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Les produits dangereux

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vendredi 24 mars 2017

Vous reprendrez bien un petit coup de glyphosate ?

Le 15 mars 2017, l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) rendait son avis sur le glyphosate, composant actif pricipal du Roundup de Monsanto.
Se basant sur des études dont nombre sont contestées, l'agence estime que les preuves scientifiques disponible ne prouvent pas que le glyphosate est cancérigène, mutagène, ni même toxique pour la reproduction.

Pourtant des documents rendus publics par la justice américaine dans le cadre d'un procès contre Monsanto, les Monsanto Papers, indiquent que des études ont montré que le glyphosate est un clastogène qui casse l'ADN.
Selon un communiqué de presse de Michè Rivasi, les cadres de cette multinationale se sont activés en interne pour cacher ces études et trouver d'autres experts qu'ils ont payés pour blanchir le glyphosate.

Encore un exemple concret d'une institution européenne qui se comporte au détriment de notre santé et laisse place à un soupçon de corruption.
La puissance des lobbys une nouvelle fois démontrée.

L'Union européenne doit réagir fermement en refusant l'autorisation de cette substance au nom de la protection de notre environnement et de notre santé.

Peut-on encore y croire ?

Pour agir

Participez à l’initiative citoyenne européenne pour stopper le glyphosate : https://act.greenpeace.org/page/7284/petition/1?utm_source=email&utm_medium=170321_PushMob_Glyphosate&utm_campaign=Agri


jeudi 16 mars 2017

Rassemblement National STOP-LINKY

Mercredi 22 mars 2017, l'Association des Maires de France (AMF) organise avec Radio-France et Public-Sénat une journée entièrement consacrée aux communes dans le cadre de la campagne présidentielle, et tous les candidats à l'élection présidentielle ayant déposé les fameux 500 parrainages seront reçus.

C'est l'occasion de se faire entendre pour le mouvement Stop-Linky (Collectifs, associations, particuliers, élus municipaux, etc.).
Ces derniers temps, l'entreprise Enedis (appuyée par les Préfets, qui ne sont donc pas au service des citoyens mais des intérêts industriels) attaque devant la justice administrative les municipalités qui prennent des délibérations pour protéger leurs administrés en interdisant le déploiement des compteurs communicants.
Or, au lieu de soutenir les maires et les conseils municipaux, les dirigeants de l'Association des maires de France prennent fait et cause pour les industriels et pour les compteurs Linky et Cie.

D'innombrables citoyens et élus ne veulent pas de ces compteurs communicants qui :

  • mettent en cause les libertés publiques (captation d'innombrables informations sur la vie privée) ;
  • mettent en danger la santé des habitants (émissions permanentes d'ondes électromagnétiques) ;
  • nuisent à l'environnement (destruction de 81 millions de compteurs en parfait état de marche) ;
  • détournent l'argent des citoyens (qui devrait servir à renforcer le réseau électrique ou à lutter contre la précarité énergétique et non à payer des compteurs communicants chers, fragiles, piratables, etc.) ;
  • font augmenter les factures et les abonnements ;
  • font dysfonctionner les appareils de votre logement.

Nous demandons le droit pour chaque commune d'interdire le déploiement des compteurs communicants sur son territoire et, lorsque la commune ne prend pas une telle décision, le droit pour les particuliers de refuser ces compteurs.

dimanche 29 mars 2015

PÉTITION - Roundup : interdisons ce pesticide maintenant !

Une pétition Agir pour l'Environnement


L’Organisation Mondiale de la Santé vient de classer cinq pesticides, dont le célèbre "glyphosate", substance active du Roundup, comme "cancérigène probable pour l’Homme".

Commercialisé par la multinationale Monsanto, le Roundup est un herbicide total. Plus de 80% des organismes génétiquement modifiés sont des plantes résistantes au glyphosate. Glyphosate et OGM sont donc les deux faces d’une même pièce.
La décision de l’OMS n’est pourtant pas une surprise :

  • En effet, les études menées par le professeur Gilles-Eric Séralini ont démontré, dès 2012, les effets génotoxiques du Roundup sur des rats exposés.
  • En 1985, l’Agence de protection de l’environnement des Etats-Unis avait déjà classé le glyphosate comme « cancérigène possible » avant de se dédire, vraisemblablement sous l’effet d’un lobbying intense des géants de l’agrochimie…

Ne doutant de rien, Monsanto commit, en 1998, une publicité présentant le Roundup comme un produit « biodégradable » et « bon pour la Terre »; avant d’être condamné pour publicité mensongère.

  • De fait, le glyphosate est présent dans plus de 750 produits utilisés en agriculture et vendus massivement en jardinerie.
  • Chaque année, la France épand plus de 8000 tonnes de glyphosate, contaminant les eaux de surface et nappes phréatiques.

Jardiniers amateurs et agriculteurs sont les plus exposés et présentent un risque de développer des cancers du sang (lymphome non hodgkinien). Le désherbant phare de Monsanto semble également induire sur des animaux des dommages chromosomiques, des cancers de la peau ou encore des cancers du tube rénal.

Face à ces signaux d’alerte répétés, les ministres de la Santé, de l’Agriculture et de l’Ecologie doivent agir avec rapidité pour limiter l’exposition des agriculteurs, des jardiniers amateurs et des populations riveraines des espaces traités.

Sans attendre d’hypothétiques nouvelles études, le gouvernement doit interdire la commercialisation et l’épandage des pesticides incriminés par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Signez la pétition pour envoyer un message aux ministres de la santé, de l'agriculture et de l'environnement !

http://stop-roundup.agirpourlenvironnement.org/

samedi 21 mars 2015

Demandons le retrait du marché, et notamment des jardineries, des pesticides à base de glyphosate

L'association Générations Futures lance cette pétition :


Le Centre International de recherche sur le Cancer (CIRC) vient de classer comme cancérigène probable le glyphosate, substance active notamment du fameux herbicide RoundUp (désherbant le plus utilisé au monde et associé à la culture des OGM).

Cette classification valide les études menées notamment sur le sujet par l'équipe de GE Séralini.

Générations Futures se félicite de cette classification qui reconnait la dangerosité avérée du glyphosate. Rappelons que le Sri Lanka avait pris des mesures d'interdiction contre une telle molécule. Notre association avait aussi en 2010 lancée des procédures contre plusieurs herbicides à base de glyphosate sur la base d’inquiétudes sanitaires.

4 autres substances actives sont concernées dont les fameux malathion et le diazinon qui ont été également classés cancérogènes "probables chez l'homme".

Si le Règlement 1107/2009 (cf. Annexe II point 3.6.3) s'applique il devrait y avoir des retraits du marché de produits commerciaux contenant cette substances active désormais reconnue officiellement comme cancérigène probable.

Nous demandons une réévaluation immédiate par l'EFSA du glyphosate et un retrait tout aussi immédiat des produits vendus en France à base de cette substances actives (cela concerne ne nombreuses spécialités commerciales dont certaines destinées aux jardiniers amateurs!)

Pour signer cette pétition

http://www.generations-futures.fr/petition/action-demandons-le-retrait-du-glyfosate/

vendredi 5 décembre 2014

VICTOIRE - Refuser les pesticides n'est PLUS un crime !


L'équipe d'Agir pour l'Environnement nous transmet une bonne nouvelle !


Emmanuel Giboulot, viticulteur bio, qui s'était illustré en refusant de se soumettre à un arrêté préfectoral l'obligeant à épandre des pesticides pour lutter contre la flavescence dorée, a été relaxé par la cour d'appel de Dijon.

Menacé, en première instance, d'une peine de 1000 euros d'amende (dont 500 euros avec sursis), Emmanuel Giboulot a interjeté appel en considérant que refuser de polluer ne pouvait faire l'objet d'une condamnation, même symbolique.

Une nouvelle fois, un lanceur d'alerte a réussi à faire plier un État qui, par la voix d'un préfet, estime que les vieilles recettes du productivisme agricole seraient encore la seule et unique méthode à appliquer unilatéralement.

Par son opposition déterminée, Emmanuel Giboulot a mis en lumière l'extrême incohérence d'un État. Alors qu'au niveau national, les nouvelles législations visent à une division par deux de l'utilisation des pesticides d'ici 2018 et interdissent l'usage des pesticides par les collectivités d'ici à la fin 2016 ; localement les viticulteurs seraient contraints de recourir à des produits toxiques.

Alors que la France est encore dans le trio de tête des pays les plus utilisateurs de pesticides, il est grand temps de changer de modèle et de s'engager pleinement dans une transition agricole et alimentaire.

De plus en plus de citoyennes et citoyens engagés réclament une alimentation de qualité et une agriculture biologique. Face à cette demande sociale grandissante, il est plus que temps que le gouvernement adopte des mesures fiscales et règlementaires fortes visant à amplifier et soutenir l'émergence d'une agriculture biologique locale, accessible à toutes et tous.

Le combat d'Emmanuel Giboulot et de bien d'autres lanceurs d'alerte nous démontre chaque jour un peu plus que la mobilisation citoyenne alliant ténacité et créativité, conduit parfois à des succès. Au regard de l'énergie déployée pour obtenir ces victoires, ne boudons pas notre plaisir.

Source : Agir pour l'environnement


jeudi 18 septembre 2014

Des microbilles de plastiques dans les cosmétiques !

L'industrie regorge d'idées pour nuire à la planète et à notre santé.
Intermédiaires avant les nanomatériaux, ce sont maintenant des microbilles de plastique qui sont introduites dans les produits cosmétiques pour leur conférer des propriétés exfoliantes. Le problème est que de par leur taille, quelques micromillimètres, ces billes ne sont pas récupérées par les stations d'épuration et passent allègrement de nos eaux usées au milieu naturel.
Elles se retrouvent dans les rivières puis dans les océans et in-fine dans l'organisme des animaux marins et, en bout de chaîne, dans celui de l'homme.

Evidemment la présence de ces billes n'est pas indiquée sur l'étiquette !
Une application smartphone semble permettre d'accéder à une liste des produits à éviter. Pourquoi ne pas la publier sur le web ?

Pour plus d’information

Lire l'article de Surfrider.


jeudi 8 mai 2014

L’épandage aérien de pesticides enfin interdit en France


Depuis 2009 un règlement Européen interdit l'épandage aérien de pesticides. La France l'outrepassait, autorisant des dérogations par un arrêté ministériel.
Des associations antillaises se battaient depuis 2012 pour obtenir l'arrêt de cette pratique scandaleuse.
Elles avaient déposé des recours devant les tribunaux administratifs de Guadeloupe et gagné à chaque fois. Mais les demandes de dérogations aux épandages continuaient et la Martinique restait durement touchée par les pulvérisations de fongicides.
Le Conseil d’Etat vient de décider ce lundi 6 mai 2014, la suspension de l’arrêté.Ainsi les associations font cesser définitivement ces pratiques dangereuses pour la santé. Les épandages aériens ne pourront plus avoir lieu non plus dans les autres départements français.

Une belle victoire des associations !

Source : Reporterre.

mercredi 15 janvier 2014

Peintures aux nanoparticules, pas de risque ?

Le journal de l'environnement nous apprend que certaines peintures hydrofuges et antifongiques contiennent des nanoparticules.

Une étude financée par l'Union Européenne s'est intéressée à l'exposition indirecte due au relargage des nanoparticules des revêtements extérieurs, transfert vers le sol et les plantes, puis retour vers l’homme à travers les légumes et l’eau potable.

L'étude indique que 1 à 2% des nanoparticules parviennent dans l’environnement. Les auteurs déclarent «Nous avons été étonné de voir combien peu sont libérées». Selon eux il n'y aurait aucun impact sur le plan sanitaire. Les peintures renfermant des nanoparticules Auraient les mêmes effets sur des cellules du tractus digestif et des cellules immunitaires que les peintures correspondantes sans nanoparticules.

Cependant les études toxicologiques montrent en même temps que les nanoparticules sont absorbées par les cellules: il n’est donc actuellement pas possible de juger définitivement si cette accumulation peut avoir ou non des effets différés, avance l'institut auteur de l'étude.

Mon avis

Un article peu convainquant sur les risques liés à ces peintures. Comme souvent, nous avons là une synthèse peu claire qui va un peu vite à des formules plutôt rassurantes. Quel intérêt pour les consommateurs ? On ne le voit pas. Les risques pour la santé ? On n'a pas d'idée sur la problématique d'accumulation des nanos. Conclurez-vous comme moi que le mieux est de ne pas les employer ? Un problème de taille : l'information du consommateur sur la présence de nanos est inexistante. Avez-vous déjà vu un produit avec le logo inventé par l'INRS pour indiquer la présence de nanomatériaux ?


Pour lire l'article du journal de l'environnement

http://www.journaldelenvironnement.net/article/nanoparticules-dans-les-peintures-peu-de-risques-de-dissemination,41737?xtor=EPR-9

mardi 27 août 2013

Mobilisons-nous lors de la consultation publique à propos de la future Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens

Communiqué de l'association Génération Futures


La Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens donnera le ton en matière d'actions de la France contre ces polluants pouvant perturber votre système endocrinien. Les enjeux sont de taille, car ensuite l'Europe doit elle aussi se doter d'une telle stratégie.


La question est simple voulons-nous, oui ou non, protéger les générations futures de ces polluants?
Nous vous invitons donc à vous faire entendre sur la question. Que faire?

1. Que vous souhaitiez ou non lire le texte de la SNPE en entier, lisez le communiqué de presse de Génération Future sur la question, et inspirez vous de lui pour faire vos propres commentaires. Pour vous faciliter la tâche nous vous proposons de :


****copiez-collez le paragraphe ci-dessous*****

Nous considérons qu'il y'a dans ce texte un paragraphe inacceptable sur les pesticides. La partie C.2.2 du texte à valider qui prévoit ni plus ni moins que de pouvoir « réviser les critères d’exclusion » de ces toxiques après une « étude d’impact » prenant en compte les « conséquences en matière de protection de la santé, de l’environnement ainsi que de substances actives disponibles ». Garder dans le texte cette disposition reviendrait ni plus ni moins à vider de contenu à terme la seule législation européenne sur les pesticides prévoyant l’exclusion à priori des Perturbateurs Endocriniens. Un tel recul programmé n’a rien à faire dans une stratégie nationale sur les perturbateurs endocrinien qui prétend au contraire augmenter le niveau de sécurité des citoyens dans ce domaine.


****copiez-collez le paragraphe ci-dessus*****

2. et participez à la consultation publique en collant le paragraphe ci-dessus en bas de la page de consultation (vous pouvez bien sûr en plus y ajouter des choses après avoir pris connaissance du texte en entier) - date limite de la consultatoin le 20 septembre.

>> Pour lire le rapport en entier de la future SNPE rendez-vous ici

Nous espérons que vous nous aiderez à faire entendre notre voix sur ce sujet ! On compte sur vous !

samedi 25 mai 2013

Non à l'épandage de pesticides en Martinique, oui à la vie


Malgré une mobilisation grandissante des Martiniquais pour dire non et non à l'épandage de pesticides, l'Etat Français et son représentant en Martinique, Laurent Prévost au service du lobby bananier Banamart et ses complices, viennent d'accorder pour la troisième fois et pour une année supplémentaire, l'autorisation d'empoisonner l'Air, la Terre, les Rivières, la Mer et la population Martiniquaise. Après le scandale du chlordécone, nous soussignés disons non à cette entreprise criminelle et renouvelons notre opposition légitime à cette politique d'empoisonnement du peuple Martiniquais.

Pour signer la pétition

http://www.avaaz.org/fr/petition/NON_A_LEPANDAGE_DE_PESTICIDES_OUI_A_LA_VIE/?cqTSqeb

mardi 30 avril 2013

L'Europe va-t-elle interdire trois pesticides dangereux pour les abeilles ?

C'est possible...

Suite à la publication d'une étude (étude de Henry) en mars 2012,montrant clairement des effets sublétaux des pesticides néonicotinoides sur les abeilles, l’EFSA avait été chargée par la Commission européenne de réévaluer les risques pour les abeilles de 3 pesticides dits néonicotinoïdes : imidaclopride, clothianidine, thiametoxam. L’EFSA apubliait son avis le 16 janvier 2013 qui pointait beaucoup d’éléments inquiétants.

Sur cette base, la Commission européenne a proposé de suspendre pendant 2 ans certains usages des matières actives incriminées sur les cultures attractives pour les abeilles. Mais cette position assez minimaliste n’a trouvé aucune majorité qualifiée lors du vote des 27 États-membres, le 15 mars 2013, notamment du fait de l’abstention de l’Allemagne qui protège ainsi sa puissante industrie chimique (Bayer et BASF, pour ce qui concerne les néonicotinoïdes, les autres firmes productrices étant le suisse Syngenta et le français DuPont). La Belgique s’est positionnée en faveur de la suspension.

En l’absence de compromis entre la Commission et les États membres dans les 2 mois, la décision finale reviendra à la Commission européenne.

Ce 29 avril 2013, un groupe d’experts missionnés par les Etat membres n’ont pas réussi à dégager une majorité qualifiée contre l’interdiction de ces 3 néonicotinoïdes, ce sera donc à la Commission in fine de trancher.


« Générations Futures se félicite que l’Allemagne ait voté avec la France pour obtenir cette interdiction. » déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « La Commission va maintenant pouvoir comme elle l’a annoncée retirer les autorisations d’usages de ces 3 insecticides. Nous espérons qu’à terme tous les usages de ces insecticides seront interdits et qu’on interdira également prochainement les deux autres néonicotinoides dangereux: l’acétamipride et le thiaclopride. »

Pour plus d’information

http://www.generations-futures.fr/

Plus de 40 pesticides dangereux devraient être interdits ou avoir des usages restreints !

Générations Futures a rendu publique lors d’une conférence de presse tenue le 23/04/2013 à Paris des informations révélant une gestion inacceptable de dizaines d’Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) des pesticides … preuves à l’appui !


Générations Futures a reçu récemment copie d’une lettre de l’ANSES – Agence nationale en charge des évaluations des pesticides - signée par son Directeur, et adressée à la Direction Générale de l’Alimentation chargé (par délégation du Ministre de l’Agriculture) de donner les Autorisations de mise sur le marché des pesticides.

Dans cette lettre, datée du 27 aout 2012, le Directeur de l’ANSES, réitère à l’attention de la DGAL certaines remarques et attire particulièrement l’attention de la DGAL sur certaines « anomalies » concernant un grand nombre d’AMM de pesticides (la liste présentée n’étant pas exhaustive).

Des irrégularités graves !
Après une vérification minutieuse des éléments contenus dans les tableaux annexés au courrier, l'association a constaté, et ce pour de nombreux pesticides, que la DGAL a très rarement tenu compte des remarques faites par l’ANSES et notamment de ses avis défavorables ou favorables sous conditions concernant de nombreux pesticides(2). Autrement dit : de très nombreux pesticides, ou usages de pesticides, restent autorisés alors qu’ils devraient, selon l’ANSES même, être interdits car non conformes aux exigences de la législation en vigueur !

Générations Futures attend naturellement des clarifications de la part du Ministère de l’Agriculture en charge des décisions d’AMM des pesticides.

« Face à cette situation scandaleuse, nous exhortons le Ministre à prendre les mesures qui s’imposent à savoir : la suspension ou le retrait immédiat de toute AMM pour laquelle une irrégularité ou une non-conformité, la publication intégrale de l’état des situations de non-conformité avec les exigences légales, la mise en place urgente d’une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet précis des AMM de pesticides. De même, nous demandons que les futures décisions soient données non plus uniquement par la ministre de l’Agriculture mais également par celui de l’Environnement et de la santé.» déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « Il est temps aujourd’hui de faire la transparence sur la gestion de ce dossier des AMM. Il en va de la protection des citoyens, des consommateurs, des agriculteurs et de notre environnement. » ajoute-t-il.

Conférence de Presse de Générations Futures du 23/04/2013

Dans l’attente de mesures concrètes, nGénérations Futures a décidé de porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui qui se fera ce jour. D’autre recours seront aussi déposés pour carence fautive de l’Etat ainsi que des demandes de retraits d’AMM.

Pour plus d’information

Consultez le site de Générations Futures

mercredi 13 mars 2013

48 heures pour interdire les tueurs d'abeilles


Vendredi, l’Union européenne votera pour interdire ou non les pesticides toxiques qui tuent des abeilles dans le monde entier et menacent nos réserves alimentaires. Les grandes entreprises qui prospèrent grâce à ces pratiques infâmes mènent un lobbying acharné pour que cette interdiction ne voie jamais le jour. Nous venons d’apprendre que des pays-clés sont sur le point de leur céder -- à moins que nous ne leur faisions une piqûre de rappel !

Dans le monde, les abeilles disparaissent à une vitesse alarmante. Selon les experts, l’extinction de ces petits insectes, qui jouent un rôle capital dans la pollinisation des plantes sauvages et des cultures, est une menace catastrophique pour nos réserves alimentaires. Heureusement, de nombreuses études ont identifié la coupable: une certaine classe de pesticides. Un rapport officiel de l’UE recommande leur interdiction, mais le géant des pesticides Bayer tente de convaincre nos dirigeants d’ignorer les scientifiques afin de préserver ses profits.

Nous sommes 2,5 millions à avoir signé une pétition pour rendre ce vote possible. Maintenant, nous devons dire à nos responsables politiques qu’ils doivent se mettre du côté de la science pour sauver les abeilles dès cette semaine. Inondons la boîte aux lettres de nos ministres de l’agriculture, noyons le lobby des grandes entreprises et faisons en sorte que l’Union sauve les abeilles et nos réserves alimentaires. Cliquez ci-dessous pour envoyer un message au Ministre de l'agriculture français, puis transmettez cette campagne urgente à vos amis :

http://www.avaaz.org/fr/bye_bye_bees_france/?bJTHZab&v=23004

Les abeilles ne servent pas qu’à produire du miel : elles sont essentielles à la vie sur terre et pollinisent chaque année 90% des plantes sauvages et des cultures d’une valeur d’environ 30 milliards d'euros -- cela représente plus d’un tiers des disponibilités alimentaires dans plusieurs pays. Sans une action immédiate pour sauver les abeilles, nombre de nos fruits, légumes et noix pourraient disparaître des étals.

Le mois dernier, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a donné la preuve la plus convaincante à ce jour que des produits toxiques nommés néonicotinoïdes pourraient être responsables de ce génocide animal. La France, l’Italie et la Slovénie ont déjà interdit certains usages de ces pesticides, a vu ses colonies d’abeilles reprendre de la vigueur, mais Bayer et Syngenta mènent une véritable campagne de lobbying pour éviter une interdiction à l’échelle européenne de peur que la nouvelle législation ne handicape leurs profits. Il semblerait qu’ils soient à la veille de recevoir le soutien du Royaume-Uni, de l’Espagne et de l’Allemagne, qui veulent protéger leurs géants de l'industrie chimique.

Notre monde est cerné de menaces pour les animaux qui nous permettent d’y vivre et de l’admirer. Les membres d’Avaaz s’unissent pour les protéger, grands ou petits. Qu’il s’agisse de gagner une bataille pour empêcher la Commission baleinière internationale de légaliser le meurtre de ces géants des océans ou de sauver les abeilles, ces minuscules créatures dont dépendent nos écosystèmes, nous allons nous unir pour défendre le monde que nous voulons tous.

Pour agir

Signons la pétition Avaaz

mercredi 27 février 2013

Le rapport OMS et PNUE sur les perturbateurs endocriniens est publié


Ce rapport attendu a enfin été publié la semaine dernière. A en lire la presse spécialisée, il constitue la plus grande base de données sur les Perturbateurs Endocriniens (PE). Il y sont caractérisés comme une menace mondiale pour la santé humaine et pour l'environnement.
Rien de nouveau mais c'est, disons, notable.
Evidemment, il est très bien qu'un rapport de ce niveau affirme que les PE sont la cause de maladies graves tels des cancers du sein ou de la prostate, de troubles neurologiques, de diabètes de type 2, d'obésités, de troubles de l'appareil reproducteur.
Très bien, mais que préconise ce rapport ?
Hé bien, de faire davantage de tests et de recherche, d'informer sur les produits chimiques contenus dans les matériaux et biens de consommation.
Des mesurettes alors que des hommes et des femmes sont atteints, que l'environnement accumule durablement ces terribles substances. Il est urgent d'interdire certaines substances. Les plus nocives sont connues, que l'on ne nous dise pas le contraire. Toute autre attitude vise uniquement à préserver des intérêts financiers.

Pour plus d’information

Voir le site du PNUE

dimanche 23 décembre 2012

Du Bisphénol dans les jouets

Les élus français ont enfin adopté la loi interdisant le Bisphénol A dans les contenants alimentaires.
Une première mondiale !
Malheureusement, le Bisphénol A et d'autres produits toxiques sont encore autorisés dans des objets dont on parle beaucoup en cette veille de Noël: les jouets de nos enfants.


Pour agir, signez la pétition

Stop aux perturbateurs endocriniens dans les jouets !.

mercredi 14 novembre 2012

Députés français : rétablissez l'échéance d'interdiction du bisphénol A au 1er janvier 2014 !

Une pétition du Réseau Environnement Santé


MESDAMES ET MESSIEURS LES DÉPUTÉS, PROTÉGEZ PLUS D'UN MILLION D'ENFANTS DU BISPHÉNOL A !

Le Bisphénol A (BPA) est un perturbateur endocrinien : une substance chimique industrielle qui perturbe le système hormonal. Ce dernier associe plusieurs de nos organes dans la sécrétion et la régulation des hormones, qui sont les messagers chimiques naturels indispensables au développement et au bon fonctionnement du corps. Dans les premières étapes de la vie, nos hormones jouent un rôle crucial dans le développement physiologique de l'individu : l'exposition de l'embryon, du fœtus ou du nourrisson à de très faibles doses de perturbateurs endocriniens peut entrainer des impacts irréversibles sur sa santé future.

Les travaux scientifiques récents associent, chez l'animal, l'exposition à de faibles doses de BPA dans le ventre maternel à des pathologies diverses : hyperactivité et troubles du comportement, obésité, tumeur des glandes mammaires, prostate et cancer. Chez la femme, le bisphénol A peut favoriser une puberté précoce, chez l'homme, il entraîne une baisse la qualité du sperme par une diminution du nombre de spermatozoïdes et une augmentation des risques de déficience sexuelle. Il favoriserait aussi l'apparition du diabète, augmenterait les chances d'infertilité, engendrerait des troubles cardio-vasculaires et rendrait moins efficace le traitement par la chimiothérapie lors d'un cancer.

On considère que la voie alimentaire constitue la première source d'exposition au BPA : le BPA est présent dans les plastiques en polycarbonate et dans les résines appliquées en surface interne des boites de conserve et des canettes de boisson.

La bonne nouvelle, c'est que l'Assemblée Nationale et le Sénat se sont prononcés à l'unanimité pour l'interdiction des usages alimentaires du BPA. Mais le processus réglementaire a pris du retard et sous la pression des milieux industriels, les sénateurs ont reporté l'échéance prévue de 18 mois. Au lieu du 1er janvier 2014, nos ustensiles et produits alimentaires ne seraient débarrassés du bisphénol A qu'au 1er juillet 2015.

Rien ne justifie ce report de l'échéance : les solutions de remplacement sont nombreuses (verre, inox, brique cartonnée, autres plastiques) et disponibles commercialement ; plusieurs grandes marques les ont déjà adoptées. Pendant ces 18 mois, ce sont près de 1 245 000 enfants qui sont appelés à naître en France et qui seront exposés inutilement dans le ventre maternel via l'alimentation de leurs parents.

Le Bisphénol A est un scandale sanitaire qu'il faut faire cesser au plus vite. C'est le moment d'agir: les Députés de l'Assemblée Nationale se réunissent dans quelques jours pour voter définitivement la loi interdisant les usages alimentaires du BPA. Nous leur demandons d'œuvrer pour le rétablissement de l'échéance initiale de la loi au 1er janvier 2014.

Organisations signataires :
Rassemblement Pour la Planète (RPP) - Réseau Environnement Santé (RES) - Générations Futures - Ecologie sans frontières (ESF) - Agir Pour l'Environnement (APE) - Association Toxicologie Chimie (ATC) - WECF France - Santé Environnement Rhône Alpes (SERA) - CRIIGEN - Appel de la Jeunesse - SOS MCS - Comité Développement Durable en Santé (C2DS) - CNMSE - Non au Mercure Dentaire (NaMD) - WWF France - CNIID


Pour plus d’information

Bulletins de veille scientifique "Bisphénol" du RES :
http://reseau-environnement-sante.fr/category/ressources/veille-scientifique/bisphenol-a/

Brochure grand public du RES sur les perturbateurs endocriniens :
http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2011/06/Brochure_PE_RES_2012.pdf


lundi 16 juillet 2012

Abeilles : « Le massacre autorisé »

Pollinis, un réseau de conservatoires d'abeilles et pollinisateurs créé tout récemment pour essayer de sauver durablement les abeilles, lance une pétition visant à interdire immédiatement l'utilisation de tous les pesticides néonicotinoïdes dans l'agriculture,dans le but de protéger les abeilles et autre butineurs.


Le réseau a réalisé une vidéo qui explique le problème


Cliquez sur la vidéo pour la lancer

La pétition

Pétition à l’attention du Ministre de l'Agriculture, M. Stéphane Le Foll

Monsieur le Ministre,

Vous savez que les abeilles meurent par million chaque année en France, ce qui met en péril l'ensemble de notre écosystème et de notre alimentation.

Il est encore temps d'arrêter ce phénomène dramatique.

De nombreuses études incriminent une famille de pesticides neurotoxiques, les néonicotinoïdes, pour expliquer le déclin des abeilles. Cela vient d'être confirmé par une étude décisive de l'INRA et du CNRS, qui prouve noir sur blanc que les néonicotinoïdes désorientent et tuent les abeilles d'une façon insoupçonnée jusqu'ici.

Pourtant, sous la pression des firmes agrochimiques, ils sont toujours largement utilisés dans les cultures à travers tout le territoire.

De plus, cette étude montre que les tests de dangerosité des pesticides, menés par les firmes agrochimiques et les autorités sanitaires avant de mettre un produit sur le marché, sont largement insuffisants. Il se pourrait que le risque, pour les abeilles ou pour l'homme, d'autres produits chimiques agricoles soit largement sous-évalué.

Vous venez de faire retirer du marché l'un de ces insecticides tueurs d'abeilles, le Cruiser OSR, utilisé pour traiter le colza.

C'est un premier pas dont je me réjouis. Mais au vu des nouvelles preuves apportées par l'Inra et le CNRS, et vu l'imminence du danger, je vous demande instamment de ne plus céder aux pressions des géants de l'agrochimie, et :

- d'interdire immédiatement l'utilisation de tous les pesticides néonicotinoïdes dans l'agriculture ;

- de réviser dans les meilleurs délais les méthodes d'évaluation de la dangerosité des produits chimiques utilisés sur les cultures, afin d'identifier d'autres produits à retirer du marché avant qu'ils ne provoquent des dégâts irréparables pour les abeilles et notre environnement.


pour signer la pétition

http://www.pollinis.org/petitions/petition_neonicotinoides.php

Pour plus d’information

http://www.pollinis.org/

lundi 9 avril 2012

La Commission Européenne contourne les règles d’homologation des pesticides


Révélations de Générations Futures et de PAN Europe : La Commission Européenne contourne les règles d’homologation des pesticides…avec la complicité des états membres.

Des firmes phytosanitaires ont bénéficié jusqu’en 2012 du maintien sur le marché de dizaines de leurs pesticides, pourtant ‘retirés volontairement’…en 2007 par les firmes elles-mêmes ! De plus ces pesticides ont ensuite bénéficié d’une procédure spéciale de ré homologation, dite de “re-soumission”, malgré leur dangerosité ou les manques importants de données les concernant.

>>> Une procédure qui permet le maintien sur le marché de pesticides « retirés volontairement » par les firmes et leur offre une 2° chance d’homologation !

La « Re-soumission » est une nouvelle ‘invention’ mise au point en 2007 dans le secret du Comité Permanent de la Chaîne Alimentaire(1) où siègent des représentants des Etats et de la Commission. Cette invention est formalisée par le Règlement 33/2008. Elle accorde une seconde chance d’homologation à l’industrie pour des pesticides comportant pourtant des lacunes dans les données transmises ou présentant des dangers avérés et qui auraient dû être retirés. Pour pouvoir bénéficier de cette ‘re-soumission’ d’un dossier d’homologation les firmes devront accepter le « retrait volontaire » de leur pesticide du marché. Ces substances officiellement retirées bénéficieront néanmoins d’une généreuse période de plusieurs années de libre accès au marché, dite « période d’élimination progressive étendue » (2) pendant le processus d’homologation jusqu’à fin 2012 et de la possibilité de présenter un « mini dossier ».

>>> Une procédure d’homologation par « re-soumission » qui conduit à l’acceptation de pesticides avec des données manquantes ou dangereux !

Nous avons analysé en détail les conditions d’homologation des pesticides dans le cadre de cette procédure de « re-soumission » en nous penchant en détail sur un échantillon de 10 d’entre eux. Dans cet échantillonnage de 10 substances pesticides soumis à la procédure de « re-soumission » et au final tous approuvés, l’évaluation du risque pour l’environnement s’est révélée impossible pour 10 substances sur 10 du fait d’un manque de données ! Dans 8 cas sur 10 l’évaluation du risque pour le consommateur n’a pas pu être finalisée à cause du manque de données. Pour la substance Bromuconazole c’est même 5 données manquantes qui ont été considérées comme acceptables ! (voir rapport complet ci-dessous).

>>> Des décisions qui exposent à des risques inconnus !

Ces décisions exposent les personnes et l’environnement à des risques inconnus. Les manques de données ne sont pas autorisés par la Directive 91/414 (ni par le nouveau Règlement) ; toutes les études de toxicité requises doivent être réalisées !

Notre étude révèle de plus que les États Membres et la Commission n’ont jamais interdit dans ce cadre un pesticide seulement pour des risques environnementaux. Dans tous les 10 cas étudiés la condition d’absence d’effets inacceptables pour l’environnement n’était pas remplie. Dans 7 sur 10 des risques élevés pour l’environnement ont même été jugés compatibles avec une autorisation. « Il s’agit d’une violation grave des règles et un mépris systématique pour le principal critère d’approbation des pesticides : l’absence de conséquence inacceptable pour l’environnement. Nous demandons l’annulation de ces homologations non-conformes aux exigences de la directive 91/414 et du nouveau Règlement 1107/2009.» Déclare François Veillerette, Porte parole de Générations Futures.

>>> Pourquoi un tel arrangement ?

La menace d’un grand nombre de procès de la part de l’industrie et le désir du pouvoir politique de ‘finaliser’ l’évaluation des pesticides – plus longue que prévue initialement- sont très probablement la cause de ce ‘deal’ étrange avec l’industrie. Cette dernière n’a pas pu résister à une offre si avantageuse et a finalement présenté 87 dossiers de demande d’autorisation dans ce cadre, paralysant ainsi complètement le système d’évaluation de la DG SANCO et de l’EFSA pendant plus de 3 ans ! Sur ces 87 pesticides présentés, 64 ont été homologués à ce jour.

>>> Une situation de blocage du système !

Tout en faisant un tel cadeau à l’industrie, le travail nécessaire de renouvellement du système d’évaluation des pesticides, tel que requis par le nouveau Règlement 1107/2009, est à l’arrêt et aucun travail n’est fait sur la reconstruction des exigences concernant les tests de toxicité, pourtant dépassés, car la procédure de re-soumission a mobilisé les forces de travail de la DG Sanco pendant des années. Aucun travail n’a pu être accompli pour rénover les vieilles méthodes d’évaluation du risque ou pour avancer sur la voie de la substitution des pesticides.

« Il est inacceptable que les Etats membres et la DG SANCO perdent leur temps avec ces pesticides dangereux uniquement parce qu’ils ont peur de représailles de l’industrie ! Les régulateurs négligent leur mission de protection des personnes et de l’environnement et préfèrent mettre plus de pesticides sur le marché, ce nombre étant passé de 250 en 2008 à 350 à l’heure actuelle! » ajoute Hans Muilerman de PAN Europe.

Pour plus d’information

Lire le rapport complet
M Lire l'article de François Veillerette.

mardi 3 avril 2012

Le Cruiser sera-t-il interdit en France ?

Une nouvelle étude accuse le Cruiser d'être dangereux pour les abeilles. Ces travaux, publiés jeudi 29 mars dans la revue scientifique américaine Science, démontrent que ce pesticide perturbe la capacité des abeilles à retrouver leur ruche, multipliant par 2 ou 3 leur risque de mourir.

Le ministre de l'Agriculture a annoncé avoir demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) de rendre un avis avant la fin du mois de mai pour confirmer, ou non, les dangers présentés par cet insecticide. « Si ces nouvelles données étaient confirmées, l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR serait retirée », a-t-il indiqué.

Selon Michèle RIVASI : « Il faut à tout prix retirer l'autorisation de mise sur le marché de ce poison très largement utilisé en France et appliquer le principe de précaution. Nous ne pouvons nous permettre de prendre le risque de mettre en danger les colonies d'abeilles déjà durement affectées par de nombreux facteurs : pollution, changement climatique, varroa, frelons asiatiques etc. Si la pollinisation cesse, c'est une véritable catastrophe sanitaire et environnementale qui s'annonce. Faut-il rappeler que 84 % des espèces végétales et 76 % de la production alimentaire en Europe dépendent de la pollinisation des abeilles? Syngenta devrait reconnaître la validité des études menées sur le Cruiser OSR et arrêter de mettre sur le marché des produits aussi dangereux pour l'équilibre environnemental. Les abeilles ne sont pas les seules victimes des phytosanitaires. De plus en plus d'agriculteurs affectés par ces produits doivent passer devant les tribunaux pour obtenir la reconnaissance de leurs maladies professionnelles, ce n'est pas normal ! Au sein d'Europe-Ecologie - Les Verts, nous soutenons les alternatives aux pesticides, l'agriculture biologique bien sûr mais également l'arrêt de la monoculture intensive en France et en Europe, qui aboutit à la disparition des plantes mellifères indispensables à la survie des espèces pollinisatrices ».

Mon avis

Espérons que l'interdiction sera enfin prononcée. Il serait temps !


lundi 13 février 2012

Monsanto est reconnu responsable du préjudice de Paul François suite à l'inhalation du produit Lasso

Un communiqué de l'association générations Futures



Rappel des faits. En 2004, Paul François, agriculteur dans les Charente, a été intoxiqué par des vapeurs de l’herbicide Lasso de Monsanto. Il fut rapidement pris de nausées et d'évanouissements, puis d'une multitude de troubles l'obligeant à interrompre son activité pendant près d'un an: bégaiement, vertiges, maux de tête, troubles musculaires. Ses troubles persistants ont été reconnus en maladie professionnelle en 2008 et Paul François est désormais considéré comme invalide à 50%.

Une procédure en responsabilité civile contre Monsanto.Paul François a alors lancé une procédure en responsabilité civile contre Monsanto. L'audience a eu lieu le 12 décembre 2011, devant la 4è chambre civile du TGI de Lyon.

Une décision du TGI de Lyon saluée par Générations Futures :
Le TGI de Lyon a rendu sa décision dans cette affaire ce lundi 13 février. Monsanto est responsable du préjudice de Paul François suite à l'inhalation du produit Lasso", peut-on lire dans le jugement du tribunal de grande instance de Lyon. En conséquence, le tribunal "condamne Monsanto à indemniser entièrement Paul François de son préjudice" qui sera évalué après une expertise médicale. « Générations Futures salue cette décision courageuse du TGI de Lyon. La reconnaissance de la responsabilité de Monsanto dans cette affaire est essentielle : les firmes phytosanitaires savent dorénavant qu’elles ne pourront plus se défausser de leurs responsabilités sur les pouvoirs publics ou l’utilisateur et que des comptes leurs sont demandés. » Déclare François Veillerette, Porte Parole de Générations Futures. « C’est une étape importante pour tous les agriculteurs et les autres victimes des pesticides qui voient enfin la responsabilité des firmes mise en cause dans les maladies douloureuses qui les touchent et leurs préjudices indemnisées ». Ajoute t’il.

Mon avis

Excellente nouvelle !
Monsanto a indiqué se décision de faire appel.

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