Le n°1518 de Politis nous offre deux analyses pour le moins alarmantes quant aux effondrements en cours et en chaîne qui menacent l'avenir de l'espèce humaine. Rien de moins et l'on ne peut que s'affliger de la relative inaction globale face à la catastrophe annoncée.
Et elle n'est pas annoncé d'hier comme l'indique l'enseignant Jérôme Geizes dans un court billet mais non moins instructif. Dans les années 1990 déjà le GIEC proposait des solutions pour éviter l'emballement climatique que nous constatons avec pour exemple les températures supérieures de 15 degrés par rapport à la moyenne relevées an nord de la Scandinavie cet été.
Alors que ce même GIEC nous dit qu'il faudrait réduire par trois nos émissions de gaz à effet de, l'Europe a augmenté de CO2 en 2017 et la France a été jusqu'à 3,2 % !
C'est bien l'éventuelle disparition de l'espèce humaine qui pourrait survenir au terme de l'implosion de nos sociétés consécutives aux bouleversements en cours.
François Ruffin fait l'objet du dossier de ce numéro de Politis. Son analyse rejoint tout à fait celle de Jérôme Geizes sur la responsabilité flagrante de nos dirigeants qui baissent les bras au lieu d'engager le nécessaire combat planétaire qui mettrait un terme au dogme de la croissance et aux politiques libérales imposées par l'oligarchie. Ruffin évoque un avenir effrayant donc une issue serait notre mort, celle de la planète et de note civilisation.

Ces lectures, loin d'être réjouissantes, ont le mérite d'être éclairantes et propices à la réflexion.
Qui pourra dire qu'il ne savait pas, si un aussi sombre avenir se concrétise ? Certainement pas les nantis et nos dirigeants du moment. Des dirigeants que j'espère voir un jour à l'image de François Ruffin. Son parcours me laisse crois=re que c'est peut-être possible. Rêvons un peu… Et si le désastre social et écologique qui sera engendré par la politique du gouvernement Macron (dans la lignée des politiques précédentes) faisait entrainant enfin une forte mobilisation des français ? Ruffin a raison, ce qu'il nous manque c'est l'espérance, la conscience de notre force et le sentiment que nous pouvons gagner. J'ajouterai simplement et modestement que ce n'est que lorsque la situation sera très dure, que la désespérance populaire sera assez forte pour passer outre l'individualisme et la peur dans lesquels le capitalisme productiviste nous maintien.

Source et inspiration : Politis 1518.