Maximes Combes est, au sein d’ATTAC, fortement engagé dans la lutte altermondialiste, en particulier en matière climatique. Je vous invite à lire le texte qu’il vient de publier.


Alors que dans un an se tiendra à Paris Le Bourget la 21ème conférence des parties de la convention cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (COP21), il pose une réflexion construite et approfondie sur nos luttes et s’attache à tirer les leçons de la conférence de Copenhague en 2009 de laquelle les ONG et les militants étaient ressortis plus ou moins démoralisés. Le texte vise à contribuer à la nécessaire réflexion et débats que les ONG et organisations sociales et écologiques doivent tenir pour définir leurs actions à venir.

Première certitude sur COP21 qu’il nous engage à nommer Paris 2015: il n’y a pas grand-chose, voire rien à en attendre. Point d’accord ambitieux et juridiquement contraignant et peu de financement à l’horizon ! Malgré l’accumulation des alertes scientifiquement étayées, malgré toute l’information disponible et diffusée sur les problèmes climatiques, malgré les nombreux appels et manifestations citoyennes pressant ses représentants d’agir, seuls en ressortent des propositions de fausses solutions destinées à faire perdurer le plus longtemps possible le système et le pouvoir en place.

Sans pour autant abandonner l’ONU pour ne pas laisser le champ libre aux multinationales, à la finance et aux promoteurs de fausses solutions, Maxime nous appelle à être réalistes et pragmatiques. La situation géopolitique, économique et financière va fixer les limites des négociations et actions au sein de l’ONU. Les seules batailles possibles seront pour ne pas trop perdre. Sans pour autant les abandonner clairement, Combes fait sienne la voie de la sortie du capitalisme néolibéral et du changement radical du système afin de sortir de la recherche d’une croissance infinie à remplacer par celle de l’harmonie entre humains et la nature et qui réponde aux besoins de la majorité ».

Maxime Combe propose de défocaliser l’action citoyenne du problème climatique et l’intégrer dans une bataille pour la sortie du capitalisme. La lutte globalisée et radicalisée devrait s’appuyer sur deux dynamiques. La première, Blockadia, serait une mobilisation internationale d’opposition aux projets inutiles et destructeurs (hydrocarbures de schistes, aéroports, autoroutes, barrages etc…). La seconde, Alternatiba, mettrait en lumière les solutions alternatives concrètes visant à la transformation des modèles de production et de consommation. Le calendrier d’action citoyenne doit viser le moyen terme et ne pas se caler sur celui des conférences climatiques. Surtout ne pas concentrer la mobilisation concernant Paris 2015 sur le début de l’évènement mais sur sa fin. Nous devons avoir le dernier mot !

Lire le texte de Maximes Combes

https://france.attac.org/se-mobiliser/vers-la-cop21/article/blockadia-et-alternatiba-les-deux