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mardi 27 janvier 2015

Le capitalisme et les deux mamelles du terrorisme

J'aimerais aujourd'hui vous inciter à lire deux excellents articles qui dénoncent l’état de guerre déclaré par notre gouvernement, soi disant contre le terrorisme.

J’expliquais brièvement dans un récent billet (ici) pourquoi je n’ai pas manifesté à Paris le 11 janvier.
Hervé Kempf et Marie-Monique Robin développent et expliquent tellement mieux que moi cette terrible voie dans laquelle nos politiques entraient notre pays que je ne me risquerais pas à écrire davantage là-dessus.
L’éclairage de ces deux excellents journalistes engagés est de toute première importance. Je ne peux que chaudement vous recommander leur lecture :

Marie-Monique Robin : LES TUERIES DU 7 JANVIER NE SONT PAS DES « FAITS DE GUERRE » MAIS D’ATROCES « FAITS DIVERS »

Hervé Kempf : Je ne suis pas en guerre

Je ne citerai que quelques mots de Marie-Monique Robin : «…c’est la barbarie institutionnelle inhérente au système capitaliste globalisé qui génère les deux mamelles du terrorisme : l’humiliation et la haine.. » et qui conclue ainsi : « Profitons de cet incroyable élan de fraternité et de solidarité pour exiger du gouvernement qu’il mène la seule guerre qui vaille : celle contre la machine capitaliste qui fabrique des pauvres à la chaîne, sème la haine et le désespoir, détruit la planète, dérègle le climat et menace l’avenir des nos enfants ! »

Ne soyons pas des moutons. Ne soyons pas le Charlie qu’ils veulent nous voir être, celui des tensions inter-communautaires, celui de la mondialisation, celui de l’accroissement des inégalités, celui de la diminution des libertés.


mercredi 14 janvier 2015

Catapulte, essai transformé


Auteur : Bernard Blancan
Editeur : Persée (Editions)
ISBN : 978-2-8231-1007-4

Je connaissais Bernard Blancan comme acteur, réalisateur, essayiste et comme blogueur.
Avec « Catapulte », voici l’occasion de découvrir le romancier.

Blanche et glacée, la couverture est à l’image de l’ouvrage, sobre et efficace.
Bien positionné selon le nombre d’or, le titre évoque le sang par sa couleur et sa calligraphie.

Si la mort est au rendez-vous, elle arrive assez tard dans ce polar, laissant une large place à deux thèmes que Bernard connait bien, la sourcellerie et le magnétisme.
Pour autant ce roman appartient-il au genre fantastique ? Une réponse spontanée pourrait être affirmative, ce qui serait cohérent avec la présentation du livre en quatrième de couverture. Pour autant, les pratiques de Ludo le sourcier et de Brochet le guérisseur sont bien ancrées dans le réel comme en attestent les deux essais publiés par Bernard, « Secrets de sourcier » et « Si j’étais guérisseur ». A vous lecteurs de voir… et finalement peu importe.

Des personnages attachants, une atmosphère lourde et légère à la fois, le roman s’avère très prenant tout en restant simple, vrai, émaillé de situations que le lecteur se rappellera avoir côtoyé ou vécu telle la balade à la FNAC pour voir les derniers produits high-tech.
En passant Bernard livre quelques points de vue personnels comme son résumé en une page (bel exploit !) de l’évolution de la société depuis les temps où la religion prédominait jusqu’à la période actuelle où la finance a pris le dessus, en passant par l’industrialisation et le rapport au travail et à la consommation.

Son écriture dynamique, son atmosphère étrange, le caractère un peu magique des sourciers et des guérisseurs, l’intrigue du polar font aussi de ce court roman un beau moment de lecture et un accélérateur de temps qui fait arriver trop vite la dernière page.

En seconde page comme dans l’avant dernière, apparaît un personnage annexe, un second rôle en somme. « Il pourrait être acteur. Il ressemble à un gars qu’on voit parfois dans les téléfilms et qui joue souvent les méchants ou des suspects. ». Tient, ça me rappelle quelqu’un, pas vous ? C’est un écrivain qualifié de scribouillard, alors non, ce n’est pas lui !

Vous avez compris, j’ai beaucoup aimé.
Catapulte : un essai transformé.

mardi 13 janvier 2015

Je suis Rémi


Aussitôt après l’attentat contre Charlie Hebdo j’étais Charlie.
Non que j’aime ce journal qui va souvent trop loin. Je n’apprécie pas la vulgarité.
Je reconnais volontiers son caractère souvent pertinent et impertinent. C’est bien.
Quelle douleur de savoir ces personnes, ces journalistes tués. Ma douleur s’associait à celle de leurs proches, à celle des citoyens consternés. J’étais Charlie.

Rien ne justifie que l’on porte atteinte à la vie, à la santé d’un homme contre sa volonté. C’est mon avis. Rien ne justifie donc quelque attentat que ce soit. Rien ne justifie celui contre Charlie hebdo pas plus que les prises d’otages de ces derniers jours.
Pour autant les choses se compliquent très rapidement. La mort des criminels, des preneurs d’otages lors des assauts était-elle justifiée ? Evidemment ils avaient tué des otages ou allaient en tuer. Alors, quoi faire dans l’urgence ? Hé oui ça se complique très vite si l’on ne veut pas avoir de double langage, ne pas dire, ha oui, dans ce cas là… si l’on ne veut pas amener des exceptions si difficiles à définir…
Rien ne justifie la mort d’un homme. Directe ou indirecte. Rien ne justifie de porter atteinte à sa santé.

Est-ce que l’on tue les responsables politiques ou d’entreprises qui pillent les ressources naturelles ici ou ailleurs au mépris de la vie et de la santé des travailleurs et des populations ? Non.
Est ce que l’on tue les responsables des politiques interventionnistes, néocoloniales, qui, contribuent entre autres au terrorisme. Tout cela souvent au nom de la lutte pour les droits de l’homme, de la lutte contre le terrorisme, au nom de la démocratie, alors que cela cache des intérêts politiques, financiers et autres bien moins avouables ? Non.

Alors, manifester dimanche dernier aux côtés de tous ces « chefs d’états » plus ou moins directement responsables des atteintes à la terre et aux hommes, plus ou moins responsables du terrorisme ?
Non pas pour moi. Toute cette récupération m’écœure alors, non, je ne suis plus Charlie. Au sens actuel en tout cas. Celui entre autres où la politique sécuritaire va encore s'accentuer un peu partout au mépris des libertés...

Ho je sais, même la mort de Rémi Fraisse à Sivens fut aussi l’objet de récupérations.
A choisir, quand même, oui, je suis Rémi.

mercredi 7 janvier 2015

Charlie, moi aussi, évidemment.

Charlie, moi aussi, évidemment.
Pensée particulière à Fabrice Nicolino, blessé aux jambes semble-t-il.
Nous l'avons vu dans les reportages évacué sur une civière. En soirée des messages Twitter indiquent que son pronostic vital ne serait plus engagé.


mardi 6 janvier 2015

Cigéo – Quand l’ANDRA escamote le potentiel géothermique du site de Bure

Vous connaissez le projet Cigéo d’enfouissement des déchets radioactifs ? Si la réponse est non, mieux vaut jeter un coup d’œil ici avant de poursuivre cette lecture.

Je cite ici la présentation par le CEDRA de la question du potentiel géothermique du site de Bure :

Si vous vouliez vous débarrasser d’une bombe, vous iriez, vous, l’enterrer dans votre jardin où on dit qu’il y a un trésor ?
Non bien sûr, de peur que vos descendants, ayant oublié la bombe mais pas le trésor, se mettent à creuser à la recherche de celui-ci. Question de simple bon sens.
Exactement ce qui guida la réflexion de l’Etat quand il décida de se débarrasser des pires déchets du nucléaire en les enfouissant.
OK pour l’enfouissement, dit-il, mais surtout pas dans un endroit où le sous-sol pourrait recéler des richesses, comme des pierres précieuses, des métaux rares, du pétrole, du charbon, du gaz de schiste, de l’eau chaude… afin d’éviter, justement, que les générations à venir n’aillent creuser là. Et l’Etat édicta (début des années 90) une « Règle fondamentale de sûreté » en ce sens (RFS.III.2f).
Quelques années plus tard, le village de BURE fut ciblé pour le projet de poubelle nucléaire souterraine (début 1994). Au vu de la RFS, c’est donc que le sous-sol choisi était sans intérêt aucun…

Des associations (Réseau "Sortir du nucléaire", BureStop 55, MIRABEL Lorraine Nature Environnement, Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château, CEDRA 52 et ASODEDRA), considérant que l’ANDRA a commis une faute a mis l’affaire en justice.

Pour plus d’information, je vous conseille la lecture de l’article de Reporterre. Clair et synthétique.
Vous pouvez aussi consulter le dossier du Réseau Sortir du nucléaire.

L’audience s’est tenue hier à Nanterre.
L'horaire étant peu compatible avec mes heures de travail, je suis arrivé sur la fin. Je ne pourrais donc vous rapporter les détails, juste que les représentant des associations étaient assez satisfaits de la manière dont cela c'est passé.
La délibération aura lieu le 26 Mars 2015.


Un article et quelques photos de l'Est Républicain : http://www.estrepublicain.fr/environnement/2015/01/05/cigeo-l-andra-a-la-barre

lundi 5 janvier 2015

Extraction de sable coquillier en baie de Lannion : ni ici ni ailleurs !

Je vous en parle depuis près de 4 ans (voir mes billets ici) que le collectif « Peuple des dunes en Trègor » se bat contre le projet d’extraction de sable coquillier en baie de Lannion.

En ce début d’année, Alain Bidal, président du collectif nous alerte :

L’heure est grave.

Depuis quelques jours, des informations concordantes laissent à penser que le ministre E. Macron va délivrer le titre minier dans le premier trimestre 2015. Nous n’avons pas fait tout cet important travail avec vous depuis 4 ans pour nous laisser faire, c’est maintenant ou jamais.Nous avons besoin de votre aide pour réussir cette manifestation et montrer notre détermination intacte au ministère.

Nous organisons une grande manifestation à Lannion, le 24 JANVIER 2015 à 10 Heures, parking de la poste
Avant que le ministre ne délivre cette autorisation nous devons réagir : C’est maintenant ou jamais qu’il faut manifester, après la décision favorable du ministre, il sera trop tard.

Nous devons de réussir cette manifestation pour tenter de faire infléchir la position du ministre et sur laquelle les élus pourront s'appuyer lors la rencontre prévue avec M. Macron en janvier 2015. Je vous remercie de diffuser largement cette information à toutes vos connaissances, réseaux sociaux….Seule une très forte mobilisation pourra faire reculer le ministre. En mai 2012, nous étions 4 000 personnes à manifester : dépassons largement cet objectif.

A Sivens, Roybon, Notre Dame des Landes, les politiques déclarent que ces projets se feront puisque les élus locaux le veulent : ici, tous les élus et parlementaires locaux sont contre et on ferait quand même ! où est la cohérence ? Ce serait un déni de démocratie de la part ministre d’accepter un tel projet dangereux à plus d’un titre. Rendez-vous le 24 janvier 2015 à Lannion avec vos banderoles, pancartes, sifflets….. Au nom du collectif, je vous présente ainsi qu’à tous ceux qui vous sont proches mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année et je formule un vœu : que ce projet absurde soit rejeté par le ministère de l’Economie. A bientôt

Alain Bidal
Président du Collectif Le Peuple des Dunes en Trégor
Maison des associations 22560 Trébeurden
Tél.: 02.96.23.67.60
http://peupledesdunesentregor.com
peupledesdunesentregor@gmail.com



Si je reste totalement opposé à ce projet destructeur des fonds marins et de leur biodiversité, une partie de l’argumentaire du collectif m’interpelle et me pose problème.
En effet celui-ci propose de déplacer le lieu d’extraction plus au large, arguant d’impacts moindres. Je ne suis pas d’accord et ai adressé le message suivant à Alin Bidal.

Bonjour Alain,
Militants écologistes de longue date, nous soutenons la lutte contre le projet d’extraction en baie de Lannion quasiment depuis le début. Votre région nous touche en particulier en tant que bénévoles LPO et vu les impacts que le projet aurait sur les populations d’oiseaux des Sept Iles.
Après avoir espéré l’abandon, nous sommes consternés d’apprendre la possible délivrance du titre minier. A l’annonce de la manifestation du 24 janvier, nous étions décidés à faire de déplacement depuis la région parisienne.

C’est alors que nous lisons ce que Le Télégramme rapporte de vos propos « On sait très bien que les carrières terrestres s'épuisent et que la mer recèle des ressources importantes, mais on dit : ne faites pas l'extraction dans cet endroit exceptionnel de biodiversité, entre deux zones Natura 2000, allez plus au large, là où les incidences seront moindres. »
Argument que nous retrouvons sur le site internet de votre collectif «D’autres solutions sont possibles : dragage plus loin en mer à plus grande profondeur là ou les impacts environnementaux seront négligeables ; autres sites possibles ou les incidences seraient moindres.»
Nous pensons qu’il ne faut pas repousser un tel projet dans une autre zone. Le milieu marin est déjà fort dégradé du fait des activités humaines, nous ne voulons pas proposer de continuer à lui porter atteinte. Comment évoquer des impacts moindres d’une extraction plus loin en mer ? Outre que les fonds marins se trouveraient très probablement affectés à distance du lieu d’extraction, nous sommes certains que l’éloignement poserait tout de même problème aux populations animales, notamment aux oiseaux des Sept Iles qui parcourent de longues distances à la recherche de poisson pour se nourrir eux mêmes ainsi que leurs petits.
De notre point de vue, le message à mettre en avant lors de la manifestation du 24 janvier doit être « ni ici ni ailleurs ».
Pourriez-vous nous confirmer que ce sera le cas ?
Nous serions alors heureux de nous joindre à vous à Lannion le 24.
Vous adressant nos meilleurs vœux pour que l’année 2015 concrétise tous vos espoirs écologistes.
Bien cordialement,

Pas de réponse pour le moment. Attendons…


vendredi 26 décembre 2014

10 décembre 2014 : journée internationale des peuples pour le climat

En marge de l'officielle conférence sur le climat négociée chaque année par nos gouvernements, le 10 décembre dernier dans les rues de Lima, se rassemblaient des milliers de personnes pour la journée internationale des peuples pour le climat. Aucune de ses personnes n'étaient dupes quant aux solutions qui allaient être proposées par la COP20, le mot d'orde : « Changeons le système, pas le climat ! ». Lancée par la "cumbre de los pueblos" (sommet des peuples), cet évènement alternatif appellait à une mobilisation des citoyens du monde entier pour une Terre habitable et la justice climatique.

A plusieurs milliers de kilomètres de là, place de la place de la République à Paris, une fresque humaine était organisée par l'organisation Alternatiba avec de nombreuses autre associations connues mais aussi, et c'est plus rare, avec des associations des peuples du Sud. L'objectif était de donner une compréhension visuelle de la problématique climatique au grand public à travers un happening scénarisé en 3 tableaux.

Les militants étaient majoritairement enchaînés autour de la fontaine de la Liberté pour représenter les 7 milliards d'individus prisonniers du système actuel porté par la majorité des gouvernements et des multinationales. Ceux-ci étaient représentés par des hommes en costumes-cravates, un manager de Total specialisé en bio-ingénierie, une plateforme pétrolière et des "hommes-maïs" OGM de Monsanto. Derrière, une rangée de bambous verdoyante nous rappelait aussi la fausse promesse des agrocarburants produits par les plantations d'arbres à croissance rapide pour nourrir nos voitures et qui en plus d'affamer les populations, détruisent des hectares de forêts primaires occasionnant par là-même une véritable bombe climatique. Une centrale nucléaire et son ingénieur EDF illustraient le top des fausses solutions : la typiquement française énergie nucléaire !

Face à eux, quelques porteurs d'alternatives mettaient déjà en oeuvre des solutions simples et efficaces : la sobriété énergétique et les énergies renouvelables remplaçant l'extractivisme* forcené. Nourrissant actuellement 70% de la population, l'agriculture paysanne, encore améliorée, serait capable de remettre dans la terre sous forme de biomasse, 40 à 50% des GES qui ont été émis par l'agriculture productiviste de ces 50 dernières années. A la nuit tombante, muent par le besoin d'agir, une centaine de militants se sont libérés physiquement de la rubalise qui les entravait pour porter eux aussi une magnifique planète qui éclairait la place de sa lumière bleutée.

  • Modèle de développement basé sur l'exploitation des ressources naturelles, humaines et financières, guidé par la croyance en une nécessaire croissance

dimanche 21 décembre 2014

Manifestation anti-TAFTA et austérité 19 décembre à Bruxelles

Nous étions entre 3000 et 4000 à manifester ce vendredi 19 décembre à Bruxelles autour du Conseil de L'Europe contre le traité TAFTA et la politique d'austérité.
Devant notre volonté d'encercler le sommet européen qui devait se tenir ce jour là, les responsables gouvernementaux ont abrégé le sommet et se sont enfuis au milieu de la nuit précédant notre rassemblement. Quel courage !

La pluie et les forces de polices n'ont pas entamé notre détermination !


Les agriculteurs étaient de la partie, ayant roulé une partie de la nuit.



Notre vote, leur action ! Rien à voir entre eux dans ce simulacre de démocratrie !



L'Europe de la liberté... sous surveillance !



samedi 13 décembre 2014

TAFTA ta gueule à la récré

vendredi 12 décembre 2014

Rendez-vous à Bruxelles le 19 décembre à 7h


lundi 8 décembre 2014

Mercredi 10 décembre - Journée internationale des peuples pour le climat


Mercredi 10 décembre de 17h à 20h place de la République à Paris

Journée internationale des peuples pour le climat

"Changeons le système, pas le climat"

Malgré l'urgence climatique, nos gouvernements discuteront une fois de plus les virgules du traité de la Convention Internationale sur le Climat en décembre 2014, à la COP20 de Lima.
Cet accord crucial pour notre avenir est censé préparer la signature du premier accord climatique mondial contraignant lors de la COP21 à Paris en décembre 2015.

Ce rendez-vous est une chance à ne pas manquer :
mobilisons-nous pour un monde habitable et une justice climatique !

Solidarité internationale pour le climat

Nous, citoyens du monde, ne voulons plus attendre que les gouvernements se mettent d'accord pour agir :
en remettant à plus tard la mise en œuvre globale d'un programme de transition équitable, nos gouvernements menacent le maintien des conditions de vie sur Terre et pénalisent les populations les plus fragiles.

Nous, citoyens du monde, nous organisons déjà localement pour changer notre système énergétique.
Les alternatives au mode de développement actuel existent.
En sortant du gaspillage, nous pouvons alimenter la totalité des foyers en énergie renouvelable. Car nous connaissons le prix des fausses solutions !
Gaz de schiste, énergie nucléaire, agriculture intensive ou plantations d'arbres à croissance rapide, ces choix ne font qu'ajouter une pression supplémentaire sur les populations du Sud : privées de leurs terres et donc de leur autonomie alimentaire, elles sont condamnées à rester sans défense devant la montée des eaux et des ouragans.

Nous, citoyens du monde, ne voulons plus être les témoins de cette injustice, nous voulons nous battre pour les générations actuelles, les générations futures, et pour l'ensemble des créatures qui peuplent la Terre.
En cette journée de la Déclaration des Droits de l’Homme, tous ensemble, exigeons de nos gouvernements des accords clés pour freiner le processus du changement climatique.

Debout la Terre !


Alternatiba IDF, Amis de la Terre, Attac, Ayni-France, Climates, Collectif Guatemala, Collectif de Péruviens en France, End Ecocide on Earth, Escargots Solidaires, France Libertés, Fréquence Orange, France Amérique Latine, GP-SON, Greenpeace Paris, Association Gilberto Bosques, Idle No More France, Association Nuy Media, Oxfam, On The Green Road, Résistance à l'agression publicitaire, Revue S!lence, Stop TAFTA, Sortir du Nucléaire Paris, Comité Solidarité Cajamarca, Terre et Liberté pour Arauco, TEJE, Utopia, Vélorution.

vendredi 5 décembre 2014

VICTOIRE - Refuser les pesticides n'est PLUS un crime !


L'équipe d'Agir pour l'Environnement nous transmet une bonne nouvelle !


Emmanuel Giboulot, viticulteur bio, qui s'était illustré en refusant de se soumettre à un arrêté préfectoral l'obligeant à épandre des pesticides pour lutter contre la flavescence dorée, a été relaxé par la cour d'appel de Dijon.

Menacé, en première instance, d'une peine de 1000 euros d'amende (dont 500 euros avec sursis), Emmanuel Giboulot a interjeté appel en considérant que refuser de polluer ne pouvait faire l'objet d'une condamnation, même symbolique.

Une nouvelle fois, un lanceur d'alerte a réussi à faire plier un État qui, par la voix d'un préfet, estime que les vieilles recettes du productivisme agricole seraient encore la seule et unique méthode à appliquer unilatéralement.

Par son opposition déterminée, Emmanuel Giboulot a mis en lumière l'extrême incohérence d'un État. Alors qu'au niveau national, les nouvelles législations visent à une division par deux de l'utilisation des pesticides d'ici 2018 et interdissent l'usage des pesticides par les collectivités d'ici à la fin 2016 ; localement les viticulteurs seraient contraints de recourir à des produits toxiques.

Alors que la France est encore dans le trio de tête des pays les plus utilisateurs de pesticides, il est grand temps de changer de modèle et de s'engager pleinement dans une transition agricole et alimentaire.

De plus en plus de citoyennes et citoyens engagés réclament une alimentation de qualité et une agriculture biologique. Face à cette demande sociale grandissante, il est plus que temps que le gouvernement adopte des mesures fiscales et règlementaires fortes visant à amplifier et soutenir l'émergence d'une agriculture biologique locale, accessible à toutes et tous.

Le combat d'Emmanuel Giboulot et de bien d'autres lanceurs d'alerte nous démontre chaque jour un peu plus que la mobilisation citoyenne alliant ténacité et créativité, conduit parfois à des succès. Au regard de l'énergie déployée pour obtenir ces victoires, ne boudons pas notre plaisir.

Source : Agir pour l'environnement


Pierre les vacances sont finies !

Dans la trop longue liste des Grands Projets Inutiles et imposés, celui d'un center parcs en Isère est d'actualité.
Il figurait d'ailleurs au menu de la dernière rencontre Reporterre.

Une cyber@ction vient d'être lancée pour presser la ministre de l'environnement de faire cesser le déboisement et arrêter définitivement ce projet absurde et destructeur.

Le texte de la cyber@ction:

Madame la Ministre Les autorisations ont été accordées par le préfet pour la réalisation d’un Center Parcs au milieu de la forêt des Chambaran en Isère alors que l’enquête d’utilité publique a émis un avis défavorable pour non respect de la loi sur l’eau (site sensible du fait de zones humides, de corridors écologiques, en tête de bassin versant, etc). Les enquêtes d’impact ont été partielles et les mesures compensatoires inadaptées. Le Conseil National de la Protection de la Nature a d’ailleurs rendu un avis défavorable. Aussi, je vous appelle solennellement, Madame la Ministre, à prendre toutes les dispositions pour faire cesser le déboisement du site et arrêter définitivement le projet. Dans cette attente, veuillez agréer, mes salutations distinguées.

Pour participer

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/pierre-vacances-finies-nbsp-866.html


jeudi 4 décembre 2014

Des candidats anti-gaz de schistes aux prochaines élections départementales en Essonne

Au vu des retournements permanents des élu-es, le collectif anti-gaz de schistes 91 envisage de présenter des candidats dans le département pour les prochaines élections départementales.


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Mon avis

Excellente initiative!

Rencontre de REPORTERRE : Projets inutiles, la victoire est possible !

J'assistais lundi dernier à la rencontre Reporterre :


Ce fut une excellente soirée. Les représentants de 5 grandes luttes actuelles nous ont chacun exposé la situation courante et les perspectives de succès de leurs luttes respectives.
Ben Lefetey, porte-parole de la lutte pour la sauvergarde de la zone humide du Testet, s’est montré très confiant sur le fait que le barrage ne se fera pas, ce qui ne sera désormais plus possible de fêter avec la mort de Rémi Fraisse. Ben est à l’évidence d’un engagement total, fort et radical. Quelle personnalité !
Françoise Verchère, des collectifs contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, était presque à l’opposé de Ben. Dépeignant une situation enlisée à NDDL et un projet d’aéroport sur lequel l’état continue à affirmer sa détermination à le réaliser. Le charisme de Françoise m’a impressionné et il contribue sans doute à faire de NDDL le fer de lance et le précurseur des ZAD et un élément essentiel dans la réussite de la formidable cohabitation de tant de personnes, groupes et compétences différents dans cette opposition à l’aéroport.
Bernard Loup, du collectif contre Europa City, à Gonesse (Seine-Saint-Denis) Triangle de Gonnesse, n’avait pas la tâche facile de succéder à Françoise Verchère dans sa présentation de ce projet débile qu’est ce gigantesque projet de centre commercial complètement inutile et destructeur de teres agricoles dans un secteur vomissant déjà de centres de ce type.
Stéphane Peron, contre le projet de Center Parcs à Roybon, en Isère est un homme surprenant. Il révèle une grande qualité de militant et une détermination évidente face à un projet démesuré en un lieu où seul la soif d’argent pouvait l’imaginer. Une soif qui apparait intarissable lorsque Stéphane explique la lutte passée et gagnée contre un projet au même endroit.
François Tassard, du collectif contre Decathlon, à Saint Jean de Braye, près d’Orléans apportait un souffle de jeunesse bienvenu dans cette équipe remarquable de militants responsables de collectifs associatifs.

Plus d’une heure d’échanges avec la salle ainsi que les interventions de Barnabé Binctin (Reporterre), Stephen Kerckhove (Agir pour l’environnement) et de Hervé Kempf (Reporterre) ont complété utilement ces propos.
Sans aller jusqu’à présenter des points communs à tous les Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII), je vous livre et synthèse les points que ’ai trouvé marquants et importants.

  • Selon ceux qui leurs sont favorables, les GPII sont toujours légaux car ils respectent la législation.
  • Arme ultime opposée aux collectifs, associations, citoyens : le silence. Aucune réponse n’est faite aux courriers et demandes de rendez-vous.
  • La lutte juridique est nécessaire mais peut-elle être couronnée de succès alors qu’au bout du bout il y a le Conseil d’Etat qui contredit rarement les autres juridictions et l’Etat ?
  • Il s’agit souvent de projets privés financés par de l’argent public.
  • Les projets sont présentés comme d’intérêt général. Quelle est la définition de l’intérêt général dont se prévalent aussi les opposants ?
  • Le chantage à l’emploi ou la promesse de créations d’emploi est très souvent utilisé comme justification des GPII.
  • C’est toujours la même politique de relance de la croissance par les grands travaux.
  • Partout les GPII et nombre de petits projets inutiles génèrent de l’opposition citoyenne.
  • Souvent les avis négatifs d’entités consultatives ou du public sont ignorés lors des procédures. C’est légal !
  • Suite au drame de Sivens les déclarations politique (lors de la conférence environnementale) nous promettent davantage de démocratie participative. Mais les dispositifs qui la permettent existent déjà ! On voit ce qu’il en sort lorsque les avis ne sont pas écoutés, par exemple 98% de plus de 700 avis sont défavorables lors d’une enquête publique mais le commissaire enquêteur donne un avis favorable ! De plus la demande de simplification des procédures administratives risque de faire disparaître certains dispositifs, alors ? Plus de démocratie ?
  • Les décisions de faire les projets sont souvent très rapidement suivies d’un début des travaux afin de mettre tout le monde devant le fait accompli et en supposant que le retour en arrière ne se fera pas.
  • Les opposants développent une argumentation logique, utilisant la raison. Cela ne marche pas car ce n’est pas la logique ni la raison qui motivent les projets.
  • Pour avancer vers le succès, la médiatisation par les actions de désobéissance civile sont un bon moyen, voire actuellement le meilleur ou même le seul !
  • La violence fait débat dans les groupes d’opposition aux GPII. Certains la refusent, d’autres la proposent.
  • Nous faisons face à un choc des légitimités entre les élus et les citoyens.
  • L’âge des GPII est très souvent extrêmement élevé, de plusieurs années à plusieurs décennies.
  • Déni partout ! Déni écologique, déni démocratique, déni climatique…
  • Les politiques au pouvoir font de l’écologie hors sol : Grenelle de l’environnement, conférence environnementale…
  • La convergence des luttes est jeune mais se met en place. C’est clairement un impératif pour gagner.
  • Jouer sur l’image de marque des sociétés est efficace ainsi que l’on vient de le voir avec Senoble qui, sur pression citoyenne, s’est désengagé de la commercialisation du lait de la ferme des mille vaches. C’est à développer.
  • Les référendums sont-ils un atout ou un danger pour nous les opposants ? Certains (et j’en suis) y voient un danger tant les lobby ont de pouvoir.
  • La lutte s’organise toujours sur 3 axes : juridique, politique (hé oui, c’est quand même nécessaire) et citoyen.
  • Donnons nous le moral en ayant en tête que nombre d e luttes ont été gagnées, nous ne lâcherons rien !

Un grand bravo et merci à Reporterre et Agir pour l'environnement qui nous ont offert une soirée instructive, rafraîchissante, dynamisante, motivante et aussi émouvante car Rémi Fraisse a bien sûr été souvent nommé et nous lui avons dédié une minute de silence. Antoine Lagneau a fort bien animé ces 2h30 et a relevé avec tact le défi jamais gagné à l’avance de faire respecter au mieux et par tous le timing prévu. Chapeau !

Reporterre se montre jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, de plus en plus incontournable et utile dans l’information alternative sur l’écologie et un instrument précieux et engagé dans la convergence des luttes.
Soutenons le !

Pour plus d’information

Visitez le site de Reporterre
Et celui d'Agir pour l'environnement
Sur l'opposition au projet : http://www.pcscp.org/



mercredi 3 décembre 2014

STOP à l’acharnement contre la Conf’

Je vous invite à participer à cette cyber@ction pour protester contre la répression que subit la Confédération Paysanne ces derniers mois.


Texte de la cyber@ction proposé

Madame, Monsieur, Une nouvelle fois, le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, est convoqué au commissariat dans le cadre des actions menées contre l’usine des 1000 vaches, en Picardie. Il a déjà été placé trois fois en garde à vue, et condamné par le tribunal d’Amiens, avec huit autres militants, à 5 mois de prison avec sursis le 28 octobre. Il est convoqué le 12 décembre dans le cadre d’une nouvelle procédure liée à l’occupation du siège social de l’entrepreneur des 1000 vaches, Michel Ramery, le 12 septembre 2013. Ce jour-là, alors que 400 personnes participaient à cette occupation, une vitre a été accidentellement brisée. Il n’en faut pas plus pour convoquer une nouvelle fois le porte-parole d’un syndicat représentatif ! Il s’agit clairement d’un acharnement dont personne ne peut être dupe à l’heure où il est possible de brûler un centre des impôts en toute impunité. Il y a une volonté de faire taire la Confédération paysanne qui porte une parole qui dérange. Les valeurs de solidarité, les préoccupations sociales et environnementales ne sont plus admissibles dans une société où compétitivité et croissance sont les aiguillons de nos politiques. Vous, élu de la République, ne pouvez accepter une telle dérive. Dès maintenant, nous vous demandons d’interpeller le Président de la République et le Premier ministre pour que cesse cet acharnement. Comptant sur votre engagement sur ce sujet, nous vous prions d’agréer l’expression de nos salutations respectueuses.

Pour participer

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

mardi 2 décembre 2014

Maximes Combes : élargir et radicaliser nos luttes par Blockadia et Alternatiba

Maximes Combes est, au sein d’ATTAC, fortement engagé dans la lutte altermondialiste, en particulier en matière climatique. Je vous invite à lire le texte qu’il vient de publier.


Alors que dans un an se tiendra à Paris Le Bourget la 21ème conférence des parties de la convention cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (COP21), il pose une réflexion construite et approfondie sur nos luttes et s’attache à tirer les leçons de la conférence de Copenhague en 2009 de laquelle les ONG et les militants étaient ressortis plus ou moins démoralisés. Le texte vise à contribuer à la nécessaire réflexion et débats que les ONG et organisations sociales et écologiques doivent tenir pour définir leurs actions à venir.

Première certitude sur COP21 qu’il nous engage à nommer Paris 2015: il n’y a pas grand-chose, voire rien à en attendre. Point d’accord ambitieux et juridiquement contraignant et peu de financement à l’horizon ! Malgré l’accumulation des alertes scientifiquement étayées, malgré toute l’information disponible et diffusée sur les problèmes climatiques, malgré les nombreux appels et manifestations citoyennes pressant ses représentants d’agir, seuls en ressortent des propositions de fausses solutions destinées à faire perdurer le plus longtemps possible le système et le pouvoir en place.

Sans pour autant abandonner l’ONU pour ne pas laisser le champ libre aux multinationales, à la finance et aux promoteurs de fausses solutions, Maxime nous appelle à être réalistes et pragmatiques. La situation géopolitique, économique et financière va fixer les limites des négociations et actions au sein de l’ONU. Les seules batailles possibles seront pour ne pas trop perdre. Sans pour autant les abandonner clairement, Combes fait sienne la voie de la sortie du capitalisme néolibéral et du changement radical du système afin de sortir de la recherche d’une croissance infinie à remplacer par celle de l’harmonie entre humains et la nature et qui réponde aux besoins de la majorité ».

Maxime Combe propose de défocaliser l’action citoyenne du problème climatique et l’intégrer dans une bataille pour la sortie du capitalisme. La lutte globalisée et radicalisée devrait s’appuyer sur deux dynamiques. La première, Blockadia, serait une mobilisation internationale d’opposition aux projets inutiles et destructeurs (hydrocarbures de schistes, aéroports, autoroutes, barrages etc…). La seconde, Alternatiba, mettrait en lumière les solutions alternatives concrètes visant à la transformation des modèles de production et de consommation. Le calendrier d’action citoyenne doit viser le moyen terme et ne pas se caler sur celui des conférences climatiques. Surtout ne pas concentrer la mobilisation concernant Paris 2015 sur le début de l’évènement mais sur sa fin. Nous devons avoir le dernier mot !

Lire le texte de Maximes Combes

https://france.attac.org/se-mobiliser/vers-la-cop21/article/blockadia-et-alternatiba-les-deux


vendredi 28 novembre 2014

Nanomatériaux, TAFTA, même combat

Bonne nouvelle pour une fois, les députés européens de la Commission environnement et santé des consommateurs (ENVI) ont repoussés, lundi 24 novembre dans la soirée, la proposition qui leur était faite d’autoriser sans contrôle les nanomatériaux dans l’alimentation.
Comme quoi le Parlement peut influer dans le bon sens quelquefois.

Une fois encore c'est la Commission européenne qui pousse, comme entre autres pour les OGMs, d'autoriser cette technologie dont les multiples dangereux impacts ne sont ni connus ni maîtrisés.

Le lobby de l'industrie agroalimentaire pousse fort pour faire accepter les nanotechnologies dans l'alimentation et la France y est dangereusement très favorable.

Selon Reporterre, "la Commission européenne veut aller vite car, au même titre que les OGM, l’utilisation des nanomatériaux dans les produits agroalimentaires est un élément de négociation important du futur traité de libre échange transatlantique, le TAFTA."
Une démonstration, s'il en fallait, de la nocivité de ce traité de libre échange.

Publicité de la chaîne de supermarché PriceChopper pour les nanotechnologies sur des boîtes de céréales

Source : Reporterre



jeudi 27 novembre 2014

Dernière alerte, 40 ans après "Les limites de la croissance"

Cet intéressant documentaire retrace l’aventure de l’équipe de Denis Meadows qui travaille depuis plus de 40 années maintenant sur la soutenabilité du monde et de la croissance.

Je vous parlais il y a plusieurs années maintenant du dernier livre de Denis Meadows (voir mon billet ici) alors que sa traduction en français était publiée. Pour le lecteur et fan que je suis de cet ouvrage, ce documentaire apport un complément appréciable sur la genèse du club de Rome et sur la démarche de l’équipe Meadows.

Le contraste est saisissant entre les jeunes hommes et femme qui débutèrent leurs travaux en 1970 et les personnes d’âge mur qu’ils sont maintenant. L’idéalisme ou la naïveté de certains est évidente. La conviction de tous l’est aussi. Comment ne pas être admiratif devant tant de constance, en particulier celle de Denis Meadows qui continue ses conférences et interventions afin d’informer les public, ses représentants et les institutions internationales. Comment ne sont-ils pas atteints de désespérance devant tant d’inertie, d’insouciance, de volonté délibérée de ne rien faire et à faire perdurer un système capitaliste, productiviste et pseudo-démocratique si destructeur ?

Les preuves du drame s’accumulent sous formes de rapports et d’études scientifiques divers. Ce qui est vrai ici pour la croissance matérielle et de devenir de la planète et de l’humanité l’est tout autant pour la question climatique où l’on voit que plus les rapports sont alarmants, ceux du GIEC notamment, plus les conférences mondiales et les engagements des nations perdent en contenu et en valeur. Pour couronner le tout les politiques voudraient nous faire croire qu’il agissent dans le bon sens alors qu’il ne font qu’aggraver la situation et les problèmes. Tout cela est extrêmement grave et les mouvements citoyens tels qu’ils existent actuellement ne semblent pas en mesure de changer les choses.

Il y a 40 ans l’équipe Meadows savaient qu’il était facile d’éviter un effondrement mondial. Dans les années 90 alors qu’ils effectuaient la mise à jour des 20 ans de leurs travaux, ils savaient que l'humanité avait déjà dépassé les capacités de la planète mais qu’il était encore assez facile de ramener le monde en territoire soutenable.
En 2004, pour la mise à jour des 30 ans (le livre publié en français en 2012) et plus encore maintenant en 2014 alors que plus de 40 ans ont passé, le constat m’apparait clair. Si Meadows ne se montre pas très pessimiste, il me semble qu’il sait pertinemment que les actions qui seraient maintenant mises en œuvre ne pourraient lus maintenant que prétendre à atténuer les secousses que nous allons subir. Ce qui reste absolument indispensable mais me parait d’une probabilité peu élevée.

Ce reportage constitue, comme je le disais, un bon complément à la lecture du livre « Les limites à la croissance (dans un monde fini) ». La plupart des personnes interviewées parlant anglais, traduction et sous-titrage sont de la partie. Regrettons juste la trop courante mauvaise traduction du terme «sustainable development » en « développement durable ». Peut-on espérer qu’un jour il soit couramment remplacé par le « développement soutenable » ?



vendredi 21 novembre 2014

Des résultats prometteurs en faveur des oiseaux migrateurs

Communiqué LPO

Les accords mondiaux conclus ce week-end permettront d'agir en faveur des espèces d'oiseaux migrateurs à l'échelle de la planète.
À l'issue de la 11ème session de la Conférence des Parties (COP) à la Convention sur la conservation des Espèces Migratrices qui s'est tenue à Quito en Equateur du 4 au 9 novembre, deux accords mondiaux sans précédent ont été conclus le week-end dernier en leur faveur.
Après 6 jours de négociations, les 120 pays signataires et 900 délégués ont ainsi permis d'établir la feuille de route visant à éradiquer les causes d'intoxication en réduisant l'usage de rodenticides, insecticides et appâts empoisonnés et en supprimant progressivement toutes les munitions au plomb. De plus un plan d'actions novateur a été ratifié en faveur de plus de 400 espèces d'oiseaux utilisant la voie migratoire africo-eurasienne ! Ce plan permettra d'identifier les besoins en préservation de chacun des pays signataires.
Une nouvelle qui fait d'ailleurs échos au rapport publié lundi 3 novembre par le journal scientifique Ecology Letters révélant que l'Europe, abritant 421 millions d'oiseaux de moins qu'il y a 30 ans, apparaît incapable d'enrayer la disparition de nombreuses espèces.
La LPO se réjouit de ces résultats prometteurs qui constituent aussi une reconnaissance du travail effectué en amont par le réseau BirdLife*. Elle souhaite à présent que l'Etat français les mette à exécution.

  • La LPO est le partenaire officiel en France du réseau BirdLife International (120 représentants et près de 2,8 millions d'adhérents dans le monde).

Pour plus d’information

Lisez le communiqué LPO

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