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lundi 21 juillet 2014

Palestine : deux missiles tombés a proximité de la centrale nucléaire de Dimona

Deux roquettes tirées depuis la bande de Gaza mercredi, 9 juillet 2014, sont tombées près de la ville israélienne de Dimona (sud) qui abrite une centrale nucléaire, a annoncé l'armée. "Des terroristes palestiniens de Gaza ont tiré trois roquettes sur Dimona. Deux sont tombées, et Iron Dome a intercepté la troisième", a ajouté l'armée d'occupation, en référence au système de défense anti-missile israélien.

Les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont affirmé dans un communiqué avoir "lancé trois roquettes M75 sur Dimona". Ces roquettes ont une portée d'environ 80km. Dimona, dans le désert du Néguev, abrite l'un des deux réacteurs nucléaires d'Israël. L'autre se trouve dans un centre de recherche à Nahal Sorek, à l'ouest de Jérusalem.

Le magazine l'Ecologiste réagit : Aucun dégât n'a semble-t-il été à déplorer. Le fait reste: une centrale nucléaire a été prise pour cible. Peut-être avec des engins de faible puissance incapables d'occasionner des dégâts sérieux. Mais une prochaine fois ? Et comment protéger sérieusement les plus de 400 réacteurs nucléaires dans le monde entier ? Nous y reviendrons dans notre prochain numéro, à paraître fin juillet.

Mon avis

Une information inquiétante très peu relayée...

samedi 19 juillet 2014

Les tripatouillages des EPR chinois, par Fabrice Nicolino

Cet article de Fabrice Nicolino a été publié par Charlie Hebdo le 9 juillet 2014

Pauvre Areva ! Pauvre EDF ! Nos deux clampins du nucléaire tentent de faire croire que leur nouveau réacteur est une merveille. Malgré les fiascos finlandais et normand. Mais en Chine, plus personne ne répond sur la sécurité des deux EPR en cours de construction. C’est la merde.

Où trouver plus grands voyous que dans le nucléaire ? Avant d’aborder l’abominable dossier des réacteurs chinois, un passage par la France, où Luc Oursel, patron d’Areva, a confié ses malheurs au grand journal des vieux cadres et des archiretraités de droite, c’est-à-dire Le Figaro. Areva est un groupe public dans une panade telle que, si l’État ne laissait pas filer les déficits, ce serait la faillite, la fermeture des crédits, le chômage de masse. Mais précisons, tant ça fait plaisir : un gros trou de 2,5 milliards d’euros en 2011, suivi d’un petit trou de 99 millions en 2012, précédant un moyen trou de 494 millions en 2013. Donc, Oursel dans ses œuvres. Le 30 juin, il déclare au quotidien précité : « Mon discours de vérité ne doit pas se réduire aux épreuves et aux incertitudes. Il faut donner un sens aux efforts demandés et inspirer confiance en l’avenir ». Ben mon colon, si c’est pas du beau français, ça y ressemble. La vérité est qu’Areva a décidé de tout miser sur les réacteurs nouveaux, qu’on appelle EPR. Comme le Rafale de cet excellent Mr Dassault, au reste proprio du Figaro, c’est très cher et ça ne se vend pas. La seule différence, c’est qu’EPR, en plus, ne marche pas.

On résume. Il existe en Europe deux vitrines pour les VRP du nucléaire. Deux prototypes en cours de construction, l’un en Finlande et l’autre en Normandie. Le résultat est délirant, les retards se comptent en années, les surcoûts en milliards d’euros. Sans exagération, c’est la Bérézina. En Normandie, à Flamanville, de nouvelles malfaçons dans le béton – avec des trous de 42 centimètres de diamètre – viennent d’être révélées par Le Canard, mais on s’en fout, car on est les meilleurs. Reste la Chine. Areva y tripatouille du nucléaire depuis plus de vingt ans et emploie sur place – cocorico ! – 2 600 personnes. Mais son grand rêve futuriste s’appelle, là-bas aussi, EPR, dont deux réacteurs sont en cours d’achèvement à Taishan (province du Guangdong, à 160 kilomètres de Hong Kong). Dès qu’on emmerde Areva – et EDF, qui supervise les travaux - sur les désastres finlandais et normand, les communicants sortent la carte chinoise, et prétendent que dans ce beau pays sans casse-couilles, tout va bien et de mieux en mieux. Sauf que c’est un très gros mensonge. Et qui le dit ?

Bloomberg, une agence d’infos spécialisée dans le conseil financier aux transnationales, connue dans le monde entier. Deux journalistes, Tara Patel et Benjamin Haas ont interrogé le directeur des relations internationales de notre glorieuse Autorité de sûreté nucléaire (ASN), un certain Stéphane Pailler. Lequel leur a aussitôt balancé : « Il n’est pas toujours très facile de savoir ce qui se passe sur le site de Taishan ». Ajoutant pour les sourdingues : « Nous n’avons pas de relations régulières avec les Chinois sur le contrôle de l’EPR comme c’est le cas avec les Finlandais ». Traduit de la novlangue, cela signifie que les Chinetoques planquent ce qui pourrait faire désordre. Ce qui fait désordre, gros désordre. D’autant que ce n’est que le début. La bureaucratie chinoise en charge de la sécurité nucléaire, National Nuclear Safety Administration, refuse de répondre à la moindre question, tandis que les Français, essaient de rassurer. Un Hervé Machenaud, vice-président d’EDF, jure ses grands dieux qu’il « existe en Chine un contrôle réel, indépendant, qui marche au moins aussi bien que dans d’autres pays ».

Le problème est très simple : sans EPR, EDF et Areva coulent. Les deux prototypes chinois sont les seuls qui permettent d’entretenir l’espoir, et dans ces conditions, faut-il croire Machenaud ? Sur le chantier normand d’EPR, où l’on croise des trous de 42 cm, il y a eu 140 inspections depuis 2007, sans compter des centaines de courriers de l’ASN et deux arrêts de chantier. À Taishan, riante contrée d’un pays totalitaire où l’information est surveillée par le parti, rien. Rien. Le dernier commentaire sur la sécurité publié sur le site internet du site EPR chinois date de 2009. On se fout de nous, mais grave.

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1759

mardi 15 juillet 2014

La croissance selon Le 1


Jeune hebdomadaire né il y a un peu plus de trois mois, Le 1 aborde chaque semaine une question d’actualité qu’il éclaire par de courts articles issus de la plume d’analystes de différentes sensibilités.
Son numéro 14 « La croissance, pourquoi il ne faut pas y croire » a piqué ma curiosité.
L’originalité du format est apparait très vite. Sa feuille de papier épais de un mètre au carré est liée en trois pour se présenter en un classique format A4 sur les présentoirs.

L’habile mise en page guide la lecture. C’est évidemment la couverture, très réussie, qui est l’objet de la première attention. Un encadré présente quelques lignes édifiantes écrites par Jean Fourastié en 1979 dans un ouvrage consacré aux 30 glorieuses. Il réduit ici les détracteurs de la société de consommation à « quelques adolescents mal informés » qui devraient s’estimer heureux de France, pays ayant si rapidement et nettement extrait son peuple de la pauvreté et de la misère au cours du 3ème quart du XXème siècle. De quoi faire regretter son achat…

Heureusement le premier dépliage fait découvrir un excellent résumé de la vision de Pierre Rabhi, synthétisée par Eric Fottorino à partir d’un entretien avec le paysan philosophe. Ce texte m’a beaucoup plu et je précise au passage que je ne suis pas un fan absolu de Rabhi.
Le second dépliage offre de belles surprises aussi. Gilbert Rist considère la croissance comme un faux dieu au cout exorbitant qui nous conduit à la catastrophe écologique. Autant dire que j’adhère à 200% !
Le dialogue philosophique de Ollivier Pourriol est surprenant par sa forme, curieux dialogue quelque peu surréaliste par ses allusions au monde des super-héros américains qui nécessite un décodage plus aisé sur sa fin abordant la disproportion entre le corps et l’âme.
Les surprises ne sont pas que bonnes… Jean Perelevade, polytechnicien, fait un bien triste et consternant amalgame entre services publics, économie de la gratuité et prestations non marchandes qui constitueraient un luxe que la marché consent à financer pour construire du collectif. La recette de Perelevade pour augmenter le PIB est d’augmenter la durée du travail et la productivité. Un productiviste pur jus !
Des articles brefs et faciles à lire, un format original, pas forcément très pratique, une belle mise en page, LE 1 tente un pari un peu risqué. Seule une petite dizaine d’articles seulement nous sont proposés pour 2,8 €.

Pour plus d’information

http://www.le1hebdo.fr/


dimanche 13 juillet 2014

Serres d'Auteuil, derniers jour pour participer à l’enquête publique

Je vous ai déjà plusieurs fois parlé du projet de modernisation du stade Rolland Garros, destructeur des serres d'Auteuil. Voir ici.


Une enquête publique a lieu jusqu'au 25 Juillet.

Dans le cadre de cette enquête publique, vous pouvez ENVOYER UN COURRIER (ET NON PAS UN COURRIEL) à la Commissaire-enquêteur exprimant votre indignation et opposition au projet de dénaturation, amputation et bétonisation de l'un des plus beaux jardins de Paris, ville la plus dense et la plus dépourvue en espaces verts d'Europe.

Vous pouvez lui demander comment on peut envisager de construire un stade de tennis de 5000 places (même entouré de serres modernes) sur les ruines de 9 serres chaudes contenant une collection de valeur mondiale de quelque 10 000 plantes tropicales. Cela alors même que l'on doit maintenant de façon urgente préserver la biodiversité de la planète. Comme vous l'avez fait par milliers dans vos commentaires, vous pouvez vous dire scandalisés par le fait que ce lieu exceptionnel soit menacé dans son intégrité alors qu'il est triplement protégé: intégré au Bois de Boulogne depuis 1957; classé Monument historique depuis 1998; labellisé la même année Jardin Botanique de la Ville de Paris et Jardin Botanique de France parmi un réseau mondial de 700 jardins de 118 pays. Dans ce cas, comment se fait-il que les ministères de la culture et de l'environnement ne protègent pas ce lieu dont ils ont la charge? Comment se fait-il que la Ville de Paris et le maire du XVIème arrondissement monsieur Goasguen ne prennent aucun soin de leur patrimoine architectural et paysager? Et comment se fait-il que les Verts du Conseil de Paris (EELV) soient le seul parti politique à s'opposer à ce scandaleux projet défendu par la droite et la gauche réunies?

Vous pouvez aussi demander, comme vous êtes si nombreux à le souligner dans vos commentaires, comment on peut envisager de sacrififer un chef d'oeuvre architectural et paysager pour deux semaines de tournoi par an. N'existe-t-il pas des solutions alternatives, comme celle proposée par des associations de couvrir une partie de la bretelle de l'autoroute A13 ?

D'ailleurs Roland-Garros ne peut-il pas trouver l'espace nécessaire et suffisant à son agrandissement sur les 4 sites suivants: emplacement actuel, Fonds des Princes, Centre National d'Entrainement en construction sur l'ancien stade Hébert, nouveau Jean-Bouin? Il suffirait que monsieur Ysern, directeur général de la FFT, estime que Roland-Garros et le Jardin botanique des Serres d'Auteuil peuvent coexister pacifiquement.

Vous pouvez envoyer votre courrier à l'adresse suivante:
Madame Marie-Claire Eustache
Commissaire-enquêteur
Mairie du XVIème
71 avenue Henri-Martin
75775 Paris Cedex 16 France

vendredi 11 juillet 2014

Toutes et tous hors Tafta !

)

Les citoyens d’Europe contre le traité transatlantique
Signez l’appel et déclarez-vous « hors TAFTA »

Le projet de partenariat transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis est appelé Tafta (Transatlantic Free Trade Agreement), PTCI (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement), TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership ) ou encore grand marché transatlantique. L’accord entre l’Union européenne et le Canada est appelé AECG (Accord économique et commercial global) ou Ceta (Comprehensive Economic and Trade Agreement).

Au-delà des États-Unis et de l’UE, cet « OTAN de l’économie » impacterait toute la planète. De nombreux autres accords sont également en cours de négociation, dont l’AECG* ou le Ceta*, entre l’Union européenne et le Canada, en passe d’être conclu.

Ces négociations opaques se déroulent dans le dos des peuples d’Europe et d’Amérique du Nord. Elles visent à établir un grand marché transatlantique qui consacrerait la domination des multinationales européennes et américaines au détriment des citoyens de part et d’autre de l’Atlantique. Sous couvert d’une hypothétique relance de la croissance, ces négociations risquent de niveler par le bas les normes sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales. Ces nouvelles normes seraient placées sous le contrôle de tribunaux supranationaux d’arbitrage privés, hors de tout contrôle démocratique.

Cet accord de libre-échange menace de mettre en péril ce qui rend nos sociétés encore vivables. C’est la raison pour laquelle nous appelons les parlementaires français et européens nouvellement élus à faire pression sur les États membres et la Commission européenne afin d’interrompre les négociations du Tafta.

Nous exigeons la mise en place d’un cadre de coopération alternatif qui permette des échanges commerciaux équitables, l’extension des droits civiques et sociaux, une alimentation saine, une santé accessible à toutes et tous, le respect de la diversité culturelle et des réponses à l’urgence écologique.

De plus en plus de collectivités locales se déclarent « hors Tafta ». Nous demandons aux élus, aux organisateurs de manifestations culturelles et aux acteurs des secteurs d’activité concernés de faire entendre leur voix en se déclarant eux aussi « hors Tafta ».

Nous appelons à une large mobilisation de la population pour faire vivre ce débat partout dans nos villages et nos quartiers, sur nos lieux de travail et d’étude et créer des collectifs locaux partout en France pour enrayer le Tafta, le Ceta, et sortir du piège des accords de libre-échange.

Signez l’appel et déclarez-vous « hors TAFTA »

jeudi 10 juillet 2014

Offensive de l’huile de palme sur l’Amazonie

Une pétition de l'organisation Sauvons la forêt



Des entreprises d’huile de palme ont commencé à déboiser les forêts au Pérou (photo: NASA)

Au Pérou, les riverains de l’Amazone vivent en harmonie avec la forêt tropicale, cultivant des petites parcelles de terres et pêchant les poissons dans les cours d’eau. Certains sont artisans, d’autres font office de guide pour les touristes venus d’Iquitos et qui souhaitent visiter la région. Leurs revenus ne sont pas élevés mais ce mode de vie préserve leur richesse fondamentale : la forêt tropicale.

Mais depuis quelques mois les habitants de l’Amazonie péruvienne vivent dans l’inquiétude et la peur. Des spéculateurs sont en train de défricher à grande échelle la forêt tropicale des basses terres. Le déboisement a débuté dans le plus grand secret. L’affaire est devenue publique en septembre dernier lorsque des journaux locaux ont alerté l’opinion publique en faisant leur une de cette déforestation illégale massive.

Il s’est avéré depuis qu’une dizaine de sociétés ont acheté 60 000 hectares de forêts primaires au gouvernement péruvien dans le Loreto. En outre, ces entreprises ont fait des demandes de permis de déboisement pour un total de 100 000 hectares de forêts tropicales dans les régions de Loreto et d'Ucayali.

Écrivons au gouvernement et aux autorités compétentes du Pérou pour qu’ils mettent fin aux déboisements et empêchent l’aménagement de cultures d’huile de palme.


mercredi 9 juillet 2014

Superbe week-end à Notre Dame des Landes

Ce week-end des 5 et 6 juillet 2014 à Notre Dame des Landes fut superbe. Non par le temps, mais par la belle ambiance conviviale, festive et militante qui imprégnait la ZAD en ces jours pluvieux.

Nos bottes évitaient soigneusement les espèces protégées que les naturalistes en lutte nous ont présentées avec passion. Ils mènent un travail de première importance qui pourrait s’avérer peser dans la suite des événements juridiques.
Nous étions nombreux à investir les 6 chapiteaux où se tenaient conférences, tables rondes et ateliers. Et ce n’était pas la pluie qui nous y poussait ! Toutes celles auxquelles j’ai assisté se sont montrées riches d’informations et intéressantes.

Comment qualifier le formidable travail d’organisation et de préparation ?
Chapeau bas à tous !

Un énorme succès qui illustre parfaitement la forte mobilisation contre le projet d’aéroport, mobilisation renforcée et partagée avec nombre de luttes contre des grands et petits projets inutiles qui malheureusement ne manquent pas dans notre pays et ailleurs…
Une manifestation bien utile qui regonfle nos batteries et notre détermination à obtenir l’abandon pur, simple et définitif d’un projet aussi stupide que destructeur et inutile, mais forcément bien lucratif pour certains.

NDDL, à bientôt !




Les naturalistes en lutte



Meeting politique

samedi 28 juin 2014

La fin des sacs plastiques à usage unique en 2016 ?

Mercredi 25 juin 2014, une amendement visant l’interdiction des sacs plastiques à usage unique en France à compter du 1er janvier 2016 a été voté en commission par les députés.
Ce vote s'est tenu dans le cadre d'un projet de loi sur la biodiversité, dont la date de l'examen en séance plénière n'est pas encore fixée.

Sous l'effet d'une convention volontaire, le nombre de sacs en plastique distribués en France aux caisses des grandes surfaces alimentaires est déjà passé de 10,5 milliards à 700 millions entre 2002 à 2011, souligne le gouvernement dans son exposé des motifs de l'amendement.

Pour l'association Surfrider c’est un premier pas, reste à voir si cela sera confirmé à l’automne prochain lors du vote au Parlement. Il est cependant réjouissant de voir une telle prise de conscience ainsi que des actions concrètes et datées.


mardi 24 juin 2014

Le gouvernement recule sur CIGEO

Selon le réseau Sortir du nucléaire, grâce à une mobilisation rapide des associations dans la journée du 19 juin, le Ministère de l’environnement annonce, le 20 juin en fin de journée, que l’article 35 du pré-projet de loi sur la "transition énergétique" est retiré.

Très bien mais très loin d'être suffisant !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que l’enfouissement est une impasse, comme l’ont montré les problèmes récemment survenus au seul centre d’enfouissement de déchets radioactifs actuellement en fonctionnement, le WIPP (Nouveau-Mexique). Nous appelons à la mobilisation contre l’enfouissement et à la multiplication des actions.

Notre lutte n’est pas réversible ! CIGEO va se faire enfouir !


lundi 23 juin 2014

Pétition Non au lait de la ferme-usine des 1000 vaches dans les desserts Senoble !

Une pétition Agir pour l'Environnement



La ferme-usine de Drucat, dit des 1000 vaches, située dans la Somme pourrait concentrer jusqu’à 1000 vaches et 750 vaux et génisses.

Ce projet est un pas de plus vers une agriculture et un élevage industriel qui s’affranchit ouvertement du bien-être animal et réduit le rôle de l’éleveur à celui de simple exécutant à la solde de l’industrie agro-alimentaire.

Pire, ce projet de ferme-usine est avant tout un projet de méthaniseur.
Le lisier et le fumier produirait du méthane, qui libéré alimente un générateur électrique. EDF achetant l’électricité produite à un tarif très attractif pour l’industriel du BTP à l’origine du projet. De fait, le lait n’est qu’un sous-produit du lisier, lait « low cost » qui va couler à flot et faire baisser les courts et enduire une précarité encore plus grande du secteur de l’élevage.

La taille disproportionnée de la ferme rend tout respect des animaux illusoires.
Entre 2000 et 2010, environ 40% des fermes laitières ont disparues en France alors même que la taille moyenne des troupeaux s’est accrue de 48% ! La taille disproportionnée de la ferme rend tout respect des animaux illusoires. Les vaches seront parquées dans un univers concetrationnaire, bourrées d’antibiotique. Ce projet consacre une logique où la malbouffe n’est que le prolongement du mal-être animal.

A en croire certaines rumeurs… l’industriel du BTP Ramery à l'origine du projet pourrait vendre son lait à l’agro-industriel Senoble.
Selon cette société, « l’acheminement du lait des centres de collecte vers les sites de fabrication est géré intégralement par Senoble pour que de la « fourche à la fourchette » rien ne soit laissé au hasard ». Comme semble l’indiquer le site, « Pour offrir la meilleure qualité de lait à ses consommateurs »… Senoble pourrait donc produire ses yaourts et autres desserts avec un lait d’une qualité plus que discutable.

Dès maintenant, envoyez un courriel au président de Senoble afin qu’il s’engage à renoncer à acheter le lait issu de la ferme-usine des 1000 vaches.


vendredi 20 juin 2014

Tour de passe-passe sur la loi sur la transition énergétique

Je vous disais mercredi mon état d'esprit sur la présentation du projet de loi sur la transition énergétique.

En ce qui me concerne, une non transition. C'est caricatural, je sais, mais enfin quoi, la chose est-elle à la hauteur de l'enjeu ? Non !

Je m'insurgeais mollement et sans surprise sur l'absence de remise en cause du nucléaire. Hé bien ce ne fut pas démenti par les événements de la soirée...
D'un projet de loi ne parlant pas de l'enfouissement des déchets radioactifs jusqu'à l'ajout nocturne de 2 nouveaux articles visant à accélérer la mise en oeuvre du Centre industriel de stockage géologique pour les déchets nucléaires, CIGEO, à Bure (Meuse), les observateurs attentifs du site Reporterre nous relatent un écœurant tour de passe-passe !

Non seulement l'enfouissent des déchets est entériné par le projet de loi, mais plus encore, il ne serait même plus besoin d'un débat parlementaire, l'autorisation d’exploitation du centre pourrait être délivrée par décret en Conseil d’Etat, pris après enquête publique. Vous avez dit démocratie ? Même pas une parodie !

Lisez l'article de Reporterre, le cafouillage de Ségolène Royal est affligeant.
Soit elle ne connaissait pas la manœuvre, soit elle n'a pas su s'en sortir face aux question du journaliste.
Pitoyable dans les deux cas.

jeudi 19 juin 2014

Notre Dame des Landes 5 et 6 Juilet


C'est pour très bientôt !

mercredi 18 juin 2014

Peuple des dunes en Tregor, projet de manifestation à Lannion

Je vous ai déjà parlé du projet d’extraction de sable coquiller en baie de Lannion.

Voici les dernières nouvelles du Collectif :

En avril 2013, avec l'aide de 3 députés européens, le collectif a déposé une plainte entre les mains de la présidente de la Commission des Pétitions à Bruxelles.

En Février 2014, la Commission des Pétitions a jugé recevable notre plainte .

En avril 2014, en séance plénière, la Commission des Pétitions a validé notre dossier et demandé à la Commission Européenne, l'ouverture d'une enquête préliminaire

En mai 2014, la Commission des Pétitions a transmis un courrier à M. Montebourg lui faisant part des observations écrites et orales de la Commission Européenne et a demandé des explications sur tous les points soulevés par la plainte du Collectif et a rappelé l'opposition de tous les élus et parlementaires concernés par ce projet.

En mai 2014, le collectif a transmis un dossier à Mme Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie. Par courrier daté du 05.06.2014, Mme Royal nous précise "qu'elle partage notre avis et qu'elle a exprimé son opposition à ce projet". Entre les lignes, on peut comprendre que l'opposition au projet a été formulée à M. Montebourg.

Mais restons très vigilants. A ce jour, aucune décision n'est intervenue. Aussi, si M. Montebourg signait le décret ministériel valant titre minier, nous travaillons actuellement à l'organisation d'une manifestation à Lannion, dans les 15 jours qui suivraient cette signature. Pour l'instant, aucune date ne peut être arrêtée.

Nous devrons alors être très nombreux pour montrer l'opposition de tous les citoyens, des élus, des professionnels de la mer et du tourisme, du nautisme, de la plaisance, des associations. Bien sûr le titre minier serait signé mais le Préfet du Finistère doit ensuite signer l'arrêté d'ouverture des travaux : il devra prendre en compte la colère exprimée dans la rue. Les actions devant les juridictions administratives restent ouvertes, nous y travaillons en permanence et ce, depuis janvier 2013, avec un cabinet d'avocats à Rennes.

Nous aurons besoin de votre aide pour mobiliser par tout moyen à votre disposition (lettres d'information, sites internet, réseaux sociaux, mails, affichage, réunions....), pour l'organisation de cette manifestation : banderoles, mégaphones, sécurisation du parcours du défilé dans Lannion. Nous vous informerons dès que le groupe en charge de cette manifestation aura rendu ses conclusions.

Toutes les bonnes volontés pour réussir cette manifestation sont les bienvenues.



Pour plus d’information

http://lepeupledesdunes.com

Non transition énergétique

Il parait que nous avons une ministre de l'environnement...
Je n'avais pas remarqué.
On nous dit qu'elle présente aujourd'hui au conseil des ministres les grandes lignes du projet de loi sur la transition énergétique.
Nicoals Hulot s'est montré optimiste au micro de France Info. La loi serait "à la hauteur des objectifs" et selon lui les ONG auraient été écoutées...
Le Monsieur est bien pensant.
Nous verrons ce qu'il en ressort de concret.
En tout cas , rien sur le nucléaire à ce qu'il semble !
Fessenheim en reprend pour 10 ans et la réduction de la part d'électricité nucléaire dans la production française semble rester dans un flou complet...
De l’esbroufe, quoi !

vendredi 6 juin 2014

Bure 365

L’enfouissement est présenté comme LA solution au problème des déchets, alors qu’il ne vise qu’au renouvellement du parc nucléaire français, ainsi qu’à l’exportation de ce modèle sur le marché mondial de la pseudo-gestion des déchets nucléaires… L’enfouissement, par son irréversibilité, c’est confisquer toute possibilité à la communauté humaine de demain de se saisir de ce problème.

Nous ne voulons pas proposer d’alternative à l’enfouissement tant que la production des déchets n’est pas stoppée définitivement ! Proposer une alternative reviendrait à travailler bénévolement pour les nucléocrates. Il n’en est évidemment pas question ! Nous savons qu’il n’existe actuellement aucune solution pour gérer les déchets nucléaires. Qui peut prétendre pouvoir gérer des déchets dont les radiations sont mortelles pour une durée égale à dix fois l’Histoire de l’humanité ? La seule perspective souhaitable est l’arrêt du nucléaire et donc, de la production de déchets. Empêcher la réalisation du projet CIGEO, c’est empêcher l’Etat de “gérer” le problème des déchets radioactifs qui s’accumulent tous les jours, dans les cadres qui sont légalisés. Bloquer CIGEO c’est désamorcer la machine atomique et forcer l’arrêt du nucléaire en France.

Notre objectif est que, partout, des groupes s’emparent de cet appel et organisent le plus d’actions possibles pendant un an. L’idée est d’agir de manière décentralisée, dans des espaces inattendus, avec notre propre calendrier, là où leurs règles du jeu n’existent plus. Cette campagne est solidaire de tout type d’actions, basée sur la complémentarité des pratiques : désobéissance civile, actions publiques, actions directes, actions juridiques… La seule limite est de ne pas atteindre à l’intégrité physique des personnes.

Pour plus d’information

http://nocigeo.noblogs.org/

jeudi 15 mai 2014

Tête à l’envers (encore)

De passage à Grenoble 3 ans après, il était impensable de manquer l’occasion de voir si Pascal Fouard met toujours à l’envers les papilles des convives de son petit restaurant. Je n’ai pas été déçu, bien au contraire ! Si la devanture a été refaite pour un meilleur confort (certes au détriment de la rusticité), le principe reste inchangé. Si vous n’êtes jamais venus, Pascal vous expliquera sa formule bien rodée.

Vous avez l’assortiment de 4 entrées.
Avec une boisson cela devient un apéro bouffe. Entrée + boisson = apéro bouffe.
Vous avez trois plats avec chacun plusieurs légumes.
Le méli-mélo de de 3 fromages.
Et enfin le panaché de 6 desserts.

Les entrées et desserts sont copieux.
Souvent on prend une entrée pour 2, un plat chacun et un dessert pour 2.
Le principe est d’avoir un maximum de saveurs dans chaque plat.
Si vous prenez les desserts, vous aurez la surprise de vous voir remettre un papier et un crayon.
Le jeu consiste à reconnaître la composition. Si vous en trouvez 4 sur 6, vous gagnez le digestif.
Digestif fort en goût lui aussi…

Des produits frais renouvelés chaque jour. Des saveurs multiples, de la plus discrète à la plus forte.
Des plats simplement dressés sans chichi mais avec goût et couleurs.
Un accueil chaleureux et sympathique.
Une petite salle qui favorise convivialité et échanges.
Militants écolos appréciés.


Les entrées


Pascal Fouard en action



Les desserts


Desserts encore (pas le même jour !)


Même la sortie est à l'envers !

Une adresse à connaitre.
Tête à l'envers
10 rue Chenoise
Grenoble

Penser à réserver. C’est petit, petit. Pascal rêve de s’agrandir…
04 76 51 13 42

lundi 12 mai 2014

Pétition de l'ONG CIEL contre TAFTA !



Le Réseau Environnement Santé, Générations Futures et Agir pour l’Environnement s’associent à une pétition de l’ONG CIEL (association internationale de juristes environnementaux) qui sera envoyée aux négociateurs européens et américains du traité de partenariat commercial transatlantique (alias TAFTA ou TTIP). Un argumentaire de 3 pages expose les 7 bonnes raisons de s’inquiéter des impacts potentiels du TAFTA sur la réglementation européenne des produits chimiques et des pesticides. Il renvoie vers la pétition en amont d’un nouveau round de négociations qui s’ouvre le 10 mars.

Nos efforts pour protéger notre santé et celle des générations futures de l’exposition aux produits chimiques toxiques pourraient être réduits à néant par les négociations en cours, totalement opaques, d’un nouvel accord commercial USA-UE connu sous le nom de TAFTA (ou TTIP). A moins que nous n’agissions.

Interpellons les négociateurs commerciaux d’Europe et des États-Unis : ne touchez pas à nos lois contre les produits toxiques !

Le TAFTA pourrait ainsi :
1. Ralentir les progrès dans la réduction de l’utilisation de produits chimiques et pesticides toxiques .
2. Continuer de faire porter aux contribuables les coûts sanitaires, sociaux et économiques de la présence de produits chimiques toxiques dans notre alimentation, l’eau et l’air.
3. Maintenir le statu quo aux dépens des entreprises qui inventent des alternatives plus sûres aux produits chimiques toxiques.
4. Empêcher toute action nécessaire sur les menaces émergentes, comme les perturbateurs hormonaux et les nanomatériaux.
5. Retarder l’élimination des produits chimiques et pesticides toxiques dans les produits importés sur le marché américain ou européen.

Nous appelons les négociateurs des deux parties à laisser les enjeux sanitaires et écologiques de la sécurité chimique en dehors du champ du TAFTA. Nous leur demandons de :
1. Exclure la fabrication, l’utilisation et l’élimination des produits chimiques de la compétence du Conseil de coopération réglementaire et des chapitres ou annexes du TAFTA ;
2. Préserver la démocratie en empêchant les gouvernements des deux rives de l’Atlantique de retarder ou d’influencer la façon dont les décideurs de l’autre rive choisissent de protéger leurs citoyens contre les produits chimiques toxiques ;
3. Accroître l’accès libre à l’information et limiter les mécanismes de confidentialité commerciale, nuisibles à la sécurité chimique et à la démocratie ;
4. Veiller à ce qu’on ne conditionne pas la protection vitale des personnes et de l’environnement à des projections économiques douteuses sur les pertes et profits du commerce international ;
5. S’opposer à la création de soi-disant « comités scientifiques consultatifs » dominés par des scientifiques liés l’industrie ;
6. Exclure tout mécanisme de règlement des différends commerciaux public-privé ;
7. Mettre un terme à l’exportation de gaz naturel produit par des méthodes non conventionnelles, telles que la fracturation hydraulique.

Nous appelons également le Congrès des États-Unis à s’opposer à l’Autorité de négociation rapide, responsable du TAFTA et d’autres accords commerciaux qui ont des impacts profonds sur les politiques publiques, et à exiger un débat public ouvert et informé.

Source : Réseau Environnement Santé

Pour signer la pétition de l'ONG CIEL

http://bit.ly/1eYZhU0

jeudi 8 mai 2014

L’épandage aérien de pesticides enfin interdit en France


Depuis 2009 un règlement Européen interdit l'épandage aérien de pesticides. La France l'outrepassait, autorisant des dérogations par un arrêté ministériel.
Des associations antillaises se battaient depuis 2012 pour obtenir l'arrêt de cette pratique scandaleuse.
Elles avaient déposé des recours devant les tribunaux administratifs de Guadeloupe et gagné à chaque fois. Mais les demandes de dérogations aux épandages continuaient et la Martinique restait durement touchée par les pulvérisations de fongicides.
Le Conseil d’Etat vient de décider ce lundi 6 mai 2014, la suspension de l’arrêté.Ainsi les associations font cesser définitivement ces pratiques dangereuses pour la santé. Les épandages aériens ne pourront plus avoir lieu non plus dans les autres départements français.

Une belle victoire des associations !

Source : Reporterre.

mercredi 7 mai 2014

Citoyen de l'île Hans pour veiller sur la planète

Habiter virtuellement l'île Hans pour veiller sur la planète.
Installez-vous sur l'île Hans en un clic sur Facebook https://www.facebook.com/hansuniversalis.org


Pour plus d’information

http://www.centpourcentnaturel.fr/?q=hans
http://www.hansuniversalis.org

mardi 6 mai 2014

Déchets nucléaires, enfouir coûte que coûte...

Le pseudo débat public sur le projet Cijéo d'enfouissement des déchets s'est terminé le 12 février, l'ANDRA avait trois mois pour répondre à ses conclusions.
C'est chose faite et... sans surprise, on continue malgré les critiques sévères et fondées !
Allez, pour tenter de faire passer la pilule, on décrète une phase pilote pour faire passer la chose petit à petit.

Ce projet fou et flou persiste.
Quelle sera son étendue ? Mystère.
Son coût ? Pas clair...
Quels déchets y seront enfouis ? On ne sait pas bien.
Risques d’incendie ou d’explosion d’hydrogène ? Bof.
Réversibilité ? Qui y croit ?

Selon le Journal de l'Environnement, dans le meilleur des cas, l’Andra espère déposer sa demande d’autorisation de création à l’ASN avant la fin de 2017. La construction du stockage proprement dit devant alors commencer à partir de 2020: deux ans plus tard que prévu. Et le démarrage de l’enfouissement des déchets vers 2025.
Il faudrait cependant que débutent assez vite les travaux préparatoires. La plupart des colis radioactifs devant être transportés par le train, une ligne de chemin de fer doit raccorder les lignes classiques au site de Bure. Sur place, il faudra aussi installer un poste-source de 400.000 volts pour assurer l’alimentation électrique du site. De nouvelles routes devront être tracées. L’alimentation en eau de l’installation devra être revue. Autant de travaux d’envergure (susceptibles de recours juridiques) qu’il faudra rapidement réaliser...

Allez, dans quelques jours, visite à la maison de Bure en résistance à la poubelle nucléaire !
Là aussi, nous ne lâcherons pas !

Pour plus d’information

http://www.sortirdunucleaire.org/phase-pilote-cigeo
http://www.journaldelenvironnement.net/article/cigeo-ma-non-presto,45748?xtor=EPR-9
http://www.debatpublic-cigeo.org/



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