Le Parlement européen va se prononcer le 11 décembre prochain sur un accord de libre échange entre l'Union européenne, la Colombie et le Pérou. Son texte néglige les droits humains et environnementaux dans deux pays où les conflits entre populations locales et entreprises sont innombrables.

Les accords, prêts pour leur ratification par le Parlement européen, encouragent des échanges commerciaux entre l΄Union européenne, la Colombie, le Pérou et l’Amérique centrale qui aggraveront la situation économique des paysans, bénéficieront des conditions de travail sans garanties, renforceront la situation déjà critique des droits humains dans ces régions, et provoqueront des effets dévastateurs sur les peuples autochtones, les paysans, les populations afrocolombiennes et sur l΄environnement.


Selon ICRA international l'huile de palme, aux côtés de l'exploitation minière et pétrolière, joue un rôle prépondérant dans l'accord. Car, pour répondre à la demande d'huile végétale bon marché de l'Europe, celui-ci prévoit de supprimer les frais de douanes sur l'huile de palme en provenance de Colombie et du Pérou. Cette mesure est une incitation claire à faire augmenter sa production. En Colombie, les plantations de palmiers à huile s'étendent déjà sur 360.000 hectares. Même s'il est jusqu'ici épargné, le Pérou pourrait aussi subir le boom de l'huile de palme et ses effets dévastateurs pour l'homme et la nature : 4,3 millions d'hectares de forêts humides y ont été déclarées propices à la culture du palmier à huile.

Nous pouvons encore arrêter ces accords pour que la société de Colombie, du Pérou et d’Amérique centrale soient les décideurs de leur avenir et de leur développement économique, et qu’ils ne soient pas sacrifiés à des intérêts commerciaux. Interpellez maintenant vos euro-députés !

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http://www.intal.be/fr/campagne/Non-TLC-EU-Colombia-Peru