Le danger des incinérateurs est confirmé !
Par Gilles Héluin le mardi 26 août 2008, 08:02 - Pollution - Lien permanent

En 2006, l’institut de veille sanitaire ( InVS ) rendait public les
résultat préliminaires de l'étude sur l'incidence des cancers à proximité des
usines d'incinération d'ordures ménagères.
Près d'un an et demi après, les résultats définitifs sont enfin
disponibles ... et plus alarmants encore !
Dans l’étude InVs seuls les cancers ont été étudiés. Restent les anomalies de la fertilité et les malformations congénitales qui ont déjà fait l’objet d’autres études qui ont souligné les risques.
Le tableau ci-dessous montre que, pour tous les types de cancers
alors étudiés, les risques relatifs avaient été sous-estimés en 2006.
En effet les risques de cancers, pour tous les types, apparus entre 1990 et
1999, sont revus à la hausse.
Les résultats cette étude apparaissent encore sous-estimer les risques, compte
tenu des courtes périodes de latence choisies, entre exposition et apparition
d'un cancer ( 5 ans pour le leucémies et 10 ans pour les autres cancers).
Cette précision soulignée par l'InVS dans son rapport laisse craindre que le
pic d'apparition de cancers ne soit certainement pas encore atteint.

L’InVS précise évidemment que les résultats de cette étude, portant sur une situation passée (incidence de cancers entre 1990 et 1999 ), ne peuvent être transposés à une situation actuelle.
Les médecins affirment que c’est la combustion qui fait que l’incinération est plus à risque que toutes les autres méthodes d’élimination des déchets. Une tonne de molécules composant les déchets incinérés se transforment en 300 kilos de cendres et 700 kilos de fumées composées d’un cocktail de nouvelles molécules toxiques cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques. L’InVS ajoute que l'indicateur d'exposition ne permet pas d'incriminer un polluant particulier.
Alors que les solutions alternatives existent, ces nouveaux résultats, passés inaperçus, viennent confirmer une fois de plus les risques liés à l'incinération et le peu de cas fait au principe de précaution.
Dans sa plaquette, l’InVS offre une conclusion plutôt rassurante :
Cette étude, en montrant un impact des rejets atmosphériques des incinérateurs d’ordures ménagères sur le risque de certains cancers entre 1990 et 1999, confirme l’utilité des mesures de réduction des émissions de polluants qui ont été imposées à ces installations industrielles depuis la fin des années 90. On peut dès lors s’attendre à une diminution du risque de cancer chez les populations exposées aux niveaux actuels d’émission. Toutefois, en regard de l’incertitude sur les temps de latence d’apparition des cancers, on ne peut exclure que les expositions passées depuis les années 70 puissent encore aujourd’hui favoriser la survenue de cancers.
Sur ce sujet qui n’est pas sans rappeler certains autres (amiante, sang contaminé…) faut-il avoir confiance dans les politiques mises en œuvre ?
Pour plus d’informations, voir :
Le site de l’InVS.
Le site Greenpeace sur
l’incinération.
Le site de la CNIID
Et aussi :






Commentaires
Bonjour,