Les incidents sur les sites nucléaires se multiplient en Allemagne.

Début juillet, plusieurs problèmes se sont produits dans la centrale de Krümmel, près de Hambourg (nord de l'Allemagne). Deux pannes consécutives se sont produites sur un transformateur. L'incident a provoqué une coupure de courant dans plusieurs centres commerciaux de Hambourg et a paralysé une majorité des feux rouges de la ville.


La centrale de Krümmel © Hinnerk

Ce vendredi 24 juillet, une centrale du groupe RWE implantée dans le nord-ouest du pays a dû être déconnectée du réseau suite au déclenchement d'un système de sécurité. "Nous cherchons à savoir ce qui a activé le système de sécurité", a dit à l'AFP un porte-parole de RWE Power, filiale spécialisée dans l'électricité du géant de l'énergie RWE. "Nous estimons pour l'instant que la déconnexion ne durera pas plus de deux jours", a-t-il ajouté.

La majorité des Allemands souhaite abandonner l'atome
Cette suite d'incidents ébranle l'opinion publique. Selon le sondage bihebdomadaire Politbarometer réalisé pour le compte de la chaîne ZDF et paru aujourd'hui, une majorité des Allemands (55%) est désormais favorable à un abandon de l'énergie nucléaire d'ici 2020. Il y a un an, ils n'étaient que 40% en faveur d'un tel calendrier.

Mais le gouvernement pourrait revenir sur ses engagements...
Angela Merkel (CDU) est prête à revenir sur l'abandon du nucléaire voté par la coalition SPD-Verts en 2002.
Si elle est élue avec ses alliés libéraux, l'Allemagne prolongerait la durée de vie de ses centrales, sans pour autant lancer de nouvelles constructions. En tête dans les sondages, la chancelière a cherché jusqu'à présent à maintenir ce sujet très émotionnel hors du débat politique.
Le programme de campagne de la CDU et de la CSU présentait le nucléaire comme une « passerelle » jusqu'à une meilleure utilisation des énergies renouvelables.
A la suite des incidents de la centrale de Krümmel, son porte-parole, Thomas Steg, a affirmé que la position d'Angela Merkel n'avait pas changé.