Viandes : un arrière goût de déforestation
Par Gilles Héluin le mercredi 29 février 2012, 06:51 - Alimentation - Lien permanent
Le WWF France a publié la semaine dernière un rapport intitulé
« Viandes : un arrière goût de déforestation » qui dénonce la
dépendance de la France aux importations de soja pour l’alimentation des
volailles et du bétail et démontre que l’expansion de cette culture en Amérique
du Sud dégrade les écosystèmes de ce continent.

Selon l'association, le soja issu de monoculture intensive en Amérique du
sud est aujourd'hui la matière première alimentaire la plus importée en
France.
Le rapport indique que nos besoins en soja représentent l'équivalent de la
superficie de deux départements français la Gironde et les Landes.
En 2010, la France importait 4,6 millions de tonnes de soja sous forme de
tourteaux, d'huile, de graines de farine et de sauces. 90 % de ces volumes
étaient destinés à l’alimentation animale principalement sous forme de
tourteaux et 70 % provenaient directement d’Amérique du sud.
La France est aujourd'hui la 3ème importatrice mondiale de soja brésilien. Les
besoins d'un français pour satisfaire son alimentation carnée représentent
l'équivalent de la superficie d'un terrain de basket de culture de soja. La
filière avicole (volaille et œuf) absorbe 58% du soja destiné à l’alimentation
animale. 30% sont destinés à la filière bovine, notamment pour les vaches
laitières, et 12% pour l’élevage porcin.
Un autre choix est possible.
Selon le WWF, la France pourrait aujourd'hui nourrir son bétail avec des
aliments issus de cultures produites durablement nécessitant moins ou aucun
apport d’engrais azotés tel que le pois, la luzerne, la féverole, le lupin, le
lin mais également le soja produit localement, le tournesol ou encore le colza.
Pour le soja restant à importer, il existe diverses certifications comme la
RTRS garantissant une production qui n'est pas issue de nouvelle conversion
d’habitats à haute valeur de conservation, utilisant de meilleures pratiques
agricoles, et s’assurant que le travail est effectué de façon éthique et dans
le respect de la revendication des terres. Cette certification est un premier
pas vers la durabilité des approvisionnements en soja. De plus ce soja certifié
peut être tracé NON OGM.
Pour plus d’information
Lisez le rapport du WWF :
"Viandes : un arrière goût de déforestation".
Mon avis
Tout d'abord, diminuons notre consommation de viande.
Ensuite en effet, nourrissons nos animaux avec des produits locaux et en tout
premier, de l'herbe.

