Deux enquêtes sur l'évolution climatique des prochaines décennies viennent d'être rendues publiques.
Réalisées pour alimenter le prochain rapport du GIEC, elles se basent sur de puissantes modélisations logicielles et intègrent des données socio-économiques.

Au passage et une fois encore la responsabilité des activités humaines dans le changement climatique est confirmée.

Quatre scénarii sont présentés concernant la possible augmentation de température.
Le plus optimiste, RCP 2,6 indique une stabilité du réchauffement à +2°C en 2100, par rapport à l’ère pré-industrielle, ce qui correspondrait à une stabilisation sur le long terme, d’une température à peine d’un degré supérieure à celle que nous connaissons aujourd’hui.
Le plus pessimiste, RCP 8,5 prévoit un réchauffement de 3,5 à 5°C entre les années 1990-2090. Selon ce scénario, la température pourrait ainsi augmenter12°C entre la fin du XXe siècle et le début du XXIVe siècle.

Même dans le cas du scénario le plus optimiste (RCP 2,6), Stéphane Halegatte, chercheur au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (Cired) alerte : «il faudrait une action mondiale immédiate, extrêmement violente, portant tout à la fois sur la baisse des émissions de combustibles fossiles et sur les occupations de sols». Mais cela ne suffirait pas, «pour limiter le réchauffement à 2°C, il faudrait rapidement diminuer les émissions anthropiques, et atteindre des émissions négatives».

Atteindre des émissions négatives…
Il s'agirait d'utiliser des techniques de géo-ingénierie permettant de prélever directement du CO2 de l’atmosphère !
Le journal de environnement illustre cette éventualité en estimant qu'à moins de rapidement mettre en batterie des millions d’arbres synthétiques ou de déclencher des blooms géants de phytoplancton, plus d’espoir «d’empêcher toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique».

L'homme a emballé la machine climatique (ainsi que les machines environnementales, sociales et économiques) sans en maitriser les commandes. Comment peut-on imaginer que de continuer sur la lancée de la société technocratique actuelle serait la solution ?!


Source : le journal de l'environnement