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Les produits dangereux

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lundi 8 mars 2010

De la nourriture irradiée dans nos assiettes ?

Herbes aromatiques, épices, condiments, oignon, ail, échalote, légumes et fruits secs, farine de riz, volaille, cuisses de grenouille congelées, crevettes, etc...

Ces aliments peuvent avoir été soumis à des rayonnements ionisants.

Cherchez un peu… Le goût ? Non, pas sérieux, quoique. L'aspect ? Non, impossible, je ne laisserai personne dire qu'une gousse d'ail peut ressembler à une cuisse de grenouille congelée. Quoique.

Toute denrée irradiée doit porter la mention « traité par rayonnements ionisants » ou « traité par ionisation » et la signalétique adéquate : le logo Radura

Ceci n'arrive pratiquement jamais car les ingrédients irradiés sont le plus souvent incorporés dans des plats préparés et mélangés à d'autres non irradiés.

L'irradiation des aliments consiste à les exposer à des rayonnements selon deux moyens :
- soit une source de cobalt ou césium de très haute activité est utilisée. Les aliments sont placés devant cette source jusqu'à avoir intégré la dose désirée ;
- soit les aliments sont placés dans le faisceau d'un accélérateur de particules. Ils sont alors irradiés par un faisceau d'électrons accélérés ou par des rayons X.

L'objectif est de réduire le nombre de micro-organismes contenus dans les aliments, et ainsi d'obtenir une meilleure conservation, de décontaminer les aliments, d'inhiber la germination ou d'en ralentir le mûrissement.

Selon le Collectif contre l'irradiation des aliments cette irradiation détruit et altère les vitamines, les protéines, les acides gras essentiels et d'autres composants alimentaires. Mais cette technique peut aussi modifier le goût, l'odeur et la consistance de la nourriture, en la rendant parfois peu appétissante.

Seuls sept pays de l'Union européenne autorisent l'irradiation d'aliments : la France, la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie, le Royaume-Uni, la Pologne et la République Tchèque. Les autres pays de l'UE n'importent pas de produits irradiés. Certains pays autorisent l'irradiation pour d'autres produits alimentaires que ceux qui sont traités par la France. Ainsi, le Royaume-Uni pratique l'irradiation pour les légumes, les fruits, les céréales et les poissons. Produits que l'on peut retrouver, sous une forme transformée, dans des petits plats vendus chez nous.

Avec plus de 3 100 tonnes en 2005, la France est le troisième pays de l'UE à traiter des aliments par irradiation derrière la Belgique et les Pays-Bas . Il existe en France six unités d'irradiation agréées. Trois procèdent à l'irradiation par rayons gamma (cobalt 60). Elles sont situées à Marseille, Dagneux et Sablé-sur-Sarthe. Les autres procèdent par électrons accélérés : Chaumesnil, Orsay, Berric.

Mon avis

Comment éviter la consommation d'aliments irradiés ?
Impossible lorsqu'ils sont incorporés à des plats ou préparations.
Un véritable scandale !

Pour plus d’information

Consultez le site du Collectif contre l’irradiation des aliments.


lundi 1 mars 2010

Pour la sauvegarde des abeilles exigeons l’interdiction de tous les néonicotinoïdes, insecticides neurotoxiques et systémiques...

Pétition Lancée le 14/01/2010 par le SAPB : Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne et soutenue par la FFAP : Fédération Française des Apiculteurs Professionnels.

Apiculteur, un métier gravement menacé : chaque année au moins 30% de pertes de cheptel !!
Quel éleveur le supporterait financièrement et psychologiquement ?

Une des raisons principales : les pesticides tel l'imidaclopride, molécule présente notamment dans le Gaucho, que l’on retrouve partout à des doses suffisantes pour causer dans le temps, des effets néfastes chez l’abeille;

Depuis 2008 s'est rajouté le thiaméthoxam, matière active du Cruiser, un insecticide classé dangereux pour l’environnement, dangereux pour les abeilles, les oiseaux, les mammifères sauvages, et très toxique pour les organismes aquatiques.

Avant qu’il ne soit trop tard :
Exigeons l’interdiction de tous les néonicotinoïdes,insecticides neurotoxiques et systémiques car :
- ils tuent quotidiennement les abeilles, quelques milliardièmes de grammes suffisent !
- ils rendent les ruches orphelines.
- ils rendent les abeilles vulnérables aux maladies et parasites divers.
- ils polluent gravement notre eau, les 0,64mg de thiaméthoxam qui pellicule un seul grain de maïs suffisent à rendre non potable une cuve de 5000l d’eau (100 000 grains semés à l’ha) !
- ils constituent un tragique recul à l’heure où l’on parle tant d’environnement.

Les doses sont 100 fois plus faibles mais la toxicité est multipliée par plus de 5000 !
Ce sont des produits systémiques : présents dans la sève, le pollen, le nectar, ils tuent même les insectes non ciblés. Mais aussi très persistants, ils polluent durablement l’eau, l’air et les sols.
Ce sont les nouvelles armes des multinationales de l’agrochimie pour contrôler l'agriculture.
Plus sournoises : les graines sont pelliculées à l’usine… l’agriculteur n’a plus à sortir son pulvérisateur et a l'impression de moins polluer, mais finalement c’est l’inverse qui se produit…
Plus rentables : les traitements sont devenus systématiques, utilisés même en l’absence de parasite, garantissant un potentiel de surface aux fabricants, et donc des ventes beaucoup plus importantes.
Incontournables : elles rendront l’agriculteur encore plus dépendant de l’industrie chimique, car toujours plus de variétés ne seront proposées qu’en semences traitées.

Refusons le contrôle de la chaîne alimentaire mondiale par quelques firmes.

Exigeons une agriculture durable et plus éthique :
Qui respecte l’environnement et protège notre santé, de l’agriculteur au consommateur.
Qui permette aux producteurs de satisfaire la demande du marché en produits sains.
Qui soit compatible avec l’apiculture et aussi avec le tourisme, la conchyliculture…
Qui favorise les installations sur des structures familiales et non la confiscation du foncier par les firmes.v Qui cesse d’affamer les pays pauvres à l’autre bout de la planète.

Pour agir

Signez la pétition en ligne.

Pour plus d’information

Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne : http://www.apipro-bretagne.net/
Fédération Française des Apiculteurs Professionnels : http://www.apipro-ffap.net/

mardi 23 février 2010

L'afssa trop prudente sur le bisphénol A

Depuis deux ans, le bisphénol A, une substance chimique entrant notamment dans la composition des biberons en polycarbonate, est mis en cause du fait d'éventuelles conséquences sur le développement du nourrisson.

Les experts de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) ont récemment estimé dans un nouvel avis que les études récentes ont fait apparaître de nouveaux éléments préoccupants. Ils ne sont toutefois pas suffisants, selon l'Afssa, pour motiver une interdiction du bisphénol A (BPA).

L'avis de l'Afssa est proche de celui que l'agence américaine de l'alimentation et de la santé (FDA) a publié en janvier dernier. «La FDA a classé ses préoccupations relatives au bisphénol au niveau 3 sur une échelle qui en compte 5», souligne le directeur de l'Afssa pour bien faire comprendre que l'Afssa prend en compte la problématique. Les réticences viennent du fait que les méthodologies des nouvelles études n'entrent pas dans le cadre du sys­tème actuellement en vigueur. L'Afssa parle d'«effets subtils» sur le comportement des rats à des niveaux de doses très inférieurs au niveau habituellement considéré comme sans effets. Elle reconnaît que ce sont des «signaux préoccupants» mais qu'ils ne sont pas suffisants pour remettre en question les précédentes évaluations.

Mon avis

Un position trop prudente.
Laissez tomber les biberons mis en cause !
Pourquoi prendre ce genre de risque ?

Pour plus d’information

Lire les conseils du RES sur le bisphénol A.

vendredi 19 février 2010

Le pseudo-débat sur les nanotechnlogies

Prenant acte du naufrage de sa campagne de promotion des nanotechnologies, la Commission nationale du débat public (CNDP) a annoncé le 3 février 2010 l'annulation de ses trois dernières réunions prévues à Montpellier, Nantes et Paris.

La dernière soirée, à Paris le 23 février, se déroulera en présence d'un public trié sur le volet et sommé de présenter ses papiers. Après avoir inventé le débat public sans public, l'obligation pour les participants de signer un engagement à ne pas perturber la réunion, puis le débat virtuel, la CNDP inaugure la réunion publique privée, sur invitation. Bienvenue dans le nanomonde.

Cette campagne et l'opposition qu'elle a suscitée auront porté un coup aux procédures d'acceptabilité de la prétendue démocratie technique et participative. Certes les opposants au nanomonde ne sont pas les premiers à contester et à s'enrager contre les multiples "panels citoyens", "sondages d'opinion", "forums hybrides", "conférences de consensus", concoctés par les sociologues d'Etat pour apprivoiser la plèbe et la ramener sous le magistère de l'expertocratie ; mais la contestation n'avait pas jusqu'ici atteint cette intensité ni cette ténacité.

Afin d'enterrer l'opération de la CNDP, nous tiendrons une réunion publique, sans carton d'invitation, le mardi 23 février 2010 à Paris, où nous débattrons des raisons et moyens de contester la tyrannie technologique

Ceux qui, à Strasbourg, Toulouse, Clermont-Ferrand, Lille, Besançon, Caen, Grenoble, Rennes, Lyon, Marseille, Orsay, ont fait dérailler le train publicitaire des nécrotechnologies, opposants à l'industrie nucléaire et à l'enfouissement de ses déchets, aux OGM, au puçage électronique des animaux et des hommes, à la police technologique, à la société de surveillance et de contrainte, aux nanotechnologies, à la machinisation de nos vies et de la planète – sans oublier les luddites - invitent à échanger et discuter tous ceux qui considèrent le fait technologique comme un enjeu politique trop sérieux pour être confié aux experts.

Sans agences de communication ni attachés de presse, sans budget de deux millions et demi d'euros, sans moyens logistiques, médiatiques ou policiers, sans cahiers d'acteurs ni retransmission Internet.

Venez nombreux avec vos idées, vos questions, vos réflexions et vos amis.

Des nanotechnologies à la tyrannie technologique
Mardi 23 février 2010 à 20h
A la CIP (Coordination des Intermittents et précaires)
14-16 quai de la Charente, Paris 19e
Métro Corentin-Cariou

Pour plus d’information

Informations sur http://www.nanomonde.org/

mercredi 10 février 2010

Pesticides: les producteurs de raisin déboutés face au MDRGF

En novembre 2008, le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) avait publié les résultats d'une enquête menée dans cinq pays européens avec quatre autres ONG, révélant la présence de résidus de pesticides, dont certains interdits dans l'UE, dans la quasi totalité des raisins de table prélevés dans ces pays.

L'association, avait été assignée devant le tribunal de Paris pour dénigrement par une organisation professionnelle, la Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNPRT).

Les producteurs de raisins ont été déboutés mercredi 10 février par le tribunal de grande instance de Paris.

La FNRPT, qui réclamait un demi-million d'euros de dommages et intérêts, "a été déboutée et condamnée à 1 euro d'amende pour procédure abusive et à verser 2.00O euros au MDRGF pour les frais d'avocat".

Mais surtout, "dans son jugement, le TGI reconnait que le MDRGF s'est exprimé dans le cadre de ses statuts et de son rôle social en publiant les résultats d'analyses montrant la présence de résidus de pesticides dans des raisins vendus en supermarchés. Il nous reconnaît le droit de parler de contamination".

Le juge a également reconnu que ce genre de travail visait à faire évoluer la législation.

F. Veillerette, Président du MDRGF a déclaré :

Nous nous félicitons de ce jugement qui légitime totalement le travail du MDRGF et notre droit à réaliser et publier des résultats d’analyse de pesticides contenus dans des produits alimentaires. Il s’agit d’une victoire importante pour la liberté d’expression et pour les droits des contre pouvoirs en général dans ce pays. Cette tentative de procès baillons n’a pas abouti. Nous allons donc continuer sereinement à faire le travail que nos adhérents nous demandent de faire : à savoir informer sur la présence des pesticides dans l’environnement et l’alimentation et travailler à obtenir des législations plus protectrices de l’environnement et de la santé. Enfin, nous souhaitons que les producteurs de raisins de table retrouvent la voie du dialogue. Nous nous tenons à leur disposition pour travailler ensemble sur les techniques agronomiques qui permettront de concilier productions et préservation de l’environnement et de la santé, conformément aux objectifs du Grenelle de l’environnement.

Pour plus d’information

Lire le communiqué du MDRGF.
Consulter le site de l'association : http://www.mdrgf.org/.


© mdrgf.org

mercredi 3 février 2010

Agriculture : réduire de 30% les pesticides est possible

Les résultats de l'étude Ecophyto R&D, coordonnée par l'INRA et réalisée à l'initiative des ministères de l'Agriculture et de l'Environnement, indiquent qu'il est possible d'obtenir une réduction de l'ordre de 30% du recours aux pesticides, avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production.

"En grandes cultures, qui représentent la majorité des surfaces et de l'utilisation des pesticides, les marges seraient peu ou pas touchées dans le contexte de prix de 2006, mais une baisse de production d'environ 6% serait observée", précise l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) dans un communiqué.

Mon avis

L'objectif du Grenelle de l'environnement est de réduire en moyenne de 50% les quantités de pesticides utilisés, si possible d'ici 2018.
Ce n'est pas un objectif clair, précis et engageant.
Il reste donc fort à faire pour obtenir une réduction importante de l'usage des pesticides.

Selon François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), "ce rapport montre qu'il existe d'importantes voies de progrès pour les différents types de cultures".
Mais, prévient-il, "il y a lieu pour l'Etat de fournir un effort considérable en recherche et développement pour pouvoir mettre au point les méthodes culturales qui permettront demain à tous les professionnels de réduire de 50% ou plus l'usage des pesticides, quel que soit le type de culture".

En effet, on peut espérer que les agriculteurs seraient plus faciles à convaincre de modifier leurs pratiques sans passer au bio...
C'est bien dommage et je pense même que c'est loin d'être gagné !

Entre l'objectif mou du Grenelle et les réticences de la majorité des agriculteurs, les fabricants de pesticides ne doivent probablement pas trop s'inquiéter...


© mdrgf.org

Pour plus d’information

Consultez le dossier pesticides du MDRGF.
Lisez le communiqué INRA sur l'étude Ecophyto R&D.
Consultez les principaux résultats de l'étude, sa synthèse ou le rapport complet.

samedi 16 janvier 2010

Etudes de normes de radioactivité dans les eaux potables : Les consommateurs sont-ils correctement protégés ?

Les consommateurs – et en particulier les enfants - sont-ils correctement protégés contre la présence de produits radioactifs dans les eaux potables ?
Après avoir étudié les modalités de contrôle prévu par la réglementation, la CRIIRAD considère que non.
Elle entend bien le démontrer, chiffres à l’appui, et obtenir des autorités sanitaires françaises et internationales l’amélioration des normes censées garantir la qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine.

Des prélèvements d’eau potable pour analyses et calculs de dose

La CRIIRAD a procédé, jeudi 17 décembre, à des prélèvements d’eau sur plusieurs communes de la Haute-Vienne (Limoges, Saint-Sylvestre et Bersac-sur-Rivalier). Ils viennent compléter ceux réalisés en Ardèche et seront suivis d’échantillonnages dans la Loire et le Puy-de-Dôme.

L’objectif n’est pas de dresser un tableau représentatif de l’état radiologique des eaux de distribution mais de disposer d’exemples concrets qui permettront d’étayer le dossier juridique de référence que la CRIIRAD est en train d’élaborer. Les échantillons d’eau seront analysés par des laboratoires agréés, dont celui de la CRIIRAD afin de déterminer leur teneur en radionucléides. Sur la base de ces résultats d’analyse, deux types de calculs seront conduits afin d’évaluer les doses de rayonnements reçues par les consommateurs : - un premier calcul conforme aux prescriptions réglementaires, c’est-à-dire basé sur les caractéristiques d’un consommateur adulte et prenant en compte un nombre limité de radionucléides naturels, à l’exclusion du radon 222 et ses descendants à vie courte.
- un second calcul, conforme à la méthodologie recommandée par la CRIIRAD, c’est-à-dire conduit pour toutes les tranches d’âge, et notamment les plus jeunes enfants, et prenant en compte l’ensemble des radionucléides susceptibles de contribuer à l’exposition des consommateurs.

Démontrer les graves insuffisances des contrôles officiels

L’objectif est de démontrer, sur la base de cas concrets, que les modalités de contrôle des eaux potables ne garantissent pas le respect de la limite de dose de 100 microSieverts par an (µSv/an) pourtant définie par le code de la santé publique. En effet :

1/ faute de prendre en compte tous les produits radioactifs sensibles, le calcul officiel sous-évalue la dose réellement subie par les consommateurs et par conséquent le niveau de risque auquel ils sont exposés. Par exemple, dès lors que l’activité volumique du radon atteint quelques dizaines de becquerels par litre (Bq/l), situation déjà rencontrée par la CRIIRAD, la dose reçue par les consommateurs adultes peut dépasser les 100 µSv/an. Or, ce radionucléide n’est pas comptabilisé dans les calculs ;

2/ faute de prendre en compte les caractéristiques anatomiques et physiologiques des enfants, une eau peut être considérée comme conforme aux critères de qualité radiologique alors qu’elle délivre aux enfants une dose très supérieure à la limite réglementaire de 100 µSv/an. Pour une même activité incorporée, les enfants reçoivent, en effet, des doses de rayonnements plus élevées que celles reçues par les adultes. Le fait que les volumes d’eau qu’ils ingèrent soient moindres ne compense pas la différence de radiotoxicité. Les enfants sont ainsi privés de la protection que le code de la santé publique est censé leur garantir.

Alerter et interpeller les autorités

Les résultats des différentes analyses devraient être disponibles sous trois mois. L’objectif est d’étayer le dossier scientifique qui sera adressé au printemps 2010 aux autorités sanitaires à l’appui d’une demande de modification des normes relatives à la qualité radiologique de l’eau.

Si, toutefois, les analyses préliminaires réalisées par le laboratoire de la CRIIRAD mettaient en évidence un risque radiologique sur l’une des eaux échantillonnées, les autorités concernées (Préfecture et municipalités) seraient immédiatement informées afin que des mesures de protection soient prises dans les meilleurs délais.

A Saint-Sylvestre, par exemple, les mesures de flux de rayonnements gamma effectuées par le technicien de la CRIIRAD au contact du récipient d’eau potable montrait un excès très net : 145 coups par seconde (c/s) 1 contre un bruit de fond ambiant de 95 c/s. le surcroît d’irradiation est très certainement imputable au bismuth 214 et au plomb 214, deux descendants du radon 222 qui émettent des rayonnements gamma très énergétiques, ce qui laisse supposer un niveau relativement élevé de radon 222. A la demande du particulier chez qui était effectué le prélèvement, le technicien s’est rendu ensuite au captage qui alimente son habitation, captage dit « les sauvages », l’un des 4 captages qui alimente la commune de Saint-Sylvestre. Le petit local technique était fermé mais la mesure de flux de rayonnement effectuée à 50 cm du sol, à la jointure entre la porte et dormant, révélait un flux de 350 c/s, soit près du double de la mesure réalisée au contact du sol (180 c/s), contre le mur de pierre (la porte étant surélevée d’une trentaine de cm). Cette mesure laissant supposer des niveaux d’irradiation externe et de concentration en radon encore supérieurs à l’intérieur.

Ne pas accumuler de nouveaux retards

En dehors des zones d’impact des sites miniers et nucléaires, le contrôle radiologique des eaux potables a été mis en place très tardivement. Au niveau européen, il a fallu attendre la publication de la directive 98/83/CE du 3 novembre 1998, qui accordait un délai de 2 ans aux Etats membres pour mettre en place le dispositif de contrôle permettant de garantir le respect de la limite de 100 µSv/an. Comme souvent en matière de radioprotection, la France a accumulé les retards : le décret transposant les prescriptions européennes a été publié plus d’un an après la date butoir (décret n°2001-1220 du 20 décembre 2001) et en renvoyant qui plus est à un texte d’application qui n’a été publié qu’en 2004 et qui fixait en outre la date d’entrée en vigueur des contrôles au 1er janvier 2005, soit au total un retard de 5 ans par rapport à la date limite fixée par l’Europe.

Dès que son rapport d’étude sera publié, la CRIIRAD entreprendra toutes les démarches nécessaires, tant auprès des autorités sanitaires nationales que de l’organisation mondiale de la santé, afin que les normes soient modifiées au plus vite et qu’elles assurent une protection correcte à l’ensemble de la population, enfants compris.

Source : CRIIRAD

jeudi 14 janvier 2010

Eau en bouteille : Pub Cristaline contestée par les associations

Depuis plusieurs semaines, la société d’eau en bouteille Cristaline diffuse des jeux de 7 familles dans les packs d’eau vendus et communique par le biais de publicités dans les magazines. Cinq associations de protection de l’environnement dénoncent une nouvelle campagne publicitaire mensongère contre l’eau du robinet qui induit une nouvelle fois le consommateur en erreur.

Le message manipulateur véhiculé par la campagne publicitaire de Cristaline vise à inquiéter le consommateur en dénigrant la qualité de l’eau du robinet. Le « jeu » des 7 familles diffusé dans les packs d’eau est un moyen scandaleux de propagande ciblant en priorité les enfants. Selon Clara Osadtchy d’Agir pour l’environnement, « Cristaline adopte une fois encore une stratégie ouvertement polémique afin d’assurer sa promotion. Ce « jeu » est un ramassis d’assertions biaisées et d’affirmations politico-publicitaires. » Sous couvert de « jeu », Cristaline cherche à véhiculer un discours idéologique !

Pour Bruno Genty de France Nature Environnement, « alors que les ventes d’eau en bouteille chutent depuis plusieurs années, certaines entreprises maintiennent une communication manipulatrice dénigrant un bien et un service publics pour défendre leurs intérêts privés ».

L’eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé : elle est de qualité comparable à celle des eaux en bouteille et est toujours potable en France sauf dans de très rares cas. L’eau du robinet est également 100 fois moins chère que l’eau en bouteille et ne produit pas les 6 milliards de bouteilles plastiques jetées chaque année et dont la moitié est incinérée ou enfouie, produisant rejets toxiques et raréfiant de fait les ressources en pétrole. En marchandant une eau de source privée et en dénigrant la qualité de l’eau du robinet, on cautionne l’inaction en ce qui concerne la préservation de la ressource. Les moyens financiers employés par les firmes pour leur publicité seraient bien plus efficaces s’ils étaient utilisés pour des actions de prévention de la qualité de l’eau brute! Et là les enjeux sont considérables : restauration des fonctionnalités épuratoires des milieux naturels (bassins versants des rivières et milieu aquatique) et efficacité des actions de protection des ressources en eau.

Les associations Agir pour l’environnement, Cniid, France Nature Environnement, ACME et la Fondation Danielle Mitterrand-France Liberté dénoncent la campagne publicitaire scandaleuse et manipulatrice de Cristaline et en demandent l’arrêt immédiat. Les associations interpellent également les ministères du développement durable et de l’éducation nationale sur le caractère propagandiste d’une telle campagne promotionnelle.

Source : http://www.agirpourlenvironnement.org/presse/23plastok48.htm

Mon avis

Une question très difficile : quelle eau choisir ? Robinet ? Bouteille ? Carafe filtrante ?
Selon chaque critère étudié, la réponse peut varier...
«L’eau du robinet provient-elle parfois indirectement du recyclage des eaux usées?»
Réponse: oui.

«Peut-on trouver parfois des traces de pollutions dans l’eau du robinet?»
Idem.

«La carafe filtrante garantit-elle une sécurité absolue de l’eau que l’on boit?»
Réponse: non.

Et bien d'autres... Déchets. Présidence de résidus médicamenteux. Bisphénol A. Etc...

mercredi 13 janvier 2010

Devant le tribunal de Paris, les producteurs de raisin réclament 500 000 euros au MDRGF

Le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), assignée devant le tribunal de Paris pour dénigrement par une organisation professionnelle, la Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNPRT) : l'affaire, déjà médiatisée à l'époque des faits, a été examinée, mercredi 6 janvier.

L'hostilité entre l'association présidée par François Veillerette et les agriculteurs conventionnels est déjà ancienne, mais c'est la première fois qu'elle se manifeste devant la justice.

En novembre 2008, le MDRGF, qui est la principale association spécialisée sur l'utilisation des pesticides dans l'agriculture en France, publiait sur son site Internet les résultats d'analyses effectuées par un laboratoire allemand sur du raisin acheté en grande surface, en France. L'enquête, effectuée dans cinq pays européens par cinq associations, concluait à des résidus de pesticides sur 99,2 % des raisins testés.

En février 2009, la FNPRT attaquait l'association, lui demandant notamment des dommages et intérêts de 500 000 euros - soit cinq fois le budget annuel du MDRGF - au motif d'une baisse des ventes de raisins.

"Propagande"
"On ne peut pas véhiculer sur le Net tout et n'importe quoi, et surtout interprété n'importe comment !", s'est insurgé d'entrée Me Patrick Gontard, défenseur de la FNPRT. Brandissant un tract distribué à l'entrée du tribunal, il affirmait que la présence dans la salle d'audience de militants du MDRGF prouvait bien qu'il s'agit d'une "association qui a une énorme capacité de mobilisation" pour faire de la "propagande".

L'avocat a accusé le site de l'association de ne pas avoir montré clairement que les résidus de pesticides étaient inférieurs, pour les raisins français, aux normes nationales et européennes. "L'agriculture traditionnelle a toujours utilisé les pesticides, a-t-il poursuivi. La question n'est pas de savoir s'il y a des résidus de pesticides, mais si ces résidus dépassent les normes."

Quelques minutes plus tard, l'avocate du MDRGF, Corinne Lepage, lui répondait : "Mais le problème ce n'est pas ça : le problème c'est que ça se sache !" L'ancienne ministre de l'environnement, favorable à un statut pour les "lanceurs d'alerte", n'a pas accepté par hasard de défendre le MDRGF. Selon elle, ce procès relève de "l'intimidation à l'égard des associations qui disent des choses et, derrière, à l'égard de la presse qui les reprend".

Pour Me Alexandre Faro, qui défendait également le MDRGF, l'étude, publiée fin novembre 2009, ne peut pas être la cause réelle de la baisse des ventes de raisin, qui s'effectuent majoritairement d'août à octobre. Les avocats de l'association ont réclamé 5 000 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive.

La décision du tribunal a été mise en délibéré au 10 février.

Source : LE MONDE 07.01.10

Pour plus d’information

http://www.mdrgf.org/


mercredi 30 décembre 2009

Cruiser, c'est reparti pour un an !

Le ministère de l'Agriculture a annoncé mardi 16 décembre 2009 le renouvellement pour un an de l'autorisation du Cruiser pour traiter les semences de maïs. cette autorisation intervient alors que de nombreuses associations de défense de l'environnement ainsi que les apiculteurs demandent depuis longtemps le retrait de cet insecticide.

Selon le communiqué officiel du ministère, l'utilisation du Cruiser sera donc autorisé pour la campagne 2009-2010 de semence de maïs, "sur le maïs ensilage, le maïs grain et le maïs porte-graine mâle". Alors qu'à l'issue de la précédente autorisation qui prenait fin en juin 2009, Michel Barnier, le précédent ministre de l'Agriculture avait jugé que "les conditions n'étaient pas réunies pour statuer sur une nouvelle autorisation", Bruno LeMaire précise que l'autorisation accordée pour 2009-2010 devra à nouveau faire l'objet d'une évaluation de l'Afssa dans un an, avant un éventuel renouvellement.

L'Afssa recommande de mettre en œuvre des dispositions particulières pour réduire au maximum l'émission et la dispersion des poussières au moment des semis, accorder une attention particulière aux conditions de pelliculage des semences, restreindre la période de semis de semences de maïs grain et ensilage et de maïs porte-graines femelle traité avec la préparation CRUISER à une période s'arrêtant au 15 mai, de respecter des distances d'éloignement de 3 km minimum entre les ruches et les parcelles semées de maïs porte-graine mâle, lorsqu'elles sont traitées au Cruiser et enfin, de mettre en place un suivi des teneurs en substances actives au niveau des nappes d'eau à proximité des zones de traitement.

France Nature Environnement (FNE) avait remis au ministère une pétition signée par 45.000 personnes et demandant le retrait du Cruiser. L'association rappelle en effet que le lien entre le Cruiser et des cas de mortalité d'abeilles constatés cette année en Charente-Maritime et en Vendée a été confirmé par l'Afssa.


Arnaud Gossement, porte-parole de FNE a déclaré :
"C'est une très, très grosse déception, d'autant que "de renouvellement d'un an renouvellement d'un an, cela devient une autorisation permanente qui ne dit pas son nom. "
"C'est totalement contraire au principe de précaution, ça sert à quoi d'inscrire le principe de précaution dans la constitution si c'est pour en arriver là".

De son côté, le président de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), Henri Clément, a qualifié de "pitoyable" cette décision :
"On continue à autoriser des produits qui sont toxiques pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages et pour l'environnement".
Le cruiser "n'est pas ré-autorisé en Allemagne, il est interdit en Italie. Je ne comprends pas la politique menée en France."

La Confédération paysanne a vivement critiqué cette décision, estimant que l'AFSSA a "fait une présentation partielle des études disponibles". Dénonçant les "multiples dangers" présentés par ces insecticides pour les abeilles et l'environnement, elle juge dans un communiqué qu'ils "constituent un non-sens agronomique", observant que "la rotation longue reste la meilleure alliée des producteurs de maïs".

Mon avis

D'année en année, l'Etat cède au lobby des pesticides et reconduit l'autorisation du Cruiser.
Et ce sont les abeilles qui trinquent !
2010 : encore une mauvaise année !
Quant aux recommandations de l'Afssa, qui s'assurera qu'elles sont respectées ? Personne. Respectées ? Elle ne le seront pas !
On ne me fera pas croire que les agriculteurs semant des graines traitées veilleront aux distances d'éloignement de 3 km minimum entre les ruches et les parcelles semées.


vendredi 11 décembre 2009

Nanotechnologies : le débat truqué ?

Un débat sur les nanotechnologies ?

La Commission Nationale du Débat Public (CNDP, une « autorité administrative indépendante (AAI) composée de parlementaires et d'élus locaux, de magistrats, de représentants des associations agréées pour la protection de l'environnement, de représentants de consommateurs et d'usagers et de personnalités qualifiées ») a été saisie par huit ministères en printemps 2009 d'organiser ce débat qui se tient entre octobre 2009 et février 2010 dans 17 villes françaises.

Vous trouverez sur le site de la CNDP notamment la lettre de saisine, la décision de la CNDP sur le débat, les thèmes et lieux du débat et les comptes-rendus des premiers débats (synthèses des débats et comptes rendus mots par mots).

38 cahiers d'acteurs, dont celui de la Fondation Sciences Citoyennes, y sont publiés.

Résumé du cahier d'acteur de la Fondation Sciences Citoyennes
La domination de quelques très gros acteurs sur la recherche publique et le secteur privé industriel n'a jamais été aussi forte.
Leur souci du bien commun disparaît derrière une politique de puissance et de rivalité mimétique qui gaspille les ressources, entraîne de nombreux accidents et conflits et entrave le développement d'alternatives capables de répondre aux problèmes actuels.
Avec l'« ère nano », nous risquons de reproduire sans réfléchir l'impasse persistante du discours du « tout thérapie génique ».
Allons-nous refaire les mêmes erreurs avec d'autres technologies à venir, ou alors saisir l'occasion d'un questionnement qui mettrait fin à cette répétition aveugle ?
Les moyens financiers investis dans l'unique but d'accélérer le développement de ces technologies sont dépensés de façon unilatérale, ce qui exclut de facto tout débat public sur les approches alternatives des mêmes problèmes et toute réflexion globale.
Non seulement les citoyens n'ont pas la possibilité de décider en connaissance de cause, mais de plus, ils ignorent que des nanoproduits sont déjà présents dans leur vie quotidienne (dans l'alimentation, les textiles, les cosmétiques, les matériaux de construction…), commercialisés sans aucune analyse de leur toxicité pour l'environnement et la santé humaine.
Devrait-on laisser une application technologique, portée par des intérêts privés qui cherchent à la faire passer pour la seule source de progrès, s'imposer au point de changer fondamentalement la vie de la société ? N'est-ce pas à la société de faire des choix réfléchis sur son évolution dans des contextes environnementaux et sociaux en profond bouleversement, donc de décider si elle veut voir se développer telle technologie, et si oui, à quel point, dans quelle finalité et dans quel cadre éthiquement délimité ?

Cette question doit être le point de départ explicite de débats publics, de conventions de citoyens qui examinent la problématique des nanoproduits dans sa globalité, c'est-à-dire aussi leur utilité sociale, leurs conséquences sociétales, leurs rapport coût/efficacité et bénéfices/risques.
Aborder la question dans son ensemble permettrait de faire des comparaisons avec des technologies alternatives et des approches non technologiques, afin de voir si ce sont vraiment les nanos qui apportent les meilleures réponses, si ces technologies représentent un progrès réel, et non seulement une illusion de discours.

Ce document critique à la fois le débat tel qu'il est mis en place actuellement et les choix stratégiques qui conduisent aux nanotechnologies, avec l'absence d'une vraie politique de recherche d'évaluation des risques et d'étude des alternatives.

Dans ce texte intitulé « La démocratie face aux nanotechnologies et aux nanosciences », Fondation Sciences Citoyennes critique le débat tel qu'il est mis en place :
- La France a investi massivement dans les nanos depuis plusieurs années : ce débat aurait du se tenir il y a 10 ans.
- Le débat ne permet pas d'envisager les nanos dans leur globalité. Les questions de l'utilité sociale des nanos ou de leurs conséquences ne sont pas posées. Il n'est donc pas possible de faire des comparaisons avec des technologies alternatives ou avec des approches non technologiques. Comment savoir alors si les nanos sont vraiment un progrès réel et non une illusion de discours ?
- Le débat fait la part belle aux experts qui vivent de leurs recherches sur les nanos, sans donner réellement la parole aux approches alternatives. Le débat risque de se réduire à une communication d'acceptabilité de cette technologie. Il ne permettra pas d'évaluer objectivement l'avis de la population.

>> Le gouvernement ne sera pas lié par les avis qui sortiront de la CPDP. Il n'aura l'obligation ni de les suivre, ni d'y répondre.

Parmi les propositions mises en avant par La Fondation Sciences Citoyennes :
- un moratoire sur la recherche appliquée et la commercialisation des nanoproduits
- une loi constitutionnelle instituant les Conventions de citoyens, comme modalité de consultation du public, exempte de conflits d'intérêts
- le développement des recherches en sciences humaines et sociales et en écotoxicologie autour des nanos

Comme le conclut ce cahier : « Débattre des nanotechnologies dans les conditions telles que fixées par ce débat national nous semble plus relever d'une manipulation de la population, pour qu'elle adhère au développement irrémédiable de ce qu'on lui présente comme une source infinie de progrès, que d'une information objective ».

Pour plus d’information

Consulter le site officiel du débat public : http://www.debatpublic-nano.org/
Lire le texte entier sur le site web de Sciences Citoyennes : http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1778


dimanche 6 décembre 2009

Bhopal, la pire des catastrophes industrielles

En 1984, une cuve de l’usine chimique Union Carbide explose à Bhopal (Inde).

La catastrophe provoque des milliers de morts et de blessés. 25 ans après, le site demeure pollué et les victimes n’ont été indemnisées que partiellement. Elles réclament toujours que justice soit rendue et que le pollueur paie.

Bhopal. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984 une cuve d’isocyanate de méthyl explose dans l’usine chimique d’Union Carbide. Les 40 tonnes de gaz qui s’en échappent vont empoisonner 8.000 personnes en quelques heures. La plupart des victimes vivaient dans les quartiers pauvres qui jouxtent l’usine. Au total, 15.000 personnes décèdent après avoir inhalé ce mélange très toxique. Outre les milliers de morts, la catastrophe entraîne chez 200.000 personnes de graves troubles respiratoires, ophtalmologiques, ou neurologiques. Une importante augmentation du nombre des cancers est observée dans les années qui suivent, ainsi qu’une augmentation de 300% du pourcentage d’enfants mort-nés.

Mon avis


25 ans après, les victimes meurent,des conséquences de l'accident sans que les responsables,n'assument leur pleine responsabilité...

mercredi 25 novembre 2009

Agent orange : cent pour cent anti-naturel


L'agent orange est le surnom donné au plus utilisé des herbicides employés par l'armée des États-Unis lors de la guerre du Viêt Nam, en particulier entre 1961 et 1971. Notamment en raison de la présence de dioxine, ce défoliant chimique est responsable de plusieurs maladies chez les personnes ayant eu affaire à cet herbicide. En raison de la stabilité de la dioxine, les générations suivantes au Viêt Nam vivent encore en présence de ce produit cancérogène et tératogène, occasionnant des maladies diverses, des cancers et des malformations à la naissance.

Un examen des archives détaillant l’histoire de l’utilisation de l’agent orange, défoliant chimique mortel utilisé à très fortes doses notamment pendant la guerre du Vietnam par l’armée américaine, indique que tant ses fabricants et vendeurs, notamment les entreprises Monsanto et Dow Chemical, que le gouvernement étasunien et les autorités militaires - qui ont décidé de sa pulvérisation - connaissaient le prix à payer pour les personnes exposées.

L’agent orange ou 2,4,5 T, herbicide le plus largement utilisé par les Etats-Unis lors de la guerre du Vietnam, n’a pas fini de faire parler de lui. En cause, la présence de dioxines dans sa composition, dioxines qui, du fait de leur stabilité sont responsables aujourd’hui encore de graves conséquences sur la santé de la population civile vietnamienne et des troupes américaines exposées.

Mais un nouvel élément vient alourdir le dossier : dès le début des années 60, les entreprises concernées savaient que la dioxine contenue dans différents produits qu’elles fabriquaient - dont l’agent orange - pouvait causer des torts aux personnes exposées. Une correspondance découverte récemment le prouve de manière incontestable. Morceaux choisis : « Ce matériel est exceptionnellement toxique ; il a un potentiel énorme pour induire la chloracné et des dommages systémiques » ou « L’industrie du 2,4,5 T entière serait gravement atteinte et je m’attendrais à une législation restrictive, imposant des limitations sévères sur le matériel ».

Source : Santé et environnement

Pour plus d’information

http://www.vn.refer.org/vietnam/article.php3?id_article=299

Si vous souhaitez vous rendre compte de l’effet dévastateur de ce produit sur les populations locales, taper « agent orange » dans google images : attention, personnes sensibles s’abstenir !!

lundi 23 novembre 2009

Deux produits Roundup vendu diffèrent de la formule pour laquelle ils sont autorisés

Le MDRGF prouve que les formules de 2 Roundup® déposées au Ministère de l'Agriculture ne correspondent pas aux formulations des produits vendus

Le 16 juin 2009. Le MDRGF et J. MARET (agriculteur) demandent, sur la base d’études scientifiques, au Ministre de l’Agriculture d’abroger les autorisations de mise sur le marché (AMM) pour trois formulations de Round Up® : Express, Extra et GT Plus (les « RU »).

Le 18 octobre 2009. Le MDRGF et J. MARET attaquent devant le Conseil d’Etat le refus tacite du Ministre d’abroger les AMM par une requête fondée notamment sur l’absence de prise en compte du POEA présent dans les RU comme « substance active (cette substance POEA n’étant considérée que comme un adjuvant).

Réponse du Ministre : Pas de POEA dans les dossiers de demande d’AMM ! Début octobre 2009. Les plaignants (MDRGF et J. Maret) reçoivent enfin un courrier de réponse de Monsieur Bruno LEMAIRE, Ministre de l’Agriculture, daté du 14/10/2009 qui affirme que dans les « dossiers de demande d’autorisation de mise sur le marché des produits en cause les trois Roundup (…), aucune des préparations susmentionnées ne contient de POEA ».

Expertises et révélations ! Octobre - Novembre 2009. Le MDRGF et J. Maret font faire des analyses sur 2 de ces RU (Express et GT plus) pour vérifier ces propos par deux laboratoires distincts. Ces résultats contredisent formellement le Ministre en confirmant la présence de POEA dans les 2 Round Up® testés ! Ces résultats montrent que la composition réelle de ces 2 Round Up® commercialisés ne correspond pas à la composition intégrale figurant dans les dossiers des demandes d’AMM.

Encore plus fort !! En outre, les analyses réalisées par l’un des laboratoires montrent des différences de composition chimique entre deux échantillons du RU Express (ayant le même numéro d'AMM) et également entre deux échantillons du RU GT PLUS (même numéro d'AMM mais dates d'AMM différentes).

«Les analyses que nous avons fait faire témoignent de la présence du POEA dans les 2 round up testés, contrairement aux informations transmises par le ministre de l'agriculture. Les 2 Round Up® commercialisés ne correspondent donc apparemment pas aux formules déposées et homologuées par les services du ministère du l'agriculture. Cette situation n'est pas acceptable ! » déclare F. Veillerette, Président du MDRGF qui demande « le retrait immédiat de la commercialisation de ces 2 round up ».

« Nos analyses montrent également une différence de composition de 2 Roundup pour des formulations ayant le même numéro d’AMM. Cela ne devrait pas être le cas puisque à un numéro d’AMM doit correspondre une formulation. Il faudra que l’Afssa et le ministre donnent des explications sur ces incohérences. » ajoute J. Maret.

« Nous étudions actuellement la possibilité d'entreprendre des actions en justice » concluent-ils.

Pour plus d’information

Consultez le site du MDRGF.
http://www.mdrgf.org/newsRU.html

vendredi 20 novembre 2009

Mobilisation CONTRE l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction

En 2002, à l’issue de plus de 3 ans de mobilisation associative, deux garanties essentielles pour la protection du public contre les dangers des rayonnements ionisants ont été inscrites dans le code de la Santé Publique (CSP) :

- L’interdiction d’ajouter délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction (cf. article R.1333-2) ;

- L’interdiction d’utiliser des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire – et qui sont contaminés ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction (cf. article R.1333-3).

Le 5 mai 2009, un arrêté interministériel a instauré une procédure de dérogation à ces interdictions, une procédure particulièrement laxiste.
Cet arrêté a été publié en dépit d’un avis défavorable de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

Cinq produits seulement sont exclus des dérogations et protégés des contaminations radioactives : 1/ les aliments ; 2/ les produits cosmétiques ; 3/ les parures ; 4/ les jouets ; 5/ les matériaux en contact avec les aliments et les eaux.

La CRIIRAD demande l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009

Le 10 juillet 2009, la CRIIRAD a adressé au conseil d’état un recours pour excès de pouvoir demandant l’annulation de l’arrêté du 5 mai 2009.
La demande s’appuie sur des arguments :

- de légalité externe : la décision a été prise par voie de simple arrêté que n’ont signé aucun des 3 ministres compétents (santé, écologie et économie) alors que la loi exigeait un décret, pris en Conseil d’Etat et sans possibilité de délégation de signature ;

- de légalité interne, et notamment le fait que l’arrêté :
o contrevient à l’article R.1333-5 du CSP qui stipule que la définition des modalités d’information des consommateurs est de la responsabilité des ministres et non pas des industriels ;
o contrevient aux dispositions de la convention Aarhus qui garantit la participation du public aux décisions qui ont une incidence forte sur l’environnement ;
o contrevient aux articles R.1333-2 et R.1333-3 du CSP qui dispose que l’interdiction d’ajouter de la radioactivité aux produits de consommation et de construction doit rester la règle, les dérogations devant être subordonnées à des conditions nécessairement restrictives ;
o contrevient aux dispositions de la loi 2006-739 du 28 juin 2006 qui exclut la dilution comme solution d’élimination des déchets radioactifs et impose au contraire leur conditionnement et leur stockage dans des installations spécialement aménagées.

Il y a 10 jours, la CRIIRAD adressait une lettre ouverte aux 3 ministres compétents – Mme Bachelot, ministre en charge de la santé, Mme LAGARDE, en charge de la consommation et M. BORLOO, en charge de la construction – leur demandant d’abroger l’arrêté du 5 mai 2009 sans attendre l’issue de la procédure contentieuse.

En complément de ces démarches, la CRIIRAD appelle consommateurs et associations à solliciter à leur tour les autorités. Elle vient d’envoyer à ses adhérents 15 000 cartes postales à l’adresse des ministres compétents et, à compter de ce jour, un dossier d’information accompagné de modèles de lettres à envoyer aux ministres est mis en ligne sur son site Internet.

Mon avis

Ceci est très grave. Il faut absolument se mobiliser comme ce fut le cas avec notre lutte victorieuse en 2002.
Écrivez aux ministres en utilisant les modèles proposés par la CRIIRAD.


jeudi 19 novembre 2009

AZF : les entreprises relaxées

Le tribunal correctionnel de Toulouse vient d'ordonner la relaxe des prévenus dans le procès AZF. L'ex-directeur de l'usine et Grande Paroisse, la filiale de Total, s'en sortent donc sans condamnation pénale.

Selon les experts judiciaires, la catastrophe était due au déversement accidentel de quelques kilos d'une substance chlorée (DCCNa) sur un tas de 300 tonnes de nitrate d'ammonium stocké dans un hangar qui a explosé. L'explosion, en septembre 2001, avait fait 31 morts, quelque 20.000 dommages corporels et 71.000 dommages matériels

Après huit ans d'enquête et de procédure, le risque industriel, le crime humain et écologique n'est pas puni pénalement. Ce n'est pas cela qui va pousser certaines entreprises et usines à combler leurs lacunes en matière de sécurité et de protection de l'environnement alors que ceci est nécessaire, indispensable...

jeudi 5 novembre 2009

Plan Cancer 2 : l’environnement encore oublié

Après l’annonce du second Plan Cancer, le Réseau Environnement Santé (RES) dénonce un Plan Cancer « qui a encore oublié l’environnement ».

Selon le RES, le « mérite » du second Plan Cancer est de rappeler l’ampleur de l’épidémie, la plus grave de notre temps, car un homme sur 2 et une femme sur 3 auront un cancer.

Mais le 2nd Plan en reste à la nécessité du constat (organiser un colloque) et de la surveillance.

Rien ou presque n’est préconisé en matière d’action sur les causes.
Par exemple, on aurait aimé lire un Plan visant à l’élimination de l’environnement des substances classées cancérogènes, tant en milieu de travail, qu’en milieu domestique. Le Plan reste basé sur l’application de la réglementation, comme si le problème n’était pas précisément l’indigence de celle-ci.

Sur l’observation, alors que des pays de plus en plus nombreux développent des registres de jumeaux, le Plan ne les évoque même pas. Or ces registres de jumeaux sont des outils essentiels dans la compréhension du rôle des facteurs environnementaux.

On aurait aimé lire l’expression « perturbateur endocrinien », comme prise de conscience du nouveau paradigme sur les causes de cancer.
« Une substance comme le Bisphénol A imprègne toute la population, induit des cancers du sein et de la prostate dans la descendance, diminue l’efficacité de la chimiothérapie de ces cancers, mais le Plan cancer n’en parle même pas.

En matière de mécanismes du cancer, ce Plan reste basé sur un schéma de pensée obsolète datant des années 60 » déclare André Cicolella porte-parole du Réseau Environnement Santé.

Le Réseau Environnement Santé continuera de demander un volet Environnement spécifique dans le Plan Cancer.

Mon avis

Il s'agir en effet d'une carence grave. Est-ce une fois de plus une manifestation du soutien aux entreprises qui emploient des matières nocives par intéret économique ?

Pour plus d’information

Consulter le site du RES.

samedi 17 octobre 2009

Bonne nouvelle : Monsanto accroît ses pertes à cause du désherbant Roundup

Le groupe agrochimique américain Monsanto a creusé ses pertes au quatrième trimestre de son exercice décalé par rapport à il y a un an, à cause des ventes de son désherbant Roundup, mais enregistre une légère hausse de son bénéfice sur l'ensemble de son exercice.

Le producteur de semences et herbicides affiche une perte de 233 millions de dollars contre une perte de 172 millions au quatrième trimestre 2008, d'après un communiqué mercredi 15 octobre.

Le groupe a enregistré des ventes de 1,9 milliard de dollars au T4, "en légère baisse par rapport à il y a un an, en grande partie à cause de la baisse des ventes du Roundup", produit vedette de Monsanto, "et d'autres désherbants à base de glyphosate, en raison d'une grande concurrence sur les prix", a commenté le groupe dans son communiqué.

Source : Romandie News

Mon avis

Des pertes et baisses de ventes qui n'empêchent pas, sur l'ensemble de l'exercice, le bénéfice du groupe de s'améliorer de 5% ... Espérons que les ventes de Roundup vont continuer de baisser !

Radiofréquences : l’Afsset recommande de réduire les expositions

Le rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les radiofréquences, publié jeudi 15 octobre, conclut qu'il n'existe aujourd'hui "aucune preuve convaincante d'un effet biologique" de ces ondes (Wi-Fi, téléphones mobiles, antennes-relais).

Le rapport souligne toutefois que l'agence est parvenue à cette conclusion dans l'état actuel de la science, et que des données manquent pour pouvoir aboutir à une conclusion définitive.

Face aux incertitudes l’Afsset considère qu’il convient d’agir et fait les recommandations suivantes :
- développer la recherche, pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient ;
- réduire les expositions du public.

Le rapport de l’Afsset met en évidence l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables. Néanmoins aucun mécanisme d’action entre les radiofréquences et les cellules pour des niveaux d’exposition non thermique n’a été identifié à ce jour.
De même le niveau de preuve épidémiologique concernant des excès de certaines tumeurs reste très limité.
A contrario, un nombre important d’études ne rapporte pas d’effet particulier.

Au total, le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé comme définitivement établis.
Pour l’Afsset ils constituent des signaux indéniables.

Face à ces incertitudes l’Afsset considère qu’il convient d’agir et fait les recommandations suivantes :

Développer la recherche, pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient
L’Afsset recommande de cibler en priorité les études épidémiologiques, ainsi que les études sur la reproduction, le développement de l’enfant et de répliquer d’études qui montrent des effets biologiques. Elle recommande de prêter une plus grande attention aux aspects méthodologiques, et, en particulier d’affiner la caractérisation des expositions des populations, à commencer par celle des enfants. Elle met en lumière le retard pris sur la connaissance des effets sanitaires concernant les bandes de fréquences inférieures à 400 MHz et celles de plus de 2GHz, qui correspondent à des expositions professionnelles. D’autres hypothèses sont infirmées par cette expertise (perméabilité de la barrière hématoencéphalique, risque de neurinomes de l’acoustique, effet sur la mélatonine...).

Réduire les expositions du public
Ce potentiel de réduction existe s’agissant de l’exposition aux radiofréquences. La priorité va au téléphone portable qui est la première source d’exposition du public. L’affichage intelligible du débit d’absorption spécifique (DAS) permettrait de privilégier les téléphones portables les moins exposants. Par ailleurs, l’Afsset recommande de rechercher les quelques points du territoire où les niveaux d’ondes de radiofréquences sont nettement plus élevés que la moyenne, de les cartographier et de proposer une procédure pour réduire les niveaux. Cette démarche s’inscrit dans une logique environnementale, où, dès lors qu’une exposition peut être réduite, elle doit être envisagée.

Pour plus d’information

Consulter l'avis de l'afsset
Lire le communiqué de FNE
Visiter le site de Robin des toits


Mon avis

La position de l'Afsset est-elle assez prudente ?
Je n'en suis pas sûr.
A l'évidence, c'est en particulier vis à vis de la question des antennes relais que le doute fera très probablement perdurer la polémique et la contestation de certaines associations.

lundi 12 octobre 2009

Controle insuffisant des cendres de charbon en France

Il reste en France des centrales électriques qui tournent au charbon , elle produisent 4% de l'électricité française. Ces centrales produisent des déchets,des cendres, qui s'ajoutent aux grandes quantités produites dans le passé (40 millions de tonnes). Les stocks de cendres de charbon constituent des terrils, silos et bassins de stockage.

L'association Robin des bois a réalisé une étude pour l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et conclue que le suivi des dépôts est encore insuffisant.
"Il est dangereux de considérer de manière définitive les cendres comme des déchets inertes", indique le rapport, qui souligne que, selon le pays d'origine du charbon importé, elles pourraient contenir non seulement des métaux lourds, mais aussi des éléments radioactifs tels le thorium ou l'uranium.
Or, bien qu'en principe interdits d'accès au public, ces sites sont parfois visités par des adeptes du moto-cross ou des chasseurs. Et surtout, les grandes quantités de cendres pourraient avoir un effet polluant sur les eaux proches du site ou, en s'envolant, sur l'air respiré alentour.

Ces cendres sont souvent réutilisées, et apportent leur radioactivité aux matériaux qui les intègrent. En 2003, explique Robin des bois, ce sont par exemple 181 000 tonnes de cendres qui ont été utilisées dans les cimenteries. Il y a ainsi plus de 20 000 tonnes de cendres dans le béton de la partie souterraine de la gare du Nord, à Paris. On a construit ainsi des digues portuaires et des millions de poteaux électriques.

Les cendres sont aussi utilisées comme sous-couche pour les infrastructures routières. L’autoroute A1 en contient 2 millions de tonnes entre Lille et Bergues. De même, des cendres sont utilisées pour leurs propriétés de drainage de l’eau sous les pelouses du Stade de France et du Parc des Princes, et même pour produire de la toile émeri.

Mais les cendres ne sont pas les seules pointées du doigt. Le minerai est un véritable cocktail de produits radioactifs. On y trouve notamment du potassium 40, du radium 228, du thorium 232, mais aussi du polonium 210, du plomb 210 et de l’uranium 238. Avec des variations spectaculaires d’un gisement à l’autre, et même dans un même gisement. Dans certains minerais, comme en Croatie, la radioactivité du charbon atteint 1000 Becquerels par kilogramme. C’est relativement peu, puisqu’un être humain émet à lui seul 7-8000 Bq (notamment par la radioactivité du potassium 40 et du carbone 14 contenu dans le corps). Mais la combustion du charbon concentre fortement la radioactivité dans les cendres: elle est multipliée par 7 à 10, explique le rapport de Robin des bois. La population vivant à proximité d'une centrale à charbon subit ainsi une exposition radiologique.

Pour plus d’information

Lire l'article sur le site de Le Monde.

Consulter l'étude de Robin des bois pour l'ASN.

Mon avis

Entre la pollution radioactive à proximité des centrales à charbon, l'utilisation massive des cendres peut tous nous exposer.
Les conséquences sont-elles bien mesurées ?
Quel est le risque pour la santé des populations ?

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