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jeudi 26 août 2010

Les écologistes sont une aberration...

Un texte de Fabrice Nicolino, très pertinent comme souvent :

(...) Les écologistes sont une aberration culturelle et chromosomique. Ils ont donc tort, et on leur rira encore longtemps au nez. Mais l’évolution est d’un mystère insondable, et tire profit, parfois contre toute attente, d’une minuscule altération que personne n’avait jusque-là remarquée. Aussi bien, la distance entre une aberration et une altération n’est pas si grande que cela. Nous n’avons pas la moindre chance d’être entendus par ce monde imbécile et cruel. Mais il suffira d’une seconde, d’une fraction de seconde, d’un lumignon, d’un fenestron. Et tout le reste suivra. Voyez, je suis dans un jour de trêve, et de rêve.

Lisez le texte complet

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=955

dimanche 7 février 2010

Retour du saumon dans l'andelle, rivière de l'Eure

Le 5 octobre dernier, de jeunes saumons ont été pêchés dans l'Andelle (rivière de l'Eure).
Après la Seine, dans laquelle le saumon est revenu depuis une dizaine d'années, l'Andelle voit le saumon se reproduire.
Cela indique que la seine et l'Andelle voient la qualité de leur eau s'améliorer.

L'Andelle a été fortement industrialisée. Ainsi, une centaine d'installation formant obstacle aux poissons y a été construite.
Depuis 2004, les barrages doivent être ouverts pour permettre la remontée des poissons.
Tous n'ont pas encore pu le faire et des passes à poissons doivent encore être réalisées.

Oui, mais voila, des projets de centrales électriques sont dans les cartons ce certains propriétaires qui voient des kilowatt heure défiler sous leurs yeux... Reste que ces installations perturbent le milieu aquatique lorsque elles modifient le régime des eaux et empêchent, en particulier, les poissons de passer.

Personnellement je reste septique sur l'efficacité des passes à poissons.
Bien sûr je ne suis pas spécialiste, mais j'aimerais bien être sûr que TOUS les animaux qui veulent remonter les rivières arrivent à emprunter ces dispositifs.

jeudi 17 décembre 2009

Ce soir à Natureparif : « L’Abeille, sentinelle de l’environnement »

Conférence Publique
« L’Abeille, sentinelle de l’environnement »
Conférence de Henri Clément, Président de l’Union Nationale de l’Apiculture Française
Jeudi 17 décembre 2009 à 17h30
Natureparif – 84, rue de Grenelle – 75007 Paris

Apparus sur terre bien avant l’homme et les dinosaures, les insectes représentent le plus grand ensemble du règne animal. Riches de trois à quatre millions d’espèces différentes, voire plus selon certains chercheurs, la plupart d’entre eux ne seraient pas encore répertoriés.

On dénombre environ 25 000 sortes d’abeilles différentes dans le monde, et près d’un millier sur notre seul territoire national. Quatre vingt pour cent d’entre elles sont solitaires.
Pourtant, une seule peut produire le miel que nous consommons. C’est la plus répandue et aussi la plus emblématique de toutes : notre abeille domestique…

Depuis la seconde guerre mondiale, l’évolution de l’environnement, et notamment celui des milieux agricoles dans lesquels elle butine, porte préjudice à sa qualité de vie et l’on observe aujourd’hui des surmortalités inquiétantes et récurrentes dans les zones de production intensive du monde entier.

Sur tous les continents, nombreux sont les chercheurs qui étudient les causes de cette situation devenue préoccupante et s’inquiètent des conséquences – pour la biodiversité et donc notre propre existence – de l’affaiblissement toujours croissant des populations d’abeilles. Car l’avenir de l’abeille pose des questions essentielles :

Quelle agriculture demain ?
Quel environnement ?
Quel lien entre l’homme et la nature ?
.

Notre avenir sur cette planète dépend de la résolution au cours des prochaines décennies de plusieurs problématiques essentielles comme le réchauffement climatique, la gestion des ressources alimentaires, l’énergie, l’eau… Si discrète et pourtant incontournable, l’abeille est une formidable sentinelle de l’environnement et l’un des symboles majeurs de ce défi.

vendredi 27 novembre 2009

Ballade en foret finlandaise

UPM est un groupe mondial du secteur des produits forestiers.

Il nous propose un site remarquable par sa qualité et son caractère ludique.
Vous y ferez une ballade virtuelle dans la foret finlandaise et y apprendrez beaucoup de choses sur l'écologie de la foret.

Tout nous enchante dans cette promenade, les images, le son, la navigation fluide, les différents tableaux, les vidéos, les chants d'oiseau...


Suivez votre guide, Robert Taylor, employé d'UPM, vous êtes bien chaussés ?
Oui, alors, c'est par ici : http://w3.upm-kymmene.com/upm/forestlife/

Et notez bien l'adresse de ce site, vous y reviendrez !

vendredi 24 juillet 2009

Nature & protection

Suite à mon billet Biodiversité européenne : la dégradation continue…, Nelly Boutinot qui est Vice-présidente de la LIGUE ROC m’a signalé un diaporama qui figure sur un site internet de son Association.

Je ne résiste pas à vous le faire partager…

Photos: Michel Lamarche http://www.findnature.com/index-fr.html
Musique: Robert Len http://www.robertlen.com/
Postface: Hubert http://www.roc.asso.fr/

Alors, qu’en pensez-vous ? Magnifique, non ?
De quoi nous conforter dans le fait qu’il faut agir pour protéger notre planète, la biodiversité, non ?

Pour plus d’information

Visitez les sites de la ligue ROC :
http://www.roc.asso.fr/
http://www.biodiversite2012.org/

mercredi 22 juillet 2009

Biodiversité européenne : la dégradation continue…

La Commission européenne vient de publier le 13 juillet une synthèse des rapports nationaux évaluant l’état de conservation des 701 habitats naturels et des 2240 espèces sauvages d'intérêt communautaire.

Ce rapport couvre la période 2001-2006 et est publié conformément à l'article 17 de la directive «Habitats».
En Europe, la protection de la nature est régie par deux législations, la directive «Oiseaux» et la directive «Habitats». Cette dernière oblige les États membres à maintenir un certain nombre de types d'habitats et d'espèces dans un état de conservation favorable sur les sites désignés en accord avec la Commission.

Les sites Européens régis par la directive «Habitats», avec ceux relevant de la directive «Oiseaux», font partie intégrante du réseau, Natura 2000.
Près de 22 000 sites ont été désignés en application de la directive «Habitats», couvrant ainsi 13,3 % du territoire de l'Union européenne.
Le réseau Natura 2000 compte au total plus de 25 000 sites et s'étend sur environ 17 % du territoire de l'UE.
Pour le commissaire à l'Environnement, Stavros Dimas, la partie terrestre du réseau étant quasiment achevée, la situation devrait s'améliorer sensiblement au cours des dix à vingt prochaines années. Mais les gouvernements sont invités à redoubler d'efforts pour protéger les zones les plus vulnérables.

Les résultats publiés sont alarmants : 65% des habitats et 52% des espèces sont en état de conservation défavorable en Europe. Les habitats associés à l'agriculture sont les plus nombreux en mauvais état et 31% des espèces sont dans un état inconnu.

Pour France Nature Environnement

En 2007, FNE avait déjà tiré le signal d’alarme à la suite de l'évaluation réalisée en France **. Pour FNE, la Stratégie Nationale Biodiversité doit être revue. Elle doit imprimer l’ensemble des politiques publiques (au-delà de la politique de gestion du patrimoine naturel, c’est l’agriculture et la PAC, l’urbanisme ou encore la fiscalité qui sont concernés), elle doit reposer sur une connaissance exhaustive de notre patrimoine naturel (inventaires, recherches sur le déplacement des espèces, sur la caractérisation et le fonctionnement des habitats, interrelation avec les activités humaines).

Pour Maxime Paquin, chargé de mission du pôle Biodiversité de FNE : « ces résultats qui sont des indicateurs de la biodiversité en Europe, viennent confirmer que l'objectif de 2010 de stopper l'érosion de la biodiversité ne sera pas atteint ».
Christophe Aubel, pilote du pôle Biodiversité de FNE, ajoute, « Ceci n’est pas une surprise et ne diminue en rien l’importance de cette échéance, au contraire. 2010 doit marquer le sursaut pour une prise en compte globale et efficace de la biodiversité ».
2010 doit être l’année qui verra la lutte contre l’érosion de la biodiversité atteindre le degré d’urgence et de mobilisation de la lutte contre le réchauffement climatique.
Dans l’immédiat, FNE demande la mise en œuvre de l’engagement 78 du Grenelle de l’Environnement concernant la création d’une agence de la nature.


Mon avis

L'objectif de stopper la perte de biodiversité en 2010 ne sera pas atteint.
Ce n’est pas une nouvelle inédite mais cela se confirme…
La Commission Européenne en a conscience. Saura-t-elle et aura-t-elle les moyens d'agir pour pousser les états membres à corriger cela ?


Pour plus d’information

Visiter le site Countdown 2010.

Consulter le rapport de la commission européenne.

Consulter les objectifs initiaux pour 2010.

vendredi 12 juin 2009

Guide Greenpeace « Pêche : conduites dangereuses »

Pêche destructrice, surpêche, pollutions en tout genre : les océans sont aujourd'hui dans une crise abyssale. Pour en sortir, Greenpeace s'oppose aux pratiques de pêche destructrices et promeut à l'échelle mondiale la création de réserves marines couvrant 40% des océans.

Le nouveau guide de Greenpeace recense les espèces en danger - en vente dans les supermarchés français - et pour lesquelles la mise en place d’une filière de pêche durable est indispensable.

Espèces biologiquement vulnérables ou surpêchées, méthodes de pêches destructrices et/ou non sélective, pêche illégale ou encore impact de l’aquaculture, le nouveau guide de Greenpeace pointe du doigt les principaux problèmes liés à la pêche et la survie de certaines espèces. Parmi elles, on retrouve le cabillaud, le carrelet, le bar, la crevette ou encore le thon rouge. Au total, 22 espèces sont listées.

« La plupart des poissons que l’on trouve aujourd’hui en vente dans les supermarchés français sont issus d’une pêche non durable. Il est donc urgent que les supermarchés adoptent une politique en produits de la mer durable afin que la filière pêche puisse rester rentable et pérenne. Les supermarchés doivent faire partie de la solution et non du problème.» explique Emmanuel Buovolo, chargé de campagne Océan pour Greenpeace France.

Un virage durable s’impose !
Confrontés à de graves menaces, nos océans sont au bord de l’asphyxie. La surpêche chronique a entraîné l’effondrement de nombreux stocks de poissons. Selon la FAO (Agence des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation), 80% des stocks sont pleinement exploités, surexploités ou effondrés. Un chiffre alarmant qui ne cesse d’augmenter.
Mais «Il n’est pas trop tard pour agir ! indique Emmanuel Buovolo. Chaque consommateur peut contribuer à la sauvegarde des océans en consommant responsable. C’est la seule conduite à adopter pour assurer à la fois la survie des océans et l’existence d’une pêche durable.»

Pour toutes ces raisons, Greenpeace revendique :
- L’adoption, par la grande distribution française, de politiques d’approvisionnement en produits de la mer pêchés et élevés durablement.
- Un moratoire sur : la pêche au chalut de fond, le thon rouge et les requins.
- Des pêcheries durables et équitables.
- Une lutte efficace contre la pêche illégale.
- La création d’un vaste réseau mondial de réserves marines couvrant 40% de la surface globale des océans.

Pour plus d’information

Téléchargez le guide « Pêche : conduites dangereuses »
Lisez : Mais où est passé le thon rouge de Méditerranée

lundi 25 mai 2009

Retour sur la journée mondiale de la Biodiversité

La Journée mondiale de la Biodiversité, c'était le 22 mai.

Peu d'information fut faite sur ce sujet important.
Il faut dire qu'avec toutes ces journées de ceci, semaines de cela, on peut arriver à saturer !

Vous le avez sans doute : la biodiversité est menacée

Destruction ou fragmentation des habitats par l'urbanisation croissante, activités agricoles, espèces invasives, surexploitation de certaines espèces, pollutions, et changement climatique constituent les principales menaces pesant sur la biodiversité dans le monde.

Le ministère du Développement durable rappelle que « nombre de ces richesses sont en danger : la communauté scientifique mondiale estime que la moitié des espèces vivantes que nous connaissons pourrait disparaître d'ici un siècle ».

Les chiffres de la biodiversité en France

- Plus de 35.200 espèces animales et végétales sont recensées en France.
- 136 des 218 habitats d'intérêt communautaire (dont la conservation est un enjeu au niveau européen) sont répertoriés sur le territoire national.
- 291 espèces (91 végétales et 200 animales hors oiseaux) sont considérées par l'Union européenne comme étant d'intérêt communautaire et sont à ce titre couvertes par la directive européenne Habitats, faune et flore.
- 274 espèces d'oiseaux sont aussi d'intérêt communautaire.
- 55% des espèces européennes d'amphibiens sont recensées en France. Ce taux classe la France comme le deuxième pays européen en nombre d'espèces.
- 58% des espèces d'oiseaux nidifiant en Europe se reproduisent en France.
- 3.500 espèces végétales et 400 animaux vertébrés uniques au monde sont hébergés dans les territoires d'Outre-mer.
- Un quart des poissons d'eau douce de la planète, 16% des plantes vasculaires (hormis les algues et les mousses, donc), 12% des reptiles terrestres et 7% des oiseaux nicheurs se trouvent dans l'Outre-mer.
- 10 % des récifs coralliens mondiaux sont situés dans les eaux placées sous juridiction française.
- 378 espèces animales et 486 espèces végétales remarquables sont menacées en France, en métropole comme à l'Outre-mer.

samedi 28 mars 2009

Gestion différentiée à La Rochelle

Le service espaces verts de La Rochelle a lancé un programme de « gestion différenciée ». On ne devrait donc bientôt plus voir d'herbe jaunie, brûlée, au pied des arbres.

Les objectifs annoncés sont de modifier certaines pratiques peu respectueuses de l'environnement et de la biodiversité et réduire de 30 % l'usage des produits phytosanitaires (désherbants, fongicides...).

En limitant le désherbage systématique au pied des panneaux de signalisation et des lampadaires par exemple, en pratiquant le paillage sur les massifs, bref en laissant faire la nature.

Si aujourd'hui, la ville n'envisage pas encore de se passer totalement de pesticides (pour ses massifs fleuris notamment), elle devrait prochainement définir un certain nombre de zones et établir une sorte de cahier des charges. Ainsi le « zéro pesticide » devrait être appliqué sur les zones naturelles mais aussi le long des cours d'eau des parcs. Autre exemple : l'expérimentation menée depuis quelques mois par la ville et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) le long du canal de Rompsay. Sur un kilomètre de berges, les jardiniers sont invités à laisser la nature reprendre ses droits.

Moins de broyages mécaniques, moins de fauchages et plus aucun traitement pour améliorer la biodiversité de ce couloir naturel qui abrite une quarantaine d'espèces d'oiseaux et une flore emblématique comme les roseaux.

Source : Sud Ouest .com

Pour plus d’information

Voir le site de la semaine sans pesticides
Consulter le site sur la gestion différenciée

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Mon avis

La gestion différentiée est vraiment la pratique à privilégier par nos services des espaces verts. La préservation de la biodiversité fait partie des défis à relever si nous voulons laisser la place à un avenir vivable…

vendredi 20 février 2009

Le captage du CO2 : une fausse bonne solution

Parmi les pistes pour réduire les émissions de CO2 dont on sait bien maintenant qu’elles participent fortement au phénomène du réchauffement climatique, une des techniques proposées est le captage et la séquestration du carbone (CSC).

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Le captage du CO2 qu’est-ce que c’est ?

Le captage du CO2 consiste à éviter le rejet de CO2 dans l'atmosphère en captant ce gaz dès sa source de production et en le stockant dans le sous-sol où il ne pourra plus contribuer au réchauffement climatique planétaire. Cette technologie pourrait être mise en œuvre là où les émissions de CO2 sont concentrées, c'est-à-dire principalement dans les secteurs de la production d'électricité et de la grande industrie comme les cimenteries ou les centres sidérurgiques.

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Selon Greenpeace

Piéger le CO2 et le stocker sous la mer ou dans la terre... L'idée pourrait sembler séduisante, mais le captage et la séquestration du carbone (CSC) posent de nombreux problèmes listés dans un nouveau rapport publié par Greenpeace le 5 mai 2008 et intitulé « Faux espoir. Pourquoi le captage et la séquestration du carbone ne sauveront pas le climat ».

Selon ce rapport, la technologie du captage et de la séquestration du carbone (CSC) :
- ne sera pas prête à temps pour éviter les pires impacts des changements climatiques. Cette technologie ne sera pas disponible à grande échelle avant 2030. Pas question d'attendre jusque-là ! Selon le Giec, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent diminuer à partir de 2015.
- gaspille l'énergie et réduit l'efficacité des centrales : si on adopte cette technologie, 10 à 30 % de combustibles fossiles supplémentaires devront être brûlés pour arriver à produire la même quantité d'énergie. À grande échelle, voilà qui risquerait d'annuler les gains d'efficacité des cinquante dernières années et augmenter d'un tiers la consommation des ressources.
- coûte très cher. Il risque de doubler le coût de fonctionnement d'une centrale et, par conséquent, d'aboutir à une augmentation du coût de l'électricité de 21 à 91 %. De plus, les sommes consacrées au CSC réduiront d'autant les investissements pour les solutions durables aux changements climatiques.
- présente de nombreux risques. Il est impossible de garantir un stockage sûr et permanent du CO2. Cette technologie constitue une menace pour la santé, les écosystèmes et le climat. L'importance de ces risques reste difficile à cerner précisément, mais stocker du carbone sous les mers risque par exemple d'accélérer l'acidification des océans et de nuire à de nombreux organismes, voire à des écosystèmes entiers, situés à proximité des zones d'injection.

Au lieu d'investir de l'argent public dans un « remède » qui pourrait s'avérer pire que le mal, les décideurs politiques doivent miser sur les véritables solutions que sont l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, conclut le rapport de Greenpeace. Les experts du Giec affirment qu'il faut contenir l'augmentation globale de la température en deçà de 2 °C d'ici à 2100, si l'on veut éviter des dérèglements climatiques incontrôlables. Selon Greenpeace, relever ce challenge n'a rien d'impossible. En combinant mesures d'efficacité énergétique et développement massif des renouvelables, on pourrait diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici à 2050 et de répondre à la moitié des besoins énergétiques mondiaux.

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Pour France Nature Environnement

La CSC n’est qu’une technologie de pis aller, dont les promoteurs espèrent disposer à court terme, alors qu’on est encore au stade de la recherche et de l’expérimentation. Ce décalage entre l’urgence et le temps nécessaire pour une solution fiable et durable est souligné par le récent rapport « False Hope » de Greenpeace. C’est donc une technologie qui ne doit être utilisée qu’en dernier ressort et qui ne doit pas détourner les efforts pour développer les 3 solutions réellement durables : sobriété et efficacité énergétique, énergies renouvelables.

Pour plus d’information : http://www.greenpeace.org/france/news/captage-et-sequestration-du-ca

Le dossier Greenpeace :
GreenpeaceCaptageCO20.jpg

La position de France Nature Environnement

http://www.industrie.gouv.fr/energie/prospect/textes/sequestration.htm

lundi 16 février 2009

Conférence Publique " Pollinisateurs Sauvages "

Le Samedi 21 février, de 14h00 à 17h00
Dans les locaux de Natureparif, au 84 rue de Grenelle - 75007 Paris

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On parle de plus en plus du déclin inquiétant des insectes pollinisateurs, au premier desquels on compte les abeilles sauvages … Mais qui sont ces insectes ? Comment les reconnaître ? Pourquoi sont-elles indispensables, comment les préserver, comment les favoriser ? Cette conférence vous propose un tour d'horizon du monde des abeilles sauvages, souvent oubliées au seul profit de l'Abeille domestique : leur rôle de pollinisateur, leur biologie et écologie, la préservation des espèces et la gestion des milieux en faveur de ces indispensables auxiliaires.

Cette conférence sera animée par :
Serge GADOUM
Chargé de projet " Pollinisateurs sauvages "
OPIE (Office Pour les Insectes et leur Environnement)

Mon avis

Une conférence qui s'annonce très intéressante, sur un sujet de première importance. Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile de France, nous offre de très bonnes conférences.

Pour plus d’information

http://www.natureparif.fr/

mercredi 11 février 2009

Manchots empereurs, menace d’extinction d'ici 2100

Les manchots empereurs, qui ont été rendu très populaires en 2005 dans le monde entier avec le film « La marche de l'empereur », sont sous la menace d’une extinction massive d'ici la fin du siècle en raison du réchauffement climatique, selon une étude du CNRS publiée dans la revue PNAS du 27 janvier 2009.

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Crèche de poussins manchots empereurs

Selon cette étude, les manchots empereurs sont sous la menace d’une extinction d'ici 2100 en raison de la fonte de la banquise prédite par les modèles climatiques du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC). La fonte de la banquise est en effet en lien direct avec la reproduction et l'alimentation des manchots empereurs.

Selon ces données, avec les changements climatiques à venir, les manchots empereurs, acculés en Antarctique seront particulièrement menacés par les évolutions climatiques s'ils n’arrivent pas à « s'adapter rapidement ».

Après une baisse très importante à la fin des années 70, le nombre de manchots empereurs s'est pour le moment stabilisé depuis quelques années. Mais, comment évoluera la population de ces oiseaux de mer au cours des prochaines années ?

Selon les chercheurs qui ont effectué un suivi démographique d'une colonie de manchots empereurs située en Terre Adélie, prenant en compte les variations à venir de l'étendue de la banquise en Antarctique, le résultat est quasi sans appel, « les manchots empereurs de Terre Adélie pourraient disparaître d'ici 2100 si la banquise continue à fondre comme annoncé. Plus précisément, les scientifiques ont calculé que les effectifs de cette colonie allaient s'effondrer de 93 %, passant de 6000 couples reproducteurs en 1962 à 400 d'ici la fin du siècle. Avec une probabilité moyenne de s'éteindre égale à 36 % en 2100. »

La fonte de la banquise provoquera donc la raréfaction des ressources marines dont dépendent les manchots empereurs. Pour éviter de disparaître, les manchots empereurs doivent s'adapter (migration, changement de cycle de vie,...), mais, selon les chercheurs, les manchots empereurs « semblent lents à modifier leur comportement, ce qui les menace d'extinction. » Au contraire, pour certaines autres espèces d'oiseaux, essentiellement sub-antarctiques ou sub-tropicales, ces changements climatiques se révéleraient favorables, notamment pour certains albatros.

Source : actualites-news-environnement

Pour plus d’information

Lire l'article complet sur PNAS.org (en anglais)

mardi 3 février 2009

L’Antarctique se réchauffe lui aussi

Un étude publiée par la revue Nature montre que la température moyenne sur l’ensemble du continent s’est élevée de près de 0,6° depuis 50 ans. Les scientifiques estiment que ce réchauffement peut être attribué aux gaz à effets de serre dus à l’activité humaine. Ces résultats remettent en cause la thèse d’un refroidissement de l’Antarctique qui prévalait jusqu’alors.

RechauffementAntartique.jpg

Cette publication indique que si certaines parties du continent se sont légèrement refroidies durant ces dernières décennies, sa température moyenne a augmenté depuis 50 ans.

En effectuant un recoupement entre les mesures terrestres et les observations satellites, les scientifiques ont découvert que la température de la partie Ouest du continent s’était élevée de 0,17° par décennie depuis 1957.

La plupart des stations d’observations, qui sont localisées le long de la péninsule Antarctique, avaient mesuré le réchauffement de cette région depuis des années. Mais on manquait jusqu’à présent de données sur la partie centrale du continent.

« Nous n’avions aucune idée sur ce qui se passait là, » indique le professeur Eric Steig, de l’université Washington à Seattle, qui a dirigé cette recherche.

Le réchauffement de la région Ouest contrebalance largement le refroidissement constaté à l’Est. ce qui fait que pour l’ensemble de l’Antarctique, la température s’est élevée en moyenne de 0,12° durant cette période 1.

Le rapport du GIEC publié en 2007 considérait que l’Antarctique était préservé de la tendance au réchauffement constatée mondialement.

Gareth Marshall, un scientifique du British Antactic Survey, déclare que cette « étude montre que ce réchauffement est semblable à celui de l’hémisphère sud, où nous estimons que l’activité humaine a joué un certain rôle dans l’élévation des températures et qu’il est donc vraisemblable que cela soit le cas en ce qui concerne le réchauffement de l’Antarctique. »

M. Marshall précise que la différence observée entre les régions Ouest et Est pourrait en partie être attribuée au trou de la couche d’ozone, qui provoque un renforcement des vents induisant des températures inférieures à l’Est.

Source

Contre Info, 23 janvier 2009

mardi 30 décembre 2008

Les oiseaux, reflets de la qualité des zones humides

Le Syndicat mixte "Espaces Naturels Régionaux (ENRx)", Fédération des Parcs naturels régionaux du Nord - Pas de Calais a publié un guide très intéressant sur les zones humides et les oiseaux. Les informations qui suivent en sont extraites.

LES PAYSAGES DE ZONES HUMIDES, HAUTS LIEUX DE LA BIODIVERSITÉ RÉGIONALE
De manière générale, une zone humide est caractérisée par la présence permanente ou temporaire d’eau. Celle-ci contrôle l’évolution des caractéristiques du milieu et le développement de la faune et de la flore. Ces espaces ont une définition scientifique (espèces caractéristiques) mais également juridique qui a évolué au fil du temps.

Les zones humides offrent de nombreux services aux sociétés : régulation du débit des cours d’eau et atténuation des crues, épuration des eaux, accueil d’une biodiversité rare et menacée. Elles ont une importance capitale pour la sauvegarde de la ressource en eau (quantité et qualité). Leur disparition n’est pas une particularité régionale puisqu’elles sont menacées à l’échelle mondiale, à l’instar des espèces qui s’y développent, mais le nord de la France, densément peuplé, représente un espace où la gestion de l’eau est particulièrement préoccupante. La sauvegarde de zones humides de qualité est une nécessité pour la survie de l’homme et le développement de ses activités car les enjeux autour de leur conservation sont très nombreux.

Les zones humides possèdent une flore et une faune remarquables. Il est nécessaire de disposer d'outils pour le suivi de ces zones si importantes pour l'environnement. Le bio-indicateur oiseau développé dans le cadre du programme de suivi et d’évaluation de la qualité des zones humides s’inscrit donc dans cette réflexion en contribuant à :
- localiser les espaces présentant un enjeu écologique fort ;
- évaluer les actions engagées sur le terrain (gestion, réhabilitation, etc.) ;
- caractériser l’état de santé des zones humides régionales au travers d’un panel représentatif de zones humides suivies selon la même méthode (avec possibilité de comparaison entre années et/ou entre sites).

LES OISEAUX, HABITANTS DES ZONES HUMIDES, INDICATEURS DE QUALITÉ
Les oiseaux occupent l’ensemble des types de milieux humides de la région, certains y sont strictement inféodés et présentent des adaptations orphologiques (au niveau du bec et des pattes, par exemple). Les oiseaux des zones humides se distinguent des autres oiseaux par leur dépendance plus ou moins marquée aux surfaces aquatiques. Le Nord-Pas de Calais accueille plus de 70 espèces d’oiseaux nicheuses directement liées aux zones humides. Elles représentent une part importante de la diversité ornithologique régionale et se répartissent en deux groupes selon les grands types de milieux qu’ils occupent :
- les espèces directement liées à la présence d’eau libre plus ou moins profonde (oiseaux d’eau au sens strict) : ces oiseaux recherchent des plans d’eau entourés de ceintures de végétation plus ou moins denses et étendues et des fossés. Exemples : Canards, Grèbes, Sarcelles, etc. ;
- les espèces indirectement liées à l’eau (oiseaux d’eau au sens large) et utilisant des formations végétales sur sols hydromorphes : roselières, mégaphorbiaies, prairies hygrophiles, boisements humides, etc. Exemples : Rousserolles, Locustelles, Blongios nain...

LE SUIVI DES ZONES HUMIDES PAR LES OISEAUX
Les oiseaux constituent de bons bio-indicateurs : leur biologie est bien connue et leur identification reste aisée par rapport à d’autres taxons*. Leur observation est facile car elle ne nécessite pas de moyens techniques coûteux et complexes. Sensibles aux changements progressifs ou brutaux de leur environnement, ils occupent de vastes territoires et donnent des informations sur la qualité de nombreux milieux (forêts, zones humides, cours d’eau, etc.). Par sa présence ou son absence, chaque oiseau donne des indications sur l’état des habitats (structure de la végétation, niveau de dégradation, abondance de proies, dérangement, etc.). En général, seul un petit groupe d’espèces dont les exigences sont strictes et bien connues donne des informations fiables et pertinentes.

HabitatOiseauxZonesHumides.jpg

LE PROGRAMME DE SUIVI ET D’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES ZONES HUMIDES (PSEQZH)
En 1999, Espace naturel régional, en partenariat avec les principaux acteurs de l’environnement, s’est engagé dans le développement d’un outil de suivi destiné à évaluer les actions menées sur les territoires. Le programme de suivi et d’évaluation de la qualité des zones humides (PSEQZH) est le fruit d’une volonté de fédérer les compétences des différents acteurs régionaux et de suivre les milieux naturels à l’échelle régionale selon une méthode commune définie en 2000 avec pour objectifs principaux de :
- compléter les connaissances scientifiques sur les zones humides (évaluation des cœurs nature) ;
- suivre l’évolution pluriannuelle des habitats et des peuplements d’oiseaux des zones humides grâce à des indicateurs ;
- proposer un outil d’évaluation de l’intérêt patrimonial des zones humides et des effets des mesures de gestion fondé sur les oiseaux et leur caractère bio-indicateur, selon un indice biologique ;
- mettre en place un réseau d’acteurs et de sites suivis selon un même protocole.

SuiviMilieuxNaturels.jpg

Des principes de gestion des zones humides ont étés définis :
- le faucardage et la fauche exportatrice qui maintiennent le caractère ouvert en reproduisant l’action des grands herbivores. L’exportation des végétaux fauchés limite l’enrichissement du milieu en éléments minéraux (eutrophisation) ;
- le pâturage extensif qui maintient le caractère ouvert et ralentit l’atterrissement en limitant le développement des roseaux (piétinement des rhizomes par les bovins ou les équins) ;
- la gestion des écoulements par l’entretien des fossés, la mise en place d’ouvrages de gestion des niveaux d’eau (casiers hydrauliques, palplanches, par exemple) permettant un contrôle précis du niveau d’eau au sein des marais tout au long de l’année ;
- le débroussaillage, les coupes et les abattages, réalisés de manière manuelle ou mécanique, permettent de maintenir ou de favoriser des milieux herbacés hygrophiles (prairies, roselières, mégaphorbiaies, etc.) en limitant le développement des ligneux ;
- l’étrépage qui consiste à retirer la couche superficielle du sol sur quelques dizaines de centimètres pour favoriser l’apparition d’espèces pionnières. Cette technique est souvent pratiquée dans les milieux tourbeux ;
- la création de hauts fonds, d’îlots ou de vasières dans les étangs ou sur leurs bordures qui favorise le développement de roseaux accueillant de nombreuses espèces d’oiseaux rares.

Ces principes ont été intégrés dans les plans de gestions mis en œuvre sur des sites régionaux. Le documents nous en donne plusieurs exemples.

Pour plus d'information

Lire le guide :
GuideZonesHumidesOiseaux.jpg

Consulter le site ENRx

Mon avis

Ce guide, très intéressant, est assez technique mais il comporte quand même des informations accessibles au public non spécialiste. Il s’adresse principalement aux techniciens des milieux naturels, aux bureaux d’études, aux élus, aux étudiants, aux associations de protection de la nature et aux naturalistes amateurs.

lundi 29 décembre 2008

Une 13ème victime Avenue Bolviller à Brunoy (91)

Si vous n'avez rien vu dans le journal...
Si vous ne connaissez pas ce titre dans les romans d'Agatha Christie..
C'est normal !
Cette treizième victime est un platane qui s'ajoute à cette longue liste d'arbres abattus depuis de nombreux mois.

Malades ? Gênants ?

En tout cas il est évident que la gestion communale du patrimoine arboré est désastreuse.
Pas de nouvelle plantation. Emplacements laissés à l'abandon au profit des voitures.
Et toujours les mêmes pratiques nocives d'élagage fort.

Voici le lieu du crime, avenue Bolviller



Les victimes


Victime 1, la première bitumée...


Victime 2


Victime 3


Victime 4


Victime 5


Victime 6


Victime 7


Victime 8


Victime 9


Victime 10


Victime 11


Victime 12, la seconde pour le moment a avoir été bitumée !


Victime 13, la dernière en date

Les survivants comptent les jours qui leur restent...

A quand des pratiques de gestion enfin respectueuses des arbres ?

Stop aux élagages forts qui affaiblissent les arbres




Même pas de mastic cicatrisant !

Evidemment nous avons signalé ce problème de mauvaise gestion des arbres à la municipalité, il y a longtemps.
Rien ne change...
Absence de volonté ?
Incompétence ? Pas sûr, nous avions rencontré une employée municipale qui nous avait semblé formée et sensibilisée...
Alors ?

Quel sera l'avenir de l'avenue Bolviller ?
Abattage en règle et progressif ?
Bitumage des emplacements d'arbres abattus ?
Replantation ?

Évidemment nous ne pouvons que souhaiter la dernière option :
Replantons l'avenue Bolviller !

vendredi 26 décembre 2008

La rose de Noël

Des fleurs dans le jardin à cette époque… qu’est ce que cela peut être ?
Hé, oui ! C’est la rose de Noël…

Peu de risque de se tromper tant les fleurs extérieures sont rares à cette période.
Les roses de Noël peuvent sembler fragiles sous ce climat difficile.
Il n’en est rien.
Depuis de nombreuses années, mon pied dans le jardin se suffit à lui-même. Pas besoin d’entretien, les fleurs sont fidèles au rendez-vous.
Pas question de faire faux bond au Père Noël quand même !
Il en existe une quinzaine d’espèces.
Les miennes sont blanches.

Quelques données techniques

Hauteur à maturité : 0,3 m
Largeur à maturité : 0,2-0,2 m
Origine : Centre et Sud de l'Europe Zones climatiques France : méditerranéen, océanique, moyen, continental
Rusticité : rustique
Composition du sol : normal, calcaire, sableux, riche en humus
PH du sol : neutre, acide
Humidité du sol : normal, sec, humide
Exposition : mi-ombre, ombre
Utilisation en jardin : massif, bordure, rocaille, sous-bois
Couleur feuille : vert
Feuillage : persistant
Couleur des fleurs : blanc et rose
Période de floraison : novembre-mars

Une plante de la famille des renonculacées.
Elle est originaire d'Europe et Chine.
Nom botanique: helleborus.
Le nom hollébore signifie en Grec nourriture qui tue: elle est toxique par ingestion.
Il en existe une quinzaine de variétés sans compter les nombreux hybrides.
C'est une plante vivace à feuillage persistant.
Elle peut atteindre jusqu'à 70cm.
C'est une plante rustique au gel testée à -15°C.
On utilise la rose de Noël en bordure, rocaille, massif, sous-bois et aussi pour bouquets.

Une légende de la rose de Noël

La nuit de la naissance du Christ, Madelon, une petite bergère qui gardait ses moutons, vit les rois mages et divers bergers, chargés de cadeaux, traverser le champ couvert de neige où elle se trouvait. Les rois mages portaient l'or, la myrrhe et l'encens, les bergers des fruits, du miel et des colombes. Madelon pensa qu'elle n'avait rien, pas même une simple fleur, pour ce nouveau-né d'exception. Un ange voyant ses larmes frôla la neige, révélant ainsi une très belle fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël.

Une autre…

Les roses de Noël fleurissent à Noël !
On dit qu'elles ont fleuri pour la première fois près de l'étable à Bethléem.
La légende dit qu'une petite fille était allée dans l'étable pour rendre hommage au bébé qui venait de naître et qu'elle versait toutes les larmes de son corps , car elle n'avait aucun présent à lui offrir !
Ses larmes tombèrent dans la neige et un ange apparut et fit pousser une rose là où ses pleurs étaient tombés ! Il lui dit de la prendre et de l'offrir au petit enfant qui venait de naître !

Mon avis

C’est quelque part presque un miracle.
Chaque année elles nous enchantent par ce temps froid…
Quand bien même le global warming !

Pour plus d’information

http://www.aujardin.info/plantes/hellebore.php
http://www.1jardin2plantes.info/fichesplantes/rose-noel.php

samedi 20 décembre 2008

Coup d'arrêt au développement de l'hydroélectricité sur des sites vierges !

France Nature Environnement nous informe :

Par jugement du 16 décembre 2008, le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'autorisation du Préfet du Cantal permettant l'aménagement d'une centrale hydroélectrique sur une des dernières rivières sauvages du haut bassin de la Dordogne. A l’initiative de cette annulation, des citoyens membres de l’association Dordogne Vivante, rejoints par la Fédération de pêche du Cantal et France Nature Environnement (FNE).

Cette décision de justice constitue un symbole fort, à l’heure où certains voudraient voir la moindre rivière de France équipée et exploitée in fine. Il constitue un utile rappel à l’ordre pour l’Etat, toujours enclin à laisser se développer des activités productives en contradiction avec ses engagements communautaires environnementaux.

En l’occurrence, le préfet du Cantal avait autorisé fin 2007 l'équipement d'une des dernières rivières sauvages en bon état écologique du bassin de la Dordogne, la Santoire, située au coeur du Parc Naturel Régional des volcans d'Auvergne, et abritant de nombreuses espèces protégées telles que la Loutre.

Ce projet (non réalisé) justifiait l’aménagement d’un barrage de 3,80 mètres de haut, court-circuitant 2,8 km de cours d'eau dans un site pittoresque constitué de gorges profondes. Il ne pouvait manquer de conduire à « la dégradation objective de la masse d'eau », en contradiction avec la directive cadre sur l’eau, comme l’avait d’ailleurs indiqué l'Agence de l'Eau Adour-Garonne lors de l’instruction administrative.

Ce type de projet entraîne nécessairement une dégradation de la rivière : « La modification de l'hydromorphologie apparaît comme un facteur de dégradation au moins équivalent à celui de la pollution », explique Jacques Pulou de FNE. Il ajoute : « La petite hydroélectricité endommage les milieux aquatiques, et présente un intérêt énergétique très marginal, qui remet en cause la légitimité de tels investissements. La priorité est à la sobriété énergétique, et aux développements de l’énergie solaire et éolienne ».

Ce jugement alimente les critiques associatives à l’encontre du « plan national de développement des énergies renouvelables », présenté par le ministre d'Etat le 17 novembre dernier. Ce plan flatte les appétits de tous les lobbys de l’énergie, en intégrant notamment le développement d’« une hydroélectricité durable, plus performante en termes énergétiques et exemplaire en matière d'insertion environnementale ». Si la modernisation et l’optimisation du parc hydroélectrique actuel est un objectif écologiquement acceptable, dès lors qu’il s’accompagne d'une diminution rapide des impacts du parc actuel sur nos cours d'eau (qui exige le démantèlement de certains ouvrages/barrages très perturbateurs sur des axes migrateurs), l’équipement de nouvelles rivières jusqu’ici préservées n’est pas conforme à nos engagements écologiques européens.

Pour plus d’information

Lire le point de vue de FNE sur les barrages
Consultez le site de SOS Loire Vivante

mercredi 20 août 2008

La pollinisation

La pollinisation est le mode de reproduction de certaines plantes. Il s'agit du processus de transport d'un grain de pollen depuis l'étamine (organe mâle) afin que celui-ci rencontre les organes femelles de la même espèce, rendant possible la fécondation de la plante.

Sans pollinisation, nous n’aurions ni fruits, ni légumes fruits, ni même de semences. C’est dire son importance pour l’agriculture et l’alimentation.

Les différents modes de pollinisation

La pollinisation s’effectue, selon les cas, par des moyens différents :

L’autopollinisation Alors que pour bien des plantes cela serait possible, elles semblent s’arranger pour éviter l’autopollinisation par laquelle la plante se féconde elle-même. Cette pratique peut conduire à l’appauvrissement de l’espèce.

La pollinisation par les animaux Ce sont les insectes qui s’en chargent le plus. Ils effectuent l’opération alors qu’ils recherchent le nectar des plantes pour se nourrir. Ce faisant ils récoltent des grains de pollen qu’ils déposeront plus loin sur une autre plante. Les insectes pollinisateurs sont :
- les abeilles (domestiques et solitaires)
- les bourdons
- les spyres
- les papillons
- les diptères
- certains coléoptères

Certains oiseaux au bec pointu, comme les oiseaux-mouches, peuvent aussi assurer la pollinisation des plantes qu’ils visitent, eux aussi à la recherche du nectar.

Les chauves souris et certains mammifères peuvent aussi polliniser certaines espèces de plantes.

Les plantes à fleur se débrouillent bien pour attirer les insectes : belles couleurs et odeur attirantes.

PollinisationAbeille.JPG
Pollinisation d'un pissenlit par une abeille

La pollinisation par le vent Cette méthode est plus simple (le vent transporte le pollen qui se déplace ainsi d’une fleur à l’autre) mais est moins efficace. Elle est largement moins répandue que la pollinisation par les animaux. Les plantes qui s’en remettent à cette méthode n’ont pas besoin de couleurs chatoyantes, d’odeur attirante ni de nectar. Leurs fleurs sont petites, ternes mais possèdent une grande quantité de pollen pour augmenter leur chances.

VentPollen.jpg

Le vent porte du pollen dans le Valais en Suisse

La pollinisation au potager

Voici quelques exemples pour chaque mode de pollinisation :

Autopollinisation : petit pois, olive, vigne, laitue, tomate, haricot, fève.

Par les insectes : choux, carotte, poireau, oignon, soja, agrumes, melon, pomme, poire, prune, pêche, cerise, fraise, framboise, cassis.

Par le vent : Epinard, asperge.

L’importance des abeilles

La France compte environ 1000 espèces d’abeilles et le monde 20000. C’est cependant l’abeille domestique qui rempli l’essentiel du travail de pollinisation. Elle assure 85% de celle des plantes à fleurs. Son intérêt dans l’affaire est de récolter le pollen afin de nourrir ses larves dans la ruche. Elle a évolué dans son corps et son comportement de manière à améliorer son efficacité. Elle est fidèle à une espèce de plante tant que celle-ci produit du nectar. C’est ainsi que les apiculteurs produisent du miel d’espèces spécifiques.

On attribue à Einstein la fameuse citation : « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ». Même s’il n’est pas prouvé que Einstein ait effectivement dit cela, il est vrai que l’abeille a en charge la pollinisation d’environ 20000 espèces de plantes dans le monde.

De nombreuses alertes nous indiquent que l’abeille va mal.
Si elle disparaissait, de très nombreuses espèces végétales la suivraient faut de pouvoir se reproduire, entraînant dans leur sillage de nombreuses espèces animales dépendantes des plantes.
L’homme aurait bien du mal à survivre, même si les céréales, base de l’alimentation mondiale ne dépendent pas des insectes pour la pollinisation.

La contamination par les OGM

Nous avons vu dans cet article que la pollinisation est extrêmement importante pour les plantes, les animaux, l’homme.
Notez aussi que c’est par elle que les plantes OGM contaminent les plantes non OGM !
Comme quoi, il y a des inconvénients en toute chose et surtout quand l’homme s’en mêle !

Pour plus d’informations, je vous propose :
Le site de la cité des sciences.
Le numéro 470 de la revue les 4 saisons du jardin bio, éditée par Terre vivante.

samedi 26 juillet 2008

La fonte des glaces arctiques s’accélère : les ours vont pleurer, les pétroliers rigolent

En Avril 2008, le WWF publiait une étude montrant que le changement climatique frappe le Pôle Nord plus fort et plus vite que prévu.

Selon un rapport (Arctic Climate Impact Science) rassemblant diverses études sur les conséquences du réchauffement climatique en Arctique :
« Au regard des données scientifiques des changements récents en Arctique, nous devons malheureusement admettre que ce que nous pensions savoir des impacts du changement climatique n’est rien à côté des changements que nous voyons déjà aujourd’hui en Arctique».
« Nous sommes face à un problème très sérieux car certains des changements qui s’opèrent déjà actuellement, risquent d’accélérer le réchauffement de la Terre au delà des modèles établis jusqu’à présent.»

Au Groenland, la fonte saisonnière des glaces est beaucoup plus rapide depuis 2004, ce qui laisse penser qu’elle atteindra bientôt son point de non retour.
Jusqu’alors, la glace fondait en effet d’environ 80 km³ chaque été.
Depuis 2004, la fonte est trois fois plus rapide et se sont 240 km³ de glace qui disparaissent chaque année.

banquise1.jpg

Selon les conclusions du GIEC (le groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), si toute la calotte glaciaire du Groenland disparaît, le niveau des mers augmentera de 7,3 mètres.

La fonte des glaces rend la survie des 25 000 ours polaires qui vivent encore dans la région d’autant plus difficile.
Au cours des 30 dernières années, la banquise commence à fondre presque 30 jours plus tôt.
La saison de chasse pour les ours polaires devient dès lors beaucoup plus courte.
Aujourd’hui déjà, un tiers des ours polaires ont vu leur masse corporelle fortement réduite et moins de jeunes ont pu voir le jour.
Les ours trouvent aussi moins d’espaces pour élever leurs petits et doivent nager plus longtemps d’un iceberg à l’autre ce qui engendre plus de noyades.
D’ici la moitié du 21e siècle, on estime que deux tiers de la population d’ours actuelle, soit environ 16 500 individus, auront disparu.

Mais si les ours vont pleurer, ce ne sera pas forcément le cas pour tout le monde !

"Il est très possible qu'il n'y ait plus de glace au pôle Nord à la fin de cet été, ce qui s'explique par le fait que le pôle est désormais recouvert d'une fine couche de glace", a expliqué Mark Serreze, un scientifique du Centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC : National Snow and Ice Data Center) à Boulder (Colorado, ouest).

Durant l'été 2007, la fonte des glaces arctiques avait permis d'ouvrir plus longuement le passage du Nord-Ouest, une route maritime qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand nord canadien.

L'été dernier, la banquise a fondu de 23%, faisant voler en éclat le précédent record enregistré en 2005.

Pour cette année 2008, "nous anticipons au moins une perte équivalente à l'été 2007 voire davantage, ceci dépendra de la météo et nous ne savons pas encore", a noté le chercheur.

Mais la fonte des glaces arctiques a aussi de bons côtés parait-il !

Les navires pourront de façon régulière emprunter le passage du Nord-Ouest, évitant ainsi les long détours par le canal de Panama ou le Cap Horn.

De plus, les fonds de l'océan Arctique sont riches en pétrole et, sans glace, ces gisements seront plus aisément accessibles, soulignent des experts.

Plateforme.jpg

Bah voyons ! Davantage de pétrole pour plus de CO2, donc plus de réchauffement climatique avec ainsi plus de fonte des glaces permettant d’accéder à plus de pétrole…

L’homme excelle dans les cercles vicieux.

Mais sa survie et celle des autres formes de vie sur terre ne passe-t-elle pas par des cercles vertueux ?

Cercle_vicieux.jpg

Pour plus d’informations : Pour les anglophones, des infos très intéressantes dont certaines visualisables avec Google earth :
http://nsidc.org/data/virtual_globes/

Un article simple sur DDMAgazine :
http://www.ddmagazine.com/pole-nord-banquise-pas-de-glace-nsidc.html

dimanche 20 juillet 2008

La déforestation galopante

La déforestation est un des grands maux de la planète.

Les forêts sont indispensables à la vie sur terre. Ce sont des sources de nourriture, de refuge, de combustibles, de vêtements et médicaments pour de nombreuses populations. Elles renferment une biodiversité souvent importante. Elles jouent un rôle majeur dans la fixation du CO2 d’origine humaine et qui perturbe gravement le climat mondial. 40% du carbone terrestre est stocké dans la végétation et les sols des forêts.

80% de la couverture forestière mondiale originelle à été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des 30 dernières années.
Chaque année, ce sont plus de 10 millions d'hectares qui disparaissent avec des conséquences quasi irréversibles à notre échelle.
La déforestation est donc une catastrophe aussi bien pour l'Homme que pour les autres espèces puisque on estime que 27 000 espèces animales et végétales disparaissent chaque année à cause d'elle. La déforestation touche toutes les forêts tropicales, en particulier en Amazonie, en Afrique équatoriale et en Asie du Sud-Est.

Quelles sont les principales causes de déboisement ?

- L'expansion agricole est la principale cause de déboisement dans le monde (plantations de palmier à huile, de soja).
- Le développement des cultures pour l'élevage industriel.
- Le développement des cultures pour les agrocarburants.
- L'exploitation minière de métaux et de minéraux précieux.
- L'extraction du pétrole et du gaz (de vastes étendues de forêt sont régulièrement endommagées par les forages et la pose de pipelines, sans parler des fuites régulières de pétrole).
- L’exploitation forestière (pour le bois).
- Les incendies.

Une importante source de CO2

La déforestation représente 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dont 70 % des émissions du Brésil et 80 % de celles de l'Indonésie.

Le Brésil est particulièrement touché

En un mois seulement, une région forestière équivalente à la taille de New York a été rasée dans la forêt tropicale amazonienne - un développement « alarmant » et « pire que prévu » d’après une déclaration du gouvernement Brésilien.

foret_mato_grosso.jpg
Les champs de soja remplacent la forêt dans le Mato Grosso au Brésil Février 2008 crédit : Paulo Whitaker / REUTERS

Au moins 1 123 km2 ont été déboisés au Brésil en avril 2008. C’est huit fois plus que les 145 km2 détruits le mois précédent, d’après les données publiées début juin par l’INPE, Institut National Brésilien de Recherche qui surveille l’Amazonie. Ces résultats laissent entendre que le taux de déforestation s’est accéléré d’après l’INPE. Entre août 2006 et août 2007, 4 974 km2 avaient été détruits. D’août 2007 à avril 2008, ce taux a grimpé à 5 850 km2. « Cette situation est très alarmante. Avec les chiffres que nous avons, nous pouvons être sûrs qu’il y a une nette augmentation de la déforestation de l’Amazonie, » a déclaré le directeur de l’INPE, Gilberto Camara. « Le processus de déforestation est plus intense que nous ne l’avions imaginé »

L’INPE a calculé que sur les vingt dernières années, une zone équivalente à la superficie d’un terrain de football a été déboisée en Amazone Brésilienne toutes les dix secondes. Un total de 700 000 km2 a déjà été abattu, dont plus de la moitié depuis 1988, quand le groupe a commencé la surveillance de la forêt. A l’origine, l’Amazone Brésilienne s’étirait sur 4 millions de km2.

On défriche pour du soja

Il y a trois raisons à l’augmentation actuelle, selon les experts. Le Brésil produit des denrées vendues au prix fort, il y a une longue période sèche et en plus, 2008 est une année électorale, durant laquelle certains gouvernements locaux ralentissent les mesures pour arrêter la déforestation.

En avril, 70 % des dégâts se sont produits dans l’Etat de Mato Grosso. Le gouverneur de l’Etat, Blairo Maggi, est l’un des plus gros producteurs de graines de soja. Maggi a déclaré aux médias locaux que la production de graines de soja pourrait remédier à la crise alimentaire mondiale. Mais le soja n’est qu’une partie du problème, d’après Marcelo Furtado, directeur de Greenpeace Brésil. « C’est un cycle intégré. D’abord, ils abattent le bois pour le vendre, ensuite ils font paître le bétail et enfin ils sèment des céréales, » selon Furtado.

deforestation-novoprogresso.jpg
Déforestation illégale pour la culture du soja dans la région de Novo Progresso, Etat du Para - Amazonie brésilienne

Un autre regard sur les produits Dove, par Greenpeace.



L’Indonésie est le troisième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde.
Une position peu enviable qu’elle doit essentiellement à la déforestation. Les plantations de palmiers à huile sont une des menaces les plus importantes qui pèsent sur les forêts tropicales du pays. Greenpeace a publié un nouveau rapport qui met en lumière le rôle des fournisseurs d’huile de palme d’Unilever. Ils sont impliqués dans la destruction des forêts qui servent aussi d’habitats aux orangs-outans dans la région du Kalimantan, en Indonésie.

Unilever se présente comme une entreprise soucieuse des questions environnementales mais, dans le même temps, elle ne prend pas ses responsabilités dans ce dossier. L’entreprise doit cesser de s’approvisionner auprès de fournisseurs d’huile de palme impliqués dans la déforestation. Elle doit par ailleurs soutenir un moratoire sur la destruction ultérieure des forêts indonésiennes. La déforestation contribue également aux changements climatiques.

Envoyez une lettre à Unilever afin de leur demander que leur marque phare, Dove, mette un terme à sa participation dans la destruction des forêts anciennes d’Indonésie.
http://www.greenpeace.org/france/campaigns/forets/foret-paradis/a-vous-d-agir/petition

Pour plus d’informations :
http://www.deforestation-amazonie.org/
http://www.dailymotion.com/video/x55ort_dove-et-la-deforestation_news
http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2005/1000127/index.html
http://www.amisdelaterre.org/Deforestation-durable.html
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=224

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