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Les produits dangereux

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jeudi 8 décembre 2011

Des lampes radioactives

L'association Robin des Bois alerte sur la composition de certaines lampes à basse consommation qui contiennent des gaz radioactifs et sont illégales.


Elles contiennent du krypton 85, gaz radioactif d'une demi-vie de 10 ans et du thorium 232 d'une demi-vie de 14 milliards d'années. Le premier est un sous-produit de la fission nucléaire. Il est commercialisé en France par Areva.

Le deuxième est extrait des terres rares par Rhodia dans le site saturé de déchets radioactifs de La Rochelle. Ces radionucléides sont aussi utilisés dans les phares de voiture, les projecteurs de scène et terrain de sport, les espaces commerciaux.

Les lampes à basse consommation vendues au public contiennent aussi des terres rares radioactives luminescentes. L’éco-organisme de récupération des lampes usagées souhaiterait à terme pouvoir les récupérer pour les revendre à Rhodia.

En vertu des articles L133.1, R1333.2 et R1333.3 du Code de la Santé Publique, l'addition de radionucléides aux biens de consommation est interdite. Cette réglementation date de 2007 alors que les lampes visées par ce communiqué étaient déjà commercialisées.

Des demandes de dérogation doivent être présentées auprès du Ministère de l'Ecologie, de l'Autorité de Sûreté Nucléaire. Il est aussi prévu qu'elles soient examinées par le Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire.

C'est seulement en 2009 que l'Autorité de Sûreté Nucléaire s'est saisie du dossier et a informé les fabricants de l'urgence à régulariser cette situation de non conformité.

Il n'est pas sûr que cette dérogation au terme d'une longue instruction sera acceptée.

C'est pourquoi Robin des Bois demande aux usagers de s'informer sur les lieux de vente de la composition exacte des ampoules à basse consommation, de privilégier les modèles sans additifs radioactifs, en particulier sans krypton 85 ou autre gaz radioactif comme le prométhéum 147.

L'innocuité de ces lampes en cas d'expositions multiples, rapprochées, répétées et de longue durée n'est pas prouvée. Des situations accidentelles comme les bris, les incendies de domiciles privés, de super ou hypermarchés ou magasins de bricolage détenant des stocks importants de lampes radioactives neuves ou à recycler peuvent exposer les sauveteurs. les riverains et l'environnement à des risques méconnus. Le recyclage massif des lampes radioactives rendues au stade de déchets peut exposer les ouvriers des sites de regroupement, de traitement, de stockage ou d'incinération et les riverains à des doses supérieures aux normes recommandées. La même vigilance s'impose sur les sites de production et autour.

Pour mémoire, ce type de lampes contient aussi du mercure. Mercure + krypton 85 + thorium 232, les marchands de lumière artificielle sont très loin de l'éco-conception. Ils prétendent participer ainsi à la réduction des émissions globales de CO2. Ceci ne les autorise pas à mettre en danger l'environnement et la santé des ouvriers et du public par l'utilisation de toxiques chimiques et radioactifs.

(1) Philips, GE Lighting France, Osram, USHIO et Sylvania

Source : Robin des Bois

jeudi 10 novembre 2011

Ecophyto 2018 : mauvais résultats après trois avant d'existence

À la suite du Grenelle de l’environnement, le plan Ecophyto 2018 constitue l’engagement des parties prenantes – qui l’ont élaboré ensemble – à réduire de 50 % l’usage des pesticides au niveau national dans un délai de dix ans, si possible (!)

Le plan Ecophyto 2018 vise notamment à réduire la dépendance des exploitations agricoles aux produits phytos, tout en maintenant un niveau élevé de production agricole, en quantité et en qualité.


Pour le troisième anniversaire du plan, le ministère annonce les résultats suivants pour la période 2008-2010 :

  • Sur la période 2008-2010, on constate un recul très net des ventes de substances problématiques pour l’environnement ou la santé humaine : - 87% pour les substances cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques.
  • Par ailleurs, le recours aux produits de biocontrôle augmente de plus de 65% sur la période 2008-2010, signal positif pour le basculement des pratiques vers des méthodes alternatives.
  • En 2010, la hausse de la valeur des productions végétales et la diminution des prix des intrants créent un contexte économique propice à une augmentation importante du recours aux pesticides.
  • Dans ce contexte, on constate une diminution des quantités vendues (QSa). L’analyse approfondie du nombre de doses unités (nODu) pour les usages agricoles et non agricoles hors traitements de semences montre une augmentation de 2,6 % entre 2008 et 2010, essentiellement liée aux herbicides. Calculé pour la première fois, le nODu des traitements de semences diminue en 2010, après une augmentation forte en 2009, du fait d’un usage accru des fongicides.

France Nature Environnement (FNE)clarifie ces mauvais résultats :

Alors que l’objectif du plan Ecophyto est de réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici 2018, et que des moyens considérables sont consacrés à la formation des agriculteurs et à la mise en place de réseaux de fermes de référence, l’utilisation de pesticides a légèrement augmenté entre 2008 et 2010 d’après les chiffres présentés par le Ministère de l’agriculture (+2,6% pour les traitements par pulvérisation et +7% pour les enrobages de semences).

Pour Claudine Joly, en charge du dossier à FNE : « Trois ans après le démarrage du plan, la réduction de l’usage des pesticides aurait dû s’amorcer. Ce n’est pas le cas et c’est un très mauvais signal. »

FNE pousse à l'obtention de (bons) résultats :

Si certaines actions du plan Ecophyto ne font que démarrer et ne porteront leurs fruits que dans quelques années, FNE demande d’activer dès à présent des leviers efficaces pour amorcer une réduction de l’usage des pesticides et rappelle que les agriculteurs ne sont pas les seuls concernés. La fédération demande aux coopératives et aux négoces agricoles de développer un conseil aux agriculteurs conduisant à une réduction de l’utilisation des pesticides. La fédération demande à la grande distribution et à l’agroalimentaire de revoir les cahiers des charges qui imposent aux agriculteurs des produits irréprochables. La fédération demande aux décideurs politiques d’intégrer les objectifs du plan Ecophyto dans la réforme de la Politique agricole commune (PAC).


Pour plus d’information

Lisez le dossier de presse du ministère
Visitez le site du plan Ecophyto 2018
Prenez connaissance du communiqué FNE

Mon avis

Une action qui devrait faire partie des priorités des agriculteurs et se voir intégrée à la PAC.
Les collectivités locales doivent aussi se mobiliser pour l'arrêt de l'utilisation de pesticides.
On voit encore trop fréquemment des employés armés de pulvérisateur, parfois même sans masque ni protection !


vendredi 14 octobre 2011

Vers l'interdiction du bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires

L'Assemblée Nationale a adopté le 11 octobre une proposition de loi pour l'interdiction du Bisphénol A dans les contenants alimentaires.

Le Réseau Environnement Santé (RES) indique que les preuves sont accablantes sur le fait que le BPA, perturbateur endocrinien, induit des cancers et autres effets sanitaires graves pendant l'enfance puis à l'age adulte, en cas d'exposition au BPA pendant la grossesse.

Source : RES

Mon avis

Cette mesure positive reste à entrer officiellement dans le droit français puis à être reprise au niveau européen.
Bien d'autres sources d'exposition au BPA menacent gravement la santé des population : le RES cite le matériel médical, les instruments de musique, les papiers thermiques, des revêtements de canalisations d'eau ou de cuves à vin etc... Il est urgent que le BPA soit interdit dans tous les cas d'exposition des travailleurs et des utilisateurs.


dimanche 28 août 2011

Greenpeace : déjà 2 succès pour la campagne Detox

Greenpeace accuse certaines marques de polluer de nombreux points d'eau en y déversant des produits toxiques, mettant ainsi en danger l'écosystème.

Après Puma, qui a réagi dès le 25 juillet, la nouvelle est tombée le 17 Aout : Nike, la marque de sport n°1 mondiale, qui était directement visée par la campagne DETOX, s’engage à ne plus rejeter aucun produit toxique dangereux sur l’ensemble de sa chaîne de fabrication et la totalité du cycle de vie de ses produits. Nike se donne jusqu’à 2020 pour y parvenir totalement.

Cet engagement clé de la part de Nike intervient cinq semaines après le lancement par Greenpeace de la campagne DETOX et du rapport Dirty Laundry (Linge Sale) Cette campagne fait suite aux résultats d’investigations ayant duré plusieurs mois auprès de plusieurs grandes marques internationales de vêtements, dont les deux géants Nike et Adidas. Leurs fournisseurs en Chine, la Youngor Textile Complex et la Well Dyeing Limited utilisent et relâchent des substances chimiques douteuses et toxiques dans l’eau.

Action de Greenpeace sur les Champs-Elysées

Les engagements pris par Nike

Dans sa prise de position publique le groupe Nike déclare vouloir garantir une transparence totale vis-à-vis de tous les produits chimiques rejetés par les usines de ses fournisseurs, et s’engage à mettre à profit son influence, ses connaissances et son expérience pour mettre un terme à l’utilisation de substances chimiques dangereuses par l’industrie du textile. Il a également fait savoir qu’il publierait sous huit semaines un plan de mise en œuvre des mesures qu’il propose.

En s’engageant à « faire le ménage » dans sa chaîne de production, Nike a relevé le défi, et pris ses responsabilités de leader. Mais avant d’affirmer qu’il a l’étoffe d’un vrai champion, Greenpeace suivra de près ce plan de mise en œuvre et vérifiera que le groupe joint bien les actes à la parole !

Les autres marques doivent suivre !

Adidas ne doit pas être mauvais perdant et doit préparer la prochaine manche en prenant, elle aussi, des engagements de transparence et afficher sa détermination à lutter contre les rejets toxiques dans les eaux chinoises.

Abercrombie & Fitch, Bauer Hockey, Calvin Klein, Converse, Cortefiel, H&M, Lacoste, Li Ning, Meters/bonwe, Phillips-Van Heusen Corporation (PVH Corp), et Youngor : toutes ces marques figurent sur la liste des entreprises qui cautionnent ce type de pratiques. Il est temps qu’elles aussi prennent leurs responsabilités ! Le monde a besoin de plus de champions pour un avenir sans produits toxiques !

Greenpeace organisait un évènement ludique et sexy pour encourager Nike, adidas, Lacoste et les autres à agir. Cette action se déroulait simultanément dans 14 pays différents.

Pour participer

Signez la pétition : http://www.greenpeace.org/international/en/campaigns/toxics/water/detox/Tell-Adidas-to-Detox/


jeudi 5 mai 2011

Le parlement vote contre des perturbateurs endocriniens

Le parlement vote contre les perturbateurs endocriniens
Une première bataille pour notre sante vient d'être gagnée.

Hier 3 mai, a la surprise générale, l'assemblée nationale a adopté en 1ère lecture la proposition de loi du député Yvan Lachaud, visant à interdire l’utilisation des phtalates, des parabènes et des alkylphénols. En mars, la proposition avait été rejetée en Commission des affaires sociales. L’Assemblée Nationale, en séance plénière, vient de lui accorder une majorité absolue.

Cap 21 se réjouit du courage des députés français et espèrent qu'ils seront suivis par les sénateurs et par les députés européens.

Les perturbateurs endocriniens sont des substances qui miment l'action des hormones. Ils sont présents essentiellement dans les plastiques.

On trouve les phtalates dans une large gamme de produits industriels, ménagers et de consommation courantes, dont des produits d’hygiène, des emballages alimentaires.
Les plus couramment retrouvés peuvent contaminer l'alimentation ou passer dans le sang par contact direct. Ce sont par exemple le bisphenol A, interdit l'année dernière dans les biberons, mais que l'on retrouve aussi dans les plastiques, le revêtement interne des boites de conserves ou des cannettes de boissons.

Les phtalates sont des plastiques mous utilisés dans de nombreux matériels médicaux comme le matériel de perfusion mais aussi dans certains jouets d'enfants, même si ils sont interdits par l'union Européenne;

Les parabènes sont des conservateurs chimiques largement utilisés : ils entrent dans la composition de plus de 80% des cosmétiques (shampooings, crèmes, mousses à raser…) et on les trouve aussi dans l’alimentation et même dans les médicaments.

Les alkylphénols sont généralement incorporés comme agents émulsifiants dans les cosmétiques. Le plus dangereux serait le nonylphénol.

Ces perturbateurs endocriniens sont suspectés d'augmenter le risque de cancers tels les cancers du sein ou de la prostate et de diminuer la fertilité masculine.
La période d'exposition la plus à risque est surement la période prénatale et chez le jeune enfant et la protection des femmes enceintes doit être une priorité.

C'est pour cette raison qu'il y a une urgence à déconseiller ou supprimer ces produits qui sont susceptibles d'altérer la santé future des fœtus et des jeunes enfants, 800 000 femmes sont enceintes tous les ans et les études actuelles publiées permettent de constater au minimum un fort doute quant à leur innocuité. Le doute doit profiter à notre santé, et la santé de nos enfant commence dans l'utérus de leur mère.

Les députés viennent de faire un geste fort pour les générations futures.

Marianne Buhler
CAP 21
Réseau Environnement Santé


Communiqué de Presse (03 mai 2011) du Réseau Environnement Santé
Vote historique sur 3 familles de perturbateurs endocriniens

Le Réseau Environnement Santé se félicite de l’adoption en 1ère lecture de la proposition de loi du député Yvan Lachaud, visant à interdire l’utilisation des phtalates, des parabènes et des alkylphénols. En mars, la proposition avait été rejetée en Commission des affaires sociales. L’Assemblée Nationale, en séance plénière, vient de lui accorder une majorité absolue.

« En ce jour où les ONG pressent la Commission et les États-membre de l’Union européenne à enfin agir sur les perturbateurs endocriniens, le vote lucide et courageux des députés français ne pouvait pas leur faire meilleur écho » se réjouit André Cicolella, porte-parole du Réseau Environnement Santé.

Le RES invite les sénateurs à confirmer ce vote historique. « Avec ce vote, les parlementaires entrent dans la modernité des enjeux de santé publique qu’incarne la question des perturbateurs endocriniens. Nous attendons du gouvernement et des autorités sanitaires qu’ils osent à leur tour franchir cette ligne de rupture » conclut André Cicolella.


Sources :
communiqué du RES
CAP21

Mon avis

Un vote important en effet qu'il faut confirmer par le Sénat.
Notez que les PE sont nocifs pour l'ensemble du vivant comme montré dans mon billet ici.
Ne crions pas victoire tant que la loi n'est pas passée !
Il restera de toute manière fort à faire car le nombre de substances dangereuses est bien plus conséquent que les 3 qui font l'objet du vote des députés.

jeudi 21 avril 2011

Aspartame : mise en oeuvre du principe de précaution en faveur des femmes enceintes

La Commission de l'Environnement, de la Santé publique et de la Sécurité alimentaire du Parlement européen a adopté le 19 avril la 2ème lecture du règlement concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires.

Corinne Lepage (Député européen et Présidente de Cap 21) a fait adopter un amendement qui consiste à rendre obligatoire la mention "pourrait ne pas convenir aux femmes enceintes" lorsque des produits contiennent de l'aspartame.

Corinne Lepage se félicite de la prise en compte par le Parlement européen du principe de précaution au profit des femmes enceintes qui consomment des produits contenant de l'aspartame : "Nous innovons puisque c'est la première fois que l'on tire les conséquences de l'incertitude scientifique quant à l'impact négatif de l'aspartame pour les femmes enceintes, une vraie victoire pour les consommateurs, et une belle façon de répondre à l'inertie de l'EFSA, de la Commission européenne et des Etats membres dans ce domaine !"

Source : www.corinnelepage.eu

Mon avis

Une nouvelle victoire pour Corinne Lepage. Bravo !


Cette image ne fait pas partie du communiqué de presse de Corinne Lepage.

dimanche 3 avril 2011

Ampoules basse consommation fluocompactes : progrès ou désastre ?

La journaliste Annie Lobé nous avertissait en 2009 du danger des lampes fluocompactes. Selon elle, ces ampoules cumulent quatre inconvénients majeurs : elles contiennent du mercure, très toxique, que l’on retrouvera un jour en mer, et elles émettent à la fois des UV, des radiofréquences et des basses fréquences, ce qui en ferait le produit le plus polluant à avoir été commercialisé à des centaines de millions d’unités sur l’ensemble de la planète.


Leur principe de fonctionnement : des électrodes serties aux extrémités d’un tube de verre envoient des radiofréquences pour ioniser le mercure présent sous forme de vapeur et générer des ultraviolets, rendus visibles par des poudres fluorescentes. À l’allumage, des ingénieurs de l’École supérieure d’électricité (Supelec) ont enregistré des pics de radiofréquences jusqu’à 380 volts par mètre. Et chaque lampe éteinte émet un champ résiduel de 0,3 volt par mètre !

Pour plus d’information

Consultez le site Santé Publique éditions.

jeudi 10 mars 2011

Plastiques : tous toxiques !

Une étude du National Institute of Environmental Health Science (NIEHS), publiée le 2 mars dans Environmental Health Perspectives indique clairement que pratiquement tous les plastiques libèrent des substances agissant comme des œstrogènes.

Ceci est d'autant plus inquiétant que nombreux sont les ustensiles en plastique servant à stocker les aliments ou qui entrent directement en contact avec ces derniers. Il s’agit de boîtes en plastique, verres, assiettes, biberons, films alimentaires, etc...

Sur 455 échantillons analysés, 71% des plastiques libèrent des substances agissant comme des œstrogènes quand l’attaque est réalisée soit à l’aide d’un solvant (éthanol), soit à l’aide d’une solution salée et quel que soit le type de résine, le type de produit ou le fabriquant du matériau. En utilisant une méthode d’extraction mélangeant la solution salée et l’éthanol, le pourcentage est encore plus élevé: 92% des échantillons libèrent des molécules à activité œstrogénique. Les mêmes agressions ont un effet encore plus désastreux après exposition aux UV, micro-ondes ou forte chaleur humide. Le résultat est encore plus grave : 95% des plastiques libèrent ces substances.

Source : Journal de l'Environnement

Mon avis

Bannissons plastiques et micro-ondes.


Et en plus voila où on retrouve le plastique !


mercredi 9 mars 2011

Semaine pour les alternatives aux pesticides


Initiée par l’ACAP, Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticides – réseau de 170 organisations créée par l’association Générations Futures, la Semaine pour les Alternatives auxPesticides entame sa 6ème édition.

Du 20 au 30 mars 2011 se tiendra donc la 6ème édition de la semaine pour les alternatives aux pesticides. 10 jours pendant lesquels des associations, des collectivités, des citoyens et des entreprises (etc…) organiseront des actions de sensibilisation, de formation et d’information pour montrer que l’on peut et que l’on doit se passer des pesticides chimiques. Cette semaine se fera en France mais aussi dans d’autres pays européens et africains.


MARCHE SYMBOLIQUE
En 2011, une marche symbolique pour dire "oui aux alternatives aux pesticides" sera organisée. Ainsi, des marches seront organisées un peu partout en France et à l'étranger. Une équipe de coordinateurs locaux se met actuellement en place. La liste des coordinateurs est disponible dès à présent. En attendant, tenez-vous prêt pour marcher à nos côtés le samedi 26 mars.

A Paris, cette marche aura débutera au jardin des grands moulins dans le 13ème et rejoindra le parc de Bercy en passant par la passerelle Simone de Beauvoir.
Nous n'avons pas encore l'heure de départ exacte mais ça devrait être en début d'après-midi (14-14h30).
Le mot d'ordre pour chaque participant est de venir avec le sourire et avec un T-shirt uni d'une des couleurs de l'arc en Ciel.



Pour plus d’information

Consultez le site de la semaine sans pesticides.

Une initiative de l'association



dimanche 13 février 2011

Nanoparticules : une approche de prévention insuffisante

L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) est impliquée de longue date sur le thème des nanomatériaux. Trois rapports et avis ont été publiés sur le sujet, en 2006, 2008 sur les risques pour les travailleurs, puis 2010 sur l’évaluation des risques pour la population et l’environnement.


Les experts de l'ANSES ont développé un outil d’évaluation et de gestion des risques liés à l’utilisation de nanomatériaux dans l’industrie et l'ont présenté dans un rapport fin 2010. La norme internationale ISO, en cours d’élaboration afin d'être le standard international de prévention des risques professionnels liés aux nanomatériaux, devrait s’inspirer de cette méthode.

Selon le directeur de l’évaluation des risques à l’ANSES, il n’est pas possible aujourd’hui de conduire une évaluation classique des risques pour les nanomatériaux, faute de disposer de tous les éléments sur leurs dangers et les niveaux d’exposition des salariés, mais aussi d’appareils de mesure ad hoc. De fait, très peu d’études relatives aux dangers des nanoparticules sont disponibles et chaque famille de nanoparticules, comme le dioxyde de titane, recouvre toute une variété de substances aux profils toxicologiques distincts. Dans ce contexte, la méthode proposée par les experts de l'ANSES est présentée comme une approche de prévention pragmatique.

Son principe est le suivant :
On attribue à chaque nanoparticule une classe de danger (de 1 à 5) en fonction de ses propriétés physico-chimiques, de son caractère biopersistant ou de la toxicité connue de substances analogues. Une classe de risque d’exposition des travailleurs lui est parallèlement associée (de 1 à 4) en fonction de critères comme la nature de la substance (volatile ou inerte). Cette matrice permet in fine de déterminer des dispositions de protection collective minimales prenant en compte le niveau de risque estimé : de la ventilation classique au confinement total de la pièce.

Ce qui est très important c'est que l'application cette méthode d'évaluation concerne les risques que subissent les travailleurs. Elle n'est pas obligatoire (en attendant la norme ISO) et rien n'existe pour évaluer les risques pour le consommateur.

Source : Journal de l'Environnement

Pour plus d’information

Communiqué de l’Anses et lien vers le rapport (en anglais)

Mon avis

Une situation particulièrement grave qui ne mobilise que peu de monde.
Il se pourrait que ce soit une future affaire du type "amiante"...
L'absence d'évaluation des risques pour le consommateurs est particulièrement grave et inadmissible car le nombreux produits contenant des nanomatériaux sont commercialisés (par exemple dans les cosmétiques) avec une totale méconnaissance des risques encours pour les utilisateurs.

dimanche 30 janvier 2011

Le Conseil d'Etat annulera-t-il les autorisations annuelles du Cruiser ?

L’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) avait attaqué au Conseil d'État les décisions d’autorisation de mise sur le marché du CRUISER 350 dont les apiculteurs français et européens dénoncent depuis des années les effets dévastateurs sur les abeilles et sur l’ensemble des insectes pollinisateurs.

Le Conseil d'État a examiné le 24 janvier les requêtes de l'UNAF. Le Rapporteur Public a demander l’annulation des décisions par lesquelles le ministre de l’Agriculture a autorisé le CRUISER en 2008, 2009 et 2010. Le magistrat a demandé également la condamnation de l’Etat à verser 9.000 € d’indemnités à l’UNAF pour ses frais de procédure.

Le Conseil d'État suit généralement les recommandations du rapporteur public. Il devrait rendre sa décision sous une quinzaine de jours, selon l'UNAF.

Pour Henri CLEMENT, Président de l’UNAF, « GAUCHO, REGENT, CRUISER… C’est trop !
Pourquoi faut-il qu’à chaque fois il faille faire appel aux juges pour sanctionner la complaisance inadmissible des décideurs publics pour l’industrie agrochimique en violation de la loi et au détriment de nos valeurs fondamentales de protection de l’environnement !
Dans le contexte du MEDIATOR, nos concitoyens sont les témoins effarés de la désastreuse incurie de l’Etat face à son rôle de contrôle et de protection…
Bruno LEMAIRE osera-t-il après cela maintenir l’autorisation du CRUISER qu’il vient encore de donner il y a quelques jours pour l’année 2011 sur des millions d’hectares ? Je ne peux pas le croire. Ni les apiculteurs français, ni l’opinion publique ni la Justice ne l’accepteraient ! ».

Source : Communiqué de l'UNAF



mardi 18 janvier 2011

Un viticulteur meurt d'une "maladie professionnelle" due aux pesticides

Yannick Chénet, 45 ans, viticulteur à Saujon (Charente-Maritime) s'est éteint samedi soir des suites d'une leucémie reconnue comme maladie professionnelle par la Mutualité sociale agricole. Il avait notamment témoigné dans le film "Severn" de Jean-Paul Jaud traitant notamment du danger des pesticides.

Dans ce long métrage, Yannick Chénet livrait un témoignage poignant sur sa maladie : « Les produits qui m'ont empoisonné et ceux qu'on me donne pour me guérir sont fabriqués par une seule et unique firme. »

Source : Sud Ouest


dimanche 9 janvier 2011

Urgence pour les abeilles -- Agissez maintenant !

AAVAZ nous propose une pétition en faveur des abeilles :


Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les abeilles ne font pas seulement du miel, elles sont une humble et géante force de travail, pollinisant 90% des plantes que nous cultivons.


De multiples études scientifiques mettent en cause un groupe de pesticides toxiques pour expliquer leur rapide disparition, et les populations d'abeilles ont augmenté dans plusieurs pays d'Europe qui ont interdit ces produits. Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler l'autorisation de l'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles nous devons faire changer la position de notre gouvernement.

Nous n'avons pas de temps à perdre -- le débat fait rage quant aux mesures à prendre pour sauver ces espèces. Il ne s'agit pas seulement des bourdons et des abeilles, il s'agit de notre survie. Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l'agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens :

https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?vl

Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre -- elles pollinisent chaque année les plantes et les cultures pour une valeur estimée à plus de 40 milliards de dollars, représentant plus d'un tiers de l'approvisionnement en nourriture dans beaucoup de pays. Sans aucune action immédiate pour les sauvegarder, le monde pourrait se retrouver sans fruits, ni légumes, noix, huiles et coton.

Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles sont maintenant éteintes et d'autres ne totalisent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais des recherches indépendantes à la pointe du sujet ont mise en avant de fortes preuves mettant en cause les pesticides du groupe des néonicotinoïdes. L'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabriquant Bayer, ont interdit certains de ces produits. Mais Bayer, Syngenta et d'autres continuent d'exporter ce poison dans le monde. Et la France, pendant un temps fer de lance des interdictions, vient tout juste de renouveler pour un an l'autorisation commerciale d'un produit phare contenant cette substance toxique.

La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous pouvons amener les décideurs français et européens à agir, d'autres dans le monde suivront. Cela ne sera pas facile. Une fuite révèle que l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis avait connaissance des dangers de ces pesticides mais les a ignoré. Le document indique que le produit "hautement toxique" de Bayer représente "une préoccupation de risque majeur pour les insectes non ciblés les abeilles".

Nous devons faire entendre nos voix pour contrer la très forte influence des industriels sur les décideurs politiques et les scientifiques en France, en Europe et aux Etats-Unis où ils financent les études et siègent dans les organes de régulation. Les vrais experts, les apiculteurs et les agriculteurs, demandent l'interdiction de ces pesticides mortels pour les abeilles, jusqu'à ce que, et seulement si de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger. Soutenons-les dès à présent. Signez la pétition ci-dessous :

https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?vl


Au Ministre Français de l'Agriculture M. Le Maire et au Président de la Commission Européenne M. Barroso:

Nous vous appelons à interdire immédiatement l'utilisation des pesticides néonicotinoïdes jusqu'à ce que et seulement si de nouvelles études scientifiques indépendantes prouvent leur innocuité. Le déclin catastrophique des populations d'abeilles pourrait mettre toute notre chaîne alimentaire en danger. Si vous agissez dès maintenant et avec précaution, nous pourrons éviter l'extinction des abeilles.


Nous ne pouvons plus laisser notre fragile chaîne alimentaire aux mains d'une recherche contrôlée par les entreprises de chimie et les organes de régulation que ces industriels soudoient. Bannir ce groupe de pesticides nous rapprochera d'un monde plus sûr pour nous-mêmes et pour les autres espèces que nous aimons et dont nous dépendons.

samedi 8 janvier 2011

Nourriture pour animaux contaminée aux dioxines en Allemagne, la France ne risque rien selon les autorités françaises

Vous en avez certainement entendu parler, quelque 150.000 tonnes d’aliments pour animaux auraient pu être contaminées par de la dioxine en Allemagne. Berlin soupçonne une contamination d’origine criminelle. Une enquête judiciaire est en cours. Les analyses confirment en effet des taux de contamination parfois dix fois supérieurs à la norme, ce qui exclut une simple erreur de manipulation. La dioxine est une substance cancérigène à long terme. Environ 3.000 tonnes de graisses contaminées à la dioxine à une vingtaine de fabricants de fourrages. Selon le ministère de l'agriculture, 150.000 tonnes de fourrages pourraient avoir ainsi été contaminées.

Près de 5.000 exploitations agricoles fermées, des œufs contaminés ont été envoyés aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Quelque 100 000 œufs ont été détruits la semaine passée.

Les autorités françaises sont formelles : l'Hexagone est pour l'instant exempt de produits contaminés à la dioxine.

Nous sommes donc rassurés, non ???
Aucun risque que du jambon allemand contaminé se retrouve sur nos rayons de supermarchés...
Jamais des produits contenant de l'œuf aux dioxines ne seront commercialisés...

Tout va bien... Ayons confiance...


jeudi 23 décembre 2010

Bisphénol A : tickets de caisse mais pas seulement

Les magasins U prévoient d'utiliser des rouleaux de papier de caisse sans bisphénol A à partir du 1er février 201.

Le Bisphénol A est un composé chimique entrant dans la fabrication de certains plastiques et classé comme perturbateur endocrinien. Son utilisation fait polémique (lsa 2162, pp 14/18) dans le secteur des conserves où il est utilisé dans les vernis qui tapissent les boîtes, mais aussi, depuis peu, sur les tickets de caisse. Une étude récente de l'Inra de Toulouse tendrait à montrer que le Bisphénol A pourrait passer par le toucher, d'où l'inquiétude pour les vendeurs et caissières qui manipulent des milliers de tickets.

Une étude menée par des chercheurs appartenant aux ONG américaines Safer Chemicals, Safer Families et la Washington Toxic Coalition, rendue publique début décembre démontrerait que la moitié des 22 tickets de caisse étudiés étaient recouverts d'une couche importante de bisphénol A. "Etant donné que le bisphénol A est présent dans le papier thermique (utilisé pour faire les tickets de caisse, ndlr) sous forme de pellicule, nous soupçonnions que (ce produit) peut facilement se propager de ces tickets vers d'autres objets", expliquent les chercheurs dans cette étude. Selon eux, tenir en main un ticket de caisse pendant 10 secondes permet à près de 2,5 microgrammes de bisphénol A de passer du ticket vers les doigts. Cette quantité est multipliée par 15 lorsqu'une personne frotte un ticket de caisse entre ses doigts, indique encore l'étude.

Le RES salue, dans cette décision des Magasins U, un acte fort de responsabilité sociale envers les salariés concernés et invite toutes les entreprises utilisatrices de papiers thermiques à base de Bisphénol A à répliquer cet engagement. « La substitution de ces tickets de caisse aura des conséquences positives immédiates en réduisant l’exposition au Bisphénol A des salariés qui les manipulent quotidiennement, mais aussi, dans le cas des femmes en âge de procréer, en réduisant les risques de développement de maladies chroniques pour leurs futurs enfants » se félicite André Cicolella, président du RES, « les utilisateurs de Bisphénol A, tous usages confondus, devraient inventorier les éventuelles expositions professionnelles et adopter, s’il y a lieu, une démarche similaire ».

Pour le RES néanmoins, la décision des Magasins U en appelle d’autres. « Les consommateurs ne comprendraient pas que les Magasins U substituent le Bisphénol A dans le papier thermique mais pas dans le revêtement des conserves de marque U » avertit Yannick Vicaire, chargé de mission au RES. Le Bisphénol A fait l’objet d’une interdiction provisoire en France limitée pour l’instant aux seuls biberons, une restriction que la Commission européenne a repris à son compte mais qui ne garantit pas une prévention suffisante de l’exposition à ce perturbateur endocrinien présent, entre autres, dans de nombreux matériaux de contact alimentaire. « Faudra-t-il qu’à l’instar des Magasins U, l’initiative volontaire des acteurs économiques précède l’action de l’Etat, garant de la santé publique ? » s’étonne Yannick Vicaire, « les parlementaires et le gouvernement doivent franchir le Rubicon et généraliser au plus vite l’interdiction du Bisphénol A dans tous les usages susceptibles de contribuer à l’exposition de la population ou d’une catégorie particulière, comme le personnel de caisse ».

Source : communiqués du RES.

Mon avis

Une bonne décision de la part de cette enseigne.
Bien évidemment je rejoins le RES sur la nécessité d'une démarche cohérente qui pousse à stopper l'utilisation du bisphénol A dans l'ensemble des produits. Il me parait probable que les boites de conserve ne soient pas les seules concernées.
Réclamons l'abandon totale de l'utilisation de ce produit.

mercredi 15 décembre 2010

Autorisation du Cruiser reconduite pour 2011 : un drame pour les abeilles !

Le Ministre de l’agriculture vient de renouveler l’autorisation du Cruiser pour l’année 2011 !

Pour la quatrième fois consécutive depuis 2008, cet insecticide va, en effet, bénéficier d’une dérogation d’un an.

L'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) s'est dite "scandalisée" jeudi du renouvellement pour un an de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de l'insecticide systémique Cruiser 350 qui a conduit à des cas avérés d'intoxication des abeilles.

France Nature Environnement relance sa pétition contre le Cruiser et pour l’application du plan Ecophyto, qui vise la réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici 2018.

Pour agir

Signez la pétition

Mon avis

Le Cruiser est fabriqué par le groupe suisse Syngenta.
Il semble que ce soit un groupe influent !
Les abeilles vont continuer à en payer les conséquences. Inadmissible !




jeudi 9 décembre 2010

Gare aux nanotechnologies !

Les nanotechnologies, peut être en avez-vous entendu parler.
Mais peut-être pas, tant l’information sur ce sujet se fait rare.
Le public n’a qu’une vision vague du sujet et quand elle existe, probablement qu’elle provient de sources partisanes favorables à son développement.


Qu’est-ce que les nanos ?
Les nanotechnologies sont des technologies à l’échelle nanométrique, c'est-à-dire qu’elles interviennent à l’échelle du nanomètre, soit du milliardième de mètre. Pour nous faire une idée, un cheveu est 80 000 fois plus gros, un globule rouge est 5000 fois plus grand, alors que c’est une des plus petites cellules du corps humain.
L’intérêt d’intervenir à cette échelle minuscule sur la matière c’est que ses propriétés changent complètement et ceci sur de très nombreux aspects : physique, chimie, optique, électrique, magnétique. La nano-matière doit être appréhendée par la physique quantique, domaine extrêmement pointu. Tout cela répond à un objectif bien connu : faire de l’argent.
En effet, on estime que le marché des nanos sera de plusieurs dizaines de milliards d’euros vers 2015.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, la nano-matière, les nanomatériaux donc sont déjà bel et bien présents dans notre quotidien. Au niveau mondial, plus de mille produit commerciaux en contiennent et cela alors que l’on ne connait quasiment rien des risques qu’ils peuvent faire peser sur l’environnement et sur la santé, et alors qu’il n’existe absolument aucune règlementation pour les encadrer.


Les produits contenant des nanomatériaux
En Octobre 2010, le Bureau Européen des Unions de Consommateurs (BEUC) et l’Association des Consommateurs Européens sur la Normalisation (ANEC) ont recensés 475 produits contenant des nanomatériaux sur le marché européen, contre 151 en 2009. Cependant, la proportion des produits dans les 8 différentes catégories représentées restent sensiblement la même :

  • santé et fitness
  • aliment et boisson
  • électronique et ordinateurs
  • véhicules à moteur
  • appareils de découpe
  • produits pour enfants
  • maison et jardin
  • appareils

Il faut savoir que 41% des produits recensés dans cette enquête concerne les nanomatériaux issus de la recherche pour la santé et la fitness.

La médecine est très intéressée par les nanos
Certains disent que les nano-médicaments offrent de nombreuses perspectives (Alternative santé n°375) pour cibler avec précision les organes malades, diversifier les indications médicamenteuses, court-circuiter les cellules cancéreuses…
D’autres (BEDE) soupçonnent que les sociétés pharmaceutiques visent de réaliser des profits considérables en remplaçant les médicaments tombés dans le domaine public par des nano-médicaments brevetés et commercialisés à des tarifs incomparablement plus élevés.


Les nanoaliments
Même si elles sont peu présentes dans l’alimentation, les industriels recherchent l’effet antiagglomérant des nanoparticules de silice, les propriétés antibactériennes des nanoparticules d’argent.
Les instances officielles (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) indiquent qu’aucun produit alimentaire contenant des nanos n’a été évalué à l’heure actuelle. L’ANIA (syndicat des industriels de l’alimentaire) prétend qu’il n’existe pas de nanotechnologie dans les aliments en France et en Europe. Les produits alimentaires listés comme comportant des nanos (par exemple par les Amis de la Terre) viennent-ils d’ailleurs ?

Vers la convergence de technologies
Au-delà des nanomatériaux, c’est à une convergence de quatre technologies que les promoteurs des nanos veulent arriver : les nanotechnologies, les biotechnologies, les sciences de l’information et de la communication, et les sciences cognitives, d’où le nom de ‘NBIC’ (Nano, Bio, Info, Cogno). Un ensemble explosif et inquiétant…


Des biotechnologies à la biologie synthétique
Face aux difficultés rencontrées par les biotechnologies actuelles pour manipuler le vivant avec les OGM actuels, le génie génétique a pour objectif de synthétiser des séquences ADN. Ces créations artificielles donnent le jour à des bio-briques entrant dans la composition de nouveaux organismes vivants.
Les scientifiques ont ainsi déjà recréé artificiellement des virus éradiqués (grippe espagnole, polio) ainsi que des bactéries plus complexes.
Cette technique tiendrait moins du bricolage que ne l’est la production des OGM actuels. C’est un pas de plus dans l’artificialisation du vivant !


Une quasi absence de règlementation
La seule règlementation stricte existante est celle relative aux médicaments qui s’applique aux nanomédicaments au même titre qu’à n’importe quel médicament.
Pour le reste : rien.
Un règlement est en train de se mettre en place pour l’usage des nanos dans les cosmétiques et l’alimentation. Elle devrait être applicable en 2013 seulement !

Un suivi quasi-impossible
Alors qu’il n’existe aucune obligation d’étiquetage, les quelques entreprises qui avaient communiqué sur la présence de nanos dans leurs produits se sont bien vite arrêtés de le mentionner face à l’inquiétude des consommateurs.
En ce qui concerne le devenir des nanomatériaux dans l’environnement, il n’existe actuellement aucun procédé de routine le permettant. La surveillance sanitaire les concernant est ainsi impossible.
Cette situation est d’autant plus inquiétante que l’on sait peu de choses des risques encourus au niveau environnemental et sur la santé. Dans sa brochure « BANG », l’organisation BEDE annonce que les études toxicologiques menées sur des composés bien identifiés indiquent que certains d’entre eux pourraient avoir des effets négatifs sur la santé. Certains pourraient même être aussi dangereux que l’amiante.

Les nanomatériaux sont présents dans de nouveaux produits aux caractéristiques séduisantes, mais en l‘absence de législation contraignante, leur présence n’est signalée que sur volonté de l’industriel. Vu les risques et les conséquences possibles, l’étiquetage est quasi-inexistant.
Faute d’études, que pouvons nous savoir de leur impact sur notre santé et notre environnement ? Faute d’étiquetage, comment choisir de les acheter ou Pas ? Stabilisation des couleurs, suppression des grumeaux, renforcement des arômes… ces soi-disant avantages justifient-ils une telle prise de risques pour que les nanoparticules soient introduites dans notre alimentation ?


Quels risques pour l’environnement ?
La diversité de la forme des nanoparticules est grande : emballages, pneumatiques, textiles, matériaux de construction, médicaments, crèmes solaires. Ils peuvent ainsi être solides, liquides, pâteux, crémeux, aérosols…
Vu l’absence d’étiquetage, il est impossible de les repérer dans les déchets.
Comme de toute manière il n’existe aucune règlementation les concernant, vous imaginez bien que personne ne va prêter attention au devenir des nanos dans les déchets. On ne sait rien de leur devenir dans l’environnement.
Se dispersent-ils dans l’eau ? L’air ? Le sol ? On n’en sait rien.
Ont-ils des effets indésirables ? Dangereux ? On n’en sait rien.

Quels risques pour les travailleurs ?
Nous l’avons vu, la diversité de la forme et de l’usage des nanos est grande.
Du coup, les travailleurs soumis aux nanos sont eux aussi en nombre important.
Leur protection vis-à-vis des risques potentiels n’est pas vraiment assurée du fait que les risques eux-mêmes ne sont pas connus.
Par définition, les nanoparticules sont de taille suffisamment fine pour entrer dans les cellules par ingestion, inhalation ou contact cutané. Dès lors, que deviennent ces éléments dans l’organisme, ce n’est pas clairement établi.
Par souci de secret industriel et soucieux de préserver leur responsabilité au regard des risques, les employeurs ne communiquent pas ou peu sur la nature des matériaux manipulés par leurs employés.
Dès lors, comment espérer mettre en place les mesures de protection nécessaires ?

Vers une société sous contrôle et l’amélioration des performances humaines
Deux aspects très inquiétants des nanotechnologies sont, d’une part la prolifération annoncée des puces RFID qui seront intégrées directement aux matériaux, produits et même implantés dans le corps humain !
Dès lors, comment garantir la confidentialité et le respect de la vie privée ?
L’amélioration des performances humaines touche, elle, à l’étique.
L’idée serait d’augmenter les performances physiques et mentales.
D’ores et déjà un implant neuronal artificiel est expérimenté pour réparer les atteintes de la maladie de Parkinson. Des logiciels pourraient être directement téléchargés dans l’implant situé dans le corps !
Où situer la limite à ne pas dépasser dans une telle artificialisation de l’humain ?
Il ne faut certainement pas compter sur les militaires pour répondre de manière satisfaisante à cette question. Ils sont en effet très intéressés pas ces technologies et mènent des recherches dans ces domaines.
Regardez le film « le silence des nanos », il est carrément affolant sur ce thème !
On se croirait en pleine science fiction ! Si ce qu’il nous montre est notre réalité de demain, ce qui se prépare est particulièrement grave.


La recherche accaparée par le secteur privé
L’enjeu économique est tel que les grandes sociétés mondiales sont très actives dans la recherche sur les nanos. On constate un très fort lien entre recherche et industrie. Il n’existe pas ou peu de recherche indépendante sur le sujet, les industriels sont toujours partie prenante. Le pouvoir politique a maintenant mis la recherche scientifique au service de l’industrie. Les universités sont dépendantes des entreprises et du monde économique. La recherche est orientée vers les applications rentables.
Recherche et formation ont les mains liées par l’industrie en vue de réaliser du profit. Si cela est vrai en général, cela l’est particulièrement pour les nanotechnologies.
Dès lors, comment espérer avoir des lanceurs l’alerte comme nous en avons sur les OGM par exemple ? Cette situation est particulièrement préoccupante.

Pour plus d’information

Lisez la brochure « BANG » publiée par l’organisation BEDE (2009).

Consultez le rapport des Amis de la Terre (en anglais - 2008).

Reportez-vous à la liste des nanos établie par l’ ANEC/BEUC.

Visitez le site Aujourd’hui le nanomonde.

Allez sur le site de BEDE.

Achetez le DVD ou regardez le film "Le silence des nanos" (attention, ce n'est pas la version finale) :



Mon avis

Un sujet extrêmement préoccupant, d’autant de par ses possibles conséquences sur la santé, l’environnement et la société, que de par le peu d’information disponible.
La parodie de démocratie, le soi-disant débat public sur les nanotechnologies organisé par le CNDP entre octobre 2009 et février 2010 ne doit pas faire illusion. Il a carrément tourné à la confrontation.
Essayons de nous tenir informés, de proscrire l’achat de produits contenant des nanos, d’agir en soutenant les organisations et associations qui agissent dans ce domaine.


Espérons que si changement il y aura, il sera positif...

samedi 20 novembre 2010

L’inventaire national des paratonnerres radioactifs


Les paratonnerres protègent les bâtiments des effets destructeurs de la foudre en drainant son énergie vers la terre. Ils seraient plus efficaces quand l’air qui environne leur pointe est fortement ionisé. Au début du XXe siècle, la technique d’ionisation consistait a leur annexer des éléments radioactifs tels que la radium 226 ou l’américium 241. Ce n’est qu’au cours des années 1970-1980, les technologies électroniques prenant le relais, que l’on prit conscience de la dangerosité du procédé initial.

A lui seul, entre 1936 et 1986, le premier fabriquant français de paratonnerres en aurait produit plus de 230.000. Ils ont été vendus dans le monde entier. Tous modèles confondus, il y en aurait dans l’Hexagone entre 40 et 50.000, certains ayant presque 80 ans. Mais voilà, personne ne connaît ni leur nombre exact, ni leur emplacement puisqu’ils n’ont jamais été répertoriés.


Celui ci a perdu un élément...

Ces appareils resteront nocifs pendant des milliers d’années. Par exemple, la « période » du radium 226 est de 1.602 ans, soit le temps nécessaire pour que sa radioactivité diminue de moitié. Ces radioéléments se nichent sur les clochers, les immeubles d’habitation collectifs et individuels, les fermes et les coopératives, les phares, les gares, les bâtiments administratifs, les cheminées d’usines, les châteaux; mais aussi, les hôpitaux, les écoles et finalement, en déchetteries.

Répertorions ces appareils dangereux
Le site de l’inventaire national des paratonnerres radioactifs nous propose de participer à cette action collective d’utilité publique, il suffit d’un appareil photo et d’un bon sens de l’observation. C’est facile et amusant.

Pour participer

Allez sur le site de l’inventaire national des paratonnerres radioactifs.



dimanche 31 octobre 2010

Le Bisphénol A pénétrerait l’organisme par la peau

Les chercheurs de l’unité Xénobiotiques de l’INRA de Toulouse montrent pour la première fois par des tests ex vivo que le Bisphénol A (BPA), perturbateur endocrinien qui fait débat par sa présence dans certains emballages, peut pénétrer l’organisme humain par la peau.

Ces travaux complètent une première étude qui avait révélé des taux importants de BPA dans l’organisme des personnes en contact régulier avec des tickets de caisse ou des reçus de cartes de crédit.

Le Bisphénol A (BPA) est un composant largement utilisé dans la fabrication industrielle des récipients en plastique de type polycarbonate, tels certains biberons. On le retrouve également dans les résines des revêtements intérieurs de boîtes de conserve pour aliments ou canettes de boissons. Or le BPA peut migrer de ces plastiques et résines vers l’aliment contenu, spontanément à très faibles doses et surtout si ce dernier est chaud. On le retrouve dans les urines, le sang et le liquide amniotique d’une grande majorité de la population européenne. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) –aujourd’hui Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES)- ont à ce propos défini une dose journalière acceptable (« DJA ») de 0,05 milligramme/kg de poids corporel.

Pourtant lorsque l’exposition théorique de la population est calculée (par extrapolation des quantités de BPA présentes dans les aliments), les scientifiques constatent que les mesures de résidus de BPA dans les tissus humains ne concordent pas. Plusieurs spécialistes du domaine suspectent pour cette raison l’existence d’autres sources d’exposition au BPA, en particulier cutanée. En effet, le BPA est présent sous forme libre dans une grande partie des « papiers thermiques », utilisés pour les petits terminaux d’impression (reçus de cartes de crédit, tickets de caisses enregistreuses, etc.). Dans beaucoup de ces papiers, le BPA est utilisé comme révélateur de la coloration à l’impression des tickets et par conséquent est présent en assez grande quantité. En août 2010 (1) une équipe américaine avait rapporté que des niveaux résiduels de BPA étaient plus importants dans l’organisme d’hôte(sse)s de caisse.

Les chercheurs de l’INRA de Toulouse en collaboration avec les laboratoires Pierre Fabre, démontrent pour la première fois que la peau constitue probablement une autre porte d’entrée du BPA au sein de l’organisme. Dans cette optique, ils ont développé un modèle d’étude ex vivo constitué d’explants viables de peau de porc (2), pour analyser la diffusion des produits chimiques parvenant au contact de ce tissu. Sur ces explants d’oreilles de porc, ils ont observé qu’environ les deux tiers du BPA déposé à la surface de la peau traversaient la barrière cutanée, quelle que soit la dose déposée (50 à 800 nmoles). Dans un deuxième temps, une comparaison a été réalisée avec des explants de peau humaine, démontrant des résultats similaires.

Ces nouvelles données associées au fait qu’une contamination alimentaire ne peut expliquer à elle seule les taux de BPA retrouvés chez certaines personnes suggèrent fortement que cette molécule est capable de pénétrer dans l’organisme à travers la peau humaine.

Les chercheurs de l’INRA de Toulouse avaient montré en 2009 que l’appareil digestif du rat est très sensible aux faibles doses de BPA, affectant ainsi la perméabilité intestinale et que l’exposition pré- et post-natale de ces animaux à la molécule peut fragiliser la fonction de « barrière intestinale » à l’âge adulte.

Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives dans l’évaluation du risque d’exposition aux perturbateurs endocriniens et en particulier au BPA. En effet, ce dernier est un leurre hormonal, capable de mimer l’effet des œstrogènes, les hormones sexuelles féminines qui, au-delà de leur rôle dans la fonction de reproduction, sont essentielles au développement d’organes comme le cerveau ou le système cardio-vasculaire.

L’ensemble de ces résultats est publié dans l’édition en ligne avancée de « Chemosphere » du 27 octobre 2010.

Référence :
Viable skin efficiently absorbs and metabolizes bisphenol A. Chemosphere, online : doi:10.1016/j.chemosphere.2010.09.058.
Daniel Zalkoa, Carine Jacquesa, Hélène Duplanb, Sandrine Bruela, Elisabeth Perdua
a INRA, UMR1089 Xénobiotiques, 180 Chemin de Tournefeuille, BP 93173, 31027 Toulouse Cedex 3, France
b Pierre Fabre Dermo-cosmétique, Laboratoire de Pharmacocinétique Cutanée, Allée Camille Soula, BP 74, 31322 Vigoulet, France

(1) Braun et al, 2010
(2) La peau de porc présente de fortes similitudes physiologiques et morphologiques avec la peau humaine.

Source : INRA.

mercredi 13 octobre 2010

Aliments irradiés : aurons nous demain le choix ?

Le Collectif français contre l’irradiation des aliments nous alerte !

L'agence de sécurité sanitaire européenne EFSA s'apprête à rendre un avis sur l'irradiation des aliments, qui risque fort de permettre dans l'année à venir une mise à niveau de la réglementation européenne vers la norme du Codex Alimentarius (dernière révision en 2003) qui autorise et promeut l'irradiation de tous types d'aliments, quasiment sans limitation de dose (en cas de "nécessité technologique").

Le Collectif français contre l’irradiation des aliments a adressé ce 11 octobre, aux institutions et politiques européens une lettre ouverte, demandant expressément que la question de l’irradiation des aliments soit examinée dans toute sa complexité.

Le Collectif vous invite à partager et échanger sur ses informations et analyses lors d’une conférence et point presse le 14 octobre 2010 en présence de :
- Nils Andersson, membre du conseil scientifique d’Attac France
- Christian Boisgontier, ancien porte-parole de la Confédération paysanne
- Roland Desbordes, président de la CRIIRAD
- Véronique Gallais, administratrice d’Action Consommation

Cet événement s’inscrit dans le cadre de la semaine d’action du 10 au 16 octobre pour l’urgence Climatique, une agriculture paysanne et la justice sociale.

Le Collectif français contre l’irradiation des aliments est constitué des organisations :
Action Consommation, Adéquations, Agir Pour l’Environnement, Les Amis de la Terre, Association Léo Lagrange pour la Défense des Consommateurs, AIDAS, ATTAC, Biocoop, Collectifs Bure-Stop, Confédération Paysanne, CRiiRAD, Ecoforum, Ekwo, Fédération Nature et Progrès, Food and Water Europe, OGM Dangers, MDRGF, REcit, Réseau "Sortir du nucléaire".

Pour plus d’information

Lire le document CRIIRAD sur les aliments irradiés.
Lire mon billet : De la nourriture irradiée dans nos assiettes ?
Toutes les informations sur le site du Collectif : www.irradiation-aliments.org
Pour participer à la conférence :info@irradiation-aliments.org ou +33 1 48 05 86 81



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