Un nouveau sommet sur le climat débute aujourd'hui à Durban en Afrique de Sud.


C'est parti, mais pour aller où ?
Les représentants des pays, d'industries, d'ONG etc... sont réunis au chevet du climat mondial pour tenter d'en contenir la fièvre qui continue de le gagner.

La communauté internationale sera-t-elle capable de décider de mécanismes efficaces et concrets pour contenir à 2° l'augmentation de la température moyenne mondiale, puisque l'on nous dit que c'est là l'objectif raisonnable. Un accord valable a-t-il un chance de voir le jour avant que la première phase du protocole de Kyoto n'arrive à terme en 2012 ?
Soyons clairs sans être pessimistes mais c'est mal parti, entre les États Unis qui n'ont jamais ratifié Kyoto et qui ne semblent pas plus enclins à s'engager et les pays émergents (émergés ?) qui ne veulent pas faire les frais de l'inconséquence passée et présente de l'occident.

Je ne doute pas qu'à terme un accord sera conclu mais quelle en sera la portée ?
L'Europe qui veut se montrer en pointe dans la lutte climatique a-t-elle les moyens de convaincre et d'entrainer le reste du monde ? Je ne suis pas optimiste, surtout dans le contexte économique présent où prime la crise de la dette européenne et américaine, et où la réponse des sociétés capitalistes tient encore et toujours dans les mots rigueur et croissance.
Le spectre que le coût final de ne rien faire (ou pas assez) sera sans commune mesure avec celui d'un plan d'action que l'on déciderait et mettrait en œuvre maintenant, ce spectre poussera-t-il la communauté internationale à agir autrement que sur le court terme, laissant s'accroitre encore la destruction du vivant, les inégalités au détriment des plus pauvres et des réfugiés climatiques ?