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vendredi 29 avril 2016

Thé, téflon, dentifrice, vêtements : attention au fluor

France 5 diffusait en ce début de semaine un excellent reportage consacré au fluor et à ses dangers : Fluor, un ami qui vous veut du mal.


Parmi les nombreuses informations qu’il vulgarise figure en bonne place les conséquences néfastes du fluor pour la santé. Longtemps vanté et promu pour la santé dentaire, le fluor est très présent dans les dentifrices. Les nourrissons se sont vu prescrire du fluor par leur pédiatre. Or si une dose journalière de 1 milligramme ne doit pas être dépassée, c’est dès l’absorption de 2mg par jour que cela devient dangereux. Le juste dosage se révèle difficile à gérer. Il en est de même, pour l’adulte qui trouverait bénéfice à 2mg par jour mais qui ne doit pas dépasser les 4mg.

Un participant au débat suivant la diffusion du reportage conseillait de se renseigner sur la teneur en fluor de son dentifrice et d’en choisir un n’en contenant pas trop. Là où cela se complique encore c’est que le dentifrice n’est pas la seule source de fluor au quotidien. Le reportage montre que certains thés « bas de gamme » nous amènent à la limite journalière en seulement 2 tasses ! Mais pourquoi le thé contient-il du fluor et pourquoi certaines marques en ont-elles plus que d’autres ? Le thé, la plante possède la propriété de fixer en ses feuilles le fluor contenu dans le sol. La feuille emmagasine le fluor tut au long de son existence, ainsi, plus une feuille est ancienne, plus elle en contient.

Le thé, la boisson tant prisée de par le monde, est normalement l’infusion de bourgeons et de la toute première feuille située tout en haut de la tige. Les parties les plus jeunes de la plante, donc celles les moins chargées en fluor, soigneusement cueillies à la main. Tout va bien si la cueillette est manuelle mais ici aussi la recherche du profit a frappé en introduisant la cueillette mécanique bien moins précise et qui ramasse aussi quelques feuilles plus basses sur la tige, plus âgées et donc qui contiennent davantage de fluor. C’est ce qui fait que le reportage met en cause les thés bon marché.


Peut-on réellement espérer que les thés de marque, vendu plus cher ont une teneur raisonnable en fluor ? Peut-on être certains que les cueilleurs à la main ne sélectionnent bien que la première feuille ? Je ne saurais répondre à ces questions… Par contre j’ai pu vérifier sur l’emballage du thé que je consomme chaque matin qu’il est fait mention d’une cueillette manuelles et de bourgeons dorés… rassurant ?



Autre source d’exposition au fluor : les vêtements et chaussures. Ici c’est leur enduction de PFC, un composé fluoré, qui est en cause. Le PFC confère en effet aux vêtements et chaussure une capacité déperlante, de résistance à l’eau, d’imperméabilité, et ceci à bas coût. Encore. Comment savoir si un vêtement contient du PFC ? Impossible pour l’acheteur que nous sommes, même sil scrute soigneusement les étiquettes. Voici une loterie où l’on n’a rien à gagner, mais la santé à perdre !
Nous n’avons qu’à nous souhaiter bonne chance...

Sans avoir la prétention de couvrir ici tous les sujets abordés par le reportage, je finis par une matière qui fut longtemps sujet à controverse et qui reste extrêmement présent comme revêtement de nos ustensiles de cuisines, en particulier des poêles et casseroles : le téflon.


Dupont de Nemours l’utilisa au départ pour participer à la création de la bombe atomique (hé oui !). Lisez l’excellent ouvrage de Fabrice Nicolino et vous verrez que l’industrie chimique est en quelque sorte née de la bombe et des guerres. Sympathique, non ? Le téflon vit-il des jours moins sombres en empêchant les aliments d’adhérer à nos poêles ? Toujours est-il qu’à haute température il dégage des composés fluorés nocifs. Téflon, PFC et PFOA sont à bannir de nos cuisines. Attention cependant aux revêtements de nouvelle génération qui, s’ils revendiquent souvent l’absence de PFC et de PFOA, des composés fluoré, n’indiquent pas s’il renferme des nanomatériaux. Les nanoparticules s’introduisent de plus en plus dans les produits industriels, une fois encore au plus grand bénéfice financier des fabriquant, mais fort probablement au détriment de notre santé qu’ils menacent, sachant franchir nos barrières cellulaires. Alors, vive l’inox !

Si vous n’avez pas regardé le reportage, France 5 le propose encore en replay ici alors que je publie ces lignes. Si il n'est plus disponible alors que vous les lisez et que vous souhaitez le voir, faites moi signe.

mardi 26 avril 2016

Consultation NDDL, l'état persiste

L'état persiste et le référendum promis par Hollande est devenu une "consultation des électeurs des communes de la Loire-Atlantique sur le projet de transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes".

Certains commentateurs considère que cette consulation n'aura aucune incidence sur l'avenir du projet. Si tel était le cas, nos représentants s'acharneraient dans cette voie stupide de consulation pour ne pas dédire notre président ?

Si la consultation est aussi stupide qu'inutile, les mots me manquent pour qualifier le fond du problème :le projet d'aéroprt à NDDL lui même. Une absurdité, une connerie, un crime écologique etc... Finalement non, les mots ne me manquent pas !

Bon, si cette consultation se fait effectivement le 26 juin 2016, les opposants se mettent en marche pour informer. Car, n'en doutons pas, la désinformation voire l'information trompeuse sera de mise pour les partisants du projet, pour les organisateurs de la consultation.

Quelques chiffres de FNE. Peuvent-ils faire pencher les votants du côté du réalisme ? J'aimerais le penser...


Bien évidemment je partage pleinement la position de l'ACIPA : "Pour l’ACIPA, cette éventuelle consultation citoyenne ne peut en aucun cas légitimer un projet d’aéroport à Notre Dame des Landes qui est illégal. Cette consultation ne sera, dans tous les cas pour nous, qu’une étape dans le long combat pour l’arrêt définitif du projet."

Pour plus d’information

Lisez le décret organisant la consultation : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032447327&dateTexte=&categorieLien=id

Consultez la position de l'ACIPA : https://www.acipa-ndl.fr/actualites/communiques-de-presse/item/650-position-de-l-acipa-sur-la-consultation

Encore et toujours :

mardi 22 mars 2016

Quand ballon rime avec béton

Le PSG menace de bétonner trois cents hectares de terres historiques nous dit l'excellent site Reporterre.
Situé dans les Yvelines, le domaine de Grignon est un site d’une grande richesse géologique, un lieu de recherche historique agronomique, un poumon vert de bonnes terres.
L’Etat veut en vendre le terrain, sans doute au club de football Paris-Saint-Germain.
Le Qatar, propriétaire du PSG depuis 2011, veut investir dans un nouveau centre d’entraînement et serait prêt à dépenser pour y bâtir 18 terrains de football, un stade de 5.000 places et le parking correspondant, des boutiques, peut-être même un hôtel et des restaurants !

Les photographies ci-dessous, publiées sur le site Reporterre montrent un site sur lequel une telle réalisation serait pour moi criminelle...

Le château de Grignon


L’arboretum d’AgroParisTech à Thiverval-Grignon

En dehors de ce magnifique patrimoine naturel, le site est mondialement connu pour la Falunière, une carrière géologique de 500 m2 riche en fossiles comptant plus de 800 espèces de coquillages.

Pour ne pas laisser faire une telle horreur, une pétition est en cours. Evidemment je vous engage à y apporter votre voix.
Allons nous laisser le Qatar détruire notre patrimoine pour un ballon rond ?

Pour signer

C'est ici.

Pour plus d’information

Lisez l'article de Barnabé Bictin sur Reporterre : http://www.reporterre.net/Le-PSG-menace-de-betonner-trois-cents-hectares-de-terres-historiques

vendredi 4 mars 2016

NDDL le 27 février 2016, une manifestation fabuleuse !

Ignorons ceux qui ne savent délibérément pas plus compter les manifestants que les salamandres et les campagnols, nous étions entre 50 000 et 60 000 samedi 27 février à prouver que notre détermination est plus forte que jamais à garder le ciel de Notre Dames des Landes aux oiseaux.








Jamais peut être je n’avais participé une manifestation « environnementale » de cette ampleur en près de 30 ans de militantisme.
Comme toujours à NDDL, quelle ambiance ! Quelle fraternité ! Et quelle chance de retrouver dans cette foule immense, nombre d’amis, de compagnons de lutte, qu’ils soient de paris, de la région de Bure ou de Chinon !

lundi 22 février 2016

Pour respecter les engagements pris lors de la COP21, la France doit renoncer à construire l’aéroport de Notre Dame Des Landes


Qui a déclaré : « A Paris, il y a eu bien des révolutions depuis des siècles, mais aujourd’hui c’est la plus belle et la plus pacifique des révolutions qui vient d’être accomplie : la révolution sur le changement climatique » ?

Réponse : François Hollande, en clôture de la COP21, la conférence internationale sur le climat, le 12 décembre 2015.

Mais comment parler d’une révolution sans les actes courageux pour la faire advenir ? L’accord de Paris, adopté à l’unanimité en décembre 2015 à l’issue de la COP21, fixe au monde l’objectif de contenir l’élévation de la température de la planète « nettement en-dessous de 2° C » et de « poursuivre l’action » pour la limiter à 1,5° C. Y parvenir réduirait sensiblement les risques liés au dérèglement climatique, qui modifierait de manière irréversible les conditions d’existence sur Terre.

Dès aujourd’hui, les émissions excessives de gaz à effet de serre et les dérèglements qu’elles provoquent accentuent les inégalités sociales et font courir de nouveaux risques sur l'ensemble du globe. Six cent mille morts de désastres climatiques depuis 1995 ; 250 millions de réfugiés climatiques à l’horizon 2050 : derrière ces chiffres, c’est la responsabilité de notre génération qui est en jeu. Tous les chefs d’Etat et de gouvernement ont reconnu cette responsabilité dans l’accord de Paris.

Mais pour véritablement prendre sens, cet engagement doit maintenant dépasser les simples promesses diplomatiques et être mis en œuvre concrètement. Cela passe par la réduction d’activités émettrices de gaz à effet de serre, en particulier la combustion d’énergies fossiles.

L’engagement pris dans l’accord de Paris n’est pas compatible avec la construction d’un aéroport à Notre Dame des Landes sur près de 2000 hectares de terres agricoles et de milieux naturels (qu’habitent de nombreuses espèces protégées), qui générerait un surcroît d’émissions par l’aviation, le bétonnage d'une des plus grandes zones humides du pays, et la destruction de fermes paysannes.

A l’inverse, préserver le bocage fertile et riche en biodiversité de Notre Dame des Landes serait le signe de la maturité d'un pays prêt à s’engager dans la voie nouvelle de la transition énergétique et écologique, dont les générations actuelles comme les générations futures ont tant besoin. Abandonner ce projet ne préserverait par ailleurs pas que l’écosystème local : renoncer à un projet émetteur de gaz à effet de serre contribue également à préserver notre avenir à tou.te.s.

Depuis plus de 40 ans, le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes suscite l’opposition résolue et concertée d'agricultrices et d’agriculteurs, d’associations de protection de l'environnement, d’élu.e.s, d’habitant.e.s de la région, de riverain.e.s, de syndicalistes, ainsi que de nombreuses personnes à travers la France. Sur place, les opposant.e.s au projet d’aéroport mènent des expériences riches en enseignements, dans le domaine de l’agroécologie, de la permaculture, de l’habitat léger, etc. La qualité des études qui ont conduit à l'autorisation de l'aéroport est quant à elle contestable, son utilité même est remise en cause, de même que les dépenses que sa construction implique. L’abandon de ce projet, lancé il y a cinquante ans et désormais dépassé, est la seule position cohérente et pragmatique pour l'avenir de notre climat - c’est en effet à l’aune de l’accord de Paris que doit être jugée la pertinence de ce projet.

Nous demandons le respect des engagements pris lors de la COP 21 - autrement dit l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.

Ajoutez votre nom

http://act.350.org/sign/NDDL

vendredi 12 février 2016

NDDL, référendum piège

Hollande demande au gouvernement d'organiser un référendum local pour décider sur le sort du projet d'aéroport à NDDL. Si la réponse est opui, mesdames messieurs les opposants, il faudra vous plier !
Si c'est non, l'état devra en tirer les conséquences...

Référendum local. Fera-t-on voter crapauds, grenouilles et tritons ?
C'est un piège. Local ? Non, ce devrait êtré régional, inter-régional, même national, voire européen.

Aéroport, NON !
Référendum, NON et NON !

Rendez-vous sur la ZAD le 27 février !


jeudi 4 février 2016

APPEL : Notre Dame des Landes - Samedi 27 février 2016 - Mobilisation générale

La manifestation générale contre le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes, le 27 février 2016 se tiendra donc sur la ZAD et sera suivie d'une grande fête pour l'avenir de la ZAD.

Voici le texte de l'appel diffusé par ACIPA.


Pour l’abandon du projet d’aéroport - Pour l'avenir de la ZAD
Ni expulsions, ni travaux

Face aux menaces du gouvernement, le mouvement anti-aéroport est plus dense et vivant que jamais. En témoignent la mobilisation en urgence de 20 000 personnes et près de 500 tracteurs sur le périphérique nantais le 9 janvier, les actions de blocages et mobilisations paysannes qui ont suivi, le rassemblement devant le tribunal de Nantes et les multiples manifestations dans des dizaines d'autres villes en France et au-delà.

La résistance à Notre-Dame-des-Landes est aujourd'hui devenue emblématique de tant d’autres luttes contre les destructions environnementales et sociales, de tant de combats face à la disparition des terres agricoles ou aux causes du changement climatique. Elle marque un refus ferme de la marchandisation continue du territoire et de nos vies. Ce qui se construit sur la ZAD est porteur d'un immense espoir parce que s'y inventent d’autres manières d’habiter le monde, de cultiver, de créer et de s'organiser en commun. Les 30 et 31 janvier, c'est un millier de personnes qui sont venues participer à plus de 30 chantiers simultanés pour renforcer ce que Vinci voudrait détruire. En ces temps d'état d'urgence en passe de devenir perpétuel et d'atteinte prolongée aux libertés publiques, la détermination qui anime le bocage est un encouragement contagieux à ne pas se résigner.
Mais le 25 janvier, le juge des expropriations a prononcé l'expulsion des paysan-ne-s et habitant-e-s légaux de la ZAD : immédiate pour les exploitations agricoles, sous deux mois pour les habitations. Les quelques 200 nouvelles personnes qui, depuis 2007, se sont installées sur la ZAD pour y vivre et la protéger, sont, elles aussi, susceptibles d'être délogées par la force. La décision de passer à l'acte est aujourd'hui entre les mains du gouvernement.

Hollande s'était engagé à attendre la fin des recours juridiques contre le projet d'aéroport. Ceux-ci ne sont pas épuisés : les recours contre les arrêtés loi sur l'Eau et Espèces Protégées sont en appel, une procédure de pré-contentieux est encore pendante devant la Commission Européenne. Pourtant, Valls, de son côté, martèle toujours sa volonté d'expulser la ZAD et de démarrer les chantiers à court terme, confortant les porteurs du projet. De premiers travaux de défrichage sont censés commencer avant la mi-mars.

Si la pression sur l'ensemble de la zone est aujourd'hui plus forte que jamais, il n'est pas question de partir et de laisser la place aux tractopelles de Vinci, ni de vivre continuellement avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il n'est pas non plus question de diminuer notre propre pression sur les porteurs du projet et le gouvernement.

Au contraire, c'est maintenant qu'il faut enfin gagner l'abandon du projet d'aéroport par notre mobilisation ! Dans le bras de fer qui s'est engagé, la puissance du mouvement dans la France entière pendant les semaines à venir va être décisive. Toutes les composantes de la lutte appellent donc à multiplier les actions de solidarité, en préambule d'une journée de mobilisation massive et générale le 27 février. Cette journée aura pour mot d’ordre l’arrêt des menaces d’expulsion sur les paysan-ne-s et habitant-e-s de la ZAD, ainsi que l’abandon définitif du projet d’aéroport. Nous invitons tous les comités et soutiens à relayer très fortement l'appel pour cet événement et à organiser des bus et convois pour s'y rendre.

Nous nous rassemblerons le 27 février en fin de matinée, précisément là où les travaux sont censés commencer, pour y faire la démonstration concrète de notre capacité à les bloquer. Nous convergerons ensuite vers une grande fête pour l'avenir de la ZAD. Les différentes heures exactes de rendez-vous et points de départ des cortèges seront précisés par la suite.

Celles et ceux qui habitent et cultivent la ZAD ne la quitteront pas !
Il n’y aura jamais d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes !


vendredi 29 janvier 2016

Gaz de schistes, retour en scène à Montélimar

Le tribunal administratif a annulé la décision qui abrogeait son permis de recherche de gaz de schistes dans la région de Montélimar. La loi du 13 juillet 2011 interdiant la technique de fracturation hydraulique, Total a indiqué vouloir utiliser les « techniques de stimulation » « qui seront disponibles ». La société affirme qu'elle n'utilisera pas la fracturation hydraulique. Que sont ces techniques de stimulation ? En existe-t-il ? D'aucuns disent que non et que Total veut gagner du temps pour conserver coûte que coûte son permis.

Le tribunal administratif a annulé pour excès de pouvoir l’arrêté du ministre de l’écologie concernant Total. En 2011 le ministère avait annulé le permis de recherche considérant que Total n'était pas suffisamment précise sur les techniques alternatives qu'elle comptait utiliser. Il se trouve que la loi du 13 juillet 2011 n'impose pas que de telles précisions soient fournies dans la demande de permis, le tribunal a donc conclu à une erreur de droit commise par le ministère.

Le flou de la loi, dénoncé à l'époque par les opposants aux hydrocarbures de schistes, se révèle aujourd'hui lourd de risques.
Que va-t-il se passer sur les 4327 km2 qui s'étendent du Sud de Valence à la région de Montpellier ?


Sources : entre autres, le blog de Maximes Combes


mercredi 27 janvier 2016

Comment se protéger des ondes ?

Pourquoi se protéger ?

Voyons tout d’abord pour quoi se protéger des ondes. Pour deux raisons.
La première raison est que nous vivons dans un environnement où les ondes électromagnétiques sont extrêmement présentes de par la multiplication des appareils qui en émettent.

Tout appareil fonctionnant à l’électricité émet un champ électrique et un champ magnétique. Les deux champs sont intimement liés, on parle ainsi de champ électromagnétique.
Les champs sont le plus souvent variables dans le temps. On parle alors de champs alternatifs ou d’onde. La fréquence du champ dépend du type d’appareil et varie de quelques Hertz (extrêmement basse fréquence) à plusieurs centaines de giga Hertz (extrêmement haute fréquence). Les ondes dont la fréquence dépasse 10 MHz sont toujours accompagnées d'un champ électrique et d'un champ magnétique, elles sont donc dites électromagnétiques.


Certains appareils émettent des champs électromagnétiques alors que ce n’est pas leur fonction. Nous trouvons là en fait tous les appareils électriques, en particulier ceux qui possèdent un transformateur comme les radio-réveils, les chaines hifi mais aussi les simples lampes.
D’autres appareils sont conçus pour émettre des ondes, c’est le cas des émetteurs, téléphones, box wifi et tous les dispositifs communicants sans fils.

La seconde raison est que les organismes vivants sont sensibles aux ondes électromagnétiques. Il est maintenant indiscutable que les ondes ont non seulement des effets thermiques (les seuls considérés pendant longtemps) mais aussi des effets biologiques sur les organismes et donc sur le corps humain.

Nous sommes tous électrosensibles mais certains d’entre nous le sont plus que d’autres et les symptômes qu’ils présentent peuvent être très sévères, ce sont les électrohypersensibles.


Nous devons nous protéger des ondes, mais comment ?

Il faut tout d’abord considérer deux objectifs possibles, la protection contre les ondes venant de l’extérieur (d’un appartement, d’une maison) et la protection contre les ondes venant de l’intérieur.

Se protéger des ondes venant de l’extérieur

L’idéal est bien sûr qu’il n’y ait pas de source d’ondes. Il faut ainsi s’opposer individuellement et/ou collectivement à tout projet d’implantation d’antenne près d’habitation, commerces, lieux de travail et équipements publics.

Si cela est possible, il faut choisir un lieu d'habitation éloigné de sites d'implantation d'antennes. Sinon, préférer une maison ou un appartement qui n’est pas situé dans l’axe d’une antenne ou à sa hauteur et qui n’a pas d’antenne sur le toit.

Une protection intéressante est apportée par des arbres ou buissons interposés entre les antennes et la maison. Les murs épais, la terre font écran aux micro-ondes qui peuvent aussi traverser la toiture mais surtout les ouvertures, principalement les fenêtres. Les électrohypersensibles éviteront de placer lits et fauteuils près des fenêtres et préféreront les lits en bois plutôt que métalliques. Volets et stores métalliques, doubles, voire triple vitrage mais aussi films métalliques sur les vitres atténueront les ondes. Enduire ses murs intérieurs d’argile en couche épaisse atténue les ondes. Il existe aussi des articles spécialisés qui pourront être utiles : rideaux, couvertures, tapis muraux ou de sol mais leur utilisation peut être délicate et leur efficacité variable. Mais attention les ondes émises à l’intérieur du logement par des appareils pourront être réfléchies par la surface interne de ces dispositifs, ce qui augmentera le champ électromagnétique à l’intérieur de l’habitation !

Se protéger des ondes venant de l’intérieur

Ici encore le meilleur moyen serait de ne pas avoir d’appareil émetteur d’ondes électromagnétiques mais comme nous l’avons vu en introduction, tout appareil fonctionnant à l’électricité en émet, à commencer par l’installation de distribution électrique elle-même.

Une bonne installation réalisée avec des câbles blindés et des prises de terre systématique peut faire diminuer les champs électromagnétiques à l’intérieur de l’habitation. Les câbles blindés sont indispensables en cas d’utilisation d’appareils utilisant les courants porteurs en ligne (CPL) pour la distribution d’Internet ou pour relier des appareils communicants et surtout le nouveau compteur Linky (voir article dédié au Linky). La mise à la terre dévie le champ électrique, il est très important d’en disposer, ce qui n’est pas forcément le cas dans les habitations anciennes.

Les appareils isolés ne sont pas reliés à la terre, ils peuvent être de grands émetteurs d’ondes. Il faut ainsi éviter de les avoir près de soi. Par exemple on pendra soin d’éloigner le sèche cheveux de son crâne lors de son utilisation. L’éloigner de 10cm diminue de 50% l’exposition à son rayonnement.

Eloigner des lits et fauteuils tout radiateur, lampe de chevet et tout luminaire, radio-réveil, réveil électronique.

Les plaques de cuisson à induction émettent des champs élevés. Les fours à micro-ondes peuvent ne pas être assez étanches, se tenir à distance si vous en utilisez, ce qui reste à éviter.

Ainsi que nous l’avons vu dans le cadre de la protection contre les ondes venant de l’extérieur, il convient d’éviter les grandes pièces métalliques. Il en est de même pour les grands miroirs. Ceci afin d’éviter que les micro-ondes ne s’y réfléchissent, augmentant ainsi la densité des champs électromagnétiques à l’intérieur du logement. Toute structure métallique devrait être reliée à la terre.

En cas de nécessité, un diagnostic de votre lieu de vie peut être effectué par un professionnel. Reste à en trouver un sérieux et compétent. Dans les situations difficiles et surtout lors de la mise en œuvre de dispositifs de protection conséquents, il convient de faire un diagnostic avant et après la mise en œuvre des protections afin de voir si celles-ci n’ont pas de conséquences négatives.

Les appareils communicants sans fil
Ils sont très largement utilisés maintenant, cela à grand renfort de publicité. Beaucoup d’utilisateurs n’imaginent même pas que te tels objets si courants présentent un risque pour la santé. Cela pourrait s’avérer constituer un grand problème sanitaire à terme.

Nous l’avons vu, tous les appareils communicants sans fils émettent des ondes, toutes les ondes influent sur les organismes vivants et nous sommes tous électrosensibles. Partant de là nous ne pouvons que conseiller d’en éviter l’utilisation et, si l’on ne peut s’en passer, de les déconnecter la nuit. Il s’agit des souris et claviers sans fil, des écouteurs sans fil, des appareils permettant de faire communiquer des ordinateurs entre eux, d'avoir accès sans fil à Internet, de faire passer des programmes TV sur d'autres téléviseurs ou sur ordinateur. Il faudrait désactiver le wifi de nos Box Internet et passer en liaison filaire. Le wifi des voisins traverse les murs et nous avec. Leur demander de le couper, surtout si le signal reçu chez vous est de niveau élevé.

Beaucoup de babyphones fonctionnent avec des micro-ondes, ceux-ci ne devraient jamais être placés près d'un enfant. L'usage d'un babyphone à micro-ondes est à proscrire.

Le téléphone DECT
Le téléphone fixe sans fil utilisant la technologie numérique DECT est un gros émetteur d’ondes.

Evidemment le téléphone filaire est préférable au niveau santé. Sinon il faudrait débrancher base et combiné durant la nuit car la plupart des modèles émettent 24h/24, même hors communication. Ce n’est pas le cas des modèles disposant de la fonction « éco DECT plus » qu’il faut activer et configurer sur l’appareil pour réduire le niveau des émissions et limiter celles-ci au seul moment de la communication.

Le téléphone portable
Nous arrivons au sujet crucial. En effet, c’est parce que l’on s’en sert qu’il y a des antennes relai et surtout parce que son usage est maintenant extrêmement répandu. Qui n’en possède pas un, voire plusieurs ? Il semble impensable de revenir en arrière et de s’en passer. Reste alors à « limiter les dégâts » et à l’utiliser de manière à réduire autant que possible ses impacts sur notre santé et celle des autres. Les conseils d’utilisation sont nombreux et certains devraient être bien connus car mentionnés sur les notices. Il n’est cependant pas inutile de mentionner ici l’ensemble de ce que nous avons relevé dans la littérature et les articles diffusés par Internet.


Tout commence par le choix de l’appareil. Le seul conseil à donner est de veiller à ce que sa la valeur du débit d'absorption spécifique (DAS) soit la plus faible possible, même si cela ne se rapporte qu’aux seuls effets thermiques de l’appareil et pas à ses effets biologiques.

Les conseils d’utilisations sont multiples :

  • Couper l’appareil chaque fois que c’est possible car il émet même en veille.
  • Eviter son utilisation dans les lieux clos où il émettra fortement pour établir la communication.
  • Voiture, train, tram, métro, caves, parkings souterrains ne sont pas des lieux recommandés pour téléphoner.
  • Eviter les lieux où les antennes sont éloignées, en milieu rural par exemple.
  • Eviter de téléphoner lorsque les conditions météo sont mauvaises (pluie, neige, brouillard, orage).
  • Ne pas téléphoner en conduisant, dans les escaliers et même en marchant. Les fautes d’attention peuvent être lourdes de conséquences.
  • Il ne faut pas téléphoner en présence de produits inflammables comme l'essence, l'alcool ou l'éther. Il faudra donc être prudent dans des lieux où l'on peut rencontrer ces substances (stations d'essence, hôpitaux...). En présence de ces substances un portable est capable de déclencher un incendie.
  • Préférer les textos aux appels.
  • Des études recommandent des appels aussi brefs que possible. Téléphoner moins de 4 minutes par appel, limiter à 6 le nombre d'appels journaliers et ne pas dépasser une durée d'exposition de 22 minutes par jour.
  • Eviter le contact du téléphone avec la tête. Utiliser un kit oreillette filaire où passer en mode « mains libres ». Le kit oreillette ne fait que diminuer certaines nuisances, il n'est pas une garantie de sécurité absolue.
  • Attendre que la communication soit établie pour coller le combiné à son oreille en l’absence de kit oreillette.
  • Ne pas utiliser d’oreillette Bluetooth. C’est une mini antenne relais placée près du cerveau.
  • Eviter de porter le téléphone mobile en veille sur soi et particulièrement de le porter dans la poche de son pantalon, près des organes génitaux, ou dans une poche sur la poitrine, près du cœur.

Les radiations des téléphones mobiles sont particulièrement nocives pour :

  • les enfants,
  • les femmes enceintes,
  • les personnes âgées,
  • les malades immunodéprimés,
  • les personnes hypersensibles aux rayonnements électromagnétiques.

En pratique ceci veut dire qu'il faut réserver l'emploi du téléphone portable pour ce qui est essentiel, indispensable ou urgent.

mardi 26 janvier 2016

Notre-Dame-des-Landes : appels à la « désobéissance citoyenne » après la décision de justice


Un bon article dans le Monde.
Allons y, désobéissons !

http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/01/26/notre-dame-des-landes-appels-a-la-desobeissance-citoyenne-apres-la-decision-de-justice_4853415_3244.html

lundi 25 janvier 2016

Expulsions à NDDL la justice et l'Etat passent en force


Verdict des procès en expropriation contre les habitants historiques de NDDL :

  • 8 des 11 familles ont 2 mois par partir de leur logement (soit jusqu'au 26 mars)
  • 3 familles sont donc expulsables immédiatement; ainsi que toutes les exploitations agricoles
  • aucune astreinte financière

La justice et l'Etat choisissent donc de passer en force comme je le craignais.

Dès aujourd'hui préparez-vous à passer à l'action et venez de partout le 27 février pour la grande manifestation (+ de détails bientôt)
Et consultez régulièrement http://zad.nadir.org/ ou http://www.acipa-ndl.fr/

NDDL, l'attente du jugement

C'est cet après-midi que le juge aux expropriations de Nantes rendra sa décision sur la demande de Vinci qui veut expluser quatre agriculteurs « historiques » et onze familles qui ont refusé un accord à l’amiable.

Trois hypothèses sont avancées :

  • soit, le juge estime fondée la question prioritaire de constitutionnalité déposée par les avocats des habitants, cela,repousserait la procédure de plusieurs mois car il faudrait un examen préalable par la Cour de cassation, puis un jugement par le Conseil constitutionnel.
  • soit le juge les déclare les agriculteurs et familles expulsables et les condamne à des astreintes journalières en voulant les faire partir de leur propre chef sans recourir à la force.
  • soit il les déclare expulsables sans leur imposer d’astreinte, et procède à leur expulsion par la force.


Evidement cette décision sera lourde de conséquences quant à la ZAD mais aussi à la région toute entière, voire même partout en France.
La première option rendrait difficile une évacuation de la ZAD vant les élections présidentielles du fait des diverses contraintes de calendrier vis à vis des espèce protégée, des abres etc...
La seconde hypothèse, jouant sur le porte-monnaie verrait-elle une forme de solidarité nationale venir en aide aux agriculteurs et aux familles concernées ?
Quant à la troisième possibilité, la pire, nous verrions à coup sûr un durcissement des positions de part et d'autre et à terme un inévitable déchainement de violences policières et une résistance extrèmement forte des occupants et de l'immense population qui les soutient dans la France entière. Blocages, actions diverses et musclées seraient au programme.

Réponse ce soir. Attendons encore un peu. Sincèrement, sans vouloir faire l'oiseau de mauvais augure, je redoute que ce ne soit la force pire option qui s'annonce...

Pour plus d’information

Lisez l'article de Reporterre.
Et aussi l'excllent billet sur lundimatin.



samedi 23 janvier 2016

Linky, le compteur dangereux arrive !


L’Europe a décidé par une directive de 2009, qu’en 2020 80% des foyers européens devront être équipés d’un compteur électrique communiquant. En France, c’est la loi de transition énergétique publiée le 18 Aout 2015 qui instaure le déploiement de 35 millions de compteurs Linky, ce qui coûtera la bagatelle de 5 milliards d’euros que, d’une manière ou d’une autre, le consommateur paiera.
Linky, le compteur électrique communiquant, ainsi que ses compères compteurs de gaz (Gazpar) et compteurs d’eau communicants sont sensés apporter nombre « d’avantages ». Des avantages, mais pour qui ? Par exemple, ces compteurs sont gérables à distance sans nécessiter d’intervention sur place, que ce soit pour d’ouverture d’une ligne ou pour e relevé des consommations. A qui bénéficiera la suppression d’emplois induite ? Si la plus grande partie des avantages prétendue est contestable et contestée par des associations, le problème majeur concerne notre santé. En effet, les compteurs communiquent en émettant des ondes radioélectriques par le biais de toute notre installation électrique domestique.

Des risques sur notre santé
La technologie des courants porteurs en ligne (CPL 63 à 95 kilohertz) a été choisie pour véhiculer l’information sur le réseau de distribution d’électricité. Le CPL est aussi injecté dans les locaux, et donc dans nos habitation dont l’installation électrique n’est pas adaptée. Il faudrait que les câbles électriques soient blindés pour éviter que des micro-ondes soient émises par les fréquences CPL injectées sur le réseau. Etant donné que nos installations ne blindés nos fils électriques vont émettre des ondes nocives pour la santé jusqu’à une distance estimée à plus de 2 mètres. De plus, sur chacun des 740 000 transformateurs de quartiers, des modules GPRS 2G+, émetteurs de micro-ondes, seront installés quasiment à hauteur d’homme. Ces ondes ont été classifiées comme potentiellement cancérigènes par le centre international de recherche sur le cancer qui dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé.
En 2013, l’ANSES a reconnu des effets biologiques certains sur la santé, notamment certaines tumeurs cérébrales dues aux radiofréquences. Cette Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a donc conseillé de réduire les niveaux d’exposition . Le déploiement des compteurs Linky va à l’opposé de cette préconisation.
Les personnes devenues électrosensibles dans le niveau ambiant actuel d’exposition électromagnétique et radioélectrique, qui pourtant respecte les lois françaises en vigueur, sont la preuve vivante que les normes actuelles ne protègent pas la santé de l’être humain. Ces personnes seront les premières impactées par l’augmentation du niveau d’exposition engendré par le déploiement de 35 millions de compteurs Linky, mais c’est aussi chaque citoyen français qui verra sa santé mise en danger. Nous sommes tous à des degrés divers électrosensibles, souvent sans le savoir.


Des risques d’incendie
Les radiofréquences CPL émises par les compteurs Linky posent un grave problème de sécurité incendie car les câbles du réseau électrique ne sont pas conçus pour transporter des radiofréquences. Lors de l’expérimentation menée en France en 2010 dans seulement deux régions de France (Indre-et-Loire et région lyonnaise), plusieurs incendies ont été déclenchés. EDF a publié le 15 juillet 2015 de nouvelles conditions générales de vente dans lesquelles tout incendie est assimilé à un cas de force majeure dans lequel ERDF dégage sa responsabilité. Cela signifie qu’en cas d'incendie provoqué par le compteur Linky ou par les radiofréquences qu'il injectera dans nos câbles et fils électriques, ainsi que dans les appareils électriques qui ne sont pas blindés contre ces radiofréquences, il appartiendra au client –c’est-à-dire à la victime– de prouver la responsabilité d'ERDF.

Des risques de pannes
EDF dégage également sa responsabilité et celle d'ERDF en cas de pannes chez des particuliers provoquées par le Linky. Ce sera donc au client de prouver que ces pannes ont été causées par le Linky. Des pannes répétées d’ordinateurs et de téléviseurs ont déjà été constatées dans des logements équipés de compteurs Linky. Chez des commerçants ces pannes ont touché le matériel professionnel, la réparation a été faite à leurs frais.
Ces risques techniques importants sont majorés par la fragilité du matériel électronique face aux circonstances exceptionnelles, comme l’ont démontré les incendies qui se sont déclenchés, lors de la canicule de début juillet 2015, là où les travaux de déploiement du Linky dans les transformateurs avaient déjà commencé : Bretagne, Pays-de-Loire, Nord et région Lyonnaise. Dans certains cas, il a fallu plus de 12 heures pour rétablir le courant.

Problème de responsabilité en matière d’assurance
L’ensemble des compagnies de réassurances exclut la prise en charge en Responsabilité Civile des dommages liés aux ondes électromagnétiques.
Par ailleurs, dans ses contrats, EDF indique : « L’installation électrique intérieure du client commence aux bornes de sortie du disjoncteur de branchement. Elle est placée sous la responsabilité du client. » En cas d’incendie électrique, il existe donc un vide juridique en ce qui concerne la responsabilité en matière d’assurance.

Problème de vie privée et de libertés individuelles
Le compteur Linky portera atteinte à la vie privée puisqu’il permettra de connaître en temps réel le taux d’occupation des lieux par l’indication du nombre d’appareils électriques branchés. De plus, il rendra la France vulnérable face aux hackers et au cyberterrorisme.

Problème de protection du consommateur
L’UFC-Que Choisir dénonce également un surcoût pour les consommateurs et des services payants associés au pilotage à distance des consommations.

A l’étranger, la marche arrière a déjà commencé
Depuis 2011, en Californie notamment, a commencé la phase du démontage, des "smart meters", imposée légalement devant le constat de leur impact sanitaire : augmentation importante des taux de cancers, et leucémies chez l’enfant.

Regenere / Thierry Casasnovas

Que faire ?
Face à ces risques, que peut-on, que doit-on faire ?
A titre personnel il faut refuser tout changement de compteur par un compteur communicant.
Vous pouvez savoir à quel période l’installation d’un compteur Linky est prévue dans votre ville en consultant ce site : http://www.erdf.fr/linky-bientot-chez-vous.
Vous serez prévenu par un courrier d’ERDF au moins un mois avant la pose du compteur.
Des associations de consommateurs indiquent qu’il est impossible de refuser l’installation du compteur et qu’un tel refus risque d’entraîner une rupture du contrat. Notons cependant que la loi de transition énergétique prévoyait initialement des sanctions financières en cas de refus (pour compenser le coût d’obligation de faire des relevés manuels de consommation) mais que cette disposition a été retirée de la loi finalement votée.
Les associations préoccupées de la santé publique (Robin des toits, Next-up) conseillent instamment de signifier votre refus par lettre recommandée à ERDF en demandant un courrier officiel garantissant l'absence de toute toxicité sur l'ensemble de l'installation comportant un compteur LINKY.
Etant donné que les compteurs et l’infrastructure de distribution électrique sont la propriété des collectivités territoriales, il faut tout d’abord demander au maire de la commune de faire en sorte que le conseil municipal prenne une délibération refusant le déploiement des compteurs communicants sur la commune. En effet, ce sont les collectivités territoriales qui sont propriétaires des compteurs et infrastructures de distribution. Le maire signifiera son refus à ERDF, GRDF et au distributeur d’eau dans sa commune. Une telle disposition aidera grandement le particulier à justifier son refus si ERDF persistait dans sa volonté d’installation.

Pour plus d’information

Le site de Santé Publique Éditions d’Annie Lobé: http://www.santepublique-editions.fr/


mercredi 20 janvier 2016

NON à la disparition des élevages paysans de volaille !

La grippe aviaire ne doit pas être le prétexte à la restructuration de la filière au bénéfice des grands groupes et du tout export !

La décision du ministère de l'Agriculture de créer un vide sanitaire et de mettre en place des mesures de bio-sécurité menace les éleveurs de volaille. Ils ne peuvent se permettre de passer jusqu'à six mois sans production. C'est une véritable catastrophe économique et sociale qui se profile. Et si cela ne suffit pas, ce sont les mesures de bio-sécurité (pas de mélange d'espèces, bâtiments fermes et en dur, etc.) qui les achèveront. Les élevages fermiers et de plein air seront particulièrement impactés puisque les mesures annoncées y sont inapplicables.

L'objectif est donc clair : pour assurer un avenir à l'export aux grands groupes volaillers français, on sacrifie la majorité de la filière, ses paysans, et ses produits de qualité !

L'arrêté du ministère doit être abrogé.
Les mesures pour faire face à la grippe aviaire doivent être adaptées aux différents élevages.

Source : La Confédération paysanne : http://www.confederationpaysanne.fr/mobilisations.php?id=4191


Communiqué du ministère de l'agriculture : http://agriculture.gouv.fr/sites/minagri/files/160114_cp-ia_post_cnopsav.pdf

Appel à mobilisation nationale contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le samedi 27 février !


Toutes les composantes de la lutte contre le projet d'aéroport à Notre dame des Landes appellent à une journée de mobilisation massive et générale pour le 27 février.
Cette mobilisation aura pour mot d’ordre l’arrêt des menaces d’expulsion sur les paysan-ne-s et habitant-e-s de la zad, ainsi que l’abandon définitif du projet d’aéroport.

Les formes et rendez-vous pour ce 27 février seront définis par le mouvement en fonction du contexte. Un appel plus précis arrivera après le résultat du procès le 25 janvier.

Pour plus d’information

http://zad.nadir.org/spip.php?article3484

mardi 19 janvier 2016

1000 vaches, Bouillons - Lois et justice injustes !

L'actualité démontre que notre justice censée faire appliquer les lois est injuste. Ou bien ce sont les dites lois qui le sont. A moins que ce ne soit l'effet d'actions politiques ou de lobby...

La ferme des mille vaches a gagné contre l'état.
Deluis l'état 2015, la ferme des 1000 vaches qui n'avait d'autorisation que pour 500 animaux en comptait davantage.
Pour la préfecture de la Somme il y avait donc infraction. Des PV ont été dressés : 7.800 euros d'amendes plus 780 euros d'astreinte par jour pour dépassement du cheptel.
Les exploitants ont toujours estimé qu'ils étaient dans leur bon droit et refusaient de payer ces amendes.
L'Etat a saisi une partie des sommes directement sur les comptes de la ferme. Pour la justice, la préfecture de la Somme n'a pas répondu dans les temps à la demande d'extension faite par les exploitants le 16 mars dernier, le tribunal considère donc qu'il y a un accord tacite de l'Etat. L'Etat (les contribuables) doit donc rembourser cet argent et même payer les frais de justice de 1500 euros !


La ferme des Bouimmons déboutée contre Immmochan
Les Bouillons attendaient le verdict du procès intenté à Immochan concernant les illégalités et irrégularités de l’expulsion. Le verdict est tombé, et ils sont déboutés de toutes leursdemandes, et sont condamnés à verser 1000 € à Immochan. Aujourd’hui, leurs serre et les centaines d’ouvrages de leur bibliothèque associative manquent toujours à l’appel, ainsi que des bancs, une couveuse, le bar, leur matériel de peinture et de nombreux autres outils et matériels.


Sources :
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/une-victoire-pour-la-ferme-dite-des-1000-vaches-1453137461
http://www.lafermedesbouillons.fr/tribunal-les-bouillons-deboutes-de-leurs-demandes-face-a-immochan/

lundi 11 janvier 2016

Non aux explulsions à Notre Dame des Landes !

Nous étions 20 000 environ à Nantes ce samedi 9 janvier à manifester contre les expulsions des paysans implantés sur le site du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Une marée humaine, de très nombreux vélos et 50 tracteurs ont envahi et bloqué le périphérique Nantais pendant près de 12 heures. Notre objectif commun était que François Hollande annonce l’abandon des procédures d’expulsion conformément à son engagement d’attendre l’épuisement des recours juridiques.

Organisée en un temps record et même avancée d’une semaine pour devancer le procès dont la date avait elle-même été avancée pour qu’il se tienne avant la manifestation initialement prévue le 16 janvier, cette manifestation a connu une affluence et un succès considérable. Les manifestants sont venus en masse, dépassant peut être même les espérances des organisateurs.






Plusieurs points donnaient rendez-vous aux cyclistes tout autour de Nantes sur son périphérique. Nous, piétons, partions de La Neustrie au sud-ouest. Quelle vision improbable et magnifique que nous formions, pratiquement innombrables à arpenter ce ruban de bitume habitué au vrombissement des monstres à quatre roues ou plus ! La vie retrouvée en cet endroit devenu tout à coup presque hospitalier.


Arrivés à portée de vue du pont de Cheviré, tous étions émus et souvent incrédules devant la ligne ininterrompue de tracteurs et de vélos qui le couvrait. Un spectacle impressionnant magnifié par la distance.



Tous devions nous retrouver pour un banquet au pieds du pont. En fait, vu l’affluence monstre et l’étroitesse des lieux, le rassemblement festif s’est tiré sur plusieurs centaines de mètres et nombre d’entre nous avons pique niqué sur l’asphalte plutôt que sur les tables apportés par les tracteurs.


Les tracteurs et leurs paysans sont venus eux aussi en nombre très impressionnant : 45 selon les organisateurs qui en avaient annoncé 300. Il se comprend que la mobilisation paysanne soit forte étant donné que nombre de personnes concernées pas les expulsions sont agriculteurs.




Alors que la dispersion de la manifestation était prévue vers 17h30, les paysans de COPAIN 44 ont annoncé leur décision de poursuivre le blocage tant que l’abandon des expulsions ne serait pas annoncé. La suite, je n’y ai pas assisté…
Alors que le silence de nos dirigeants est assourdissant, les jours à venir verront d'autres mobilisations.


Une magnifique journée militante qui, à coup sûr, restera gravée dans les esprits !


lundi 4 janvier 2016

2015 : 3e année la plus chaude en France depuis 1900

L'année 2015 s'est achevée par le mois de décembre le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, avec des températures moyennes dépassant la normale* de 3.9 °C. Des températures printanières, supérieures aux valeurs habituelles d'un mois de mars, ont été mesurées régulièrement au cœur du mois de décembre.


2015 dans son ensemble a été une année particulièrement chaude sur l'Hexagone. Avec une moyenne de 8.7 °C pour les températures minimales et de 18.4 °C pour les maximales, 2015 se place au 3e rang des années les plus chaudes (1 °C au-dessus de la normale), devancée par 2014 (1.2 °C au-dessus de la normale) et 2011 (1.1 °C au-dessus de la normale). Globalement sur l'Europe, 2015 est même la 2e année la plus chaude depuis le début des mesures.

La pluviométrie est déficitaire(1) de plus de 10 % sur la quasi-totalité du pays, plaçant 2015 parmi les 10 années les plus sèches depuis plus de 50 ans. En revanche, l'ensoleillement est excédentaire(2) sur l'ensemble du territoire.
(1) moyenne de référence 1981-2010
(2) moyenne de référence 1991-2010

2015, une année exceptionnelle à l'échelle de la planète
D'après l'Organisation météorologique mondiale, la température moyenne à la surface du globe en 2015 devrait être la plus élevée jamais constatée et franchira sans doute le seuil, aussi symbolique que significatif, que constitue un réchauffement de 1 °C par rapport à l'époque préindustrielle. Cette situation résulte des effets conjugués d'un puissant épisode El Niño et du réchauffement climatique causé par les activités humaines.

Mon avis

Il y a près d'un an, le site Notre planete info titrait : 2014 : année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre depuis 1880 !
On continue et ce n'est à l'évidence pas l'accord de la COP21 qui va suffisament corriger le tir...

Sources :
Météo France
notre-planete.info

jeudi 31 décembre 2015

Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Journée de mobilisations sur Nantes et ailleurs, le samedi 9/01/2016


Le gouvernement trahit les accords obtenus par la lutte selon lesquels ni les travaux de l’aéroport ni les expulsions ne commenceraient avant l’épuisement des recours juridiques.

En effet, les habitants et paysans dits « historiques », qui étaient propriétaires ou locataires avant la déclaration d’utilité publique (DUP), ont été assignés en référé expulsion le 10 décembre. AGO-Vinci demandait l’expulsion immédiate des habitants, avec pour contrainte une astreinte financière de 200 à 1000€ par jour. Et mise sous séquestre des biens et cheptels.

Le moment était sans doute malvenu sur le plan politique : COP21 et élections régionales. Les deux avocats ont accepté la mise en suspens de la procédure, celui d’AGO-Vinci affirmant sa volonté de la relancer en janvier.

Après que les tentatives de vider la ZAD par les forces policières ont échoué en 2012, l’État essaie maintenant de le faire sous la pression financière sans même avoir à se risquer à venir sur le terrain.

Il n’est pas question de laisser l’État expulser une partie d’entre nous, ni même de laisser peser une telle menace sur l’ensemble des habitants de la zone. Notre perspective est l’abandon du projet, cependant notre force collective doit arracher immédiatement l’engagement de l’État à renoncer à toute procédure d’expulsion jusqu’à ce que tous les recours soient menés à leur fin.

Attention : changement de date par rapport aux premières annonces ayant déjà circulé.

Le 30 décembre, AGO-Vinci a relancé la procédure pour une audience contradictoire le mercredi 13 janvier. Une AG le soir même a décidé d’avancer la mobilisation au samedi précédent. Nous appelons donc à une forte mobilisation le 9 janvier sur le périphérique de Nantes, en convois de tracteurs, vélos, marcheurs, convergeant vers Cheviré, pour un grand banquet partagé au pied du pont, victuailles tirées des sacs. Le tout dans une ambiance enthousiaste, conviviale et sereine, celle que nous avons su conserver pendant les huit jours de notre convoi « CAP sur la COP » malgré l’état d’urgence. L’action de cette journée autour de Nantes sera assumable par tous et toutes et gérée ensemble de bout en bout. Nous nous portons collectivement garants de son succès. Nous ne laisserons jamais disparaître les terres de la zad et tous ceux qui la font vivre.

Nous appelons donc à nous rejoindre pour une mobilisation le 9 janvier 2016, que ce soit :
- à la tracto-vélo de Notre-Dame-des-Landes à 8h30, qui ira jusqu’au périphérique de Nantes
- si vous n’avez pas de vélo : à la manifestation piétonne (les deux se rejoindront)

et si vous êtes trop loin, à des manifestations, blocages, occupations et autres formes d’actions près de chez vous en solidarité contre les expulsions, (plutôt) le 9 ou le 16 janvier, selon possibilités locales appréciées par les comités de soutien... Rennes, Toulouse, d’autres villes... ont déjà annoncé des actions.

À l’appel des composantes de la lutte contre l’aéroport :
des membres de la Coordination (ACIPA, ADECA, Agissons Pour l’Avenir, ATTAC, CANVA, CéDpa, CELA, Confédération Paysanne 44, décroissanceS-MOC, GAB44, PG44, NPA, UD44 Solidaires, EELV, ENSEMBLE !, Nature-Avenir, Natur-Action, OBSLAB, Vertou Écologie Solidarité, Sèvre Propre 2015, Solidarités Écologie), le COPAIn, Naturalistes en lutte, des habitant-e-s de la ZAD, des comités de soutien...

Pour Nantes, détail des rendez-vous :
à vélo :
Bourg de Notre-Dame-des-Landes 8h30
Le Cardo 11h30
Zénith Atlantis 11h30
Cinéville de Saint Sébastien 11h30
Centre Commercial Océane Porte de Rezé 11h30
à pied :
La Neustrie 11h30

Surveillez les informations, pour Nantes et ailleurs, sur
https://www.acipa-ndl.fr/ et http://zad.nadir.org

lundi 21 décembre 2015

Grande journée de mobilisation NDDL le samedi 9 janvier

ATTENTION DATE AVANCEE suite à l'annonce de l'audiencce en expulsion des habitants et paysans historiques le 13/01/2016 au TGI de Nantes, la mobilisation est avancée d'une semaine, au 9 janvier 2016 au lieu du 16.

Le mouvement contre l’aéroport de Notre Dame des Landes appelle à une grande journée de mobilisation le samedi 9 janvier.


Suite aux procès "ajournés" du 10 décembre 2015 visant à expulser les habitant.e.s historiques, et dans un climat d'annonces d'expulsions et de reprise de travaux au début de l'année 2016, montrons à l’État et Vinci que nous ne nous laisserons pas faire.

Pour la région nantaise, une tractovélo et une marche piétonne se préparent.
Puisqu’il y n’aura pas d’aéroport, pour l’abandon immédiat des procédures d’expulsion : réservez dès maintenant votre samedi 16 janvier !

Faites circuler largement l’information autour de vous. Plus d’infos bientôt.
Au plaisir de se retrouver sur les routes et dans les rues.

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