Alors qu’une bonne nouvelle éclairait ce jeudi, qu’en sera-t-il demain ?
J’évoque l’annulation aujourd’hui par le tribunal administratif de Grenoble de l’autorisation préfectorale « loi sur l’eau » des travaux du center parcs de Roybon.
Si les zadistes de Roybon ont légitimement de quoi se réduire (et pas seulement eux !), un autre jugement d’importance doit nous être communiqué demain vendredi 17 juillet.
Et là ce risque fort d’être une bien moins bonne nouvelle pour les opposants au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes (NDDL) et pas seulement pour les zadistes !

C’est en effet demain que le tribunal administratif doit rendre son avis sur 17 recours contre le projet. Les opposants s’attendent à une mauvaise nouvelle car il pourrait être considéré que le projet ne porte pas une sérieuse atteinte à l’environnement ! On croit rêver (cauchemarder) dès lors que l’on s’est rendu sur place et que l’on a vu ce magnifique endroit de nature, de culture, de vie quoi. Et il n’est que d’avoir entendu les naturalistes nous raconter les particularités remarquables des écosystèmes qui s’y trouvent, pour trouver cette allégation pour le moins risible, je dirais donc scandaleuse.

Alors ? Jeudi qui rit, vendredi qui pleure ?
Je n’espère pas cela, évidemment, même si je me doute de ce qui nous attend demain.
Je reste écœuré de m’être mis dans l’impossibilité d’être à NDDL lors du rassemblement du week-end dernier. J’aurais tant aimé entendre de vive voie les opposants anticiper la suite de la lutte, à commencer la mise en appel d’une possible décision favorable au projet.
Quant à parier sur le fait que Hollande tiendra sa parole de ne pas débuter les travaux tant que tous les recours seront épuisés, je ne m’y risquerai pas. Il y a longtemps que je n’ai plus confiance dans ces gens là ! Nous verrons qui, des recours des opposants, des promoteurs du projet s’épuiseront…

Ma certitude est que l'opposition à NDDL est tellement ancrée dans le territoire, le territoire breton, que nombreux seront ceux qui ne lâcheront rien si d'aventure le gouvernement lançait les travaux.
Ils ne lâcherons pas, jusqu'à perdre beaucoup. Beaucoup...
Allons, ne craignons pas toujours le pire.