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jeudi 28 juillet 2011

Les bois à terre : à nettoyer ou bien à conserver pour la bonne santé de la forêt ?

Depuis quelques années, les usagers de la forêt ont pu remarquer que quantité de bois morts sont laissés sur place après une exploitation forestière, au lieu d’être brûlés comme c’était le cas auparavant.


Loin d’être le résultat d’un manque de respect de la part des gestionnaires de la forêt, il s’agit bien au contraire d’une décision qui a été prise dans le but de favoriser la biodiversité ainsi que la croissance des arbres.

Plusieurs facteurs jouent en faveur de cette pratique:

  • Les brindilles et branches des arbres renferment un potentiel nutritif en azote, phosphore, potassium, oligo-éléments tels que fer et manganèse, indispensable au bon équilibre des sols et de leurs habitants ainsi qu’à l’alimentation des plantes. Le développement durable de nos forêts exige de ne pas avoir recours aux engrais, et le bois mort, dès lors qu’il se décompose, constitue le meilleur fertilisant possible, et c’est gratuit !
  • Les rémanents, c’est-à-dire tout ce que l’exploitant forestier n’emporte pas et laisse sur place, ainsi que les arbres morts à cavités, constituent un habitat pour mammifères, oiseaux, reptiles, insectes, dont de nombreuses espèces protégées, mais aussi champignons, qui y trouvent des conditions propices à leur alimentation et leur reproduction et un refuge vis-à-vis des prédateurs.
  • Sans bois mort les parasites et ravageurs divers n’ont rien d’autre à se mettre sous la dent que les arbres… vivants ! C’est donc aussi, contrairement aux idées répandues, un abcès de fixation pour une faune et une flore nuisibles à la pérennité de la forêt.

Par ailleurs il faut savoir que, lorsqu’elles sont déposées dans l’eau, branches et brindilles, et notamment leurs écorces, relarguent des composés toxiques, comme les tannins, qui rendent le milieu aquatique impropre à la vie, au lieu de disparaitre en se décomposant dans le sol sur lequel elles tombent naturellement.
En tas au pied des arbres, le bois mort constitue une porte d’entrée pour des organismes susceptibles d’attaquer les troncs.
Une pratique citoyenne et respectueuse de la nature, qu’il faut encourager, consiste à ne pas ramasser le bois mort pour le mettre au pied des grands arbres, ni le jeter dans les mares ou au bord de celles-ci, et ne pas s’en servir pour construire des cabanes ou boucher des fossés.

Comme toute règle souffre d’exceptions, la zone du Cormier (future Réserve Biologique Dirigée située à l'intérieur de la forêt domaniale de Sénart en Essonne et Seine-et-Marne), avec ses caractéristiques si particulières liées à la pauvreté des sols, telles que la présence de landes et pelouses, nécessite des aménagements aux principes généraux énoncés ci-dessus.
Si l’étalement au sol des branches et brindilles est préconisé en zone boisée, en zone ouverte ou semi-ouverte, qu’il s’agisse de pelouse ou de lande, cette pratique ne s’impose pas, bien au contraire on doit y évacuer un maximum de bois et ne laisser qu’à la seule végétation basse le soin de nourrir le sol.
Et, bien entendu, ne transportons pas dans la clairière le bois tombé provenant de la forêt voisine !

Auteur : Jean-François PONGE
Muséum National d’Histoire Naturelle

mardi 10 mai 2011

Quelle est cette plante ?

Il y avait longtemps que je n'avais pas fait ce coup là...

Savez-vous quelle est cette plante ?

Photo prise dans les Vosges le 11 avril.



mercredi 12 janvier 2011

25 ans de la loi « Littoral » : une loi toujours aussi mal appliquée selon FNE


France Nature Environnement nous communique :

Le 3 janvier 1986 était adoptée la loi relative à l’aménagement et à la protection du littoral.
Cette loi devait encadrer les nouveaux pouvoirs des maires en capacité depuis la décentralisation de rédiger les PLU et de délivrer les autorisations d’urbanisme. Mais, sous la pression des élus locaux et des promoteurs, de nombreuses communes violent la loi littoral et ont été condamnées par les juridictions administratives, saisies par les associations de protection de l’environnement et les particuliers, ultimes remparts contre la bétonisation rampante.

La loi limite l’urbanisation à proximité du rivage et rend inconstructible les espaces naturels remarquables. Elle vise aussi à lutter contre le mitage et la multiplication des groupes de constructions dispersées.

Citons, pour l’année 2010, plusieurs infractions relevées aux quatre coins de la France :
- à l’extrême nord. Le Touquet, dont le député-maire s’acharne à délivrer des permis de construire en zone d’urbanisation diffuse, malgré plusieurs décisions du tribunal administratif de Lille ;
- sur la Côte d’Azur, le Lavandou, où le maire, malgré une avalanche de décisions, y compris du Conseil d’Etat, continue de violer la loi littoral ;
- à l’extrême sud, Bonifacio et la volonté de la commune, depuis que la loi littoral existe, de délivrer des permis de construire de luxueuses villas dans des espaces remarquables de la Corse.

En 2011, France Nature Environnement demande que la loi « littoral » soit « sanctuarisée », qu’elle soit appliquée plus largement aux cantons riverains de la mer et que la bande d’inconstructibilité dans les espaces naturels soit portée de 100 à 200 mètres. Elle souhaite également que les préfets exercent enfin un réel contrôle de légalité des permis de construire délivrés par les communes, en toute indépendance.

Mon avis

Pleinement d'accord avec la position de FNE, je ne peux qu'insister sur le fait que notre littoral se dégrade progressivement et inéluctablement.
A l'instar du milieu marin, il doit absolument être préservé !


lundi 27 décembre 2010

Un "Giec" de la biodiversité, utile ?

Le 21 décembre, le ministère de l’écologie annonçait la création de «Intergovernmental Platform on Biodiversity and Ecosystem Services», dite IPBES, qui serait à la biodiversité ce que le Giec est au climat, c'est-à-dire une interface mondiale entre la science et les décideurs.


Ce nouveau mécanisme international permettra à la communauté scientifique d'éclairer les décideurs politiques et le grand public sur les enjeux environnementaux, sociaux, mais aussi économiques, liés à la préservation de la nature. Sujet complexe et difficile à appréhender, « l'érosion des espèces animales comme végétales est souvent silencieuse, peu perceptible et ses effets à long terme (…) sont parfois irréversibles », selon le ministère de l’écologie.

Parmi ses nombreuses attributions, IPBES devra réunir les informations scientifiques de haut niveau sur les services rendus par la biodiversité émanant des instituts de recherche du monde entier, et les compiler dans des rapports qui seront rendus aux gouvernements.

Sources :
Le journal de l'environnement.
Biodiversité 2010.

Mon avis

La biodiversité est détruite chaque jour par des décisions des collectivités locales qui détruisent nos espaces naturels pour les transformer en zones urbanisées ou en espaces vertes, c'est à dire aseptisés, standardisés, quasiment vides de toute vie sauvage.
Je ne pense pas que l'IPBES ait un impact à court terme suffisant.
Cela étant, il me semble que la création de cette structure montre une prise en compte à haut niveau de la problématique de la destruction de la biodiversité, ce qui est une bonne chose.
Espérons des résultats tangibles, et vite !


jeudi 26 août 2010

Les écologistes sont une aberration...

Un texte de Fabrice Nicolino, très pertinent comme souvent :

(...) Les écologistes sont une aberration culturelle et chromosomique. Ils ont donc tort, et on leur rira encore longtemps au nez. Mais l’évolution est d’un mystère insondable, et tire profit, parfois contre toute attente, d’une minuscule altération que personne n’avait jusque-là remarquée. Aussi bien, la distance entre une aberration et une altération n’est pas si grande que cela. Nous n’avons pas la moindre chance d’être entendus par ce monde imbécile et cruel. Mais il suffira d’une seconde, d’une fraction de seconde, d’un lumignon, d’un fenestron. Et tout le reste suivra. Voyez, je suis dans un jour de trêve, et de rêve.

Lisez le texte complet

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=955

dimanche 7 février 2010

Retour du saumon dans l'andelle, rivière de l'Eure

Le 5 octobre dernier, de jeunes saumons ont été pêchés dans l'Andelle (rivière de l'Eure).
Après la Seine, dans laquelle le saumon est revenu depuis une dizaine d'années, l'Andelle voit le saumon se reproduire.
Cela indique que la seine et l'Andelle voient la qualité de leur eau s'améliorer.

L'Andelle a été fortement industrialisée. Ainsi, une centaine d'installation formant obstacle aux poissons y a été construite.
Depuis 2004, les barrages doivent être ouverts pour permettre la remontée des poissons.
Tous n'ont pas encore pu le faire et des passes à poissons doivent encore être réalisées.

Oui, mais voila, des projets de centrales électriques sont dans les cartons ce certains propriétaires qui voient des kilowatt heure défiler sous leurs yeux... Reste que ces installations perturbent le milieu aquatique lorsque elles modifient le régime des eaux et empêchent, en particulier, les poissons de passer.

Personnellement je reste septique sur l'efficacité des passes à poissons.
Bien sûr je ne suis pas spécialiste, mais j'aimerais bien être sûr que TOUS les animaux qui veulent remonter les rivières arrivent à emprunter ces dispositifs.

jeudi 17 décembre 2009

Ce soir à Natureparif : « L’Abeille, sentinelle de l’environnement »

Conférence Publique
« L’Abeille, sentinelle de l’environnement »
Conférence de Henri Clément, Président de l’Union Nationale de l’Apiculture Française
Jeudi 17 décembre 2009 à 17h30
Natureparif – 84, rue de Grenelle – 75007 Paris

Apparus sur terre bien avant l’homme et les dinosaures, les insectes représentent le plus grand ensemble du règne animal. Riches de trois à quatre millions d’espèces différentes, voire plus selon certains chercheurs, la plupart d’entre eux ne seraient pas encore répertoriés.

On dénombre environ 25 000 sortes d’abeilles différentes dans le monde, et près d’un millier sur notre seul territoire national. Quatre vingt pour cent d’entre elles sont solitaires.
Pourtant, une seule peut produire le miel que nous consommons. C’est la plus répandue et aussi la plus emblématique de toutes : notre abeille domestique…

Depuis la seconde guerre mondiale, l’évolution de l’environnement, et notamment celui des milieux agricoles dans lesquels elle butine, porte préjudice à sa qualité de vie et l’on observe aujourd’hui des surmortalités inquiétantes et récurrentes dans les zones de production intensive du monde entier.

Sur tous les continents, nombreux sont les chercheurs qui étudient les causes de cette situation devenue préoccupante et s’inquiètent des conséquences – pour la biodiversité et donc notre propre existence – de l’affaiblissement toujours croissant des populations d’abeilles. Car l’avenir de l’abeille pose des questions essentielles :

Quelle agriculture demain ?
Quel environnement ?
Quel lien entre l’homme et la nature ?
.

Notre avenir sur cette planète dépend de la résolution au cours des prochaines décennies de plusieurs problématiques essentielles comme le réchauffement climatique, la gestion des ressources alimentaires, l’énergie, l’eau… Si discrète et pourtant incontournable, l’abeille est une formidable sentinelle de l’environnement et l’un des symboles majeurs de ce défi.

vendredi 27 novembre 2009

Ballade en foret finlandaise

UPM est un groupe mondial du secteur des produits forestiers.

Il nous propose un site remarquable par sa qualité et son caractère ludique.
Vous y ferez une ballade virtuelle dans la foret finlandaise et y apprendrez beaucoup de choses sur l'écologie de la foret.

Tout nous enchante dans cette promenade, les images, le son, la navigation fluide, les différents tableaux, les vidéos, les chants d'oiseau...


Suivez votre guide, Robert Taylor, employé d'UPM, vous êtes bien chaussés ?
Oui, alors, c'est par ici : http://w3.upm-kymmene.com/upm/forestlife/

Et notez bien l'adresse de ce site, vous y reviendrez !

vendredi 24 juillet 2009

Nature & protection

Suite à mon billet Biodiversité européenne : la dégradation continue…, Nelly Boutinot qui est Vice-présidente de la LIGUE ROC m’a signalé un diaporama qui figure sur un site internet de son Association.

Je ne résiste pas à vous le faire partager…

Photos: Michel Lamarche http://www.findnature.com/index-fr.html
Musique: Robert Len http://www.robertlen.com/
Postface: Hubert http://www.roc.asso.fr/

Alors, qu’en pensez-vous ? Magnifique, non ?
De quoi nous conforter dans le fait qu’il faut agir pour protéger notre planète, la biodiversité, non ?

Pour plus d’information

Visitez les sites de la ligue ROC :
http://www.roc.asso.fr/
http://www.biodiversite2012.org/

mercredi 22 juillet 2009

Biodiversité européenne : la dégradation continue…

La Commission européenne vient de publier le 13 juillet une synthèse des rapports nationaux évaluant l’état de conservation des 701 habitats naturels et des 2240 espèces sauvages d'intérêt communautaire.

Ce rapport couvre la période 2001-2006 et est publié conformément à l'article 17 de la directive «Habitats».
En Europe, la protection de la nature est régie par deux législations, la directive «Oiseaux» et la directive «Habitats». Cette dernière oblige les États membres à maintenir un certain nombre de types d'habitats et d'espèces dans un état de conservation favorable sur les sites désignés en accord avec la Commission.

Les sites Européens régis par la directive «Habitats», avec ceux relevant de la directive «Oiseaux», font partie intégrante du réseau, Natura 2000.
Près de 22 000 sites ont été désignés en application de la directive «Habitats», couvrant ainsi 13,3 % du territoire de l'Union européenne.
Le réseau Natura 2000 compte au total plus de 25 000 sites et s'étend sur environ 17 % du territoire de l'UE.
Pour le commissaire à l'Environnement, Stavros Dimas, la partie terrestre du réseau étant quasiment achevée, la situation devrait s'améliorer sensiblement au cours des dix à vingt prochaines années. Mais les gouvernements sont invités à redoubler d'efforts pour protéger les zones les plus vulnérables.

Les résultats publiés sont alarmants : 65% des habitats et 52% des espèces sont en état de conservation défavorable en Europe. Les habitats associés à l'agriculture sont les plus nombreux en mauvais état et 31% des espèces sont dans un état inconnu.

Pour France Nature Environnement

En 2007, FNE avait déjà tiré le signal d’alarme à la suite de l'évaluation réalisée en France **. Pour FNE, la Stratégie Nationale Biodiversité doit être revue. Elle doit imprimer l’ensemble des politiques publiques (au-delà de la politique de gestion du patrimoine naturel, c’est l’agriculture et la PAC, l’urbanisme ou encore la fiscalité qui sont concernés), elle doit reposer sur une connaissance exhaustive de notre patrimoine naturel (inventaires, recherches sur le déplacement des espèces, sur la caractérisation et le fonctionnement des habitats, interrelation avec les activités humaines).

Pour Maxime Paquin, chargé de mission du pôle Biodiversité de FNE : « ces résultats qui sont des indicateurs de la biodiversité en Europe, viennent confirmer que l'objectif de 2010 de stopper l'érosion de la biodiversité ne sera pas atteint ».
Christophe Aubel, pilote du pôle Biodiversité de FNE, ajoute, « Ceci n’est pas une surprise et ne diminue en rien l’importance de cette échéance, au contraire. 2010 doit marquer le sursaut pour une prise en compte globale et efficace de la biodiversité ».
2010 doit être l’année qui verra la lutte contre l’érosion de la biodiversité atteindre le degré d’urgence et de mobilisation de la lutte contre le réchauffement climatique.
Dans l’immédiat, FNE demande la mise en œuvre de l’engagement 78 du Grenelle de l’Environnement concernant la création d’une agence de la nature.


Mon avis

L'objectif de stopper la perte de biodiversité en 2010 ne sera pas atteint.
Ce n’est pas une nouvelle inédite mais cela se confirme…
La Commission Européenne en a conscience. Saura-t-elle et aura-t-elle les moyens d'agir pour pousser les états membres à corriger cela ?


Pour plus d’information

Visiter le site Countdown 2010.

Consulter le rapport de la commission européenne.

Consulter les objectifs initiaux pour 2010.

vendredi 12 juin 2009

Guide Greenpeace « Pêche : conduites dangereuses »

Pêche destructrice, surpêche, pollutions en tout genre : les océans sont aujourd'hui dans une crise abyssale. Pour en sortir, Greenpeace s'oppose aux pratiques de pêche destructrices et promeut à l'échelle mondiale la création de réserves marines couvrant 40% des océans.

Le nouveau guide de Greenpeace recense les espèces en danger - en vente dans les supermarchés français - et pour lesquelles la mise en place d’une filière de pêche durable est indispensable.

Espèces biologiquement vulnérables ou surpêchées, méthodes de pêches destructrices et/ou non sélective, pêche illégale ou encore impact de l’aquaculture, le nouveau guide de Greenpeace pointe du doigt les principaux problèmes liés à la pêche et la survie de certaines espèces. Parmi elles, on retrouve le cabillaud, le carrelet, le bar, la crevette ou encore le thon rouge. Au total, 22 espèces sont listées.

« La plupart des poissons que l’on trouve aujourd’hui en vente dans les supermarchés français sont issus d’une pêche non durable. Il est donc urgent que les supermarchés adoptent une politique en produits de la mer durable afin que la filière pêche puisse rester rentable et pérenne. Les supermarchés doivent faire partie de la solution et non du problème.» explique Emmanuel Buovolo, chargé de campagne Océan pour Greenpeace France.

Un virage durable s’impose !
Confrontés à de graves menaces, nos océans sont au bord de l’asphyxie. La surpêche chronique a entraîné l’effondrement de nombreux stocks de poissons. Selon la FAO (Agence des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation), 80% des stocks sont pleinement exploités, surexploités ou effondrés. Un chiffre alarmant qui ne cesse d’augmenter.
Mais «Il n’est pas trop tard pour agir ! indique Emmanuel Buovolo. Chaque consommateur peut contribuer à la sauvegarde des océans en consommant responsable. C’est la seule conduite à adopter pour assurer à la fois la survie des océans et l’existence d’une pêche durable.»

Pour toutes ces raisons, Greenpeace revendique :
- L’adoption, par la grande distribution française, de politiques d’approvisionnement en produits de la mer pêchés et élevés durablement.
- Un moratoire sur : la pêche au chalut de fond, le thon rouge et les requins.
- Des pêcheries durables et équitables.
- Une lutte efficace contre la pêche illégale.
- La création d’un vaste réseau mondial de réserves marines couvrant 40% de la surface globale des océans.

Pour plus d’information

Téléchargez le guide « Pêche : conduites dangereuses »
Lisez : Mais où est passé le thon rouge de Méditerranée

lundi 25 mai 2009

Retour sur la journée mondiale de la Biodiversité

La Journée mondiale de la Biodiversité, c'était le 22 mai.

Peu d'information fut faite sur ce sujet important.
Il faut dire qu'avec toutes ces journées de ceci, semaines de cela, on peut arriver à saturer !

Vous le avez sans doute : la biodiversité est menacée

Destruction ou fragmentation des habitats par l'urbanisation croissante, activités agricoles, espèces invasives, surexploitation de certaines espèces, pollutions, et changement climatique constituent les principales menaces pesant sur la biodiversité dans le monde.

Le ministère du Développement durable rappelle que « nombre de ces richesses sont en danger : la communauté scientifique mondiale estime que la moitié des espèces vivantes que nous connaissons pourrait disparaître d'ici un siècle ».

Les chiffres de la biodiversité en France

- Plus de 35.200 espèces animales et végétales sont recensées en France.
- 136 des 218 habitats d'intérêt communautaire (dont la conservation est un enjeu au niveau européen) sont répertoriés sur le territoire national.
- 291 espèces (91 végétales et 200 animales hors oiseaux) sont considérées par l'Union européenne comme étant d'intérêt communautaire et sont à ce titre couvertes par la directive européenne Habitats, faune et flore.
- 274 espèces d'oiseaux sont aussi d'intérêt communautaire.
- 55% des espèces européennes d'amphibiens sont recensées en France. Ce taux classe la France comme le deuxième pays européen en nombre d'espèces.
- 58% des espèces d'oiseaux nidifiant en Europe se reproduisent en France.
- 3.500 espèces végétales et 400 animaux vertébrés uniques au monde sont hébergés dans les territoires d'Outre-mer.
- Un quart des poissons d'eau douce de la planète, 16% des plantes vasculaires (hormis les algues et les mousses, donc), 12% des reptiles terrestres et 7% des oiseaux nicheurs se trouvent dans l'Outre-mer.
- 10 % des récifs coralliens mondiaux sont situés dans les eaux placées sous juridiction française.
- 378 espèces animales et 486 espèces végétales remarquables sont menacées en France, en métropole comme à l'Outre-mer.

samedi 28 mars 2009

Gestion différentiée à La Rochelle

Le service espaces verts de La Rochelle a lancé un programme de « gestion différenciée ». On ne devrait donc bientôt plus voir d'herbe jaunie, brûlée, au pied des arbres.

Les objectifs annoncés sont de modifier certaines pratiques peu respectueuses de l'environnement et de la biodiversité et réduire de 30 % l'usage des produits phytosanitaires (désherbants, fongicides...).

En limitant le désherbage systématique au pied des panneaux de signalisation et des lampadaires par exemple, en pratiquant le paillage sur les massifs, bref en laissant faire la nature.

Si aujourd'hui, la ville n'envisage pas encore de se passer totalement de pesticides (pour ses massifs fleuris notamment), elle devrait prochainement définir un certain nombre de zones et établir une sorte de cahier des charges. Ainsi le « zéro pesticide » devrait être appliqué sur les zones naturelles mais aussi le long des cours d'eau des parcs. Autre exemple : l'expérimentation menée depuis quelques mois par la ville et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) le long du canal de Rompsay. Sur un kilomètre de berges, les jardiniers sont invités à laisser la nature reprendre ses droits.

Moins de broyages mécaniques, moins de fauchages et plus aucun traitement pour améliorer la biodiversité de ce couloir naturel qui abrite une quarantaine d'espèces d'oiseaux et une flore emblématique comme les roseaux.

Source : Sud Ouest .com

Pour plus d’information

Voir le site de la semaine sans pesticides
Consulter le site sur la gestion différenciée

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Mon avis

La gestion différentiée est vraiment la pratique à privilégier par nos services des espaces verts. La préservation de la biodiversité fait partie des défis à relever si nous voulons laisser la place à un avenir vivable…

vendredi 20 février 2009

Le captage du CO2 : une fausse bonne solution

Parmi les pistes pour réduire les émissions de CO2 dont on sait bien maintenant qu’elles participent fortement au phénomène du réchauffement climatique, une des techniques proposées est le captage et la séquestration du carbone (CSC).

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Le captage du CO2 qu’est-ce que c’est ?

Le captage du CO2 consiste à éviter le rejet de CO2 dans l'atmosphère en captant ce gaz dès sa source de production et en le stockant dans le sous-sol où il ne pourra plus contribuer au réchauffement climatique planétaire. Cette technologie pourrait être mise en œuvre là où les émissions de CO2 sont concentrées, c'est-à-dire principalement dans les secteurs de la production d'électricité et de la grande industrie comme les cimenteries ou les centres sidérurgiques.

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Selon Greenpeace

Piéger le CO2 et le stocker sous la mer ou dans la terre... L'idée pourrait sembler séduisante, mais le captage et la séquestration du carbone (CSC) posent de nombreux problèmes listés dans un nouveau rapport publié par Greenpeace le 5 mai 2008 et intitulé « Faux espoir. Pourquoi le captage et la séquestration du carbone ne sauveront pas le climat ».

Selon ce rapport, la technologie du captage et de la séquestration du carbone (CSC) :
- ne sera pas prête à temps pour éviter les pires impacts des changements climatiques. Cette technologie ne sera pas disponible à grande échelle avant 2030. Pas question d'attendre jusque-là ! Selon le Giec, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent diminuer à partir de 2015.
- gaspille l'énergie et réduit l'efficacité des centrales : si on adopte cette technologie, 10 à 30 % de combustibles fossiles supplémentaires devront être brûlés pour arriver à produire la même quantité d'énergie. À grande échelle, voilà qui risquerait d'annuler les gains d'efficacité des cinquante dernières années et augmenter d'un tiers la consommation des ressources.
- coûte très cher. Il risque de doubler le coût de fonctionnement d'une centrale et, par conséquent, d'aboutir à une augmentation du coût de l'électricité de 21 à 91 %. De plus, les sommes consacrées au CSC réduiront d'autant les investissements pour les solutions durables aux changements climatiques.
- présente de nombreux risques. Il est impossible de garantir un stockage sûr et permanent du CO2. Cette technologie constitue une menace pour la santé, les écosystèmes et le climat. L'importance de ces risques reste difficile à cerner précisément, mais stocker du carbone sous les mers risque par exemple d'accélérer l'acidification des océans et de nuire à de nombreux organismes, voire à des écosystèmes entiers, situés à proximité des zones d'injection.

Au lieu d'investir de l'argent public dans un « remède » qui pourrait s'avérer pire que le mal, les décideurs politiques doivent miser sur les véritables solutions que sont l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, conclut le rapport de Greenpeace. Les experts du Giec affirment qu'il faut contenir l'augmentation globale de la température en deçà de 2 °C d'ici à 2100, si l'on veut éviter des dérèglements climatiques incontrôlables. Selon Greenpeace, relever ce challenge n'a rien d'impossible. En combinant mesures d'efficacité énergétique et développement massif des renouvelables, on pourrait diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici à 2050 et de répondre à la moitié des besoins énergétiques mondiaux.

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Pour France Nature Environnement

La CSC n’est qu’une technologie de pis aller, dont les promoteurs espèrent disposer à court terme, alors qu’on est encore au stade de la recherche et de l’expérimentation. Ce décalage entre l’urgence et le temps nécessaire pour une solution fiable et durable est souligné par le récent rapport « False Hope » de Greenpeace. C’est donc une technologie qui ne doit être utilisée qu’en dernier ressort et qui ne doit pas détourner les efforts pour développer les 3 solutions réellement durables : sobriété et efficacité énergétique, énergies renouvelables.

Pour plus d’information : http://www.greenpeace.org/france/news/captage-et-sequestration-du-ca

Le dossier Greenpeace :
GreenpeaceCaptageCO20.jpg

La position de France Nature Environnement

http://www.industrie.gouv.fr/energie/prospect/textes/sequestration.htm

lundi 16 février 2009

Conférence Publique " Pollinisateurs Sauvages "

Le Samedi 21 février, de 14h00 à 17h00
Dans les locaux de Natureparif, au 84 rue de Grenelle - 75007 Paris

PollinisateursSauvages.jpg

On parle de plus en plus du déclin inquiétant des insectes pollinisateurs, au premier desquels on compte les abeilles sauvages … Mais qui sont ces insectes ? Comment les reconnaître ? Pourquoi sont-elles indispensables, comment les préserver, comment les favoriser ? Cette conférence vous propose un tour d'horizon du monde des abeilles sauvages, souvent oubliées au seul profit de l'Abeille domestique : leur rôle de pollinisateur, leur biologie et écologie, la préservation des espèces et la gestion des milieux en faveur de ces indispensables auxiliaires.

Cette conférence sera animée par :
Serge GADOUM
Chargé de projet " Pollinisateurs sauvages "
OPIE (Office Pour les Insectes et leur Environnement)

Mon avis

Une conférence qui s'annonce très intéressante, sur un sujet de première importance. Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile de France, nous offre de très bonnes conférences.

Pour plus d’information

http://www.natureparif.fr/

mercredi 11 février 2009

Manchots empereurs, menace d’extinction d'ici 2100

Les manchots empereurs, qui ont été rendu très populaires en 2005 dans le monde entier avec le film « La marche de l'empereur », sont sous la menace d’une extinction massive d'ici la fin du siècle en raison du réchauffement climatique, selon une étude du CNRS publiée dans la revue PNAS du 27 janvier 2009.

Creche_de_poussins_manchots_empereurs.jpg
Crèche de poussins manchots empereurs

Selon cette étude, les manchots empereurs sont sous la menace d’une extinction d'ici 2100 en raison de la fonte de la banquise prédite par les modèles climatiques du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC). La fonte de la banquise est en effet en lien direct avec la reproduction et l'alimentation des manchots empereurs.

Selon ces données, avec les changements climatiques à venir, les manchots empereurs, acculés en Antarctique seront particulièrement menacés par les évolutions climatiques s'ils n’arrivent pas à « s'adapter rapidement ».

Après une baisse très importante à la fin des années 70, le nombre de manchots empereurs s'est pour le moment stabilisé depuis quelques années. Mais, comment évoluera la population de ces oiseaux de mer au cours des prochaines années ?

Selon les chercheurs qui ont effectué un suivi démographique d'une colonie de manchots empereurs située en Terre Adélie, prenant en compte les variations à venir de l'étendue de la banquise en Antarctique, le résultat est quasi sans appel, « les manchots empereurs de Terre Adélie pourraient disparaître d'ici 2100 si la banquise continue à fondre comme annoncé. Plus précisément, les scientifiques ont calculé que les effectifs de cette colonie allaient s'effondrer de 93 %, passant de 6000 couples reproducteurs en 1962 à 400 d'ici la fin du siècle. Avec une probabilité moyenne de s'éteindre égale à 36 % en 2100. »

La fonte de la banquise provoquera donc la raréfaction des ressources marines dont dépendent les manchots empereurs. Pour éviter de disparaître, les manchots empereurs doivent s'adapter (migration, changement de cycle de vie,...), mais, selon les chercheurs, les manchots empereurs « semblent lents à modifier leur comportement, ce qui les menace d'extinction. » Au contraire, pour certaines autres espèces d'oiseaux, essentiellement sub-antarctiques ou sub-tropicales, ces changements climatiques se révéleraient favorables, notamment pour certains albatros.

Source : actualites-news-environnement

Pour plus d’information

Lire l'article complet sur PNAS.org (en anglais)

mardi 3 février 2009

L’Antarctique se réchauffe lui aussi

Un étude publiée par la revue Nature montre que la température moyenne sur l’ensemble du continent s’est élevée de près de 0,6° depuis 50 ans. Les scientifiques estiment que ce réchauffement peut être attribué aux gaz à effets de serre dus à l’activité humaine. Ces résultats remettent en cause la thèse d’un refroidissement de l’Antarctique qui prévalait jusqu’alors.

RechauffementAntartique.jpg

Cette publication indique que si certaines parties du continent se sont légèrement refroidies durant ces dernières décennies, sa température moyenne a augmenté depuis 50 ans.

En effectuant un recoupement entre les mesures terrestres et les observations satellites, les scientifiques ont découvert que la température de la partie Ouest du continent s’était élevée de 0,17° par décennie depuis 1957.

La plupart des stations d’observations, qui sont localisées le long de la péninsule Antarctique, avaient mesuré le réchauffement de cette région depuis des années. Mais on manquait jusqu’à présent de données sur la partie centrale du continent.

« Nous n’avions aucune idée sur ce qui se passait là, » indique le professeur Eric Steig, de l’université Washington à Seattle, qui a dirigé cette recherche.

Le réchauffement de la région Ouest contrebalance largement le refroidissement constaté à l’Est. ce qui fait que pour l’ensemble de l’Antarctique, la température s’est élevée en moyenne de 0,12° durant cette période 1.

Le rapport du GIEC publié en 2007 considérait que l’Antarctique était préservé de la tendance au réchauffement constatée mondialement.

Gareth Marshall, un scientifique du British Antactic Survey, déclare que cette « étude montre que ce réchauffement est semblable à celui de l’hémisphère sud, où nous estimons que l’activité humaine a joué un certain rôle dans l’élévation des températures et qu’il est donc vraisemblable que cela soit le cas en ce qui concerne le réchauffement de l’Antarctique. »

M. Marshall précise que la différence observée entre les régions Ouest et Est pourrait en partie être attribuée au trou de la couche d’ozone, qui provoque un renforcement des vents induisant des températures inférieures à l’Est.

Source

Contre Info, 23 janvier 2009

mardi 30 décembre 2008

Les oiseaux, reflets de la qualité des zones humides

Le Syndicat mixte "Espaces Naturels Régionaux (ENRx)", Fédération des Parcs naturels régionaux du Nord - Pas de Calais a publié un guide très intéressant sur les zones humides et les oiseaux. Les informations qui suivent en sont extraites.

LES PAYSAGES DE ZONES HUMIDES, HAUTS LIEUX DE LA BIODIVERSITÉ RÉGIONALE
De manière générale, une zone humide est caractérisée par la présence permanente ou temporaire d’eau. Celle-ci contrôle l’évolution des caractéristiques du milieu et le développement de la faune et de la flore. Ces espaces ont une définition scientifique (espèces caractéristiques) mais également juridique qui a évolué au fil du temps.

Les zones humides offrent de nombreux services aux sociétés : régulation du débit des cours d’eau et atténuation des crues, épuration des eaux, accueil d’une biodiversité rare et menacée. Elles ont une importance capitale pour la sauvegarde de la ressource en eau (quantité et qualité). Leur disparition n’est pas une particularité régionale puisqu’elles sont menacées à l’échelle mondiale, à l’instar des espèces qui s’y développent, mais le nord de la France, densément peuplé, représente un espace où la gestion de l’eau est particulièrement préoccupante. La sauvegarde de zones humides de qualité est une nécessité pour la survie de l’homme et le développement de ses activités car les enjeux autour de leur conservation sont très nombreux.

Les zones humides possèdent une flore et une faune remarquables. Il est nécessaire de disposer d'outils pour le suivi de ces zones si importantes pour l'environnement. Le bio-indicateur oiseau développé dans le cadre du programme de suivi et d’évaluation de la qualité des zones humides s’inscrit donc dans cette réflexion en contribuant à :
- localiser les espaces présentant un enjeu écologique fort ;
- évaluer les actions engagées sur le terrain (gestion, réhabilitation, etc.) ;
- caractériser l’état de santé des zones humides régionales au travers d’un panel représentatif de zones humides suivies selon la même méthode (avec possibilité de comparaison entre années et/ou entre sites).

LES OISEAUX, HABITANTS DES ZONES HUMIDES, INDICATEURS DE QUALITÉ
Les oiseaux occupent l’ensemble des types de milieux humides de la région, certains y sont strictement inféodés et présentent des adaptations orphologiques (au niveau du bec et des pattes, par exemple). Les oiseaux des zones humides se distinguent des autres oiseaux par leur dépendance plus ou moins marquée aux surfaces aquatiques. Le Nord-Pas de Calais accueille plus de 70 espèces d’oiseaux nicheuses directement liées aux zones humides. Elles représentent une part importante de la diversité ornithologique régionale et se répartissent en deux groupes selon les grands types de milieux qu’ils occupent :
- les espèces directement liées à la présence d’eau libre plus ou moins profonde (oiseaux d’eau au sens strict) : ces oiseaux recherchent des plans d’eau entourés de ceintures de végétation plus ou moins denses et étendues et des fossés. Exemples : Canards, Grèbes, Sarcelles, etc. ;
- les espèces indirectement liées à l’eau (oiseaux d’eau au sens large) et utilisant des formations végétales sur sols hydromorphes : roselières, mégaphorbiaies, prairies hygrophiles, boisements humides, etc. Exemples : Rousserolles, Locustelles, Blongios nain...

LE SUIVI DES ZONES HUMIDES PAR LES OISEAUX
Les oiseaux constituent de bons bio-indicateurs : leur biologie est bien connue et leur identification reste aisée par rapport à d’autres taxons*. Leur observation est facile car elle ne nécessite pas de moyens techniques coûteux et complexes. Sensibles aux changements progressifs ou brutaux de leur environnement, ils occupent de vastes territoires et donnent des informations sur la qualité de nombreux milieux (forêts, zones humides, cours d’eau, etc.). Par sa présence ou son absence, chaque oiseau donne des indications sur l’état des habitats (structure de la végétation, niveau de dégradation, abondance de proies, dérangement, etc.). En général, seul un petit groupe d’espèces dont les exigences sont strictes et bien connues donne des informations fiables et pertinentes.

HabitatOiseauxZonesHumides.jpg

LE PROGRAMME DE SUIVI ET D’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES ZONES HUMIDES (PSEQZH)
En 1999, Espace naturel régional, en partenariat avec les principaux acteurs de l’environnement, s’est engagé dans le développement d’un outil de suivi destiné à évaluer les actions menées sur les territoires. Le programme de suivi et d’évaluation de la qualité des zones humides (PSEQZH) est le fruit d’une volonté de fédérer les compétences des différents acteurs régionaux et de suivre les milieux naturels à l’échelle régionale selon une méthode commune définie en 2000 avec pour objectifs principaux de :
- compléter les connaissances scientifiques sur les zones humides (évaluation des cœurs nature) ;
- suivre l’évolution pluriannuelle des habitats et des peuplements d’oiseaux des zones humides grâce à des indicateurs ;
- proposer un outil d’évaluation de l’intérêt patrimonial des zones humides et des effets des mesures de gestion fondé sur les oiseaux et leur caractère bio-indicateur, selon un indice biologique ;
- mettre en place un réseau d’acteurs et de sites suivis selon un même protocole.

SuiviMilieuxNaturels.jpg

Des principes de gestion des zones humides ont étés définis :
- le faucardage et la fauche exportatrice qui maintiennent le caractère ouvert en reproduisant l’action des grands herbivores. L’exportation des végétaux fauchés limite l’enrichissement du milieu en éléments minéraux (eutrophisation) ;
- le pâturage extensif qui maintient le caractère ouvert et ralentit l’atterrissement en limitant le développement des roseaux (piétinement des rhizomes par les bovins ou les équins) ;
- la gestion des écoulements par l’entretien des fossés, la mise en place d’ouvrages de gestion des niveaux d’eau (casiers hydrauliques, palplanches, par exemple) permettant un contrôle précis du niveau d’eau au sein des marais tout au long de l’année ;
- le débroussaillage, les coupes et les abattages, réalisés de manière manuelle ou mécanique, permettent de maintenir ou de favoriser des milieux herbacés hygrophiles (prairies, roselières, mégaphorbiaies, etc.) en limitant le développement des ligneux ;
- l’étrépage qui consiste à retirer la couche superficielle du sol sur quelques dizaines de centimètres pour favoriser l’apparition d’espèces pionnières. Cette technique est souvent pratiquée dans les milieux tourbeux ;
- la création de hauts fonds, d’îlots ou de vasières dans les étangs ou sur leurs bordures qui favorise le développement de roseaux accueillant de nombreuses espèces d’oiseaux rares.

Ces principes ont été intégrés dans les plans de gestions mis en œuvre sur des sites régionaux. Le documents nous en donne plusieurs exemples.

Pour plus d'information

Lire le guide :
GuideZonesHumidesOiseaux.jpg

Consulter le site ENRx

Mon avis

Ce guide, très intéressant, est assez technique mais il comporte quand même des informations accessibles au public non spécialiste. Il s’adresse principalement aux techniciens des milieux naturels, aux bureaux d’études, aux élus, aux étudiants, aux associations de protection de la nature et aux naturalistes amateurs.

lundi 29 décembre 2008

Une 13ème victime Avenue Bolviller à Brunoy (91)

Si vous n'avez rien vu dans le journal...
Si vous ne connaissez pas ce titre dans les romans d'Agatha Christie..
C'est normal !
Cette treizième victime est un platane qui s'ajoute à cette longue liste d'arbres abattus depuis de nombreux mois.

Malades ? Gênants ?

En tout cas il est évident que la gestion communale du patrimoine arboré est désastreuse.
Pas de nouvelle plantation. Emplacements laissés à l'abandon au profit des voitures.
Et toujours les mêmes pratiques nocives d'élagage fort.

Voici le lieu du crime, avenue Bolviller



Les victimes


Victime 1, la première bitumée...


Victime 2


Victime 3


Victime 4


Victime 5


Victime 6


Victime 7


Victime 8


Victime 9


Victime 10


Victime 11


Victime 12, la seconde pour le moment a avoir été bitumée !


Victime 13, la dernière en date

Les survivants comptent les jours qui leur restent...

A quand des pratiques de gestion enfin respectueuses des arbres ?

Stop aux élagages forts qui affaiblissent les arbres




Même pas de mastic cicatrisant !

Evidemment nous avons signalé ce problème de mauvaise gestion des arbres à la municipalité, il y a longtemps.
Rien ne change...
Absence de volonté ?
Incompétence ? Pas sûr, nous avions rencontré une employée municipale qui nous avait semblé formée et sensibilisée...
Alors ?

Quel sera l'avenir de l'avenue Bolviller ?
Abattage en règle et progressif ?
Bitumage des emplacements d'arbres abattus ?
Replantation ?

Évidemment nous ne pouvons que souhaiter la dernière option :
Replantons l'avenue Bolviller !

vendredi 26 décembre 2008

La rose de Noël

Des fleurs dans le jardin à cette époque… qu’est ce que cela peut être ?
Hé, oui ! C’est la rose de Noël…

Peu de risque de se tromper tant les fleurs extérieures sont rares à cette période.
Les roses de Noël peuvent sembler fragiles sous ce climat difficile.
Il n’en est rien.
Depuis de nombreuses années, mon pied dans le jardin se suffit à lui-même. Pas besoin d’entretien, les fleurs sont fidèles au rendez-vous.
Pas question de faire faux bond au Père Noël quand même !
Il en existe une quinzaine d’espèces.
Les miennes sont blanches.

Quelques données techniques

Hauteur à maturité : 0,3 m
Largeur à maturité : 0,2-0,2 m
Origine : Centre et Sud de l'Europe Zones climatiques France : méditerranéen, océanique, moyen, continental
Rusticité : rustique
Composition du sol : normal, calcaire, sableux, riche en humus
PH du sol : neutre, acide
Humidité du sol : normal, sec, humide
Exposition : mi-ombre, ombre
Utilisation en jardin : massif, bordure, rocaille, sous-bois
Couleur feuille : vert
Feuillage : persistant
Couleur des fleurs : blanc et rose
Période de floraison : novembre-mars

Une plante de la famille des renonculacées.
Elle est originaire d'Europe et Chine.
Nom botanique: helleborus.
Le nom hollébore signifie en Grec nourriture qui tue: elle est toxique par ingestion.
Il en existe une quinzaine de variétés sans compter les nombreux hybrides.
C'est une plante vivace à feuillage persistant.
Elle peut atteindre jusqu'à 70cm.
C'est une plante rustique au gel testée à -15°C.
On utilise la rose de Noël en bordure, rocaille, massif, sous-bois et aussi pour bouquets.

Une légende de la rose de Noël

La nuit de la naissance du Christ, Madelon, une petite bergère qui gardait ses moutons, vit les rois mages et divers bergers, chargés de cadeaux, traverser le champ couvert de neige où elle se trouvait. Les rois mages portaient l'or, la myrrhe et l'encens, les bergers des fruits, du miel et des colombes. Madelon pensa qu'elle n'avait rien, pas même une simple fleur, pour ce nouveau-né d'exception. Un ange voyant ses larmes frôla la neige, révélant ainsi une très belle fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël.

Une autre…

Les roses de Noël fleurissent à Noël !
On dit qu'elles ont fleuri pour la première fois près de l'étable à Bethléem.
La légende dit qu'une petite fille était allée dans l'étable pour rendre hommage au bébé qui venait de naître et qu'elle versait toutes les larmes de son corps , car elle n'avait aucun présent à lui offrir !
Ses larmes tombèrent dans la neige et un ange apparut et fit pousser une rose là où ses pleurs étaient tombés ! Il lui dit de la prendre et de l'offrir au petit enfant qui venait de naître !

Mon avis

C’est quelque part presque un miracle.
Chaque année elles nous enchantent par ce temps froid…
Quand bien même le global warming !

Pour plus d’information

http://www.aujardin.info/plantes/hellebore.php
http://www.1jardin2plantes.info/fichesplantes/rose-noel.php

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