Bure, petite ville dans la Meuse choie par l'Andra pour y implanter une poubelle nucléaire à 500 mètres sous terre.
J'en ai parlé ici maintes fois sur ce blog. J'y suis allé plusieurs fois. 2 séjours à la maison de la résistance (BZL) et aussi pour manifester.
La dernière fois c'était au 15 Août de cette année 2017. Si j'avais annoncé la manifestation, il est vrai que je n'ai pas eu le cœur à écrire au retour.
La violence policière y avait dépassé tout ce que j'avais vu jusqu'alors. Ce fut pire que le 18 février de cette année ou la manifestation s'était terminée en dénombrant plusieurs blessés (voir ici). Un manifestant, Robin, a eu le pied déchiqueté par une des nombreuses grenades lancées contre nous manifestants, par les gendarmes ou autres forces policières.

Depuis, la lutte continue de s'amplifier et de s'organiser. Et pas dans la violence.
Reporterre vient de publier un magnifique reportage en deux articles :

Quel plaisir d'apprendre que peu à peu des opposants s'installent durablement, contribuant à faire revivre les villages qui se désertifient.
Les champs se cultivent, un four à pain est en construction, d'autres projets de vie, la vraie, sont dans les esprits et se concrétisent peu à peu.

Depuis ma visite le 18 février, le bois Lejuc reçoit de plus en plus d’occupants et de cabanes. Comme à Notre Dame des landes, c'est une ZAD qui s'étoffe ici.
La lecture du reportage de Reporterre (qui a deux correspondants sur place) est de nature à redonner le moral et confiance en l'homme.
Qu'il est bon de savoir que des projets à taille humaine se montent là bas et que, même si tout n'est pas rose, loin de là, l'entraide la solidarité et la convivialité montrent un des chemins vers un monde meilleur.

Voici deux des cabanes du bois Lejuc lors de ma venue le 18 février.


Actuellement une cabane de 30m2 se construit dans les arbres ! Lisez le reportage sur le site Reporterre !