La cour d'appel administrative de Lyon a confirmé ce 16 décembre l'illégalité du projet de Center Parcs à Roybon dans l'Isère.
Le jugement en annulation que le tribunal administratif de Grenoble avait rendu en juillet 2015 est donc confirmé.

Ce GPII est donc par deux fois jugé illlégal.
La cour d'appel l'estime contradictoire aux dispositions du SDAGE qui ont pour objectif d’assurer la préservation des zones humides.
Elle annule aussi l’arrêté préfectoral délivrant un récépissé de déclaration en application de la loi sur l’eau au titre de travaux de réalisation d’une canalisation d’eaux usées.

Regrètons cependant le refus d'annulation de l’arrêté préfectoral autorisant par dérogation à enlever ou détruire des spécimens d’espèces protégées et à détruire ou altérer leurs habitats.
Les juges ont considéré en que les espèces concernées sont pour la plupart relativement communes et non menacées d’extinction. Ils ont notamment avancé l’argument des « six cents emplois pérennes » et des nombreux autres générés par le chantier. malheureusement ici encore L'emploi justife la destruction de la nature.

Le groupe Pierre & Vacances a déjà exprimé sa volonté d’aller en cassation.
Les associations, quant à elles, ont affirmé que s’il le faut, ils s’adresseraient à la Cour de justice européenne.

Il semble donc que le coup d'arret définitif à ce projet scandaleux ne soit pas encore porté...