La société suédoise Ikea a construit une plate-forme logistique à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)sur les terrains du Grand Port Maritime de Marseille en 2008.


Dès octobre 2007, l’assocation Nacicca avait relevé les graves atteintes que le projet allait porter à l’environnement, malgré un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature.

Je vous en avais parlé, ici et ici.

Le 3 juin 2010, le tribunal correctionnel d’Aix en Provence avait condamné IKEA à 30 000 € d’amende pour destruction d’espèces animales et végétales protégées et 5700 € pour les parties civiles.. Voir ici.

Après avoir fait rapidement appel de cette décision et s’en être offusquée ouvertement dans la presse, IKEA souhaitait se battre jusqu’au bout pour prouver sa bonne foi dans ce dossier, ouvert depuis 2007. En se désistant au dernier moment de son appel dans l’affaire de la plate-forme logistique de Fos sur mer (audience prévue le 22 mars), IKEA vient de reconnaître implicitement et de façon définitive sa condamnation établie en première instance.

Les associations communiquent :

Même si NACICCA et l'URVN se félicitent de la clôture définitive de cette affaire qui confirme que la « cause » de la nature a été entendue par la justice, nous regrettons que le site naturel exceptionnel de la Feuillane ait été détruit de façon irrémédiable avec l’appui et le soutien financier de tous les services de l’Etat et des collectivités territoriales. Cet épisode a permis également de mettre en lumière les pratiques peu scrupuleuses du Grand Port Maritime de Marseille dans sa gestion du foncier en omettant de communiquer à IKEA les données sur la valeur environnementale des terrains. La condamnation d’une multinationale qui se targue à longueur d’année de son éthique environnementale est un revers cuisant qui nous l’espérons, servira d’exemple à tous les aménageurs qui pensent que la destruction de la nature est possible, pour reprendre l’expression du procureur d’Aix en Provence, moyennant un simple coup de tampon sur un document administratif.

Source : communiqué des associations NACICCA et URVN