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vendredi 12 mars 2010

Cécile Duflot au Cirque d'hiver lors du meeting de clôture des régionales

Pour la seconde fois seulement en plus de deux ans, je vous parle ici d'écologie politique.
Cela vaut la peine, par le rassemblement que représente Europe Ecologie.
Si vous avez des doutes sur les capacités, la sincérité, la détermination de Cécile Duflot, tête de liste en Ile de France, alors regardez...

Rendez-vous les 14 et 21 mars !

jeudi 11 mars 2010

Le Japon opposé à l'interdiction du commerce international du thon rouge

Le Japon a annoncé, jeudi 11 mars, qu'il s'opposerait à l'interdiction du commerce du thon rouge de l'Atlantique au niveau mondial, une proposition soutenue la veille par l'Union européenne et les Etats-Unis.

"L'objectif de la Convention de Washington (ou Cites : l'organisation affiliée à l'ONU chargée de la protection des espèces en danger) est de protéger les espèces en danger et d'empêcher leur extinction, mais je ne pense pas que le thon rouge entre dans cette catégorie", a déclaré le gouvernement japonais.

L'Union européenne a décidé mercredi de soutenir, dans la foulée des Etats-Unis, une interdiction du commerce international du thon rouge qui reviendrait à arrêter la pêche industrielle de ce poisson très prisé pour les sushis. A Bruxelles, les ambassadeurs des 27 pays européens se sont mis d'accord sur cette position commune pour la prochaine réunion de la Cites qui s'ouvre samedi à Doha.

Source : Le Monde.fr

Mon avis

Ce n'est pas une surprise !


Selon ActionAid, l’objectif de l’UE en matière de biocarburants va provoquer une gigantesque famine

Selon l’association ActionAid, la décision de l’Union européenne de porter sa consommation de bio-carburants à 10% du total de ses carburants en 2020 a d’ores et déjà des effets catastrophiques en Afrique (voir document téléchargeable ).

Selon le Fonds monétaire international, la culture de bio-carburants, alors surtout destinée aux Etats-Unis, a déjà provoqué en 2008 une hausse des prix des denrées alimentaires de 20 à 30 %.

L’usage de bio-carburants vise à la fois à diversifier l’approvisionnement en énergie et à répondre à la pression des partis Verts.

La superficie de terres nécessaire à la production de bio-carburants pour atteindre l’objectif de l’Union européenne est de 17,5 millions d’hectares, soit environ le tiers de la surface de la France métropolitaine. Ce seront autant de terres qui ne serviront plus aux cultures vivrières des populations pauvres.

Dans le cas, ou les USA et l’Union européenne poursuivraient leur politique, la hausse des prix des denrées alimentaires devrait atteindre 76 % d’ici 2020. 600 millions de personnes seraient alors en proie à la famine.

Pour plus d’information

Lisez le rapport (en anglais) : Meals per gallon, rapport d’Action Aid.
Visitez le site ActionAid.


mercredi 10 mars 2010

Pétition : NON au projet d'abattage de 3200 arbres par RTE en Forêt de Sénart

A l’attention de : Réseau de Transport d’Electricité ; Mr Jean-Louis Borloo ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer

Poumon vert du sud-est parisien, la forêt de Sénart s’étend sur un plateau ouest de la Brie, entre les vallées de la Seine et de l’Yerres. Sa superficie est d’environ 3 000 hectares. Elle est aujourd'hui enclavée dans le bassin urbanisé du nord de l'Essonne, à 25 km de Paris, et représente un patrimoine naturel et culturel d'intérêt régional. En effet, c'est un site historique constitué de plus de 800 mares contenant une faune et une flore d'une richesse écologique reconnue, mais qui concentre tous les problèmes d'une forêt périurbaine où s'exerce des demandes variées et souvent contradictoires.

RTE (Réseau de Transport d'Electricité) a présenté un projet d'élargissement des emprises sous les lignes HT et THT dans le massif de Sénart. RTE prévoit de sécuriser 13 km de lignes en forêt de Sénart. Les travaux entraîneraient l’abattage de 3 200 arbres, dont 600 d’un diamètre de plus de 30 cm, un élagage au niveau des pylônes électriques, et des répercussions sur toute la biodiversité de deux hectares de forêt.

Le massif de Sénart a été classé en foret de protection en décembre 1995. Ce classement interdit tout défrichement et travaux à l'exception de ceux qui ont pour but de créer des équipements indispensables à la mise en valeur et à la protection de la forêt.

En cette année 2010 de la biodiversité il n’est pas acceptable qu’une telle atteinte à cet espace naturel soit portée sans aucune concertation ni étude d’impact.

Nous refusons tout abattage et élagage sans que ne soient réalisés au préalable :

- Une étude d’impact permettant de mesurer précisément les conséquences des travaux sur la faune et la flore. Cette étude devra être accompagnée d’un plan détaillé identifiant les arbres concernés et prévoira toutes les mesures permettant de limiter l’impact des travaux sur le milieu naturel.

- Une concertation par la constitution d’un groupe de travail composé d’associations environnementales des communes environnantes, d’élus et d’agents des services publics concernés. Ce groupe statuera sur le bien fondé des travaux dont la nécessité impérative sera démontrée préalablement à leur engagement.

- La publication d’un plan de gestion des emprises incluant l’étude d’impact précitée ainsi que la description des pratiques qui seront mises en œuvre après les travaux et dans la durée afin d’assurer l’entretien des emprises sous les lignes électriques.

Nous signons la pétition :

Les représentants d’associations et les élus locaux des villes de Boussy St Antoine, Brunoy, Crosne, Draveil, Epinay sous Sénart, Montgeron, Quincy sous Sénart, Vigneux, Yerres, premiers signataires

Bernadette Héluin et Gilles Héluin, François Monestier, Ghyslaine Degrave, Philippe Vriez, Jean Michel Roussel, Eric Viala, Jacky Coutanceau, Michèle Marchive, Jacques Exbalin, Michel Gruber, Jean Louis Maurer, Yves Lejeune, Michel Le Soueff, Georges Reymond…

Signez la pétition !

http://6595.lapetition.be/

mardi 9 mars 2010

La France VRP du nucléaire

Nicolas Sarkozy a appelé hier les institutions financières internationales à favoriser le nucléaire civil dans le monde. « La population mondiale croît et s'enrichit. Nous aurons besoin de 40 % d'énergie en plus d'ici à 2030 », a expliqué le Président lors d'une conférence internationale sur l'accès au nucléaire civil, donnée au siège de l'Organisation de coopération et de développement économiques, à Paris.

Contrairement aux annonces du Président de la République, l'énergie nucléaire n'est pas une solution réaliste. Aujourd'hui, le nucléaire couvre 2% de l'énergie mondiale consommée. Selon France Nature Environnement, doubler cette quantité et arriver ainsi péniblement à 4% reviendrait à lancer une nouvelle centrale nucléaire chaque semaine pendant 20 ans !

Le nucléaire n’est pas une énergie propre, sans CO²
« Affirmer l’inverse, c’est faire l’impasse sur l’amont de la filière, l’extraction et le transport de l’uranium en provenance d’Afrique ou d’ailleurs, la construction des centrales, les pics de consommation (qui appellent les centrales au charbon à la rescousse) et les risques présentés par l’aval et les déchets, explique Marc Sénant, chargé de mission risques industriels à France Nature Environnement. Évidemment, une telle partialité présente d’un coup de baguette magique le nucléaire comme la solution à nos problèmes climatiques. »

Concrètement, au Niger, il faut manipuler 1 tonne de minerai pour extraire... 3 kg d’uranium, soit un rendement de 0,3%. Or pour extraire une tonne de minerai, les machines déployées rejettent des quantités considérables de CO² ! On ne peut pas faire un bilan du nucléaire en occultant cette partie de la filière sous prétexte qu'elle n'est pas en France.

Le nucléaire n’est ni viable ni propre
Marc Sénant conclut : « Sans parler de la ressource en uranium qui est elle aussi limitée, de la question de la gestion des déchets radioactifs, du risque inhérent de la technologie, entre autres, cela démontre une fois de plus qu’une politique énergétique ne pourrait se reposer sur le nucléaire. »

Mon avis

Une promotion inacceptable de la technologie nucléaire.
Outre les conséquences terribles en cas d'accident ou d'attentat, la pollution chronique des centrales et installations nucléaire, les problèmes énormes posés par la gestion et les risques autour des déchets, le nucléaire civil entraine la prolifération nucléaire pouvant déboucher vers la multiplication des armements, en particulier en faveur de payes instables.

Recul de la politique environnementale agricole

L’environnement, « ça commence à bien faire ».
Ces propos de Nicolas Sarkozy prononcés samedi dernier au Salon de l’agriculture provoquent la colère des écologistes associatifs et politiques.

Ces propos, tenus sur le Salon en présence des personnalités du monde agricole, sont vécus comme une trahison des engagements du Grenelle et de la «révolution verte» promise en 2007.

Lylian Le Goff, porte parole de France Nature Environnement (FNE) - et d'autres - relèvent que ces propos surgissent à huit jours des élections régionales, après une entrevue avec les responsables de la FNSEA, le principal syndicat agricole. «Sarkozy envoie des signaux aux agriculteurs avant les régionales. Mais opposer environnement et agriculture est tout à fait contraire à l'esprit du Grenelle, qui avait justement voulu les réconcilier», juge Arnaud Gossement, du Réseau Environnement et droit.

FNE rappelle que la protection de l’eau, des sols, de la biodiversité est une condition de base de la production agricole. Demain, elle constituera la principale justification des subventions, qui représentent 90% du revenu des exploitations agricoles (source Inra). Loin d’aider les agriculteurs, opposer agriculture et environnement revient tout simplement à condamner notre agriculture.

Dans la foulée du Grenelle, le ministère de l'Agriculture avait mis en place en 2008 le plan Ecophyto qui vise à réduire de moitié, «si possible», l'usage des pesticides en dix ans.

«Sarkozy a reconnu que les agriculteurs sont les premières victimes des pesticides et met en même temps un grand coup de frein à l'application du Grenelle (...) au nom de supposées "distorsions de concurrence" avec d'autres pays européens», s'insurge François Veillerette, président du Mouvement pour la défense et le respect des générations futures (MDRGF), très impliqué dans la lutte contre les pesticides.

Cécie Duflot, secrétaire nationale des Verts, a estimé samedi que Nicolas Sarkozy avait montré au Salon de l'agriculture «son incompréhension des enjeux de l'agriculture paysanne et durable». «Entre discours martial et promesses creuses, assortis d'une dénonciation très sarkozyenne de ses prédécesseurs», les propos du président de la République «soulignent sa négligence pour l'avenir de la filière», écrit dans un communiqué la chef de file d'Europe-Ecologie en Ile-de-France.

Pour Philippe Hervieu, tête de liste régionale Europe écologie Bourgogne, "Nicolas Sarkozy a parasité le rendez-vous le plus médiatique pour le monde agricole, pour lui imposer un discours caricatural, ringard".

Tous font valoir que la France est «bien loin derrière d'autres pays européens en matière de progrès environnementaux, en particulier pour l'agriculture biologique», comme le note José Bové, le leader de la confédération paysanne et eurodéputé d'Europe Ecologie.

Mon avis

Qui est surpris ?
Notre président, en quête de suffrages, n'hésite pas à changer de cap.
Avec le vent de ces derniers jours, la girouette s'est-elle affolée ?
Nos représentants d'Associations impliquées (complices ?) dans le Grenelle de l'Environnement doivent s'en mordre les doigts...
Non que je prétende que le Grenelle n'aie rien apporté du tout.
Non que je sache que l'action associative, et plus encore politique, ne nécessite de pratiquer l'art du compromis.
Tout est question de dosage et de seuil d'acceptation...
Quand je me remémore l'image du président dire "L’environnement, ça commence à bien faire", l'énervement me gagne à nouveau.%%

Pour agir

Signez la pétition "Alimentons les régions" : http://www.alimentons-les-regions.fr/

lundi 8 mars 2010

De la nourriture irradiée dans nos assiettes ?

Herbes aromatiques, épices, condiments, oignon, ail, échalote, légumes et fruits secs, farine de riz, volaille, cuisses de grenouille congelées, crevettes, etc...

Ces aliments peuvent avoir été soumis à des rayonnements ionisants.

Cherchez un peu… Le goût ? Non, pas sérieux, quoique. L'aspect ? Non, impossible, je ne laisserai personne dire qu'une gousse d'ail peut ressembler à une cuisse de grenouille congelée. Quoique.

Toute denrée irradiée doit porter la mention « traité par rayonnements ionisants » ou « traité par ionisation » et la signalétique adéquate : le logo Radura

Ceci n'arrive pratiquement jamais car les ingrédients irradiés sont le plus souvent incorporés dans des plats préparés et mélangés à d'autres non irradiés.

L'irradiation des aliments consiste à les exposer à des rayonnements selon deux moyens :
- soit une source de cobalt ou césium de très haute activité est utilisée. Les aliments sont placés devant cette source jusqu'à avoir intégré la dose désirée ;
- soit les aliments sont placés dans le faisceau d'un accélérateur de particules. Ils sont alors irradiés par un faisceau d'électrons accélérés ou par des rayons X.

L'objectif est de réduire le nombre de micro-organismes contenus dans les aliments, et ainsi d'obtenir une meilleure conservation, de décontaminer les aliments, d'inhiber la germination ou d'en ralentir le mûrissement.

Selon le Collectif contre l'irradiation des aliments cette irradiation détruit et altère les vitamines, les protéines, les acides gras essentiels et d'autres composants alimentaires. Mais cette technique peut aussi modifier le goût, l'odeur et la consistance de la nourriture, en la rendant parfois peu appétissante.

Seuls sept pays de l'Union européenne autorisent l'irradiation d'aliments : la France, la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie, le Royaume-Uni, la Pologne et la République Tchèque. Les autres pays de l'UE n'importent pas de produits irradiés. Certains pays autorisent l'irradiation pour d'autres produits alimentaires que ceux qui sont traités par la France. Ainsi, le Royaume-Uni pratique l'irradiation pour les légumes, les fruits, les céréales et les poissons. Produits que l'on peut retrouver, sous une forme transformée, dans des petits plats vendus chez nous.

Avec plus de 3 100 tonnes en 2005, la France est le troisième pays de l'UE à traiter des aliments par irradiation derrière la Belgique et les Pays-Bas . Il existe en France six unités d'irradiation agréées. Trois procèdent à l'irradiation par rayons gamma (cobalt 60). Elles sont situées à Marseille, Dagneux et Sablé-sur-Sarthe. Les autres procèdent par électrons accélérés : Chaumesnil, Orsay, Berric.

Mon avis

Comment éviter la consommation d'aliments irradiés ?
Impossible lorsqu'ils sont incorporés à des plats ou préparations.
Un véritable scandale !

Pour plus d’information

Consultez le site du Collectif contre l’irradiation des aliments.


dimanche 7 mars 2010

Sondage Europe 1 sur le projet d'aéroport Notre Dame des Landes à Nantes

Europe 1 réalise un sondage ces jours ci sur le projet d'aéroport à Nantes : http://www.europe1.fr/Infos/Regionales-2010/Pays-de-la-Loire/

Situation en ce dimanche soir :

Pour plus d’information sur ce triste projet

Voir mon billet ici.

Révélations d’une source interne à EDF : l’EPR risque l’accident nucléaire !

Communiqué du Réseau Sortir du Nucléaire

Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF.

Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a constitué un groupe d’experts pour analyser de façon approfondie ces documents, qui nous ont été envoyés très récemment. Voici les premiers enseignements que l’on peut en tirer, ils sont de première importance.

Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l'essentiel des arguments en faveur de l'EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s'avèrent faux.

EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n'ont pas abouti à des parades éliminant cette classe d'accidents. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l'écart de ces questions.

Il semble donc bien que la conception de l’EPR accroisse le risque d’un accident de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l’enceinte de confinement et la dispersion massive de radionucléides dans l’atmosphère.

Les 8 et 9 mars, Paris accueille une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire. Cette conférence sera ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA. Il est scandaleux que la France continue ainsi à faire la promotion du nucléaire en général, et de l’EPR en particulier, alors même que la dangerosité de ce réacteur est aujourd’hui démontrée. Il faut donc abandonner immédiatement la construction de l’EPR en Finlande, en France et en Chine, et annuler impérativement le projet prévu à Penly. Le meilleur moyen d'éviter l'accident nucléaire reste la sortie du nucléaire.

Le scénario accidentel en détail :
Selon les calculs d’EDF et d’Areva, le pilotage du réacteur en mode RIP (retour instantané en puissance) et la disposition des grappes de commande du réacteur peuvent provoquer un accident d’éjection des grappes de commande à faible puissance et entraîner la rupture de l’enveloppe du mécanisme de commande de la grappe (i). Cette rupture provoquerait le passage du réfrigérant en-dehors de la cuve du réacteur nucléaire. La perte de réfrigérant (un type d'accident nucléaire très grave) entraînerait la rupture d’un nombre important de crayons par échauffement du combustible et des gaines (ii) et donc le relâchement de vapeur extrêmement radioactive dans l’enceinte de confinement. Il y a alors un risque important d’excursion critique qui résulterait en une explosion (iii), la puissance du réacteur EPR étant démultipliée de façon extrêmement brutale.

Suite aux éjections des grappes de commande à faible puissance (EDG), le réacteur EPR pourrait ne pas se mettre en arrêt automatique (iv). Quelle que soit la configuration des grappes de commande, l’accident d’éjection de grappe de commande entraîne un taux important de rupture du combustible (NCE) et donc un risque élevé d’excursion critique (v).

Pour plus de détails, consultez les documents confidentiels que révèle le Réseau Sortir du Nucléaire, divulgués par une source anonyme interne à EDF (notamment le document n°1), téléchargeables sur le site : http://www.sortirdunucleaire.org

Liste des documents :
1 - Synthèse - Une technologie explosive : l’EPR (non daté - non signé)
2 - Bilan de la phase préliminaire de l’étude d’EDG FA3 et perspectives (EDF SEPTEN 05.05.2009)
3 - EPR - Gestion combustible - Lot 1 -Revue de conception du schéma de grappes FA3 du 25/10/2007
4 - EPR FA3 Synthèse de l’étude de faisabilité de l’accident d’éjection de grappe (EDF SEPTEN 09.02.07)
5 - EPR FA3 Synthèse des voies de sortie de la problématique éjection de grappe (EDF SEPTEN 07.05.07)
6 - Note d’étude : Présentation synthétique de l’EPR (EDF SEPTEN 04.05.04)
7 - Note de présentation de la deuxième revue de projet radioprotection EPR (EDF, printemps 2004)
8- Marges disponibles pour les activités d'exploitation du REP par rapport aux risques de criticité (Hourtoulle Francis. Le 7 décembre 1999)

Notes :
i cf. paragraphe 6.1.6 du document n°4
ii cf. tableau 3, document n°4
iii cf. document n°4, document n°5 partie 2, Rapport Préliminaire de Sûreté EPR 15.2.4.e
iv cf. document n°2, note 9
v cf. document n°2, note 8.2.1

samedi 6 mars 2010

Les Français sont favorables au développement des énergies renouvelables

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) a dévoilé les résultats de son baromètre 2009 sur les Français et les énergies renouvelables.

L'énergie solaire (68%) et l'énergie éolienne (57%) sont les deux sources renouvelables les plus connues du public.
Les Français aimeraient voir se développer les énergies renouvelables à 68% pour le solaire et 43% pour l'éolien.

Les énergies géothermiques et hydrauliques sont moins connues : les sondés les mentionnent respectivement à 31% et 22% seulement comme énergie renouvelable. La biomasse, elle, n'est citée que par 18% des Français.

90% des Français considèrent que l'énergie renouvelable "productible à domicile" est l'énergie solaire.

21% des personnes interrogeés ont déclaré posséder un équipement permettant d'utiliser des énergies renouvelables et 9% envisagent d'acquérir ce genre d'installation, notamment solaire, dans les mois à venir.

Les Français justifient leur choix d'investissement dans les énergies renouvelables par trois points. 44% d'entre eux veulent faire des économies.
L'envie d'agir pour protéger la planète arrive en deuxième position avec 18% des sondés.
11% des personnes interrogées ayant constaté l'augmentation du prix des autres énergies tels que le pétrole ou le gaz, préfèrent investir dans les énergies renouvelables.

77% des Français sont favorables à l'installation d'éoliennes en France mais l'esthétique (61% des sondés) et les nuisances sonores (pour 58%) font obstacles à leur mise en place. Le coût de l'aménagement est trop élevé pour 37% des répondants et les difficultés techniques liées à l'installation (36%) posent encore problème.
Les freins sont donc encore nombreux.

Pour plus d’information

http://www2.ademe.fr

vendredi 5 mars 2010

Samedi 6 mars à 14h30 - Grande manifestation pour l’abandon du projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes

Samedi 6 mars à 14h30
Place du commerce à Nantes

Tous les moyens seront utilisés pour rendre ce rassemblement à la fois festif et militant !
Et après les prises de paroles et des chansons, le cortège se déplacera en musique vers la préfecture ;

C'est le moment de montrer que l'opposition grandit d'année en année et que OUI des alternatives sont possibles, OUI les terres de Notre-Dame-des-Landes doivent être protégées du béton et que NON le progrès ce n'est pas toujours synonyme de destruction. Montrons notre détermination sans faille !!
Nous comptons sur vous tous.

Il est temps d’atterrir !
L’aéroport actuel suffit et suffira toujours largement.
Un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes est inutile.
L’opposition à ce projet grandit : élus, pilotes de ligne, écologistes, hommes et femmes de bon sens...
Avec eux, exigez l’abandon de ce projet contraire au Grenelle de l’environnement et désormais indécent.

Stands, musique, prises de parole
Arrivée de la Régionale Tracto Vélo - http://tractovelo-ndl.blogspot.com/

Pour plus d’information

http://acipa.free.fr/
http://www.centpourcentnaturel.fr/post/2010/02/10/Nouvel-aeroport-A-Nantes-Il-est-temps-d-atterrir
http://acipa.free.fr/Plus/Actualites/TractoVelo/2010_01_11_Regionale_Tract_Invitation_a_participer.pdf

jeudi 4 mars 2010

La pomme de terre OGM Amflora autorisée à la culture par la Commission européenne

La Commission européenne vient d'autoriser ce mardi 2 mars la culture à des fins industrielles et d'alimentation animale, de la pomme de terre OGM de la variété Amflora de BASF. Elle a également autorisé la mise sur le marché pour l'alimentation humaine et animale, de trois maïs OGM dérivés du MON 863.

La pomme de terre Amflora est renforcée en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier. Mais elle contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, ce qui lui vaut d'être critiqué depuis longtemps par les défenseurs de l'environnement.


Arnaud Apoteker, chargé de campagne OGM pour Greenpeace, estime que la culture de cette pomme de terre OGM fait courir le risque éventuel de perdre l'efficacité de nos antibiotiques parce que ce gêne peut être éventuellement transféré à des bactéries. Or, l'Union européenne avait clairement indiqué et promis qu'il n'y aurait pas d'OGM avec des gênes de résistance aux antibiotiques après 2004.

France Nature Environnement dénonce fermement ces autorisations qui s'appuient, selon la Commission, sur des avis favorables de l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA). Car les procédures d'évaluation mises en œuvre par cette Agence sont largement critiquées et critiquables. L'indépendance de l'AESA est sujet à controverse depuis que l'Observatoire européen des multinationales (CEO) a révélé en janvier que la coordinatrice scientifique du groupe d'experts sur les OGM de l'AESA, Suzy Renckens, avait été embauchée en 2008 par le groupe Syngenta, qui produit des OGM : la société espère notamment que son maïs Bt 11 sera prochainement autorisé.

Cette décision d'autoriser ces OGM n'était pas attendue aussi vite et a beaucoup fait réagir certains payes et organisations écologistes. La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs OGM de Monsanto, le MON 810. La Commission a annoncé son intention de présenter d’ici l’été une proposition visant à laisser aux Etats membres plus de latitude pour décider de cultiver ou non des OGM.

L'Allemagne, la République Tchèque, la Suède et les Pays-Bas se déclarent favorables à l'initiative, le reste des Etats membres dont l'Italie, qui a toujours refusé la culture des ogm sur son sol, s'y opposent formellement. En Autriche, le ministre de la santé a dit vouloir légiférer "immédiatement" en vue d'une interdiction nationale de la culture du tubercule génétiquement modifiée du groupe allemand BASF. Le gouvernement français à d'ores et déjà saisi le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) à cause de la présence d'un gène résistant à certains antibiotiques sur le tubercule. La France a annoncé attendre l'avis du HCB pour arrêter définitivement sa position, ce qui pourrait prendre plusieurs mois...

Mon avis

La France doit au plus tôt activer une clause de sauvegarde pour interdire la culture de l'Amflora sur notre territoire.
En effet, l'autorisation de la Commission européenne donne l'autorisation de culture sur notre territoire.
Malheureusement il va falloir attendre plusieurs mois l'avis du HCB...



Pour agir

Signez la pétition lancée par Cyberacteurs : http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=65

mercredi 3 mars 2010

Festival d’écologie urbaine et populaire

Deuxième édition du Festival d’écologie urbaine et populaire
Vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 mars 2010
Centre culturel Jean Vilar – 3 rue Lénine – L’Île -Saint-Denis
Prix de l'entrée : 3 € le Pass pour les 3 jours de festival

Qu’ont-ils laissé au Sahara, les essais nucléaires français ? Des civils algériens et des soldats français irradiés.
Comment les riches détruisent-ils la planète ? En se goinfrant.
Cette goujaterie est-elle stupide ? Criminelle aussi.
Laisserons-nous nos enfants nous accuser ? Non, non, jamais.
Malbouffe et maltraitance sont-elles évitables ? C’est souhaitable.
L’économie peut-elle être au service du bien commun. C’est ce qu’on pense.
Que veulent altermondialistes, faucheurs volontaires, casseurs de pub, Yes-men et autres activistes ? Paix et fraternité.

Le Festival Effet de C.E.R. (Cinéma, Ecologie, Résistances) peut-il aider ?
C’est ce qu’il propose.

LES THEMATIQUES 2010

- L’économie verte et la production des richesses.
- L’implication de l’Etat et des collectivités territoriales dans les combats écologiques.
- Les nouvelles formes de militantismes.

ILS PARRAINENT

Claude Bartolone, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord, Patrick Braouezec, député, président de Plaine-commune, Camille, compositeur-interprète, Pascal Canfin, député européen, Denis Cheissoux, producteur-animateur de "CO2 mon amour" sur France-Inter, Karima Delli, députée européenne, Pierre Khalfa, Union syndicale Solidaires, Noël Mamère, député-maire de Bègles, Danielle Mitterrand, présidente de France-Libertés, Stéphane Peu, président de Plaine commune habitat, Xavier Renou, activiste non-violent, Ruth Stegassy, productrice animatrice de "Terre à Terre" sur France-Culture, Aurélie Trouvé, co-présidente d’ATTAC

LES PARTENAIRES

Accueil paysan, Altertour, AMAP Île-de-France, Les Amis d’Accueil paysan, Attac, AVEN, BastaMag, Confédération paysanne, Conseil général de Seine-Saint-Denis, Courrier International, CRIIRAD, Dubrac TP, Eau de Paris, EcoRev, Les Faucheurs volontaires, Librairie Folies d’encre (Saint-Ouen), Fondation France-Libertés, Greenpeace, Halage, ICE, Idemu, Inf’OGM, Plaine commune, Plaine commune habitat, Politis, PRIARTEM, Réseau Action Climat, Les Sans-terre (Brésil), Sortir du nucléaire, Union syndicale Solidaires

LE PROGRAMME

Le programme et toutes les infos, c'est ici.

Mon avis

Un très bon programme.
Débats en présence des réalisateurs et de Denis Cheissoux, Pascal Canfin, Karima Delli, Patrick Braouezec, Pierre Khalfa, Aurélie Trouvé, Xavier Renou…

mardi 2 mars 2010

Catastrophes naturelles ?

La dramatique catastrophe provoquée ces derniers jours par la tempête Xynthia a remis deux choses sur la scène de l'actualité.

Cette catastrophe est-elle liée au dérèglement climatique ?
On lit communément que non.
La prudence devrait être de mise à mon avis.
D'une part de nombreux scientifiques pensent que les phénomènes de ce genre seront de plus en plus nombreux et intenses.
D'autre part l'augmentation prévisible du niveau des mers et océans rendra les côtes beaucoup plus sensibles à des vents d'intensité non exceptionnelle.

De nombreuses constructions posent problème car elles sont situées en zone inondable
C'est très loin d'être nouveau et pas seulement en zone côtière.
Les écologistes dénonce cela depuis de nombreuses années, y compris en bordure des fleuves et rivières.
Seulement voila, les élus ont trop souvent laissé les constructions illégales s'installer et ils ont même autorisée nombre d'entre elles en instaurant des règlements trop laxistes.

Quelques pistes pour éviter d'autre victimes :
- Ne plus endiguer pour permettre de construire le littoral.
- Développer fortement les plans de prévention des risques.
- Durcir les règlements d'urbanisme pour proscrire toute construction dans les zones à risque.
- Maintenir et renforcer la la loi littoral contrairement à ce qu'avait proposé le candidat Sarkozy avril 2007: 'il faut assouplir la loi littoral pour que les communes puissent se développer normalement'".

France Nature environnement estime que la tempête Xynthia donne un avant goût des impacts du changement climatique et considère que a politique française de gestion du risque doit être complètement remodelée.
Voir le communiqué de FNE.

Exigeons un vrai débat public sur le démantèlement des installations nucléaires

Pétition pour un DÉBAT PUBLIC sur le démantèlement des installations nucléaires et le devenir de leurs déchets radioactifs !

Il existe 121 installations nucléaires en France, imposées aux Français sans aucune consultation démocratique. 14 d’entre elles sont arrêtées. Se pose aujourd’hui la question de leur démantèlement et du devenir de leurs déchets radioactifs.

Les autorités tentent d’occulter cette question en morcelant les dossiers enquête par enquête. Le 6 juin 2007, le Réseau "Sortir du nucléaire" a obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat, qui a annulé le décret autorisant le démantèlement de la centrale de Brennilis, aucun débat public n’ayant eu lieu. A plusieurs reprises, le Réseau "Sortir du nucléaire" a demandé aux ministres concernés l’ouverture d’un débat public sur la question globale du démantèlement des installations nucléaires et du devenir de leurs déchets, conformément aux directives européennes en vigueur.

Pourquoi engager précipitamment les opérations de démantèlement, alors que les travailleurs seront beaucoup plus exposés à la radioactivité et qu’il n’existe à ce jour aucune installation pour le stockage des déchets les plus radioactifs ?

Au sortir du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy a pris l’engagement de ne pas créer de nouveau site nucléaire. En contradiction avec cette promesse, les autorités cherchent pourtant à créer un nouveau site d’enfouissement dans l’Est de la France pour accueillir les déchets issus du démantèlement. Les populations locales refusent avec raison que leur territoire subisse pendant des millénaires les rejets de radioactivité d’une poubelle nucléaire.

Le bilan catastrophique du site d’enfouissement allemand d’Asse II et le coup d’arrêt porté au projet de Yucca Mountain (Etats-Unis) par le président Obama montrent que l’expérience de Bure (Meuse) doit être arrêtée, et l’option de l’enfouissement des déchets radioactifs doit être définitivement proscrite.

De même, il n’est pas acceptable que soit créé, sur le site du Bugey (Rhône), un site d’entreposage provisoire des déchets les plus radioactifs issus du démantèlement. Cette option augmenterait le nombre de transports de déchets hautement radioactifs et dangereux à travers toute la France.

Il faut examiner et débattre la possibilité du stockage des déchets radioactifs sur les sites mêmes où ils ont été produits. Chacun des sites de stockage déjà existants (Morvilliers, Soulaines, Cadarache, La Hague…) doit être reconsidéré.

Il est impossible de confiner les déchets radioactifs pendant des millénaires, et le danger qu’ils représentent est avéré. Se pose ainsi la question d’arrêter d'en produire.

Je demande l’ouverture d’un débat public contradictoire, équitable envers toutes les parties prenantes, honnête et non truqué, sur le démantèlement des installations nucléaires et le devenir de leurs déchets radioactifs. Tout chantier en cours visant à démanteler une installation nucléaire doit être stoppé tant que ce débat public n'aura pas eu lieu.

Pour signer cette pétition

Le texte en format pdf.

lundi 1 mars 2010

Pour la sauvegarde des abeilles exigeons l’interdiction de tous les néonicotinoïdes, insecticides neurotoxiques et systémiques...

Pétition Lancée le 14/01/2010 par le SAPB : Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne et soutenue par la FFAP : Fédération Française des Apiculteurs Professionnels.

Apiculteur, un métier gravement menacé : chaque année au moins 30% de pertes de cheptel !!
Quel éleveur le supporterait financièrement et psychologiquement ?

Une des raisons principales : les pesticides tel l'imidaclopride, molécule présente notamment dans le Gaucho, que l’on retrouve partout à des doses suffisantes pour causer dans le temps, des effets néfastes chez l’abeille;

Depuis 2008 s'est rajouté le thiaméthoxam, matière active du Cruiser, un insecticide classé dangereux pour l’environnement, dangereux pour les abeilles, les oiseaux, les mammifères sauvages, et très toxique pour les organismes aquatiques.

Avant qu’il ne soit trop tard :
Exigeons l’interdiction de tous les néonicotinoïdes,insecticides neurotoxiques et systémiques car :
- ils tuent quotidiennement les abeilles, quelques milliardièmes de grammes suffisent !
- ils rendent les ruches orphelines.
- ils rendent les abeilles vulnérables aux maladies et parasites divers.
- ils polluent gravement notre eau, les 0,64mg de thiaméthoxam qui pellicule un seul grain de maïs suffisent à rendre non potable une cuve de 5000l d’eau (100 000 grains semés à l’ha) !
- ils constituent un tragique recul à l’heure où l’on parle tant d’environnement.

Les doses sont 100 fois plus faibles mais la toxicité est multipliée par plus de 5000 !
Ce sont des produits systémiques : présents dans la sève, le pollen, le nectar, ils tuent même les insectes non ciblés. Mais aussi très persistants, ils polluent durablement l’eau, l’air et les sols.
Ce sont les nouvelles armes des multinationales de l’agrochimie pour contrôler l'agriculture.
Plus sournoises : les graines sont pelliculées à l’usine… l’agriculteur n’a plus à sortir son pulvérisateur et a l'impression de moins polluer, mais finalement c’est l’inverse qui se produit…
Plus rentables : les traitements sont devenus systématiques, utilisés même en l’absence de parasite, garantissant un potentiel de surface aux fabricants, et donc des ventes beaucoup plus importantes.
Incontournables : elles rendront l’agriculteur encore plus dépendant de l’industrie chimique, car toujours plus de variétés ne seront proposées qu’en semences traitées.

Refusons le contrôle de la chaîne alimentaire mondiale par quelques firmes.

Exigeons une agriculture durable et plus éthique :
Qui respecte l’environnement et protège notre santé, de l’agriculteur au consommateur.
Qui permette aux producteurs de satisfaire la demande du marché en produits sains.
Qui soit compatible avec l’apiculture et aussi avec le tourisme, la conchyliculture…
Qui favorise les installations sur des structures familiales et non la confiscation du foncier par les firmes.v Qui cesse d’affamer les pays pauvres à l’autre bout de la planète.

Pour agir

Signez la pétition en ligne.

Pour plus d’information

Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne : http://www.apipro-bretagne.net/
Fédération Française des Apiculteurs Professionnels : http://www.apipro-ffap.net/

dimanche 28 février 2010

Manifestation Europe Ecologie le 27/02/2010 en forêt de Sénart

Réseau de Transport d’Electricité (RTE) a pour projet de procéder à des travaux d’élargissement des emprises sous et autour des lignes Haute et Très Haute Tension en foret de Sénart. L’objectif annoncé est de limiter les dégâts en cas d’événement climatique exceptionnel.

RTE prévoit :
- 3200 abattages dont 600 d’un diamètre supérieur à 30 cm
- Des élagages au niveau des pylônes électriques

Pour plus d'info, voir mon billet ici.

Ce samedi 27 février, Europe Ecologie organisait une manifestation à laquelle plusieurs membres de la liste de l'Essonne pour les Régionales participaient ainsi que des associations locales et des personnes individuelles motivées.

Voici quelques images de la manifestation et les interventions de Ghyslaine Degrave et Jean Vincent Placé de Europe Ecologie :

Mon avis

Une manifestation réussie et très sympathique sur un sujet très important pour notre forêt toujours plus en danger.
Un exemple concret de la nécessaire collaboration entre les politiques et les associatifs.
Évidemment ce n'est pas faisable avec tous les politiques...

Voir aussi

L'article sur le site des Verts 91: http://www.lesverts91.fr/spip.php?article759

samedi 27 février 2010

Achète ferme bio

Jean Christophe Meneveau vend sa ferme bio en Lorraine.


Isabelle et David Ledig, agriculteurs durant sept ans en Haute Saône, avaient un troupeau de bovins lait bio et faisaient de la vente de bœuf bio en direct à la ferme. Forts de leur expérience, ils ont souhaité revenir dans leur terroir d’origine, la Meurthe-et-Moselle.
L’exploitation de Jean Christophe, par son parcellaire regroupé autour de la ferme, les a aussitôt séduits.

La rencontre avec Terre de liens a constitué une réponse aux difficultés d’accès au foncier de ces repreneurs, dues à la surface très conséquente de l’exploitation, et permettra d’éviter une revente spéculative éventuelle et protéger ainsi l’exploitation d’un retour à une agriculture traditionnelle. La Safer Lorraine ainsi que la commune de Francheville soutiennent ce projet d’installation qui permettrait une protection durable en bio au-delà de l’exploitation envisagée par Isabelle et David Ledig.

Isabelle et David vont produire du lait bio et des veaux sous la mère, avec des vaches de races montbéliarde et salers. Un atelier de vente à la ferme est en projet, ainsi que l’embauche de personnel, permettant ainsi de compléter l’activité de l’exploitation. Cette installation s’inscrit dans une dynamique locale de vente collective de produits biologiques à la ferme déjà très fortement implantée dans le Toulois, notamment.

162 hectares, bâtiments, cheptel et matériel, un investissement important pour Isabelle et David, qui veulent se lancer dans la production de lait et veaux Bio. Financement : 1 100 000 euros.
Une somme énorme, que les acquéreurs ne peuvent mettre sur la table.

D'où le recours à un investisseur, qui mettra des parts dans le projet.
Occasion pour l'association "Terre de Liens" d'intervenir. Une structure qui a pour vocation d'acquérir des terrains agricoles au bénéfices des exploitants qui s'installent.

Un financement associatif à hauteur de 380 000 euros, qui sera complétée par un appel à l'épargne solidaire.
L'épargne solidaire, un mouvement très en vogue actuellement, sorte d'épargne citoyenne, qui permet à tout un chacun d'acheter des actions, et d'aider au financement d'un projet particulier. Avec des mesures fiscales à hauteur de 25 %.
En ce qui concerne Isabelle et David, le prix de l'action est de 100 euros.
Une épargne, en milieu agricole, qui s'inscrit sur le long terme, mais qui n'a pas rebuté une centaine d'actionnaires qui ont déjà apporté leur pierre au projet. A ce rythme, Isabelle et David pourraient commencer l'exploitation d'ici 3 mois.

Pour plus d’information

Visitez le site de l'association Terre de Liens.
Regardez le reportage de France 3.
Allez sur le Blog de la ferme.


Isabelle et David, les acquéreurs

Mon avis

Cela fait vraiment plaisir de voir des agriculteurs bio qui en veulent ainsi !
Bon courage a Isabelle et David !

vendredi 26 février 2010

Les grandes infrastructures de transport devraient être compatibles avec la Trame Verte et Bleue

Le mercredi 10 février, la Commission du développement durable de l'Assemblée Nationale étudiait les dispositions de la Trame verte et bleue du projet de la loi Grenelle 2.

France Nature Environnement, La Ligue ROC, la LPO et la Fondation Nicolas Hulot ont salué le vote par les députés d'un amendement précisant que les infrastructures linéaires de transport de l’Etat devront être compatibles avec la Trame Verte et Bleue (TVB).

La trame verte et bleue est un des outils-clés du Grenelle de l'environnement sur la biodiversité. Elle doit notamment permettre la préservation d’un maillage d’espaces et de milieux nécessaires au fonctionnement des habitats naturels et aux cycles de vie des espèces. L’une des clés de la réussite de la trame verte et bleue sera le poids juridique qui lui sera reconnu.

Cet amendement prévoit ainsi que les grandes infrastructures linéaires de l’Etat devront être compatibles avec le Schéma régional de cohérence écologique, document qui définit la trame verte et bleue au niveau régional. Concrètement, cela signifie que la construction d’une ligne à grande vitesse ou d’une autoroute devra respecter les continuités écologiques. Par l’adoption de cet amendement, les députés ont marqué leur souci de revenir à l'engagement du Grenelle et leur volonté de lutter contre la fragmentation du territoire.

Nos organisations saluent le travail des députés et de la Secrétaire d'État à l’Ecologie sur cette question. Elles espèrent que cette mobilisation se poursuivra tout au long de l’examen du texte et que cette disposition sera définitivement adoptée par le Parlement.

Mon avis

L'intention semble bonne mais attention !
Tout d'abord, encore faut-il que ceci soit bien inclus au texte qui sera finalement voté.
Ensuite et surtout, la notion de compatibilité est souvent difficile à apprécier et laisse une certaine latitude d'appréciation. Ce qu'il aurait fallu c'est une conformité. Là cela aurait été bien plus clair et net à apprécier en cas de contestation.
Noter aussi que deux autres amendements proposés par les associations écologistes n’ont pas été adoptés. Le premier visait à rendre les plans locaux d’urbanisme, et les schémas de cohérence territoriale eux aussi compatibles avec la trame verte et bleue. Le second proposait de créer un « espace de continuité écologique » dans le droit de l’urbanisme permettant aux communes de “classer” certains éléments de paysage pour les préserver.
Tout cela est bien dommage. Je vous laisse apprécier l'intérêt concret du Grenelle de l'environnement...

jeudi 25 février 2010

L'autorite de sureté nucléaire exige le remplacement des générateurs de vapeur du réacteur n° 2 de Fessenheim


La centrale de Fessenheim

En mai 2009; lors de l'arrêt pour "rechargement du combustible et travaux de maintenance" du réacteur n°2 de la centrale de Fessenheim, des traces de corrosion suspectes et des fuites ont été observées sur des tubes internes d'un générateur de vapeur. La même observation avait été faite quelques semaines plus tôt à la centrale de Bugey (Ain) contemporaine de celle de Fessenheim.

L'étude des causes de ces fissures et des moyens d'y remédier a pris le reste de l'année 2009 : le réacteur 2 de Fessenheim n'a pu redémarrer avant décembre… En janvier 2010, le verdict de l'Autorité de Sûreté Nucléaire est tombé : L’ASN a demandé à EDF de réaliser une revue complète de la surveillance et de la conception des GV qui permettra entre autre de veiller à ce que ces opérations de remplacement soient suffisamment anticipées pour éviter que des dégradations trop importantes n’affectent ces équipements."
En d'autres termes: il faudra pourvoir plus rapidement que prévu au remplacement des générateurs de vapeur souffrant d'anomalies importantes.

En 2001 déjà, les 3 générateurs de vapeur du réacteur n°1 avaient été remplacés, pour un coût dépassant les 100 millions d'euros de l'époque.
Ces trois monstres de 300 tonnes, hautement radioactifs, sont toujours stockés sur le site de la centrale.
Construire de nouveaux générateurs de vapeur (en Italie ou au Japon – bonjour l'indépendance énergétique…) prend du temps. Installer de nouveaux générateurs demande une bonne demi-année de travail, durant laquelle le réacteur ne produit bien évidemment pas d'électricité. Cela fait déjà trois ans que ce réacteur n'est capable de fonctionner que 60% du temps pour cause de pannes multiples… Et même lorsqu'il fonctionne, il ne représente que moins de 1% du courant électrique produit en France.
En 2010, le réacteur devra encore stopper pour 4 ou 5 mois pour sa 3ème visite décennale, et aucun changement de générateur ne sera encore possible. Au mieux, ce vieux réacteur obtiendrait une dizaine d'années de sursis.

Les 150 millions d'euros et les 6 mois d'arrêt que représentent les changements de générateurs de vapeur ne pourront jamais être récupérés en 10 ans. Il ne s'agit plus de réparation, mais d'acharnement thérapeutique !

Depuis longtemps nous savions que le nucléaire nous entraîne dans une impasse tant technologique que financière. Ce nouvel épisode est une illustration éclatante que la sagesse la plus élémentaire impose d'arrêter définitivement ce réacteur et de mettre un terme à cette illusion dangereuse qui nous fait croire à un avenir nucléaire. Nos dirigeants finiront-ils par le comprendre ?

D'autres que nous l'ont compris : sur les 8 réacteurs américains similaires à Fessenheim qui ont été définitivement arrêtés, 5 l'ont été en raison de générateurs de vapeur défaillant, pour lesquels la réparation ou le remplacement aurait été trop cher…

Source :
STOP TRANSPORT – HALTE AU NUCLEAIRE
5 RUE DE MUNDOLSHEIM
67300 SCHILTIGHEIM
FRANCE

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