Une pétition lancée par Agir pour l'Environnement

Aux quatre coins du territoire, des projets d’élevage industriel voient le jour.

  • une usine de 1000 vaches a pu voir le jour à Drucat dans la Somme ;
  • une autre usine de 1000 veaux est en construction à Saint-Martial-le-Vieux dans la Creuse ;
  • un poulailler géant avec 1,2 million de volailles à Pamproux (79) réalisé ;
  • une porcherie industrielle de 15 000 porcs à Vitry-le-François (51) réalisé ;
  • Etc (Voir la carte de france de l'élevage industriel).

Malgré l’impasse de ce type d’élevage qui :

  • réduit les paysans à de simples exécutants à la solde de multinationales ;
  • soumet l’animal à un environnement concentrationnaire indigne ;
  • pollue l’environnement (notamment rivières, littoraux et nappes phréatiques) ;
  • produit une alimentation de qualité discutable ;

... le gouvernement annonce un nouvel assouplissement des règles régissant l’agrandissement des élevages.

Après avoir sensiblement augmenté le seuil à partir duquel un éleveur porcin aura à effectuer une déclaration, c’est autour des poulaillers industriels de bénéficier d’un nouveau passe-droit.

Malgré les beaux discours écologiques, les choix du gouvernement sont toujours les mêmes et favorisent encore et toujours les pollueurs.

Il est temps de mettre un terme à cette fuite en avant : il est nécessaire qu’un véritable débat s’engage afin de tenir compte de la volonté maintes fois exprimée des citoyens d’une nourriture de qualité et d’un environnement préservé.

Le gouvernement doit renoncer à soutenir cette course au gigantisme : il doit abandonner sa volonté de détricoter le droit de l’environnement pour satisfaire les exigences de quelques centaines d’agriculteurs productivistes et des multinationales qui les instrumentalisent.

Le texte de la pétition

Monsieur le ministre de l’Agriculture,

Vos récents propos annonçant que vous vous apprêtez une nouvelle fois à assouplir les autorisations d’agrandissement des élevages industriels tout en réduisant et en allégeant le nombre des contrôles ciblant ces usines m’ont scandalisé.

Alors même qu'une écrasante majorité de Français (87%) souhaitent que la politique agricole favorise les «petites exploitations qui privilégient la qualité des produits», selon un sondage Odoxa publié dimanche dans Le Parisien ;

Alors même que la situation dramatique de l’agriculture en général et de l’élevage en particulier devrait vous amener à changer de politique ;

Vous semblez prêt à donner raison à cette minorité de productivistes :
■ qui polluent nos sols et nos rivières,
■ qui produisent à la chaine une alimentation de piètre qualité,
■ et qui confinent les animaux dans des univers concentrationnaires inacceptables.

Ce "modèle" industriel nous rend dépendants des marchés spéculatifs et des importations d'aliments pour bétail, il détruit le tissu agricole, augmente le chômage et bafoue les attentes sociales. Il est grand temps que l’agriculture cesse d’être le monopole d’une minorité agissante.

Il est plus que nécessaire d’ouvrir un vaste débat sur l’avenir de l’agriculture prenant en compte les aspirations de la société à plus de qualité et de respect de l’environnement.

La politique agricole doit enfin être co-élaborée par les citoyens, dans une nouvelle démarche de type "États généraux de l'agriculture" associant :
• les associations environnementales,
• les organisations de consommateurs,
• les acteurs de la solidarité internationale,
• les associations de médecins,
• l'ensemble des acteurs du milieu rural -
• et bien sûr la diversité des organisations paysannes (incluant les syndicats minoritaires, les organisations de l'agriculture biologique, les CIVAM, etc.).

Je vous prie de recevoir, l’expression de ma considération respectueuse.


Pour signer

http://fermes-usines.agirpourlenvironnement.org/