailleurs, OUI à l'étude des alternatives à l'enfouissement !

Communiqué commun,
Les associations d’opposant.es citoyen.nes et élu.es : Burestop55, Bure Zone Libre, Cedra52, Eodra, Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château, MNE, Mirabel LNE,
et des Hiboux de Bure


mercredi 28 février 2018

Linky installé contre votre volonté ! Comment faire ?

Lorsque votre compteur se trouve à l'extérieur de votre propriété (dans une armoire sur la façade) ou bien dans des parties communes de votre immeuble, les installateurs peuvent le remplacer par un Linky sans que vous ne soyez au courant ou lors de votre absence.


Sachez qu'à plusieurs endroits en France les habitants ou des groupes ont réussi à faire ré-installer un ancien compteur.

Vous trouverez ci-joint (Communiqué collectif Tarn sud_2017-12-21) un communiqué du collectif Stop Linky Tarn Sud qui relate lui aussi la réinstallation d'un compteur ordinaire à Castres grâce à l'engagement solidaire des citoyens.

Pour mémoire, un compteur ordinaire a été réinstallé à Auch : La Dépêche -  09/01/2018

Un compteur ordinaire a été réinstallé aussi à Libourne suite à l'action courageuse d'une habitante : http://www.sudouest.fr/2017/06/13/un-sos-pour-retirer-leur-compteur-linky-3527526-2780.php 

Si vous êtes l'objet d'une installation de Linky contre votre volonté, contactez immédiatement ("tant que c'est chaud") les médias locaux (le journal du coin, France bleu, France3, etc) et dénoncez avec la plus grande virulence le passage en force antidémocratique d'Enedis et des ses sous-traitants. Si possible, faites venir voisins, amis, famille... exigez du maire qu'il vous soutienne, ne serait-ce qu'au nom du respect du choix de chaque habitant. 

Les dirigeants d'Enedis craignent énormément la médiatisation de leur exactions, vous pouvez obtenir le retour immédiat de votre compteur ordinaire...


samedi 24 février 2018

Expulsion au bois Lejuc à Bure : consternation, colère et détermination

Cela a été fortement médiatisé, jeudi 23 février, 500 gendarmes expulsaient dans la violence les occupants du bois lejuc et pénétraient de force et illégalement dans la maison de la résistance.

Une telle violence de la part de nos "dirigeants" fait naître consternation, colère et surtout une détermination à poursuivre la lutte contre ce projet dangereux et irresponsable qu'est Cigéo à vouloir enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires qu'une folle politique énergétique à produit et continue de produire.

Dès le lendemain de l’expulsion, les hiboux regagnaient les arbres du bois Lejuc !
L'évidence est là, cette lutte est légitime, importante, vitale. L'opposition ne faiblira pas.



Photo : Reporterre

Suivez le fil d'infos sur : https://vmc.camp/
Et bien sûr les excellents articles de Reporterre

mardi 20 février 2018

En voiture Simone - Fonce Alphonse


En voiture Simone – Pourquoi ma voiture pollue moins qu'une neuve ?
Fonce Alphonse – Croissance, décroissance : comment sortir de l'impasse ?

Auteur : Lucien Willemin
Editions : Plume de carotte

Avec "En voiture Simone", Lucien Willemin nous explique le concept d'énergie grise, l'E grise comme il la nomme. L'E grise représente tout ce qu'il a fallu pour fabriquer, transporter, vendre un objet. Et même ce qui est mis en œuvre après que l'on s'en soit débarrassé. Energie, matières premières, mais aussi machines qui, ont nécessité elles-mêmes énergie et matériaux.
Nous ne pensons que rarement à tout cela en achetant et utilisant un objet. Et pourtant la pollution engendrée pour que nous l'ayons entre les mains est toujours énorme. Lucien Willemin prend deux exemples, le simple crayon de papier ainsi que la voiture, sujet principal du livre.
Deux exemples simplement présentés qui illustrent parfaitement son propos.
Les entreprises productivistes nous poussent à remplacer nos objets par d'autres soi-disant plus écologiques, mais cela est-il vraiment bien ? Non pas du tout, l'auteur montre qu'il vaut mieux utiliser nos objets jusqu'au bout.
Lucien Wuillemin enfonce le clou avec "Fonce Alphonse". Il y généralise son propos et y affiche l'impasse de la recherche de croissance matérielle. Il nous alerte sur la catastrophe à venir faite de changer vers un système basé sur la réparation. Il l'affirme : recycler ne suffira pas. Ainsi il nous propose d'instaurer une consigne énergie grise. Pour dire vrai, je n'ai p as très bien compris le détail su système par lequel nous serions amenés à payer ses futures réparations au moment de l'achet du produit.v A notre niveau, Lucien Wuillemin nous conseille :
• De réparer plutôt que de remplacer ;
• D'utiliser nos objets jusqu'au bout ;
• D'acheter d'occasion autant que possible ;
• De ne pas multiplier les achats d'objets de même type.

Que de conseils avisés !

Voici eux petits livres qui se veulent rapidement lus, simples et démonstratifs.
Pari tenu ! Lucien Wuillemin prouve qu'il n'est nullement besoin d'une imposante littérature ni de philosopher pour prouver que la croissance matérielle ne peut nous mener qu'à une issue fatale et que, somme toutes, le mode de vie à adopter est très simple.
Très simple mais contraire aux intérêts financiers des entreprises et des politiques dominants !

Lucien Wuillemin, lui, a changé de vie. Il nous montre le chemin…

lundi 19 février 2018

L'expérience des oranges

Il y a quelques jours je participais à une expérience organisée par Bernard Blancan, destinée à établir que l’intention peut influencer la matière vivante. Dans cette expérience, il s’agissait d’influencer l’évaporation d’agrumes, à savoir des oranges. Nous étions organisés en deux groupes. le premier devait, à distance, sur la base d'une photographie d'une orange se concentrer et vouloir la faire perdre du poids, la faire "s'évaporer", le second groupe devait vouloir faire "se conserver" l'orange, et donc lui faire conserver son poids. Organisée sur deux jours l'expérience portait alternativement sur un groupe d'oranges le premier jour et sur l'autre le second jour.

Mon explication n'est pas claire ? Je laisse Bernard présenter son expérience...

En attendant que Bernard publie son livre, je vous laisse dans l'expectative. L'esprit humain pourrait donc, à distance, influencer la matière vivante !

Personnellement je crois que c'est possible. Les guérisseurs, les radiesthésistes le montrent par leur pratique, c'est vraiment possible. En ce qui me concerne, à ce que Bernard m'en a dit, le résultat fut concluant un jour sur les deux seulement. C’est déjà pas mal, non ?

jeudi 8 février 2018

Planter des arbres pour les abeilles


Yves Darricau
Editions Terran
Collection Alternatives apicoles
ISBN13: 978-2359810936

La collection "Alternatives apicoles" des éditions Terran se donne pour objectif de nous présenter des pistes "douces" pour renouveler l'apiculture et aider les abeilles.

Yves Darricau est ingénieur agronome mais aussi apiculteur et planteur d'arbres. Avec son livre "Planter des arbres pour les abeilles" il se atteint parfaitement le but de la collection.
Promoteur de "l'api-foresterie de demain", il nous présente cette pratique basée sur l'utilisation d'essences d'arbres et arbustes adaptée à l'inévitable augmentation des températures que nous allons continuer à subir dans les années et décennies à venir.
L'auteur débute en nous dressant le triste tableau du réchauffement climatique. Prudent, il se base sur les études officielles annonçant une élévation de température pouvant atteindre 1,5 à 2°C avec des pointes frôlant les 5°C !.
Tant bien même le réchauffement serait ainsi limité, les espèces végétales devront s'adapter sinon elles disparaîtront. Une élévation de température de 2°C correspond en effet à des conditions de vie végétale située à 400 km plus au sud. Énorme !
L'auteur propose ainsi de planter des végétaux qui poussent actuellement bien plus au sud de notre lieu de vie de telle manière que nous assurerons la couverture végétale du futur.

Les abeilles déclinent. C'est indubitable. Les espèces végétales sélectionnées par Yves Darricau sont connues pour leurs propriétés mellifères afin de favoriser les butineuses. Il s'agit donc de planter des espèces issues de contrées plus au sud, voire tropicales. L'auteur prends ses précautions dès les premières pages en rappelant que nombre de nos végétaux largement répandus en notre contrée furent jadis importés. Selon lui le risque d'implanter des espèces invasives est minime et il nous enjoint de garder raison..

50 espèces nous sont présentées pour leur résistance à l'augmentation des températures et pour leurs qualité mellifères. Un catalogue fort bien présenté et joliment illustré par d'excellentes photographies. Chaque espèce est décrite. Ecologie, intérêt mellifère, si besoin indications pour se la procurer. Le tout, question climatique oblige, structuré au fil des saisons de manière à offrir aux abeilles le nécessaire sur la période la plus étendue possible.
Fin de l'été tout d'abord avec arbres, arbustes et lianes.
Hiver ensuite : arbres et arbustes.
Viennent ensuite des cas particuliers. Zones humides, sols très secs, sols pauvres ou pollués. Intéressant.

Avec cet ouvrage, Yves Darricau fait preuve d'une évidente conscience écologiste. j'apprécie et saluer sans retenue sa démarche qui nous enjoint à préparer un futur arboré adapté aux conditions climatiques à venir et favorable aux abeilles. Il ne nous reste qu'à assumer les conséquences de notre irresponsabilité collective vis à vis du climat.
C'est tout autant volontiers que j'avoue que mes connaissances ne me permettent pas de me prononcer sur la pertinence du choix des espèces proposées. Je ne peux que souhaiter que ce choix nous présenver d'implanter des végétaux invasifs...

lundi 29 janvier 2018

Appel : bientôt il sera trop tard… Que faire à court et long terme ?

En novembre, suite à la publication de l'alerte "Demain il sera trop tard" de 15000 scientifiques, s'engage une discussion entre décroissant-e-s. Il est alors décidé de lancer un appel à la convergence des forces écologiques et altermondialistes. Cet appel est très vite signé par une centaine de personnalités diverses et variées. Je vous invite à le découvrir et le signer.

Voici le texte des initiateurs de l’appel sur le site de Mediapart :

Nous avons entendu l’appel de plus de 15000 scientifiques de 184 pays paru le 13 novembre 2017 dans lequel ils tirent la sonnette d’alarme sur l’état désastreux de notre planète. Nous avons compris qu’il s’agit de la dernière mise en garde, car si nous ne prenons pas les mesures adaptées « bientôt il sera trop tard ».

Nous, écologistes, altermondialistes, objecteurs de croissance, décroissants, souhaitons tirer les conséquences pratiques de cet appel, puisqu’il est bientôt « trop tard », c’est maintenant qu’il faut agir. Personne n’a aujourd’hui de réponses toutes faites mais nous savons que nous devons changer de paradigme dominant. L’issue n’est pas du côté de l’austérité et de la croissance mais plutôt d’une rupture avec le productivisme, l’extractivisme, la foi béate dans la techno-science, l’autoritarisme, le capitalisme.

Nous devons changer nos modes de production et d’existence, car ils sont à l’origine de la situation actuelle, et l’effondrement des ressources pourrait nous conduire à la barbarie. Mais nous ne partons pas de rien, nous savons que des alternatives existent déjà à l’échelle mondiale, qu’il faut faire converger ; nous savons aussi que le rêve des 99 % n’est pas d’imiter les 1 % contrairement à ce que voudraient faire croire les dominants.

Nous devons changer nos modes de production et d’existence mais nous savons que demain devra être mieux qu’aujourd’hui tout en divisant immédiatement par trois nos émissions de CO2 et en préservant les écosystèmes. Nous ne croyons plus aux lendemains qui chantent parce que nous voulons chanter au présent. La planète est suffisamment riche pour permettre à dix milliards d’humains de vivre bien si nous en préservons la biodiversité et savons vivre en harmonie avec les autres espèces.

Nos combats d’aujourd’hui doivent nous rapprocher de la société de demain.

Si le réchauffement climatique n’est pas endigué drastiquement, cela va provoquer des sécheresses massives et des famines mondiales. Pour que l’humanité ne disparaisse pas comme une entreprise en faillite, nous vous invitons à signer et à faire signer cet appel afin de prendre date en disant que la solution à moyen et long terme est du côté d’une société de la gratuité, émancipée de la contrainte du « toujours plus » de richesses économiques et de pouvoir sur les autres humains, les autres vivants et la planète.

Pour que l’humanité ne disparaisse pas comme une entreprise en faillite, nous vous invitons à signer et à faire signer cet appel afin d’exiger, dès maintenant, la fin des Grands Projets Inutiles imposés (de l’aéroport NDDL à Europacity en passant par le Grand Prix de France de F1), une réduction drastique du temps de travail (travailler moins pour travailler tous mieux), la généralisation des communs et de la gratuité (des transports en commun, des cantines scolaires, des services culturels et funéraires), une réduction drastique des inégalités de revenus et de patrimoine, un élargissement de la démocratie pour aller vers plus d’autonomie et de responsabilisation des peuples.

Tout doit être repensé dans le cadre de la critique de la croissance car la décroissance que nous soutenons ce n’est pas faire la même chose en moins, ce n’est pas l’éloge du sacrifice, c’est déjà construire une écologie des revenus avec un minimum et un maximum décents et revenir à des taux de prélèvement sur la nature supportables, c’est offrir un avenir dans un monde qui n’en offre plus.

Nous, écologistes, altermondialistes, décroissants, objecteurs de croissance amoureux du bien-vivre, appelons à une démarche commune pour construire un projet de transition vers une société d’a-croissance, juste et démocratique. Nous devrons pour cela dire notre volonté de nous rapprocher, afin de créer un mouvement d’idées riche de sa diversité, de mettre en réseau nos compétences et alternatives, de prendre des initiatives, d’initier des résistances, et de préparer des convergences avec tous ceux et toutes celles qui s’opposent à la barbarie qui vient.

Le collectif de décroissant-e-s à l'initiative de l'appel, le 25 janvier 2018
Paul Ariès, Vincent Bruyère, Thierry Brugvin, Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Jean-Luc Pasquinet, Anne-Isabelle Veillot, Christophe Ondet, Michel Simonin, Christian Sunt

Pour signer

http://initiatives-decroissantes.net/


jeudi 18 janvier 2018

Pas d'aéroport à NDDL

C'est fait, le projet d'aéroport à NDDL est abandonné. Enfin !
C'est une belle victoire pour les opposants qui ont œuvré depuis tant d'années ! Cela fait plaisir, c'est sûr.
Beaucoup d'entre nous se réjouissent, c'est normal et nécessaire.
Il y a deux jours, j'écrivais que nos "responsables" politiques tuent l'avenir.
Quand je lis tant d'articles saluant cette victoire, ceux qui annoncent la ré-ouverture de la « route des chicanes » par les occupants eux-mêmes et même Hervé Kempf qui parle de la nouvelle Zone à imaginer de Notre-Dame-des-Landes et qui titre que, oui, l'optimisme est possible, j'en arrive à me demander si je suis trop pessimiste ou bien si mes camarades sont trop dans le sens inverse...
En tout cas, rendez-vous le 10 février sur place !

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