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Les produits dangereux

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dimanche 1 août 2010

Farines animales : le retour ?

Les farines animales ont été interdites en 1990 au nom du principe de précaution, à l'époque du choc provoqué par la maladie de la vache folle. Alors que la maladie est en train de disparaître en Europe, la Commission européenne propose d'abandonner certaines mesures prises à l'époque, notamment lever l'interdiction du recours à certaines farines animales pour l'alimentation des non-ruminants (porcs, volailles, poissons).


En France, le ministère de l'Agriculture annonce faire évaluer les dangers éventuels et déclare au Parisien que « s'il y a des incertitudes, on ne prendra aucun risque ».

José Bové, comme d'autres experts de l'agriculture, s'inquiète de la traçabilité de la filière et pense que « le risque ne vaut pas le coup » parce que les garanties manquent : «Si la Commission européenne autori... on risque de les retrouver chez nous, même si on ne les autorise pas nous-mêmes.
On a déjà vu les gros fabricants britanniques de farines animales utiliser des filières pour passer par la Belgique, la Hollande, l'Espagne… »

Surtout José Bové juge qu'« il n'est pas nécessaire de réintroduire les farines animales ».
Avec une meilleure utilisation du colza et une reconversion de seulement 7% des surfaces en céréales, on pourrait réduire nos importations de protéines animales de 41%, c'est le ministère de l'Environnement français qui le dit. Sauf que quand j'ai interpellé Barroso sur ce sujet, il s'est mis en colère et m'a dit qu'il ne remettrait jamais en cause ces accords. »

Mon avis

Une affaire grave. A suivre en faisant tout ce qui est en notre possible pour que cette pratique, contre nature et uniquement dictée par des considération économiques de rendement, soient proscrites.
Le boycott des produits carnés sera notre arme ultime !

«On ne prendra aucun risque ». Ben voyons, on y croit !

mercredi 21 juillet 2010

Du charbon de bois dangereux !

Après les traverses et les poteaux traités au créosote et qui ont été disséminés pour des usages professionnels, mais aussi vendus à des particuliers (voir mon billet ici), on apprend maintenant que ces bois traités avec ce produit cancérigène ont aussi servi à faire du charbon de bois !

C’est l’usine Sidenergie, de Laval de Cère, dans le Lot, qui brûle des traverses de la SNCF pour en faire du charbon domestique. Pour Jacky Bonnemains, de l’association Robin des Bois, c’est tout bonnement aberrant : "le charbon de bois doit être exempt de tout déchet, et il y a effectivement des traces de créosote dans le charbon de bois de Sidenergie. Mais, paradoxe absolument invraisemblable : c’est autorisé..."

C’est légal en effet : la société a obtenu une dérogation pour utiliser ces déchets dangereux comme combustible ; elle a en plus fait valoir que sa technique rendait le produit inoffensif.
Pour Gérard Bardoux, ingénieur de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) de Midi-Pyrénées, l’entreprise est en règle : "paradoxalement, ce charbon de bois est moins toxique que celui qui est produit à partir de bois classique."

Mais comme le concept a du mal à passer, la société envisage malgré tout d’utiliser son charbon, désormais, comme filtre pour les eaux usées...

Source : France infos.

Mon avis

C'est proprement incroyable ! Pour l'Ademe ce charbon de bois issus de bois traités avec une substance cancérigène est moins dangereux que du charbon de bois "classique", le tout agréé par le Ministère de la santé selon cette publication de l'ADEME :


Déjà que je ne suis pas du tout adepte de la cuisson au barbecue, mais alors là c'est définitif !

vendredi 16 juillet 2010

Traverses et poteaux dangereux

La récupération de traverses de chemin de fer ou des poteaux téléphoniques est à proscrire. En effet, ces bois sont traités (pour leur protection) à la créosote ou aux sels de cuivre-chrome-arsenic (CCA). Ces substances sont hautement toxiques et cancérigènes.

La créosote, classée cancérogène de catégorie 2 par l’UE (effet suspecté), est nocive de différentes manières. Par inhalation (vapeurs toxiques et irritantes pour les yeux et les voies respiratoires), par combustion (dégagement de gaz toxiques) et par contact cutané (cancers cutanés en cas de contacts répétés et prolongés). Il en va de même pour les sels de CCA, qui peuvent induire des risques d’intoxications par l’arsenic, substance cancérogène de catégorie 1 (effet avéré).

Théoriquement, la vente aux particuliers des traverses et poteaux traités à la créosote est interdite. Leur usage doit être strictement professionnel. L'association Robin des Bois indique cependant qu'il existe une sorte de dérogation qu'utilise la SNCF pour écouler ses traverses qui ainsi peuvent se retrouver chez les particuliers. Ils sont notamment utilisés comme éléments architecturaux (linteaux) ou de décoration dans les jardins, terrasses, piscines.

Le 15 juillet, l'Etat, Réseaux ferrés de France (FRR), France Telecom (FT), Electricité réseau distribution France (ERDF), la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) et l’association Robin des Bois ont signé une charte qui prévoit que les traverses ou poteaux en fin de vie seront assujettis à une obligation de traçabilité. Les bois traités usagés des signataires ne pourront désormais plus être mis sur le marché de l’occasion sans cette procédure.

80.000 tonnes de bois traités usagés sont retirées chaque année des réseaux d’infrastructures de RFF, France Telecom et ERDF. Selon le Ministère de l'Environnement : « le développement d’une nouvelle filière industrielle de récupération de ces bois va permettre de créer un véritable marché, et des débouchés emplois verts ».

Reste que cette filière de récupération ne changera rien à la situation des particuliers qui on peut être sans le savoir des déchets dangereuse dans leur jardin, ou pire dans leur habitation.

Source : Le journal de l'Environnement ; Actu Environnement.

Pour plus d’information

Lisez la charte signée le 15 juillet :

Charte bois traités

Consultez le dossier de presse du Ministère :

Dossier de presse bois dangereux

Visitez le site de l'association Robin des Bois.

Mon avis

Quelle quantité de bois se trouve disséminée dans l'environnement, les habitations ?
Quel est l'impact réel ? Quelle dissémination dans le sol, les eaux souterraines ?
Et le pire, quel impact sur la santé humaine ?

Le gouvernement n'a vraiment pas de quoi pavoiser avec la signature de cette charte.
Depuis combien d'années est-il averti par l'association Robin des Bois ?
De nombreuses, trop nombreuses années !
Depuis combien de cancers le gouvernement est-il averti ?
Nombreux, trop nombreux !


Une allée en traverses !


Un bassin


Une rocaille

mercredi 7 juillet 2010

Pesticides et cancer de l'enfant

L'exposition de la mère aux pesticides favorise le cancer de l'enfant selon un rapport anglais du Chem Trust

Un rapport publié par des scientifiques de l’organisation anglaise "The Chem Trust” montre que des recherches scientifiques soulignent que l’exposition à des pesticides avant la conception, pendant la grossesse ou pendant l’enfance apparaît augmenter le risque de cancer chez l’enfant, l’exposition pendant la grossesse semblant particulièrement préoccupante à ce sujet.

De plus le rapport souligne que plusieurs études indiquent que les agriculteurs on un risqué plus grand que le reste de la population de développer certain cancers, comme les lymphomes non hodgkiniens, des leucémies, des cancers de la prostate et autres cancers hormonaux dépendants.

Le rapport conclut en soulignant que l’incidence de certains cancers a beaucoup augmenté durant les dernières décennies, les facteurs environnementaux jouant un rôle important dans cette augmentation et parmi ces facteurs les pesticides jouent un rôle important.

Le MDRGF souligne qu’en France aussi l’incidence du cancer croit rapidement ‘elle a doublé en 25 ans et cette maladie concernera maintenant un homme sur 2 et une femme sur 3 au cour de leurs vies.

Comme le Chem Trust dans son rapport, le MDRGF demande que soient bannis par l’Union Européenne tous les pesticides cancérigènes certains, probables ou possible ainsi que ceux suspectés de perturber les hormones (perturbateurs endocriniens).

De plus il y a lieu selon François Veillerette, porte parole du MDRGF et responsable de campagne "environnement cancer" « de tout faire pour supprimer l’exposition du public à ces substances dans tous les lieux accueillant du public, dans les habitations ou encore par la contamination des aliments ou de l’air en zone agricole. C’est à ce prix que les chiffres de l’épidémie actuelle de cancer régresseront à terme. »

Le rapport en anglais :
http://www.chemtrust.org.uk/documents/CHEM%20Trust%20Report%20-%20Pesticides%20&%20Cancer%20July%202010.pdf

Auteurs :
Andrew Watterson, Professor of Health at Stirling University
Gwynne Lyons, Director of CHEM Trust

Pour plus d’information

Visitez le sites des associations en cliquant sur leur logo :

dimanche 4 juillet 2010

Le scandale sanitaire du chlordécone aux Antilles

Le chlordécone, un insecticide organochloré longtemps utilisé aux Antilles pour lutter contre le charançon du bananier, multiplierait jusqu'à 5 le risque de cancer de la prostate.

En 2007, le Pr Dominique Belpomme publiait un rapport sur les conséquences d'une exposition au chlordécone. Dans ce document, le chercheur montrait en effet que le chlordécone était une cause majeure des cancers de la prostate observés dans les Antilles françaises.

Une équipe de l'Inserm, en association avec des chercheurs du CHU de Pointe-à-Pitre et de l'Université de Liège (Belgique), a publié une étude le 21 juin en Guadeloupe et dans le Journal of Clinical Oncology.
Elle confirme que le chlordécone, un perturbateur endocrinien, est responsable d'un accroissement significatif du risque de cancer de la prostate, lequel représente 50% de l'ensemble des cancers dépistés en Guadeloupe et à la Martinique.

L'étude valide donc les signaux d'alerte du Pr Dominique Belpomme que les autorités ont longtemps ignorés.

"Des rapports parlementaires l'on déjà pointé: le ministère de l'agriculture n'a pas correctement traité les signaux scientifiques sur les dangers de la pollution et de l'exposition au chlordécone. Il y a eu un retard dans la prise de conscience et l'action", poursuit le professeur Dab, président du Conseil scientifique du Plan chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Les premiers plans locaux datent de 1999, et en 2004, le chlordécone a été enfin pris en compte dans le Plan national santé environnement. Finalisé en octobre 2009, le rapport du Conseil scientifique du Plan chlordécone n'a été rendu public par le gouvernement que le 17 juin avec sa mise en ligne sur le site de l'Institut de veille sanitaire (INVS).

La Martinique et la Guadeloupe se trouvent confrontées à une contamination massive des sols, des eaux de rivière et des sédiments par un produit toxique possédant une durée de vie très longue. "Quelque 80000 personnes habitent dans des zones où le sol est contaminé et 13000 individus absorbent chaque jour, en mangeant des légumes qu'ils cultivent, une quantité de chlordécone dépassant la valeur toxicologique de référence: 0,5µg/kg/j. Il faut aider la population à se préparer à vivre avec un problème qui n'est pas près de disparaître: la demi-vie du chlordécone dans le sol est de six siècles !

Sources :
Artac.
Le Monde. Doctissimo

dimanche 13 juin 2010

Pétition Stop BPA et manifestation le 16 juin

A l'heure où une loi doit bientôt être votée visant à interdire l'usage du Bisphénol A (BPA) dans les contenants plastiques alimentaires, les membres du Réseau Environnement Santé ont souhaité mettre en ligne un site dédié à ce dossier afin de vous aider à comprendre les enjeux sanitaires, environnementaux et politiques entourant cette substance.

Ce site est un site d'informations mais aussi de mobilisation!
Nous avons besoin de vous pour faire en sorte que nos dirigeants prennent des mesures visant à interdire l'utilisation de ce plastifiant dont la dangerosité est désormais admise!

Pour plus d’information

Consultez le site STOP BPA.

Pour AGIR

mardi 8 juin 2010

Un site d’information et de partage sur les nanotechnologies


Le site http://nano.acen-cacen.org ouvert en 2010 par l'ACEN, vous propose des informations régulières, vérifiées, concises et pertinentes, sur les différents enjeux des nanotechnologies, dans un langage compréhensible par tous et en reflétant les analyses divergentes pouvant exister entre les différents acteurs – publics et para-publics, industriels, associatifs, académiques, etc...

L'ACEN rassemble aujourd'hui des personnes de la société civile impliquées dans des domaines affectés par l'essor des nanotechnologies - notamment la protection de l’environnement, de la santé ou des libertés publiques, l'information citoyenne, ou encore la défense des consommateurs ou des travailleurs.

L'alliance a pour but de partager et de proposer au grand public des informations sur les enjeux sociaux soulevés par les nanotechnolgies afin d'assurer la démocratisation des choix concernant la recherche, le développement et la commercialisation des nanotechnologies.

C'est face au développement rapide des nanotechnologies dans un contexte d’incertitude et de controverses quant à leurs risques, à leurs finalités et à leurs usages, que l'Alliance Citoyenne sur les Enjeux des Nanotechnologies a été créée en 2009, à l’initiative de l’association Vivagora et avec le soutien de la Fondation pour le Progrès de l’Homme.

Des membres d'horizons très divers, issus d'associations, d'ONG, de syndicats, de laboratoires de recherche se sont mobilisés autour de cette dynamique de veille citoyenne pour :

  • mutualiser leurs connaissances, compétences et activités de veille.
  • et faire des nanotechnologies une « affaire publique », en aidant les citoyens et la société civile à participer à des débats aux bons lieux où se fabriquent les décisions.

Le site http://nano.acen-cacen.org lève le rideau sur les questions précises que nous, citoyens, voulons poser, débattre, et résoudre collectivement et de façon globale.

Il prend à contre-pied les discours convenus, ceux qui sous prétexte de secret industriel ou de problèmes techniques de définition des nanoparticules, escamotent les enjeux cruciaux des nanos.

Le site vise ainsi à offrir un tableau général des nanos, avec une présentation du contexte dans lequel elles évoluent aujourd'hui et ses principaux protagonistes, il braque les projecteurs sur les coulisses et autres zones d'ombre où sont prises les décisions, il lance des pistes pour les chantiers urgents que la société civile veut voir aboutir.

Par sa dynamique pluraliste, le site de l'ACEN entend contribuer de façon significative au déploiement de la démocratie sur les choix en matière de nanosciences et nanotechnologies.

Mon avis

Un site simple et agréable à consulter. Des informations qui me semblent pertinentes et indispensables à consulter.

mercredi 2 juin 2010

Bisphénol A : interdit dans les biberons

Fin mars, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à interdire la vente de biberons contenant du bisphénol A, produit particulièrement nocif pour les touts petits et les autres. Voir mon billet ici.

Restait à entériner la chose par l'Assemblé Nationale.
Ce fut fait le 10 mai dans le cadre du projet de loi Grenelle 2.

Ceci est un bien, clairement, mais insuffisant, largement.
Le député PS Gérard Bapt indiquait : "Néanmoins, l'objectif à atteindre est l'interdiction totale du BPA dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans, mesure déjà adoptée par le Danemark".
Un amendement en ce sens qu'a présenté le député a été refusé par Mme Jouanno puis rejeté par les députés en séance publique.
M. Bapt demande par ailleurs au gouvernement de lancer une campagne d'information et de prévention "à destination des femmes enceintes" car "il a été démontré que le BPA se transmettait également par le cordon ombilical".

Mon avis

C'est l'ensemble des sources d'exposition alimentaire qu'il faut éliminer, en particulier dans les plastiques alimentaires.

Pour plus d’information

Lire le communiqué du RES.

mardi 1 juin 2010

Amalgames au mercure et maladies auto-immunes

Le site www.contaminations-chimiques.info nous informe :

Une étude récente confirme que le mercure augmente le risque de développer une maladie auto-immune. Le mercure est capable d'altérer le système immunitaire entraînant l'apparition de maladies auto-immunes telles que l'arthrite ou le lupus. Amalgames au mercure et maladies auto-immunes seraient donc liés.

Un article d'Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents...

Mercure et réactions immunitaires
Pour la première fois, une étude(1) a démontré que le mercure affecte les protéines déclenchant l'inflammation dans la réponse immunitaire. Cette étude montre une augmentation significative des marqueurs biologiques de l'immunité et des anti-corps chez les mineurs qui emploient le mercure pour extraire le métal des sédiments du fleuve. Par comparaison, les mineurs qui exploitent des mines de diamant et d'émeraude dans des conditions sanitaires et socio-économiques, avec des risques infectieux similaires, mais sans toutefois être exposés au mercure, ne présentent pas les mêmes altérations de leur système immunitaire.

Cette étude confirme des études antérieures(2) sur les rongeurs qui montrent des changements similaires affectant le système immunitaire après exposition au mercure.

Mercure et neurotoxicité
Le mercure est un toxique dont les effets sur le système nerveux sont aujourd'hui bien connus : réduction des capacités motrices, verbales et cognitives, et ceci même à faibles doses. Comme l'a reconnu récemment l'ADA (American Dental Association), le mercure est particulièrement dangereux pour le système nerveux du foetus et de l'enfant.

Cependant, ses effets sur le système immunitaire restent encore peu connus.

Sources d'exposition au mercure
La principale source d'exposition de la population européenne est, comme dans les autres régions développées (Japon excepté), le mercure libéré sous forme de vapeurs (sous l'effet de la pression et de la chaleur) et sous forme d'ions (libérés par électrogalvalnisme) par les amalgames dentaires ou plombages, composés pour moitié de mercure (l'autre moitié étant un mélange d'argent, étain, cuivre et zinc).

La source alimentaire avec les poissons contaminés par le méthylmercure ne vient qu'en seconde position.

Amalgame au mercure en France
Alors que trois pays scandinaves (Norvège, Dannemark et Suède) ont interdit les amalgames au mercure, la France est l'un des pays du monde qui en emploie le plus, sans restrictions, que ce soit chez la femme enceinte ou chez les enfants.

L'amalgame a d'ailleurs été défendu par l'Ordre des dentistes français auprès de Bruxelles. Quant à la Sécu, elle continue d'affirmer l'innocuité de l'amalgame dentaire.

Conduite à tenir
Les personnes souffrant d'une maladie auto-immune (arthrite, lupus, thyroïdite, etc.) devraient s'abstenir de se faire poser des amalgames, de même d'ailleurs que toute reconstitution en métal.

Les précautions à prendre lors de toute dépose et les solutions alternatives à l'amalgame dentaire et au métal sont détaillées dans le Pratikadent, rubrique Plombage-dépose.

Bibliographie
(1) Gardner, RM, JF Nyland, IA Silva, AM Ventura, JM deSouza and EK Silbergeld. 2010. Mercury exposure, serum antinuclear/antinucleolar antibodies, and serum cytokine levels in mining populations in Amazonian Brazil: A cross-sectional study. Environmental Research. 2010 May;110(4):345-54. Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Department of Environmental Health Sciences, Baltimore, MD 21205, USA.

(2) Johansson U, Hansson-Georgiadis H, Hultman P. The genotype determines the B cell response in mercury-treated mice. Int Arch Allergy Immunol. 1998 Aug;116(4):295-305.

Source :
www.contaminations-chimiques.info
"Amalgames au mercure et maladies auto-immunes"

dimanche 23 mai 2010

Pêche en Ile-de-France : les poissons ne sont plus consommables

Communiqué de l'association Robin des Bois - 18 mai 2010

Les analyses réalisées par l’ONEMA (*) en application du plan national d’actions sur les PCB décidé par le ministère de l’Ecologie sont catastrophiques pour ce qui concerne la Seine en amont de Paris, en aval et dans la capitale. La Marne elle aussi est touchée.

Ces résultats corroborent les inventaires des sites terrestres pollués aux PCB régulièrement réalisés par Robin des Bois. Alors que sur l’ensemble du territoire de nombreux arrêtés préfectoraux interdisent ou restreignent la pêche de loisirs et la pêche professionnelle ou encore informent les pêcheurs des risques sanitaires dus à la consommation des poissons toxiques, le préfet de police de Paris, la Mairie de Paris et les préfets des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et des Yvelines restent silencieux à ce sujet.

La norme européenne fixe une limite maximale de 12 pg/g pour la somme des concentrations en dioxines, furannes et PCB dioxin like dans la chair des anguilles et de 8 pg/g pour les autres espèces. Au-delà de ces seuils, les poissons doivent être considérés comme impropres à la consommation. Les PCB sont des micropolluants persistants et accumulatifs. Perturbateurs endocriniens, ils induisent des troubles de la fertilité et de la reproduction. Ils ont des effets négatifs sur les paramètres immunitaires des enfants y compris pendant la gestation et sur le développement mental et moteur. C’est un cancérogène avéré pour les animaux, et probable pour l’homme.

A Ablon (94), l’anguille atteint les sommets de l’imprégnation ; sans doute un record national avec 301 pg/g.

A Paris 12ème, les brèmes et les gardons dépassent de 3 à 5 fois le seuil réglementaire de conformité.

A Nanterre (92), 90% des poissons analysés, anguilles et gardons, sont impropres à la consommation.

A Gargenville (78), les anguilles ne doivent pas être consommées, ni par les pêcheurs, ni par leurs voisins, ni par les chats ; la contamination moyenne des anguilles est de 8 fois le seuil réglementaire.

Ces quelques résultats extraits de la base de données de l’ONEMA sont en cohérence avec l’arrêté de janvier 2005 interdisant la pêche en vue de la consommation ainsi que le transport des poissons vivants ou morts pêchés dans l’Essonne, affluent de la Seine, et l’arrêté de septembre 2008 qui interdit la consommation humaine et animale, la détention, le débarquement, le transport, la cession ou la vente de tous les poissons pêchés dans la Seine à partir de la limite départementale Eure-Yvelines. L’interdiction concerne le département de l’Eure, s’étend à la Seine-Maritime et à l’estuaire, département du Calvados compris, ainsi qu’à la Baie de Seine dans les eaux maritimes sous souveraineté française pour ce qui concerne le cas spécifique des sardines.

(*) Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques

Pour plus d’information

Paris-Plage ou Paris-PCB, 12 mai 2010
L’atlas des sites terrestres pollués aux PCB, février 2010
PCB : miracles à Paris et dans le Nord, 23 février 2010
Les données du plan national d’actions sur les PCB
La page PCB de Robin des Bois

mardi 18 mai 2010

Après dix ans d’attente, publication partielle de l’étude Interphone

Communiqué des associations Priartem et Agir pour l’Environnement

Mardi 18 mai 2010, le CIRC – Centre International de Recherche sur le Cancer – rend public les résultats de l’étude globale du programme Interphone sur les gliomes et les méningiomes. La publication des résultats concernant les neurinomes de l’acoustique et les tumeurs des glandes salivaires est repoussée à plus tard. Le même jour The International Journal of Epidemiology doit mettre en ligne, sur son site, l’article scientifique lui-même. Il aura donc fallu attendre dix ans pour voir publier des résultats partiels annoncés, au départ pour la fin de l’année 2003 !

Dans le dossier de la téléphonie mobile, un tel retard dans une publication a toujours un sens, et toujours le même sens : il s’agit toujours pour les représentants du lobby des opérateurs de minimiser des résultats qui gênent. Ce qui se confirme, une fois encore dans le cas présent.

En, effet, selon les informations dont nous disposons, le compromis sur lequel se sont mis d’accord les différents chercheurs du « Groupe Interphone », après des années de tractations, conclurait à… l’impossibilité de conclure ! Arguant de biais de collectes et de limites méthodologiques, les défenseurs du « pas de problème » ont réussi à minimiser les résultats essentiels qui ressortent clairement des chiffres publiés : l’utilisation durable et intensive du portable accroît très significativement les risques de gliome et, dans une moindre mesure, les risques de méningiome (pour le décile supérieur OD – odds ratio - de 1,4 pour le gliome et de 1,15 pour le méningiome, avec, dans les deux cas, un coefficient d’incertitude de 95%).

Priartém et Agir pour l’Environnement regrettent que la présentation des résultats permette, une fois de plus, de brouiller le message, même si, dans sa communication, le CIRC rappelle que :

  • les résultats aujourd’hui publiés correspondent à des données recueillies au début des années 2000 à une période où les usages du portable étaient très différents et beaucoup moins intensifs : la médiane d’utilisation se situe à 100 heures cumulées depuis le premier appel, ce qui est très peu ; la médiane mensuelle se situant elle entre 20 heures et 22 heurs et demi ;
  • l’échantillon retenu était exclusivement composé d’adultes alors même que l’on sait que les plus gros utilisateurs sont aujourd’hui les adolescents voire les pré-adolescents.

Tous éléments qui ne peuvent que contribuer à une sous-estimation du risque réel. Le CIRC s’appuie d’ailleurs sur ces limites pour prôner de nouvelles recherches.

Depuis 2005, date des premières publications des contributions nationales à Interphone, il est apparu une constante : une utilisation intensive et durable du portable engendre une augmentation statistiquement significative des risques de gliome et de méningiome (résultats suédois, allemands, israéliens, français…). Les résultats que s’apprête à rendre publics le CIRC viennent confirmer cette hypothèse. Réussira-t-on, à l’aide d’arguments de biais et de limites à retarder les prises de décision politiques qui s’imposent en matière de protection des populations.

A la lecture de ces résultats définitifs, les associations demandent la mise en œuvre de mesures réglementaires de protection, notamment des populations les plus fragiles et des adolescents.

Pour plus d’information

Lire le communiqué de l'IARC.
Lire aussi l'article du journal de l'Environnement qui résume : Attendue depuis plusieurs années, l’étude Interphone a été publiée lundi 17 mai. Fruit d’un compromis, elle conclut à l’absence globale de risque accru de tumeurs du cerveau (gliome et méningiome) après 10 ans d’utilisation d’un téléphone mobile, en dépit d’un risque possible chez les plus gros utilisateurs.

Mon avis

Rien de nouveau. Une publication officielle qui se base sur une étude débutée il y a dix ans. Alors on peut penser que les choses , les habitudes ont bien changé en ce laps de temps. Résultat de l'étude : un compromis rassurant. LA durée de l'étude, 10 ans est même annoncée comme possiblement insuffisante par certains scientifiques. Les associations montent au créneau, dénonçant une minimisation du risque.

lundi 17 mai 2010

Les 4 Vérités du 17/05/2010: Laurent Cabrol

L'auteur du livre "Et si la terre s'en sortait toute seule" remet le couvert avec un nouveau livre "En vert et contre tous".

Laurent Cabrol était l'invité de l'émission "Les 4 vérités", sur France 2, ce lundi matin.

Les positions qu'il a développé :

Il n'est pas vrai que l'homme est responsable à 90% du réchauffement climatique
Les océans, le nuages, le soleil, les aérosols ont leur part de responsabilité et 31000 chercheurs disent le contraire de ce que dit le GIEC. "Quand on sera à la bougie et à la calèche, c'est le GIEC qui nous aura dit attention la terre se réchauffe, arrêtez de vivre comme vous vivez".

Des extrémistes se sont infiltrés dans le mouvement écologiste.
Cela a été une révélation lorsque je suis allé à Copenhague, j'ai participé aux manifestations altermondialistes, des personnes faisant partie du mouvement extrémiste à l'époque du communisme, après la chute du mur de Berlin ne savaient plus où aller et se sont infiltrés dans les mouvements écologiste car ils ont toujours la même idée : changer le monde, lutter contre les multinationales, le capitalisme, et par l'intermédiaire de l'écologie, on peut y arriver.

On ne sait rien sur la climatologie_
Je trouve tout à fait sain que les membres du GIEC ne soient pas tous d'accord -à propos du climatgate-". On nous fait croire qu'il y a consensus sur la climatologie, ce n'est pas vrai, on ne sait rien, on est balbutiant mais on fait beaucoup de progrès.

Dans ma conception de l'écologie d'aujourd'hui, on ne doit pas être contre le nucléaire, contre la recherche sur les OGM, et contre l'automobile

L'écologiste a ses idées qu'il veut faire passer avant tout le monde et il veut que le mode de vie qui sera le notre dans les années à venir correspondent à ses ambitions. C'est un côté un côté un peu militant,pour les écologistes, que je réfute

Les hommes politiques ont pris les conclusions des scientifiques pour des vérités qui n'en sont pas
Il y a beaucoup d'incertitudes, il a a beaucoup de vérités dans ce que disent les scientifiques officiels ... et c'est inadmissible de prendre des décisions si importantes que de nous dire ca y est maintenant la voiture c'est fini ou alors il faut se chauffer différemment ou alors il faut mettre des éoliennes partout en France, alors que l'on n'est pratiquement surs de rien.

On veut montrer qu'on est les matadors, qu'on est les plus forts, mais attendez, on a l'électricité la plus propre du monde, nous avons les voitures qui sont devenues parmi les moins consommatrices et les moins polluantes, nous avons un éolien qui ne sert à rien parce qu'il produit de l'électricité propre alors que l'on produit de l'électricité propre, nous sommes un pays vertueux en matière d'écologie
Si même demain tous les français se mettaient dans leur calèche ou arrêtaient de chauffer leur maison, cela ne changerait absolument rien.
Il faut nous laisser vivre... je suis un vert et fier de l'être, je voudrais que tout le monde me rejoigne, que je ne sois plus un vers solitaire, Laissez nous vivre, laissez nos voitures, laissez notre éolien tranquille et puis que l'on vive correctement en France, en toute quiétude, en toute tranquillité.

Pour plus d’information

Visionnez l'interview, tant qu'elle est disponible en ligne :
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=rhozet_4v_20100517_17052010081605_F2

Mon avis

Des propos ahurissants qui m'ont tellement interpelé que j'ai absolument voulu vous les rapporter.
Monsieur Laurent Cabrol fait partie de la même famille que Claude Allègre, c'est évident.
A écouter ses arguments en direct, j'ai été stupéfait et scandalisé.
A les ré-écouter et les transcrire ici, je les trouve pour la plupart grotesques.
Je me demande si le personnage est vraiment sincère, ou s'il sert certains intérêts.
Dans les deux cas, c'est très grave.

samedi 8 mai 2010

Grenelle 2 : le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictés par les lobbies des pesticides !

Communiqué du MDRGF

Grenelle 2 : le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictés par les lobbies des pesticides ! La soirée du vendredi 7 mai restera dans les annales. En effet, alors que les discussions du Grenelle 2 touchaient à leur fin, le gouvernement refusaient des amendements pourtant essentiels pour préserver un bon niveau de protection par rapport aux pesticides.

Quand la santé vaut moins que l’économie. Tout d’abord, vers 22h30, le gouvernement , par les voix de Ch. Jouanno et de JL Borloo, a refusé de soutenir des amendements de M Peiro et Cochet demandant le retrait de dispositions de l’article 36 bis A assujettissant la restriction ou le retrait d’un pesticide à « une évaluation des effets socio économiques », en plus des évaluations sur l’efficacité et sur les impacts sanitaires et environnementaux….Malgré un débat acharné, cet amendement 36 bis A a été adopté !

Il s’agit là d’un véritable scandale car cette disposition vise à restreindre la possibilité de retirer l’homologation d’un produit phytosanitaire alors même qu’on pourrait par ailleurs avoir montré sa dangerosité. Il s’agit de ne plus faire du manque d’innocuité sanitaire ou environnementale ou d’efficacité d’un pesticide des critères permettant seuls d’obtenir son retrait. Il faudra en plus maintenant évaluer les éventuels effets socio-économiques négatifs ! La santé humaine et l’environnement pourront bien passer au second plan ! On reconnaît là la volonté de N. Sarkozy déclarée au dernier salon de l’agriculture de passer toutes les politiques environnementales par un filtre d’analyse socio-économique.

Une régression nette. Cette disposition est purement inadmissible et constitue une régression vers une situation jamais vue en France et bien pire que celle qui prévalait en 2007 avant le Grenelle ! En plus elle est contraire à la directive européenne sur les pesticides 91/414 en vigueur, qui ne prévoit pas une telle évaluation socio économique préalable à un retrait d’homologation et contraire également au règlement CE N o 1107/2009 qui s’appliquera dès 2011. En conséquence, le MDRGF fera tout pour faire reconnaître la non-conformité de l’article 36 bis A du Grenelle 2 aux dispositions des textes européens !

Comment réduire les pesticides en faisant leur pub ? Pour compléter le tableau d’une soirée catastrophique, le gouvernement à ensuite soutenu l’article 40 dans sa rédaction modifiée par le Sénat autorisant la publicité pour les pesticides à usage des non professionnels. L’article 40 va donc permettre aux firmes de continuer à faire de la pub pour les pesticides dans les revues, alors que la version initiale du gouvernement prévoyait pourtant une interdiction. Cette disposition, dictée directement par les fabricants de pesticides et par des distributeurs va juste aider …à maintenir la consommation de pesticides des jardiniers à un haut niveau, ce qui est le contraire de l’objectif de réduction de l’usage des pesticides du Grenelle.

« Le gouvernement vient de se couvrir de honte en cédant aux lobbies agrochimiques des dispositions qui vont permettre le maintien sur le marché de pesticides dangereux et vont inciter les jardiniers à utiliser beaucoup de pesticides» déclare François Veillerette, porte parole du MDRGF. «Sur cette questions des pesticides on peut dire que l’esprit du Grenelle est mort ce vendredi 7 mai au soir à l’Assemblée Nationale. Mais que le gouvernement ne s’illusionne pas : nous allons maintenant passer à l’offensive après ces provocations» ajoute t’il.

jeudi 22 avril 2010

Le programme de recherche national sur les perturbateurs endocriniens

Un perturbateur endocrinien (PE) est une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant donc des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou sous-populations.

Connus pour leurs effets sur la santé et l'environnement depuis les années 70, les perturbateurs endocriniens agissent sur les hormones et notamment sur le système reproductif. La fertilité masculine est particulièrement touchée avec une diminution de la production de spermatozoïdes, une augmentation des cancers du testicule et des malformations congénitales.

Plusieurs centaines de perturbateurs endocriniens ont été identifiés à ce jour: certains pesticides, métaux lourds (plomb, cadmium), polluants organiques persistants (POP) comme les PCB et les dioxines, médicaments et contraceptifs, phtalates et bisphénol-A (BPA) utilisés dans la fabrication de plastique, ou encore les phytoestrogènes naturels. La liste s’allonge chaque jour, au fil des résultats des études in vitro (sur les cellules) et in vivo (chez l’animal).

Bien que l’on manque de données précises, il apparaît que nous sommes tous exposés à un mélange (ou «cocktail») de perturbateurs endocriniens à faibles doses, via l’eau, l’air, le sol, l’alimentation et les produits courants (cosmétiques, parfums…).

Le Programme National de Recherche sur les Perturbateurs Endocriniens (PNRPE) a pour objectif de soutenir des recherches fondamentales et appliquées en appui aux praticiens de l’action publique sur les questions de perturbation endocrinienne.

Près de 130 spécialistes, chercheurs, membres d'agences sanitaires, des ministères ou des collectivités territoriales étaient présents à Rennes, le 13 avril, pour le colloque présentant les résultats du PNRPE.

Selon Rémy Slama, chargé de recherche à l’Inserm et président du comité scientifique du PNRPE :

Il est très difficile de déterminer l’impact chez l’homme. Une substance peut en effet avoir un impact différent d’une espèce à l’autre. Ces incertitudes expliquent les débats entre ceux qui estiment que les preuves sont suffisantes pour agir et ceux qui pensent qu’il n’est pas nécessaire de s’inquiéter en l’absence de preuves formelles chez l'homme. Néanmoins, de très nombreux effets sanitaires sont suspectés: troubles de la fertilité, malformations congénitales, troubles du métabolisme comme le diabète ou l’obésité, altérations des systèmes immunitaires et nerveux et certains cancers, comme celui du sein. En revanche, on dispose de peu de pistes pour expliquer l’augmentation de l’incidence du cancer du testicule au cours du XXème siècle en Occident.

Pour plus d’information

Lisez la Plaquette de présentation du PNRPE qui va publier les actes du colloque de Rennes.
Consultez le site du PNRPE.

Mon avis

Comme toute étude sérieuse sur des sujets sensibles et non aboutis les scientifiques du PNRPE sont nuancés.
Une évidence : appliquons le maintenant fameux principe de précaution.
A titre individuel ce n'est pas évident.
Comment savoir où se cachent les PE ?
Comment savoir quelles sont les solutions de substitution ?

Quelques pistes :
http://www.iewonline.be/IMG/pdf/Pages_IEW_from_Imagine_77-2.pdf
http://www.sabotage-hormonal.org/IMG/pdf/Sabotage-hormonal-2009.pdf
http://www.cascadenet.org/projectweb/portalproject/French.html

vendredi 26 mars 2010

Bisphénol A : les biberons bientôt interdits ?

Le Sénat a adopté une proposition de loi visant à interdire la vente de biberons contenant du bisphénol A, produit particulièrement nocif pour les touts petits et les autres. Le bisphénol A est en effet présent dans de nombreux produits de consommation courante, comme les boites de conserve et dans le revêtement intérieur des biberons.

Ce fameux composant a commencé à faire parler de lui quand plusieurs études ont montré qu’il pouvait migrer et s’introduire dans l’organisme des consommateurs. Particulièrement nocif pour les bébés, il perturbe le développement neuronal normal. De plus, exposé à une forte chaleur, le bisphénol A a encore plus tendance à migrer, ce qui pose aussi le problème du réchauffement des biberons aux micro-ondes.

Pour le moment, les biberons au bisphénol A sont toujours en vente, la loi devant également être votée par l’Assemblée nationale.

Mon avis

Un premier pas positif obtenu sans doute grâce à la forte mobilisation des associations appuyée par des avis scientifiques mettant fortement en cause le BPA. Reste à passer le cap du vote par l'Assemblée Nationale. je ne suis pas inquiet, d'autant que les ventes de biberons en plastique ont chutté et que les fabriquants on déjà réagit en relançant le verre.

Ceci étant, bien d'autres produits contiennent du BPA. Les pouvoirs publics vont-ils traiter seulement une partie du problème ?
Continuons d'agir pour l'interdiction globale de l'usage de ce produit dangereux.

mercredi 17 mars 2010

Les « Greenwashers » verdissent le nouveau 4x4 de Renault-Dacia au Salon de l’auto de Genève

Genève, le 12 mars 2010 : Une dizaine de « Greenwashers » ont pris possession du stand de Dacia, filiale dite « low cost » de Renault afin de verdir artificiellement le nouveau 4x4 de la marque, le Duster.

Ces activistes, spécialistes en éco-blanchiment, ont ainsi pu brièvement vanter les mérites du Duster tout en déculpabilisant le client potentiel quant à son impact sur le climat. Certains Greenwashers n’ont pas hésité à s’approprier la désormais fameuse phrase du chef de l’Etat français : « L’écologie… ça commence à bien faire » ou encore « Oui à la croissance verte ».

Les Greenwashers ont également distribué des badges à l’image de Claude Allègre, leur mentor, ainsi que des lunettes vertes permettant de verdir une réalité automobile peu flatteuse.

Par cette action décalée, les militants d’Agir pour l’Environnement ont souhaité dénoncer le double discours du constructeur automobile français qui une fois encore opte pour une communication plus verte que verte tout en commercialisant des véhicules climaticides. Les Greenwashers relèvent incidemment que Renault a ainsi pu financer ce projet de 4x4 avec l’argent versé par l’Etat français.

Faute de conditionnement écologique, l’argent versé par l’Etat français pour « sauver » le secteur automobile a pu largement être injecté dans des projets contre-climatiques. Les enjeux climatiques méritent mieux qu’ambigüité et incohérence.

Les Greenwashers ont vocation à verdir l’image des industriels négligents et cibleront à l’avenir les campagnes publicitaires faussement écologiques. Leur slogan : « Vous avez un problème d’environnement ? Nous sommes là pour verdir artificiellement votre image ! ».

Dacia, filiale de Renault, escompte vendre 20.000 exemplaires de son nouveau 4x4 en France, soit un bilan carbone dépassant annuellement 50.000 tonnes de CO2. Ce 4x4, prétendument « low cost », brille surtout par son bilan carbone particulièrement lourd.

Pour plus d’information

http://www.agirpourlenvironnement.org/

lundi 8 mars 2010

De la nourriture irradiée dans nos assiettes ?

Herbes aromatiques, épices, condiments, oignon, ail, échalote, légumes et fruits secs, farine de riz, volaille, cuisses de grenouille congelées, crevettes, etc...

Ces aliments peuvent avoir été soumis à des rayonnements ionisants.

Cherchez un peu… Le goût ? Non, pas sérieux, quoique. L'aspect ? Non, impossible, je ne laisserai personne dire qu'une gousse d'ail peut ressembler à une cuisse de grenouille congelée. Quoique.

Toute denrée irradiée doit porter la mention « traité par rayonnements ionisants » ou « traité par ionisation » et la signalétique adéquate : le logo Radura

Ceci n'arrive pratiquement jamais car les ingrédients irradiés sont le plus souvent incorporés dans des plats préparés et mélangés à d'autres non irradiés.

L'irradiation des aliments consiste à les exposer à des rayonnements selon deux moyens :
- soit une source de cobalt ou césium de très haute activité est utilisée. Les aliments sont placés devant cette source jusqu'à avoir intégré la dose désirée ;
- soit les aliments sont placés dans le faisceau d'un accélérateur de particules. Ils sont alors irradiés par un faisceau d'électrons accélérés ou par des rayons X.

L'objectif est de réduire le nombre de micro-organismes contenus dans les aliments, et ainsi d'obtenir une meilleure conservation, de décontaminer les aliments, d'inhiber la germination ou d'en ralentir le mûrissement.

Selon le Collectif contre l'irradiation des aliments cette irradiation détruit et altère les vitamines, les protéines, les acides gras essentiels et d'autres composants alimentaires. Mais cette technique peut aussi modifier le goût, l'odeur et la consistance de la nourriture, en la rendant parfois peu appétissante.

Seuls sept pays de l'Union européenne autorisent l'irradiation d'aliments : la France, la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie, le Royaume-Uni, la Pologne et la République Tchèque. Les autres pays de l'UE n'importent pas de produits irradiés. Certains pays autorisent l'irradiation pour d'autres produits alimentaires que ceux qui sont traités par la France. Ainsi, le Royaume-Uni pratique l'irradiation pour les légumes, les fruits, les céréales et les poissons. Produits que l'on peut retrouver, sous une forme transformée, dans des petits plats vendus chez nous.

Avec plus de 3 100 tonnes en 2005, la France est le troisième pays de l'UE à traiter des aliments par irradiation derrière la Belgique et les Pays-Bas . Il existe en France six unités d'irradiation agréées. Trois procèdent à l'irradiation par rayons gamma (cobalt 60). Elles sont situées à Marseille, Dagneux et Sablé-sur-Sarthe. Les autres procèdent par électrons accélérés : Chaumesnil, Orsay, Berric.

Mon avis

Comment éviter la consommation d'aliments irradiés ?
Impossible lorsqu'ils sont incorporés à des plats ou préparations.
Un véritable scandale !

Pour plus d’information

Consultez le site du Collectif contre l’irradiation des aliments.


lundi 1 mars 2010

Pour la sauvegarde des abeilles exigeons l’interdiction de tous les néonicotinoïdes, insecticides neurotoxiques et systémiques...

Pétition Lancée le 14/01/2010 par le SAPB : Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne et soutenue par la FFAP : Fédération Française des Apiculteurs Professionnels.

Apiculteur, un métier gravement menacé : chaque année au moins 30% de pertes de cheptel !!
Quel éleveur le supporterait financièrement et psychologiquement ?

Une des raisons principales : les pesticides tel l'imidaclopride, molécule présente notamment dans le Gaucho, que l’on retrouve partout à des doses suffisantes pour causer dans le temps, des effets néfastes chez l’abeille;

Depuis 2008 s'est rajouté le thiaméthoxam, matière active du Cruiser, un insecticide classé dangereux pour l’environnement, dangereux pour les abeilles, les oiseaux, les mammifères sauvages, et très toxique pour les organismes aquatiques.

Avant qu’il ne soit trop tard :
Exigeons l’interdiction de tous les néonicotinoïdes,insecticides neurotoxiques et systémiques car :
- ils tuent quotidiennement les abeilles, quelques milliardièmes de grammes suffisent !
- ils rendent les ruches orphelines.
- ils rendent les abeilles vulnérables aux maladies et parasites divers.
- ils polluent gravement notre eau, les 0,64mg de thiaméthoxam qui pellicule un seul grain de maïs suffisent à rendre non potable une cuve de 5000l d’eau (100 000 grains semés à l’ha) !
- ils constituent un tragique recul à l’heure où l’on parle tant d’environnement.

Les doses sont 100 fois plus faibles mais la toxicité est multipliée par plus de 5000 !
Ce sont des produits systémiques : présents dans la sève, le pollen, le nectar, ils tuent même les insectes non ciblés. Mais aussi très persistants, ils polluent durablement l’eau, l’air et les sols.
Ce sont les nouvelles armes des multinationales de l’agrochimie pour contrôler l'agriculture.
Plus sournoises : les graines sont pelliculées à l’usine… l’agriculteur n’a plus à sortir son pulvérisateur et a l'impression de moins polluer, mais finalement c’est l’inverse qui se produit…
Plus rentables : les traitements sont devenus systématiques, utilisés même en l’absence de parasite, garantissant un potentiel de surface aux fabricants, et donc des ventes beaucoup plus importantes.
Incontournables : elles rendront l’agriculteur encore plus dépendant de l’industrie chimique, car toujours plus de variétés ne seront proposées qu’en semences traitées.

Refusons le contrôle de la chaîne alimentaire mondiale par quelques firmes.

Exigeons une agriculture durable et plus éthique :
Qui respecte l’environnement et protège notre santé, de l’agriculteur au consommateur.
Qui permette aux producteurs de satisfaire la demande du marché en produits sains.
Qui soit compatible avec l’apiculture et aussi avec le tourisme, la conchyliculture…
Qui favorise les installations sur des structures familiales et non la confiscation du foncier par les firmes.v Qui cesse d’affamer les pays pauvres à l’autre bout de la planète.

Pour agir

Signez la pétition en ligne.

Pour plus d’information

Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne : http://www.apipro-bretagne.net/
Fédération Française des Apiculteurs Professionnels : http://www.apipro-ffap.net/

mardi 23 février 2010

L'afssa trop prudente sur le bisphénol A

Depuis deux ans, le bisphénol A, une substance chimique entrant notamment dans la composition des biberons en polycarbonate, est mis en cause du fait d'éventuelles conséquences sur le développement du nourrisson.

Les experts de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) ont récemment estimé dans un nouvel avis que les études récentes ont fait apparaître de nouveaux éléments préoccupants. Ils ne sont toutefois pas suffisants, selon l'Afssa, pour motiver une interdiction du bisphénol A (BPA).

L'avis de l'Afssa est proche de celui que l'agence américaine de l'alimentation et de la santé (FDA) a publié en janvier dernier. «La FDA a classé ses préoccupations relatives au bisphénol au niveau 3 sur une échelle qui en compte 5», souligne le directeur de l'Afssa pour bien faire comprendre que l'Afssa prend en compte la problématique. Les réticences viennent du fait que les méthodologies des nouvelles études n'entrent pas dans le cadre du sys­tème actuellement en vigueur. L'Afssa parle d'«effets subtils» sur le comportement des rats à des niveaux de doses très inférieurs au niveau habituellement considéré comme sans effets. Elle reconnaît que ce sont des «signaux préoccupants» mais qu'ils ne sont pas suffisants pour remettre en question les précédentes évaluations.

Mon avis

Un position trop prudente.
Laissez tomber les biberons mis en cause !
Pourquoi prendre ce genre de risque ?

Pour plus d’information

Lire les conseils du RES sur le bisphénol A.

vendredi 19 février 2010

Le pseudo-débat sur les nanotechnlogies

Prenant acte du naufrage de sa campagne de promotion des nanotechnologies, la Commission nationale du débat public (CNDP) a annoncé le 3 février 2010 l'annulation de ses trois dernières réunions prévues à Montpellier, Nantes et Paris.

La dernière soirée, à Paris le 23 février, se déroulera en présence d'un public trié sur le volet et sommé de présenter ses papiers. Après avoir inventé le débat public sans public, l'obligation pour les participants de signer un engagement à ne pas perturber la réunion, puis le débat virtuel, la CNDP inaugure la réunion publique privée, sur invitation. Bienvenue dans le nanomonde.

Cette campagne et l'opposition qu'elle a suscitée auront porté un coup aux procédures d'acceptabilité de la prétendue démocratie technique et participative. Certes les opposants au nanomonde ne sont pas les premiers à contester et à s'enrager contre les multiples "panels citoyens", "sondages d'opinion", "forums hybrides", "conférences de consensus", concoctés par les sociologues d'Etat pour apprivoiser la plèbe et la ramener sous le magistère de l'expertocratie ; mais la contestation n'avait pas jusqu'ici atteint cette intensité ni cette ténacité.

Afin d'enterrer l'opération de la CNDP, nous tiendrons une réunion publique, sans carton d'invitation, le mardi 23 février 2010 à Paris, où nous débattrons des raisons et moyens de contester la tyrannie technologique

Ceux qui, à Strasbourg, Toulouse, Clermont-Ferrand, Lille, Besançon, Caen, Grenoble, Rennes, Lyon, Marseille, Orsay, ont fait dérailler le train publicitaire des nécrotechnologies, opposants à l'industrie nucléaire et à l'enfouissement de ses déchets, aux OGM, au puçage électronique des animaux et des hommes, à la police technologique, à la société de surveillance et de contrainte, aux nanotechnologies, à la machinisation de nos vies et de la planète – sans oublier les luddites - invitent à échanger et discuter tous ceux qui considèrent le fait technologique comme un enjeu politique trop sérieux pour être confié aux experts.

Sans agences de communication ni attachés de presse, sans budget de deux millions et demi d'euros, sans moyens logistiques, médiatiques ou policiers, sans cahiers d'acteurs ni retransmission Internet.

Venez nombreux avec vos idées, vos questions, vos réflexions et vos amis.

Des nanotechnologies à la tyrannie technologique
Mardi 23 février 2010 à 20h
A la CIP (Coordination des Intermittents et précaires)
14-16 quai de la Charente, Paris 19e
Métro Corentin-Cariou

Pour plus d’information

Informations sur http://www.nanomonde.org/

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