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mercredi 31 août 2016

8 octobre 2016 - Notre-Dame-des-Landes - Que résonnent les chants de nos bâtons !

Acculé par les mobilisations massives des 9 janvier et 27 février, le gouvernement a organisé en juin une consultation biaisée. Se croyant forts du résultat de cette mascarade, les pro-aéroport et le premier ministre ont confirmé leur intention de procéder cet automne à l'évacuation et à la destruction de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, de ses cultures, de sa faune et de sa flore, de ses habitats et activités ainsi que des liens entre toutes celles et ceux qui se sont attaché.es à ce bocage. Ces déclarations font fi de la situation juridique du dossier puisqu'entre autres les autorisations de travaux ne sont toujours pas accordées.

Les porteurs du projet ne semblent pas avoir non plus mesuré la détermination de celles et ceux qui habitent ce bocage, des militant.es engagé.es à leurs côtés, le soutien dont ce mouvement bénéficie dans la région et bien au-delà, ainsi que l'implication des comités locaux. Ces 2000 ha de bocage et ce qui s'y vit sont aujourd'hui porteurs d'espoirs indéracinables face au saccage du vivant, des terres agricoles et à la marchandisation du monde. Il est impensable qu'ils disparaissent !

A l'initiative de l'ensemble du mouvement d'opposition au projet d'aéroport, nous marquerons donc le 8 octobre notre volonté commune d'empêcher toute agression contre la ZAD et tout démarrage des travaux. En écho à bien d'autres luttes paysannes, comme au Larzac, nous ferons résonner le sol de milliers de bâtons. Nous les laisserons sur place, en nous engageant ensemble à venir les reprendre, en cas d'intervention, et à défendre la ZAD, ses habitant.es, paysan.nes et l'avenir qui s'y construit.

Nous monterons également ensemble un hangar dont les éléments ont été fabriqués durant l'été sur la ZAD par des dizaines de charpentier.es. Cette oeuvre collective concrétisera notre volonté de nous organiser pour la résistance en créant un lieu qui sera une base d'appui en cas de tentative d'expulsion, autant qu'une structure commune pour le futur.

Convergeons vers Notre-Dame-des-Landes le 8 Octobre 2016,
Rendez-vous à 10h dans le bocage, à pied, en tracteur ou à vélo.
Que chacun-e apporte son bâton, sculpté, décoré et le mette dans les roues du projet.
Tous et toutes ensemble, empêchons l'aéroport !

Plus d'infos sur les sites acipa-ndl.fr et zad.nadir.org


jeudi 4 août 2016

Du 8 au 19 août : Deuxième manche de l’été d’urgence à Bure !


Dimanche 14, à 11h : grande manifestation contre le projet CIGEO et l’accaparement du bois Lejuc.

Retrouvons-nous massivement à Bure pour ensevelir la poubelle nucléaire sous une irréversible marée humaine !

Pour plus d’information

http://vmc.camp/2016/07/31/du-8-au-19-aout-deuxieme-manche-de-lete-durgence-a-bure/

vendredi 22 juillet 2016

Stop à l’huile de palme cancérigène de l’industrie agroalimentaire !


L'organisation Sauvons la forêt nous propose une pétition pour demander aux autorités nationales et européennes de bannir l’huile de palme raffinée des produits alimentaires.

Dans un silence médiatique total, l’Autorité européenne de sécurité des aliments alerte sur les dangers liés à la consommation d’huile de palme industrielle, riche en contaminants génotoxiques et cancérigènes formés au cours de son raffinage. Les plus jeunes sont particulièrement menacés. La France et l’UE doivent réagir !

Pour signer la pétition

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/1056?t=2114

jeudi 7 juillet 2016

Cigéo, les occupants de la forêt de Mandres-en-Barrois expulsés

A 6 heures ce matin, les occupants de la forêt de Mandres-en-Barrois ontb été expulsés par la force armée.

Installés depuis puls de deux semaines, il refusaient que l'Andra ne saccage la forêt en prémices à la réalisation du centre de stockage des déchets nucléaires (projet cigéo) à Bure.
La lutte continue bien sûr, les appels ont d'ores t déjà été lancées pour des actions et manifestation ces prochains jours.

Ecoeuré par cet interminable État minable.

Pour plus d’information

http://vmc.camp/


lundi 27 juin 2016

NDDL c'est toujours NON !

Après le résultat sans surprise de la consultation de dimanche, les opposants réaffirement que l'aéroport ne se fera pas à Notre Dame des Landes.

Avec cette lamentable manoeuvre, se simulacre de démocratie participative mal ficelé, contestable et contesté, le gouvernement peut-il descendre encore plus bas dans l'estime des citoyens conscients de l'impératigve nécessité de préserver un patrimoine naturel et social pour les générations actuelles et futures ? Je dirais que non.
C'est clair, net et définitif, cette gauche là est pourrie.

Alors que 5 recours juridiques sont encore en instruction, quelle sera la suite ?

Un passage en force voulu par Valls depuis toujours ?
L'évavuation de la ZAD qu'ils désire tant serait, selon lui, légitilisée par l'expression démocratique des habitants de Loire Atlantique. C'est affigeant car nous savions et disions dès l'annonce de cette consultation que les dés étaient pipés par le choix du périmètre de vote.
Elargir le périmètre aux régions voisines qui, bien que non consultées, devraient payer si le projet était réalisé, tout comme le réduire aux seules communes directement concernées, chacune des deux options aurait donné un résultat opposé, c'est à dire défavorable au transfert de l'aéroport à Notre Dame des Landes.
Un récent sondage indique qu'au niveau national, 60% de la population est opposée au projet.
Nos élus et les lobby ne sont pas bêtes, ils ont choisi le périmètre restreint à la Loire Atlantique pour arriver à leurs fins sous couvert de démocratie.
Donc, si le Premier Ministre pase à l'acte, il vire les Zadiste et débute les travaux à l'automne.
Attention, opération à haut risque ! Nous ne voulons pas d'un nouveau Sivens et que d'autres rejoignent Rémi sur la liste des citoyens victimes de l'entêtement de nos dirigeants inconséquents.

Autre option : le Président de la République tient parole et n'engage rien tant que des recours en justice seront en cours.
Dans un tel cas, pourquoi avoir organisé cette consultation ?
Au vu des sondages et grâce au choix du périmètre consulté, une fois encore, le résultat était connu d'avance.
Notre Président serait-il plus bète que son premier Ministre et que les lobby ?
Je gage que non et qu'il a une fois encore l'intention de trahir ses promesses et ses dires. Au point où il en est, une trahison de plus ou de moins...

Voila donc, ma crainte, ma forte crainte est que l'automne sera très orageux.
Nous ne lacherons pas. Le rassemblement des 9 et 10 juillet le montrera.
Retrouvons nous sur place pour en parler !
Plus d'info sur : http://www.notredamedeslandes2016.org/


mercredi 22 juin 2016

Les associations environnementales punies par la droite

A en croire les réseaux sociaux (ceux que je fréquente occasionnellement) et le Canard Enchainé de ce matin, la droite forte de ses mégarégions est en train de punir les associations de défense de l'environnement qui s'opposent à leurs projets destructeurs.


Les vrais écolos seraient les chasseurs et nocifs sont :

  • les écolos qui annulent des permis de construire,
  • la LPO qui se bat contre les dates de chasse élastiques,
  • la FRAPNA qui refuse le projet Center Parcs à Roybon;
  • l'association Montain Winderness qui s'oppose à un projet de téléphérique et à l'extension du domaine skiable en Tarentaise,
  • Alsace Nature qui refuse un projet de golf,
  • Mirabel-Loraine ENvironnement mobilisée contre cijéo à Bure.

Allez, la droite leur sabre subvenstion, leur supprime des postes de personnel...

Bienvenue au royaume des "vrais" écologistes qui brossent le système productiviste destructeur et ses responsables politiques dans le sens du poil. Celui qui ne dérange pas les intérets économiques !
Bienvenue en politique de droite.. comme de gauche, non ?%%

Des écologistes politiques à vomir

Dans une tribune de Libération, Emmanuelle Coste, Barabara Pompili, François de Rugy (quelle belle brochette !) et quelques autres nous disent que la majorité actuellement au pouvoir a fait énormément pour l'écologie, que, bien sûr, tout n'est pas merveilleux et que des erreurs ont été commises, mais que, il faut rester avec eux car ce qui compte, c'est la victoire de la gauche en 2017 pour continuer à faire progresser l'écologie.


Retenons nous de rire et de nous mettre en colère pour essayer de comprendre leurs arguments.
Selons eux, regardez ces beaux succès écolos : loi de transition énergétique, développement des énergies renouvelables, remise en cause historique du tout nucléaire, résistance aux lobbies pro-gaz de schistes et pro-OGMs, soutien à l'agroécologie, montée en puissance de la taxe carbone, réussite de la COP21.

Bon, c'est clair, ils ne vivent pas sur la même planète que moi.
Où alors serait-ce autre chose ?
Serait-ce tout simplement pour tenter de s'assurer une place au soleil (voilé de pollution) d'une hypothétique reconduction de cette majorité après 2017 ?
Aurais-je aussi mauvais esprit ?

Ces écolos politiques là, je les vomis !
En est-il qui méritent considération ?
Je dois me garder de généraliser et espérer une réponse positive...

dimanche 19 juin 2016

Nuit Debout à Lannion le 17 juin 2016

Lannion ce vendredi 17 juin, après un fabyuleux concert de casserolles, le collectif Stop TAFTA Trégor nous présentait la situation des négotiations sur le libre échange entre les Etats Unis et l'Europe. Un sujet important, inquiétant et affligeant !



Une soirée militante bien sympathique !

mercredi 1 juin 2016

3 semaines pour dire non à l'aéroport de Notre Dame des Landes !


Dans trois semaines, le 26 juin prochain, les habitant.e.s de Loire Atlantique sont invité.e.s à se prononcer pour ou contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes.

Notre mobilisation est essentielle pour que ce projet inutile et nuisible, incompatible avec les engagements pris lors de la COP21, ne devienne jamais réalité.

Nous avons tou.te.s de bonnes raisons de dire non à cet aéroport et à son monde, et nous avons tou.te.s un rôle à jouer dans les jours qui viennent pour que le non l'emporte - que nous habitions en Loire Atlantique ou ailleurs importe peu.

Nous vous invitons donc à signer l'appel à voter Non à la consultation du 26 juin prochain, que lancent l'ACIPA et la coordination des opposant.e.s à l'aéroport de Notre Dame des Landes.

Chaque signature compte : plus nous serons nombreuses et nombreux à exprimer notre opposition à ce projet, plus les chances que le Non l'emporte effectivement le 26 juin seront importantes. N'hésitez donc pas à transmettre cet appel à vos proches !

Vous pouvez également participer à la campagne en vous engageant à téléphoner à des habitant.e.s de Loire Atlantique pour les convaincre de voter Non, le 26 juin prochain.

Enfin, vous pouvez trouver des argumentaires, des tracts et des affiches sur le site consultationnddl.fr & soutenir financièrement les opposant.e.s au projet d'aéroport.

dimanche 29 mai 2016

Sème ton étoile à Notre-Dame-des-Landes

9 et 10 Juillet à Notre Dame des Landes, venez participer aux "Semailles de démocratie".

Le collectif "Occupation du Ciel" avec les "Rallumeurs d'étoiles" vous proposent de venir lancer le soir du 9 Juillet l'un des 500 ballons porteurs de messages qui seront librement proposés.
Le mexicain Fidel Elias Castro et les "Rallumeurs d'étoiles" ont fabriqué les 500 ballons qui enchanteront cette soirée. Les militants pourront venir décorer et porter leur message sur ceux-ci l'après-midi du 9 Juillet Un ballon et un lettré en lampions honoreront la mémoire de Rémi Fraisse.

Des montgolfière papiers crées par des artistes spécialement pour l’événement, le drapeau "Sème ton étoile à Notre Dame des Landes", les vaches ,solaire et à feu, du Brésilien Tura.

La convergence des lutte, France, Mexique, Turquie, Brésil, est au coeur de cette Occupation du Ciel 2016 et toujours des trains de cerfs volants, des cerfs-volants de combat, des koinoboris, des salamandres, la vaches volante, les bulles géantes et le Zapéroport pour les plus gourmands, parce que la rencontre avec ces artistes vaut bien le coup et qu'on a toujours l'impression que c'est trop court, il vous est possible de participer aux "Ateliers de préparation" les 7 et 8 juillet à la Vache Rit : https://www.facebook.com/events/614910665332954/

Pour découvrir les Rallumeurs d'étoiles : https://www.facebook.com/Rallumeursdetoiles/?fref=ts

Ciel et terre libres à Notre Dame des Landes : terre.ciel.libres@gmail.com

samedi 7 mai 2016

250 remèdes naturels à faire soi-même


Auteur : Claudine Luu
Editeur : Terre Vivante
Collection : Conseils D'experts
ISBN : 2360982036

Si vous êtes adepte des médecines « douces », des soins naturels à base de plantes et si vous souhaitez préparer vous-même vos remèdes naturels, ce livre vous enchantera et vous guidera dans votre activité de pharmacien amateur.
L’auteure, Claudine Luu nous fait partager son amour des plantes et nous fait bénéficier de ses compétences pour nous permettre de les identifier, d’en connaitre les propriétés, leur histoire et, c’est le but, nous guider dans la confection de tisanes, huiles, crèmes et autres élixirs si bénéfiques à notre santé.

La nature est à l’origine de la quasi-totalité des médicaments. Les plantes y figurent en bonne place tant leurs propriétés sont multiples et leur efficacité bien connue et prouvée. Il n’est pas question d’en faire un usage inconsidéré, les plantes peuvent être dangereuses, d’où la nécessité d’un tel ouvrage. Aucune plante toxique n’y figure et certaines contre indications sont signalées. Il ne s’agit aucunement ici de remplacer le médecin ou le pharmacien qui restent nécessaires pour établir le diagnostic. Claudine Luu , Docteur en pharmacie et Docteur ès-sciences naturelles nous sensibilise à ces points importants.

Pour faire nos remèdes à base de plantes, il nous faut tout d’abord… des plantes.
Au fil des pages l’auteure donne envie de parcourir campagne et jardins pour y faire notre récolte. Mais attention, où, quand et comment dépendent de la plante et même de la partie de la plante à récolter. Récolter soi même n’est pas forcément à la portée de tous. Heureusement certaines plantes sont communes et l’on peut s’en procurer dans le commerce, le plus souvent séchées.
Les différentes et multiples préparations nous sont exposées en détail, il n’y a qu’à suivre les explications. Infusions, tisanes et décoctions sont à la portée de tous. Les sirops, vinaigres, lotions, vins et liqueurs, bains, miels, cataplasmes, baumes et crèmes sont assez simples à réaliser. Les huiles solarisées, les huiles de macération à froids et les macérats glycérinés demandent déjà un certain savoir faire Teintures mères et préparation homéopathiques sont déjà plus complexes et demandent probablement davantage de savoir faire.

La plus grande partie de l’ouvrage et naturellement consacrée aux plantes et à leur utilisation.
52 plantes médicinales sont illustrées d’une ou deux photographies et présentées sous différents aspects : description botanique, histoire, contre-indications (le cas échéant), principes actifs et propriétés. Pour chaque plante, Claudine Luu nous présente comment préparer chaque type de préparation et nous indique comment les utiliser et quels en sont les bienfaits.
Les annexes renferment de précieuses informations. Calendrier et lieux des récoltes mais surtout un bien utile tableau des propriétés et indications qui permet de trouver facilement quelle plante utiliser selon notre besoin du moment.

Tel un bon livre de cuisine qui nous donne faim et envie de préparer de bons plats, ce guide incite à la cueillette et à se lancer dans la fabrication maison de remèdes naturels. La passion et l’amour de plantes de l’auteur y sont pour quelque chose. C’est évident à chaque page. Jean-Marie Pelt ne s’y est pas trompé et nous offre sans doute un de ces derniers textes puisqu’il rédigea la préface du livre de Claudine Luu le jour précédent de son décès. Sa plume qui a touché si juste et cette circonstance particulière renforcent notre émotion à la lecture de cette jolie préface.

vendredi 29 avril 2016

Thé, téflon, dentifrice, vêtements : attention au fluor

France 5 diffusait en ce début de semaine un excellent reportage consacré au fluor et à ses dangers : Fluor, un ami qui vous veut du mal.


Parmi les nombreuses informations qu’il vulgarise figure en bonne place les conséquences néfastes du fluor pour la santé. Longtemps vanté et promu pour la santé dentaire, le fluor est très présent dans les dentifrices. Les nourrissons se sont vu prescrire du fluor par leur pédiatre. Or si une dose journalière de 1 milligramme ne doit pas être dépassée, c’est dès l’absorption de 2mg par jour que cela devient dangereux. Le juste dosage se révèle difficile à gérer. Il en est de même, pour l’adulte qui trouverait bénéfice à 2mg par jour mais qui ne doit pas dépasser les 4mg.

Un participant au débat suivant la diffusion du reportage conseillait de se renseigner sur la teneur en fluor de son dentifrice et d’en choisir un n’en contenant pas trop. Là où cela se complique encore c’est que le dentifrice n’est pas la seule source de fluor au quotidien. Le reportage montre que certains thés « bas de gamme » nous amènent à la limite journalière en seulement 2 tasses ! Mais pourquoi le thé contient-il du fluor et pourquoi certaines marques en ont-elles plus que d’autres ? Le thé, la plante possède la propriété de fixer en ses feuilles le fluor contenu dans le sol. La feuille emmagasine le fluor tut au long de son existence, ainsi, plus une feuille est ancienne, plus elle en contient.

Le thé, la boisson tant prisée de par le monde, est normalement l’infusion de bourgeons et de la toute première feuille située tout en haut de la tige. Les parties les plus jeunes de la plante, donc celles les moins chargées en fluor, soigneusement cueillies à la main. Tout va bien si la cueillette est manuelle mais ici aussi la recherche du profit a frappé en introduisant la cueillette mécanique bien moins précise et qui ramasse aussi quelques feuilles plus basses sur la tige, plus âgées et donc qui contiennent davantage de fluor. C’est ce qui fait que le reportage met en cause les thés bon marché.


Peut-on réellement espérer que les thés de marque, vendu plus cher ont une teneur raisonnable en fluor ? Peut-on être certains que les cueilleurs à la main ne sélectionnent bien que la première feuille ? Je ne saurais répondre à ces questions… Par contre j’ai pu vérifier sur l’emballage du thé que je consomme chaque matin qu’il est fait mention d’une cueillette manuelles et de bourgeons dorés… rassurant ?



Autre source d’exposition au fluor : les vêtements et chaussures. Ici c’est leur enduction de PFC, un composé fluoré, qui est en cause. Le PFC confère en effet aux vêtements et chaussure une capacité déperlante, de résistance à l’eau, d’imperméabilité, et ceci à bas coût. Encore. Comment savoir si un vêtement contient du PFC ? Impossible pour l’acheteur que nous sommes, même sil scrute soigneusement les étiquettes. Voici une loterie où l’on n’a rien à gagner, mais la santé à perdre !
Nous n’avons qu’à nous souhaiter bonne chance...

Sans avoir la prétention de couvrir ici tous les sujets abordés par le reportage, je finis par une matière qui fut longtemps sujet à controverse et qui reste extrêmement présent comme revêtement de nos ustensiles de cuisines, en particulier des poêles et casseroles : le téflon.


Dupont de Nemours l’utilisa au départ pour participer à la création de la bombe atomique (hé oui !). Lisez l’excellent ouvrage de Fabrice Nicolino et vous verrez que l’industrie chimique est en quelque sorte née de la bombe et des guerres. Sympathique, non ? Le téflon vit-il des jours moins sombres en empêchant les aliments d’adhérer à nos poêles ? Toujours est-il qu’à haute température il dégage des composés fluorés nocifs. Téflon, PFC et PFOA sont à bannir de nos cuisines. Attention cependant aux revêtements de nouvelle génération qui, s’ils revendiquent souvent l’absence de PFC et de PFOA, des composés fluoré, n’indiquent pas s’il renferme des nanomatériaux. Les nanoparticules s’introduisent de plus en plus dans les produits industriels, une fois encore au plus grand bénéfice financier des fabriquant, mais fort probablement au détriment de notre santé qu’ils menacent, sachant franchir nos barrières cellulaires. Alors, vive l’inox !

Si vous n’avez pas regardé le reportage, France 5 le propose encore en replay ici alors que je publie ces lignes. Si il n'est plus disponible alors que vous les lisez et que vous souhaitez le voir, faites moi signe.

mardi 26 avril 2016

Consultation NDDL, l'état persiste

L'état persiste et le référendum promis par Hollande est devenu une "consultation des électeurs des communes de la Loire-Atlantique sur le projet de transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes".

Certains commentateurs considère que cette consulation n'aura aucune incidence sur l'avenir du projet. Si tel était le cas, nos représentants s'acharneraient dans cette voie stupide de consulation pour ne pas dédire notre président ?

Si la consultation est aussi stupide qu'inutile, les mots me manquent pour qualifier le fond du problème :le projet d'aéroprt à NDDL lui même. Une absurdité, une connerie, un crime écologique etc... Finalement non, les mots ne me manquent pas !

Bon, si cette consultation se fait effectivement le 26 juin 2016, les opposants se mettent en marche pour informer. Car, n'en doutons pas, la désinformation voire l'information trompeuse sera de mise pour les partisants du projet, pour les organisateurs de la consultation.

Quelques chiffres de FNE. Peuvent-ils faire pencher les votants du côté du réalisme ? J'aimerais le penser...


Bien évidemment je partage pleinement la position de l'ACIPA : "Pour l’ACIPA, cette éventuelle consultation citoyenne ne peut en aucun cas légitimer un projet d’aéroport à Notre Dame des Landes qui est illégal. Cette consultation ne sera, dans tous les cas pour nous, qu’une étape dans le long combat pour l’arrêt définitif du projet."

Pour plus d’information

Lisez le décret organisant la consultation : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032447327&dateTexte=&categorieLien=id

Consultez la position de l'ACIPA : https://www.acipa-ndl.fr/actualites/communiques-de-presse/item/650-position-de-l-acipa-sur-la-consultation

Encore et toujours :

mardi 22 mars 2016

Quand ballon rime avec béton

Le PSG menace de bétonner trois cents hectares de terres historiques nous dit l'excellent site Reporterre.
Situé dans les Yvelines, le domaine de Grignon est un site d’une grande richesse géologique, un lieu de recherche historique agronomique, un poumon vert de bonnes terres.
L’Etat veut en vendre le terrain, sans doute au club de football Paris-Saint-Germain.
Le Qatar, propriétaire du PSG depuis 2011, veut investir dans un nouveau centre d’entraînement et serait prêt à dépenser pour y bâtir 18 terrains de football, un stade de 5.000 places et le parking correspondant, des boutiques, peut-être même un hôtel et des restaurants !

Les photographies ci-dessous, publiées sur le site Reporterre montrent un site sur lequel une telle réalisation serait pour moi criminelle...

Le château de Grignon


L’arboretum d’AgroParisTech à Thiverval-Grignon

En dehors de ce magnifique patrimoine naturel, le site est mondialement connu pour la Falunière, une carrière géologique de 500 m2 riche en fossiles comptant plus de 800 espèces de coquillages.

Pour ne pas laisser faire une telle horreur, une pétition est en cours. Evidemment je vous engage à y apporter votre voix.
Allons nous laisser le Qatar détruire notre patrimoine pour un ballon rond ?

Pour signer

C'est ici.

Pour plus d’information

Lisez l'article de Barnabé Bictin sur Reporterre : http://www.reporterre.net/Le-PSG-menace-de-betonner-trois-cents-hectares-de-terres-historiques

vendredi 4 mars 2016

NDDL le 27 février 2016, une manifestation fabuleuse !

Ignorons ceux qui ne savent délibérément pas plus compter les manifestants que les salamandres et les campagnols, nous étions entre 50 000 et 60 000 samedi 27 février à prouver que notre détermination est plus forte que jamais à garder le ciel de Notre Dames des Landes aux oiseaux.








Jamais peut être je n’avais participé une manifestation « environnementale » de cette ampleur en près de 30 ans de militantisme.
Comme toujours à NDDL, quelle ambiance ! Quelle fraternité ! Et quelle chance de retrouver dans cette foule immense, nombre d’amis, de compagnons de lutte, qu’ils soient de paris, de la région de Bure ou de Chinon !

lundi 22 février 2016

Pour respecter les engagements pris lors de la COP21, la France doit renoncer à construire l’aéroport de Notre Dame Des Landes


Qui a déclaré : « A Paris, il y a eu bien des révolutions depuis des siècles, mais aujourd’hui c’est la plus belle et la plus pacifique des révolutions qui vient d’être accomplie : la révolution sur le changement climatique » ?

Réponse : François Hollande, en clôture de la COP21, la conférence internationale sur le climat, le 12 décembre 2015.

Mais comment parler d’une révolution sans les actes courageux pour la faire advenir ? L’accord de Paris, adopté à l’unanimité en décembre 2015 à l’issue de la COP21, fixe au monde l’objectif de contenir l’élévation de la température de la planète « nettement en-dessous de 2° C » et de « poursuivre l’action » pour la limiter à 1,5° C. Y parvenir réduirait sensiblement les risques liés au dérèglement climatique, qui modifierait de manière irréversible les conditions d’existence sur Terre.

Dès aujourd’hui, les émissions excessives de gaz à effet de serre et les dérèglements qu’elles provoquent accentuent les inégalités sociales et font courir de nouveaux risques sur l'ensemble du globe. Six cent mille morts de désastres climatiques depuis 1995 ; 250 millions de réfugiés climatiques à l’horizon 2050 : derrière ces chiffres, c’est la responsabilité de notre génération qui est en jeu. Tous les chefs d’Etat et de gouvernement ont reconnu cette responsabilité dans l’accord de Paris.

Mais pour véritablement prendre sens, cet engagement doit maintenant dépasser les simples promesses diplomatiques et être mis en œuvre concrètement. Cela passe par la réduction d’activités émettrices de gaz à effet de serre, en particulier la combustion d’énergies fossiles.

L’engagement pris dans l’accord de Paris n’est pas compatible avec la construction d’un aéroport à Notre Dame des Landes sur près de 2000 hectares de terres agricoles et de milieux naturels (qu’habitent de nombreuses espèces protégées), qui générerait un surcroît d’émissions par l’aviation, le bétonnage d'une des plus grandes zones humides du pays, et la destruction de fermes paysannes.

A l’inverse, préserver le bocage fertile et riche en biodiversité de Notre Dame des Landes serait le signe de la maturité d'un pays prêt à s’engager dans la voie nouvelle de la transition énergétique et écologique, dont les générations actuelles comme les générations futures ont tant besoin. Abandonner ce projet ne préserverait par ailleurs pas que l’écosystème local : renoncer à un projet émetteur de gaz à effet de serre contribue également à préserver notre avenir à tou.te.s.

Depuis plus de 40 ans, le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes suscite l’opposition résolue et concertée d'agricultrices et d’agriculteurs, d’associations de protection de l'environnement, d’élu.e.s, d’habitant.e.s de la région, de riverain.e.s, de syndicalistes, ainsi que de nombreuses personnes à travers la France. Sur place, les opposant.e.s au projet d’aéroport mènent des expériences riches en enseignements, dans le domaine de l’agroécologie, de la permaculture, de l’habitat léger, etc. La qualité des études qui ont conduit à l'autorisation de l'aéroport est quant à elle contestable, son utilité même est remise en cause, de même que les dépenses que sa construction implique. L’abandon de ce projet, lancé il y a cinquante ans et désormais dépassé, est la seule position cohérente et pragmatique pour l'avenir de notre climat - c’est en effet à l’aune de l’accord de Paris que doit être jugée la pertinence de ce projet.

Nous demandons le respect des engagements pris lors de la COP 21 - autrement dit l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.

Ajoutez votre nom

http://act.350.org/sign/NDDL

vendredi 12 février 2016

NDDL, référendum piège

Hollande demande au gouvernement d'organiser un référendum local pour décider sur le sort du projet d'aéroport à NDDL. Si la réponse est opui, mesdames messieurs les opposants, il faudra vous plier !
Si c'est non, l'état devra en tirer les conséquences...

Référendum local. Fera-t-on voter crapauds, grenouilles et tritons ?
C'est un piège. Local ? Non, ce devrait êtré régional, inter-régional, même national, voire européen.

Aéroport, NON !
Référendum, NON et NON !

Rendez-vous sur la ZAD le 27 février !


jeudi 4 février 2016

APPEL : Notre Dame des Landes - Samedi 27 février 2016 - Mobilisation générale

La manifestation générale contre le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes, le 27 février 2016 se tiendra donc sur la ZAD et sera suivie d'une grande fête pour l'avenir de la ZAD.

Voici le texte de l'appel diffusé par ACIPA.


Pour l’abandon du projet d’aéroport - Pour l'avenir de la ZAD
Ni expulsions, ni travaux

Face aux menaces du gouvernement, le mouvement anti-aéroport est plus dense et vivant que jamais. En témoignent la mobilisation en urgence de 20 000 personnes et près de 500 tracteurs sur le périphérique nantais le 9 janvier, les actions de blocages et mobilisations paysannes qui ont suivi, le rassemblement devant le tribunal de Nantes et les multiples manifestations dans des dizaines d'autres villes en France et au-delà.

La résistance à Notre-Dame-des-Landes est aujourd'hui devenue emblématique de tant d’autres luttes contre les destructions environnementales et sociales, de tant de combats face à la disparition des terres agricoles ou aux causes du changement climatique. Elle marque un refus ferme de la marchandisation continue du territoire et de nos vies. Ce qui se construit sur la ZAD est porteur d'un immense espoir parce que s'y inventent d’autres manières d’habiter le monde, de cultiver, de créer et de s'organiser en commun. Les 30 et 31 janvier, c'est un millier de personnes qui sont venues participer à plus de 30 chantiers simultanés pour renforcer ce que Vinci voudrait détruire. En ces temps d'état d'urgence en passe de devenir perpétuel et d'atteinte prolongée aux libertés publiques, la détermination qui anime le bocage est un encouragement contagieux à ne pas se résigner.
Mais le 25 janvier, le juge des expropriations a prononcé l'expulsion des paysan-ne-s et habitant-e-s légaux de la ZAD : immédiate pour les exploitations agricoles, sous deux mois pour les habitations. Les quelques 200 nouvelles personnes qui, depuis 2007, se sont installées sur la ZAD pour y vivre et la protéger, sont, elles aussi, susceptibles d'être délogées par la force. La décision de passer à l'acte est aujourd'hui entre les mains du gouvernement.

Hollande s'était engagé à attendre la fin des recours juridiques contre le projet d'aéroport. Ceux-ci ne sont pas épuisés : les recours contre les arrêtés loi sur l'Eau et Espèces Protégées sont en appel, une procédure de pré-contentieux est encore pendante devant la Commission Européenne. Pourtant, Valls, de son côté, martèle toujours sa volonté d'expulser la ZAD et de démarrer les chantiers à court terme, confortant les porteurs du projet. De premiers travaux de défrichage sont censés commencer avant la mi-mars.

Si la pression sur l'ensemble de la zone est aujourd'hui plus forte que jamais, il n'est pas question de partir et de laisser la place aux tractopelles de Vinci, ni de vivre continuellement avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il n'est pas non plus question de diminuer notre propre pression sur les porteurs du projet et le gouvernement.

Au contraire, c'est maintenant qu'il faut enfin gagner l'abandon du projet d'aéroport par notre mobilisation ! Dans le bras de fer qui s'est engagé, la puissance du mouvement dans la France entière pendant les semaines à venir va être décisive. Toutes les composantes de la lutte appellent donc à multiplier les actions de solidarité, en préambule d'une journée de mobilisation massive et générale le 27 février. Cette journée aura pour mot d’ordre l’arrêt des menaces d’expulsion sur les paysan-ne-s et habitant-e-s de la ZAD, ainsi que l’abandon définitif du projet d’aéroport. Nous invitons tous les comités et soutiens à relayer très fortement l'appel pour cet événement et à organiser des bus et convois pour s'y rendre.

Nous nous rassemblerons le 27 février en fin de matinée, précisément là où les travaux sont censés commencer, pour y faire la démonstration concrète de notre capacité à les bloquer. Nous convergerons ensuite vers une grande fête pour l'avenir de la ZAD. Les différentes heures exactes de rendez-vous et points de départ des cortèges seront précisés par la suite.

Celles et ceux qui habitent et cultivent la ZAD ne la quitteront pas !
Il n’y aura jamais d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes !


vendredi 29 janvier 2016

Gaz de schistes, retour en scène à Montélimar

Le tribunal administratif a annulé la décision qui abrogeait son permis de recherche de gaz de schistes dans la région de Montélimar. La loi du 13 juillet 2011 interdiant la technique de fracturation hydraulique, Total a indiqué vouloir utiliser les « techniques de stimulation » « qui seront disponibles ». La société affirme qu'elle n'utilisera pas la fracturation hydraulique. Que sont ces techniques de stimulation ? En existe-t-il ? D'aucuns disent que non et que Total veut gagner du temps pour conserver coûte que coûte son permis.

Le tribunal administratif a annulé pour excès de pouvoir l’arrêté du ministre de l’écologie concernant Total. En 2011 le ministère avait annulé le permis de recherche considérant que Total n'était pas suffisamment précise sur les techniques alternatives qu'elle comptait utiliser. Il se trouve que la loi du 13 juillet 2011 n'impose pas que de telles précisions soient fournies dans la demande de permis, le tribunal a donc conclu à une erreur de droit commise par le ministère.

Le flou de la loi, dénoncé à l'époque par les opposants aux hydrocarbures de schistes, se révèle aujourd'hui lourd de risques.
Que va-t-il se passer sur les 4327 km2 qui s'étendent du Sud de Valence à la région de Montpellier ?


Sources : entre autres, le blog de Maximes Combes


mercredi 27 janvier 2016

Comment se protéger des ondes ?

Pourquoi se protéger ?

Voyons tout d’abord pour quoi se protéger des ondes. Pour deux raisons.
La première raison est que nous vivons dans un environnement où les ondes électromagnétiques sont extrêmement présentes de par la multiplication des appareils qui en émettent.

Tout appareil fonctionnant à l’électricité émet un champ électrique et un champ magnétique. Les deux champs sont intimement liés, on parle ainsi de champ électromagnétique.
Les champs sont le plus souvent variables dans le temps. On parle alors de champs alternatifs ou d’onde. La fréquence du champ dépend du type d’appareil et varie de quelques Hertz (extrêmement basse fréquence) à plusieurs centaines de giga Hertz (extrêmement haute fréquence). Les ondes dont la fréquence dépasse 10 MHz sont toujours accompagnées d'un champ électrique et d'un champ magnétique, elles sont donc dites électromagnétiques.


Certains appareils émettent des champs électromagnétiques alors que ce n’est pas leur fonction. Nous trouvons là en fait tous les appareils électriques, en particulier ceux qui possèdent un transformateur comme les radio-réveils, les chaines hifi mais aussi les simples lampes.
D’autres appareils sont conçus pour émettre des ondes, c’est le cas des émetteurs, téléphones, box wifi et tous les dispositifs communicants sans fils.

La seconde raison est que les organismes vivants sont sensibles aux ondes électromagnétiques. Il est maintenant indiscutable que les ondes ont non seulement des effets thermiques (les seuls considérés pendant longtemps) mais aussi des effets biologiques sur les organismes et donc sur le corps humain.

Nous sommes tous électrosensibles mais certains d’entre nous le sont plus que d’autres et les symptômes qu’ils présentent peuvent être très sévères, ce sont les électrohypersensibles.


Nous devons nous protéger des ondes, mais comment ?

Il faut tout d’abord considérer deux objectifs possibles, la protection contre les ondes venant de l’extérieur (d’un appartement, d’une maison) et la protection contre les ondes venant de l’intérieur.

Se protéger des ondes venant de l’extérieur

L’idéal est bien sûr qu’il n’y ait pas de source d’ondes. Il faut ainsi s’opposer individuellement et/ou collectivement à tout projet d’implantation d’antenne près d’habitation, commerces, lieux de travail et équipements publics.

Si cela est possible, il faut choisir un lieu d'habitation éloigné de sites d'implantation d'antennes. Sinon, préférer une maison ou un appartement qui n’est pas situé dans l’axe d’une antenne ou à sa hauteur et qui n’a pas d’antenne sur le toit.

Une protection intéressante est apportée par des arbres ou buissons interposés entre les antennes et la maison. Les murs épais, la terre font écran aux micro-ondes qui peuvent aussi traverser la toiture mais surtout les ouvertures, principalement les fenêtres. Les électrohypersensibles éviteront de placer lits et fauteuils près des fenêtres et préféreront les lits en bois plutôt que métalliques. Volets et stores métalliques, doubles, voire triple vitrage mais aussi films métalliques sur les vitres atténueront les ondes. Enduire ses murs intérieurs d’argile en couche épaisse atténue les ondes. Il existe aussi des articles spécialisés qui pourront être utiles : rideaux, couvertures, tapis muraux ou de sol mais leur utilisation peut être délicate et leur efficacité variable. Mais attention les ondes émises à l’intérieur du logement par des appareils pourront être réfléchies par la surface interne de ces dispositifs, ce qui augmentera le champ électromagnétique à l’intérieur de l’habitation !

Se protéger des ondes venant de l’intérieur

Ici encore le meilleur moyen serait de ne pas avoir d’appareil émetteur d’ondes électromagnétiques mais comme nous l’avons vu en introduction, tout appareil fonctionnant à l’électricité en émet, à commencer par l’installation de distribution électrique elle-même.

Une bonne installation réalisée avec des câbles blindés et des prises de terre systématique peut faire diminuer les champs électromagnétiques à l’intérieur de l’habitation. Les câbles blindés sont indispensables en cas d’utilisation d’appareils utilisant les courants porteurs en ligne (CPL) pour la distribution d’Internet ou pour relier des appareils communicants et surtout le nouveau compteur Linky (voir article dédié au Linky). La mise à la terre dévie le champ électrique, il est très important d’en disposer, ce qui n’est pas forcément le cas dans les habitations anciennes.

Les appareils isolés ne sont pas reliés à la terre, ils peuvent être de grands émetteurs d’ondes. Il faut ainsi éviter de les avoir près de soi. Par exemple on pendra soin d’éloigner le sèche cheveux de son crâne lors de son utilisation. L’éloigner de 10cm diminue de 50% l’exposition à son rayonnement.

Eloigner des lits et fauteuils tout radiateur, lampe de chevet et tout luminaire, radio-réveil, réveil électronique.

Les plaques de cuisson à induction émettent des champs élevés. Les fours à micro-ondes peuvent ne pas être assez étanches, se tenir à distance si vous en utilisez, ce qui reste à éviter.

Ainsi que nous l’avons vu dans le cadre de la protection contre les ondes venant de l’extérieur, il convient d’éviter les grandes pièces métalliques. Il en est de même pour les grands miroirs. Ceci afin d’éviter que les micro-ondes ne s’y réfléchissent, augmentant ainsi la densité des champs électromagnétiques à l’intérieur du logement. Toute structure métallique devrait être reliée à la terre.

En cas de nécessité, un diagnostic de votre lieu de vie peut être effectué par un professionnel. Reste à en trouver un sérieux et compétent. Dans les situations difficiles et surtout lors de la mise en œuvre de dispositifs de protection conséquents, il convient de faire un diagnostic avant et après la mise en œuvre des protections afin de voir si celles-ci n’ont pas de conséquences négatives.

Les appareils communicants sans fil
Ils sont très largement utilisés maintenant, cela à grand renfort de publicité. Beaucoup d’utilisateurs n’imaginent même pas que te tels objets si courants présentent un risque pour la santé. Cela pourrait s’avérer constituer un grand problème sanitaire à terme.

Nous l’avons vu, tous les appareils communicants sans fils émettent des ondes, toutes les ondes influent sur les organismes vivants et nous sommes tous électrosensibles. Partant de là nous ne pouvons que conseiller d’en éviter l’utilisation et, si l’on ne peut s’en passer, de les déconnecter la nuit. Il s’agit des souris et claviers sans fil, des écouteurs sans fil, des appareils permettant de faire communiquer des ordinateurs entre eux, d'avoir accès sans fil à Internet, de faire passer des programmes TV sur d'autres téléviseurs ou sur ordinateur. Il faudrait désactiver le wifi de nos Box Internet et passer en liaison filaire. Le wifi des voisins traverse les murs et nous avec. Leur demander de le couper, surtout si le signal reçu chez vous est de niveau élevé.

Beaucoup de babyphones fonctionnent avec des micro-ondes, ceux-ci ne devraient jamais être placés près d'un enfant. L'usage d'un babyphone à micro-ondes est à proscrire.

Le téléphone DECT
Le téléphone fixe sans fil utilisant la technologie numérique DECT est un gros émetteur d’ondes.

Evidemment le téléphone filaire est préférable au niveau santé. Sinon il faudrait débrancher base et combiné durant la nuit car la plupart des modèles émettent 24h/24, même hors communication. Ce n’est pas le cas des modèles disposant de la fonction « éco DECT plus » qu’il faut activer et configurer sur l’appareil pour réduire le niveau des émissions et limiter celles-ci au seul moment de la communication.

Le téléphone portable
Nous arrivons au sujet crucial. En effet, c’est parce que l’on s’en sert qu’il y a des antennes relai et surtout parce que son usage est maintenant extrêmement répandu. Qui n’en possède pas un, voire plusieurs ? Il semble impensable de revenir en arrière et de s’en passer. Reste alors à « limiter les dégâts » et à l’utiliser de manière à réduire autant que possible ses impacts sur notre santé et celle des autres. Les conseils d’utilisation sont nombreux et certains devraient être bien connus car mentionnés sur les notices. Il n’est cependant pas inutile de mentionner ici l’ensemble de ce que nous avons relevé dans la littérature et les articles diffusés par Internet.


Tout commence par le choix de l’appareil. Le seul conseil à donner est de veiller à ce que sa la valeur du débit d'absorption spécifique (DAS) soit la plus faible possible, même si cela ne se rapporte qu’aux seuls effets thermiques de l’appareil et pas à ses effets biologiques.

Les conseils d’utilisations sont multiples :

  • Couper l’appareil chaque fois que c’est possible car il émet même en veille.
  • Eviter son utilisation dans les lieux clos où il émettra fortement pour établir la communication.
  • Voiture, train, tram, métro, caves, parkings souterrains ne sont pas des lieux recommandés pour téléphoner.
  • Eviter les lieux où les antennes sont éloignées, en milieu rural par exemple.
  • Eviter de téléphoner lorsque les conditions météo sont mauvaises (pluie, neige, brouillard, orage).
  • Ne pas téléphoner en conduisant, dans les escaliers et même en marchant. Les fautes d’attention peuvent être lourdes de conséquences.
  • Il ne faut pas téléphoner en présence de produits inflammables comme l'essence, l'alcool ou l'éther. Il faudra donc être prudent dans des lieux où l'on peut rencontrer ces substances (stations d'essence, hôpitaux...). En présence de ces substances un portable est capable de déclencher un incendie.
  • Préférer les textos aux appels.
  • Des études recommandent des appels aussi brefs que possible. Téléphoner moins de 4 minutes par appel, limiter à 6 le nombre d'appels journaliers et ne pas dépasser une durée d'exposition de 22 minutes par jour.
  • Eviter le contact du téléphone avec la tête. Utiliser un kit oreillette filaire où passer en mode « mains libres ». Le kit oreillette ne fait que diminuer certaines nuisances, il n'est pas une garantie de sécurité absolue.
  • Attendre que la communication soit établie pour coller le combiné à son oreille en l’absence de kit oreillette.
  • Ne pas utiliser d’oreillette Bluetooth. C’est une mini antenne relais placée près du cerveau.
  • Eviter de porter le téléphone mobile en veille sur soi et particulièrement de le porter dans la poche de son pantalon, près des organes génitaux, ou dans une poche sur la poitrine, près du cœur.

Les radiations des téléphones mobiles sont particulièrement nocives pour :

  • les enfants,
  • les femmes enceintes,
  • les personnes âgées,
  • les malades immunodéprimés,
  • les personnes hypersensibles aux rayonnements électromagnétiques.

En pratique ceci veut dire qu'il faut réserver l'emploi du téléphone portable pour ce qui est essentiel, indispensable ou urgent.

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