Tel un mauvais feuilleton dont on ne voit pas la fin la filière nucléaire de surgénération renait de ses cendres.
Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et Bouygues Construction ont en effet informé de leur accord pour concevoir le prototype Astrid.
Il s'agit d'un réacteur à neutrons rapides refroidi au soduim comme l'était Superphénix stoppé en 1997.

Selon le CEA l'opération consiste en un "développement d'une filière de réacteur à neutrons rapides" dont les études s’achèveraient en 2017, avant une "mise en service au début de la décennie 2020".
C'est du court terme donc.


Quel artiste !

Les média ont largement souligné que "l'accord électoral" entre le PS et EELV prévoyait : "aucun nouveau projet de réacteur ne sera initié."
Hervé Kempf analyse la manœuvre se rappelant que la "conception du prototype" était prévue dans une loi de 2006 et dans une convention entre l'Etat et le CEA signée en 2010.
Faut-il jouer sur les mots en la matière ? Avec nos politiques sans doute, oui...
Depuis, EELV a demandé aux ministres de la Recherche et de l'Ecologie de stopper le projet et de réorienter les 450 millions d’euros ainsi libérés vers les recherches nécessaires à la transition énergétique.

Ce sujet relève d'une d'actualité déjà un peu défraichie, certes.
Je me suis tout de même décidé à dire ici mon écœurement en quelques mots.
Nouveau Président, nouveau gouvernement mais toujours les mêmes orientations.
Autoroutes, nucléaires, sacro-sainte croissance...
Avons nous troqué un cheval borgne pour un aveugle où bien est-ce l'inverse ?


Après Phénix, Superphénix.
Après Superphénix, Astrid.
Toujours timbrés !

Pour lire la propagande du CEA sur Astrid

http://defis.cea.fr/defis/152/CEA%20152_p06-10.pdf