L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a publié le 30 mai ses dernières estimations d’émission de CO2 imputables à l’utilisation de l’énergie.
En brûlant du charbon et des hydrocarbures, l’Humanité a émis l’an passé 30,6 milliards de tonnes de gaz carbonique, indique l’AIE.
Un chiffre catastrophique.


Selon le Journal de l'environnement, qui titre "Kyoto est mort !" :

En un an, nous avons, collectivement, accru de 5% nos rejets de dioxyde de carbone «énergétique». Ce faisant, nous avons accru de plus de 4 parties par millions (ppm) la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère. Nous sommes donc tout près du bord du gouffre climatique. Nombre de climatologues estiment, en effet, que le système climatique pourrait être gravement perturbé si la concentration de CO2 dans l’atmosphère venait à dépasser les 400 ppm.

Le journal indique que les climatologues ne se font plus guère d’illusion.
Les plus optimistes tablent sur un réchauffement de 3 à 3,5°C entre l’ère pré-industrielle et la fin du XXIe siècle: du jamais vu!
Les plus pessimistes craignent que le mercure du thermomètre mondial ne bondisse au-delà des 4°C.
Annonçant du même coup bien des bouleversements écologiques, sociaux et économiques.

Les négociateurs du climat se retrouveront, la semaine prochaine, à Bonn pour tenter de rédiger l’esquisse d’un accord à signer lors du prochain sommet climatique de Durban, à la fin du mois de novembre.
Il n’est pas sûr, hélas, que ces «pro de la négo» aient pris conscience de l’urgence de la situation.%% Le journal considère cette réunion de Bonn comme une bonne nouvelle...
Pas si sûr.
Sûr du contraire même !

Pour plus d’information

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