A l'annonce des projets de loi déposés par plusieurs formations politiques (PS, UMP...) et de la procédure d'urgence engagée par le gouvernement afin de faciliter un vote rapide d'une loi, certains militants écologistes se sont réjouit.

L'Assemblée Nationale examinera donc, en procédure d’urgence, le 10 mai, une proposition de loi, du député UMP Christian Jacob, visant l’interdiction de l'exploration et de l'exploitation des gaz et huiles de schiste sur le territoire national.
La procédure d'urgence limite l'examen parlementaire à une seule lecture par l'Assemblée et le Sénat, une loi pourrait ainsi être votée avant la fin juin.

La forte mobilisation écologiste aurait-elle payé ? D'aucuns ont été jusqu'à le croire...

Peut-être. Ou peut-être pas...

La situation est en effet bien loin d'être claire. Le code minier a été révisé récemment en faveur des gaz et huiles de schiste et on nous parle d'une loi s'y opposant ! Mais que contiendra-t-elle ? L'annulation pure et simple des permis d'exploration (ce qui semble impossible à en croire Corinne Lepage), de par l'évolution du code minier justement, et l'interdiction formelle de l'exploration et de l'exploitation ? Ou bien seulement l'instauration d'enquêtes publiques et d'études d'impact avant la délivrance des permis ? La différence est de taille et nous devons rester très vigilants et mobilisés car les enquêtes publiques et études d'impact ne sont que de bien piètres dispositifs dont s'acquittent facilement les porteurs de projets, arrivant ainsi à leurs fins sans bien souvent ne serait-ce que réduire les atteintes à l'environnement.

Attention, il est fort possible que la prise de position du pouvoir en place ne soit qu'une manœuvre pour affaiblir et contourner la contestation que je ne voudrais pas mésestimer mais dont je me demande dans quelle mesure elle inquiète le pouvoir et les industriels qui ont déjà investi et qui lorgnent sur les profits et ces gisements "non conventionnels" qui permettraient de faire perdurer un peu le système énergétique actuel dont le bout de l'impasse se rapproche.

Le député européen José Bové s'est déclaré vendredi 8 avril "ravi". "Mais je reste excessivement prudent face à cette annonce gouvernementale, tant qu'une loi ne sera pas votée pour formaliser cet abandon officiel", a-t-il dit.
"Cette annonce est un geste positif mais cela pouvait difficilement être différent puisque la France des terroirs avait dit massivement 'non' cet hiver à ces projets d'exploitation et puisque les membres de Parlement avaient relayé ce refus massif vers Paris", a-t-il ajouté.

Ce matin 14 avril, France Infos signalait la colère des gaziers. Tant mieux !

Attention aux effets d'annonce et à une possible prise de position temporaire en vue des élections.

Notre seule position doit rester l'interdiction définitive de toute prospection et exploitation des gaz et huiles de schiste. Manifestons la partout en France les 15, 16 et 17 avril !

Pour plus d’information sur les manifestations

http://nonauxgazdeschistes.blogspot.com/
http://gazschiste.wordpress.com/
Voir la carte des manifestations :


Afficher 15/16/17 avril : stop aux gaz et pétroles de schiste ! sur une carte plus grande

Pour plus d’information sur le projet de loi déposé par Christian Jacob

http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3301.asp



gaz-de-sarko1@Guy Masavi, licence LAL