De la nourriture irradiée dans nos assiettes ?
Par Gilles Héluin le lundi 8 mars 2010, 06:58 - Les produits dangereux - Lien permanent
Herbes aromatiques, épices, condiments, oignon, ail, échalote, légumes et fruits secs, farine de riz, volaille, cuisses de grenouille congelées, crevettes, etc...
Ces aliments peuvent avoir été soumis à des rayonnements ionisants.
Cherchez un peu… Le goût ? Non, pas sérieux, quoique. L'aspect ? Non, impossible, je ne laisserai personne dire qu'une gousse d'ail peut ressembler à une cuisse de grenouille congelée. Quoique.
Toute denrée irradiée doit porter la mention « traité par rayonnements
ionisants » ou « traité par ionisation » et la signalétique
adéquate : le logo Radura

Ceci n'arrive pratiquement jamais car les ingrédients irradiés sont le plus souvent incorporés dans des plats préparés et mélangés à d'autres non irradiés.
L'irradiation des aliments consiste à les exposer à des rayonnements selon
deux moyens :
- soit une source de cobalt ou césium de très haute activité est utilisée. Les
aliments sont placés devant cette source jusqu'à avoir intégré la dose désirée
;
- soit les aliments sont placés dans le faisceau d'un accélérateur de
particules. Ils sont alors irradiés par un faisceau d'électrons accélérés ou
par des rayons X.
L'objectif est de réduire le nombre de micro-organismes contenus dans les aliments, et ainsi d'obtenir une meilleure conservation, de décontaminer les aliments, d'inhiber la germination ou d'en ralentir le mûrissement.
Selon le Collectif contre l'irradiation des aliments cette irradiation détruit et altère les vitamines, les protéines, les acides gras essentiels et d'autres composants alimentaires. Mais cette technique peut aussi modifier le goût, l'odeur et la consistance de la nourriture, en la rendant parfois peu appétissante.
Seuls sept pays de l'Union européenne autorisent l'irradiation d'aliments : la France, la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie, le Royaume-Uni, la Pologne et la République Tchèque. Les autres pays de l'UE n'importent pas de produits irradiés. Certains pays autorisent l'irradiation pour d'autres produits alimentaires que ceux qui sont traités par la France. Ainsi, le Royaume-Uni pratique l'irradiation pour les légumes, les fruits, les céréales et les poissons. Produits que l'on peut retrouver, sous une forme transformée, dans des petits plats vendus chez nous.
Avec plus de 3 100 tonnes en 2005, la France est le troisième pays de l'UE à traiter des aliments par irradiation derrière la Belgique et les Pays-Bas . Il existe en France six unités d'irradiation agréées. Trois procèdent à l'irradiation par rayons gamma (cobalt 60). Elles sont situées à Marseille, Dagneux et Sablé-sur-Sarthe. Les autres procèdent par électrons accélérés : Chaumesnil, Orsay, Berric.
Mon avis
Comment éviter la consommation d'aliments irradiés ?
Impossible lorsqu'ils sont incorporés à des plats ou préparations.
Un véritable scandale !
Pour plus d’information
Consultez le site
du Collectif contre l’irradiation des aliments.



Commentaires
J'ajouterai cet article :
Semences irradiées et irradiation des aliments
L'irradiation des aliments vient s'ajouter à une longue liste de technologies destinées à la conservation des aliments : appertisation (stérilisation par la chaleur dans des contenants hermétiques), congélation, surgélation, pasteurisation et traitement UHT….
Ici, un rayonnement ionisant inférieur à 10 kGray (dose absorbée moyenne) est projeté sur les aliments afin d'éradiquer germes, champignons, œufs d'insectes et parasites.
Néanmoins, cette dose ne permet pas d'éliminer toutes les bactéries, ni les toxines, ni les virus, ni le prion.
Les aliments n'en sortent pas radioactifs, mais de nouvelles molécules éventuellement génotoxiques, cytotoxiques et cancérigènes sont générées.
De plus, la toxicité de ces produits de radiolyse n'a été que très peu étudiée, au mépris du principe de précaution.
Prolonger artificiellement la durée de conservation des denrées...
Les produits principalement concernés en France sont les épices, les plantes aromatiques, les oignons, les aux, les légumes et fruits secs, germes de céréales, gomme arabique, farine de riz, volaille, cuisses de grenouilles congelées, sang séché et plasma, crevettes, caséïne, caséïnates, ovalbumine…
La finalité de cette technologie est en fait de prolonger artificiellement la durée de conservation des denrées en vue de leur exportation des pays du Sud vers les pays occidentaux, gros consommateurs.
Cette politique agro-industrielle, marquée par l'hygiénisme nord américain, entérine de fait le commerce d'une alimentation mondialisée et de plus en plus aseptisée.
Mais les partisans des technologies de l'atome vont encore plus loin dans leur volonté de contrôler la nature et l'évolution...
Pour répondre à la crise alimentaire, l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), en collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) propose de modifier le patrimoine génétique des cultures de produits alimentaires par la technique dite de « mutation incitée par irradiation ».
Défendant ardemment depuis 50 ans les « bienfaits » de l'atome, l'AIEA s'est employée à bombarder des semences de riz, de blé…, par des radiations ou des toxiques chimiques, pour développer des variétés qui seraient plus résistantes aux aléas climatiques.
Affirmant que cette technique est « propre et saine » (AIEA, agence Reuters, Vienne 02/12/2008) car les semences ne sont pas radioactives, et qu'en comparaison avec la technique de la transgénèse (les Organismes Génétiquement Modifiés), elles ne reçoivent pas de gène étranger, ces chercheurs modifient en fait de manière irréversible et totalement aléatoire le génome de l'espèce irradiée.
Une telle variété irradiée de plante est donc, exactement comme un Organisme génétiquement modifié, une chimère génétique, dont les conséquences éventuelles sur la santé humaine (allergies, cancerogénèse, mutations du génome humain…) sont totalement inconnues.
Les mutations existent dans la nature : soumises à un stress climatique par exemple, les plantes adaptent leur génome, mutent ou expriment d'autres gènes qui étaient en sommeil.
Des mutations sont provoquées au petit bonheur la chance...
Dans le cas de l'irradiation, ces mutations sont provoquées au petit bonheur la chance, sur un intervalle de temps infiniment plus court, comme pour les OGM.
Affirmer que « cette mutation induite ne fait qu'accélérer le processus naturel de modifications spontanées qui surviennent dans les plantes » (AIEA, agence Reuters, Vienne 02/12/2008) fait totalement abstraction du fait que nous savons dans la réalité que peu de choses sur ce processus naturel.
En effet, pour prendre l'exemple du génome humain, seuls 2 % de notre patrimoine génétique sont codants pour la synthèse des protéines, alors que nous ne connaissons pas à ce jour le rôle des 98 autres %, constitués de séquences répétitives.
La connaissance du génome n'en est qu'à ses balbutiements.
Autant dire que nous jouons, une fois de plus, aux apprentis sorciers.
La FAO, associée à ce projet avec l'AIEA depuis la création de leur Division mixte en 1964, indique que son but est désintéressé et ne vise qu'à développer un commerce plus équitable, afin de venir en aide aux paysans les plus démunis pour leur permettre de vivre décemment (Agence Reuters : « La science nucléaire au service de la sécurité alimentaire : l'AIEA dit que les semences irradiées pourraient atténuer les effets de la crise alimentaire », Vienne, 2 décembre 2008).
Mais, en réalité, le droit de tous à la terre, à une alimentation suffisante et à la santé, ne passera-t-il pas plus simplement par un partage équitable des ressources et des richesses ?
Auteur : Thierry FOLLIARD
Naturopathe et ingénieur énergie-environnement
Co-animateur au Collectif Français contre l'Irradiation des Aliments
Administrateur de Consom'Solidaire (Paris 13e), qui est membre du C.A. d'Action Consommation
Source : Article publié par la revue Biocontact/N°188, Février 2009
Pas de lien web, désolée !