L'Académie des Sciences vient de publier un rapport qui contredit les thèses de Claude Allègre sur le changement climatique.

Le rapport réaffirme que l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère, liée aux activités humaines, est la cause principale du réchauffement climatique.

Le rapport a été remis ce jeudi 28 octobre à la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, qui avait demandé en avril à l'Académie de dresser un état des lieux des connaissances sur cette question, en pleine polémique sur le livre de Claude Allègre intitulé «L'imposture climatique ou la fausse écologie».

Des centaines de climatologues s'étaient indignés des attaques répétées portées contre certains d'entre eux par Claude Allègre, ex-ministre de l'Education, géochimiste et membre de l'Académie des Sciences.

Les conclusions du rapport sont les suivantes

Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003.

Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère.

L’augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre, est incontestablement due à l’activité humaine.

Elle constitue une menace pour le climat et, de surcroît, pour les océans en raison du processus d’acidification qu’elle provoque.

• Cette augmentation entraîne des rétroactions du système climatique global, dont la complexité implique le recours aux modèles et aux tests permettant de les valider.

• Les mécanismes pouvant jouer un rôle dans la transmission et l’amplification du forçage solaire et, en particulier, de l’activité solaire ne sont pas encore bien compris. L’activité solaire, qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975, ne peut être dominante dans le réchauffement observé sur cette période.

• Des incertitudes importantes demeurent sur la modélisation des nuages, l’évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan-atmosphère, l’évolution de la biosphère et la dynamique du cycle du carbone.

• Les projections de l’évolution climatique sur 30 à 50 ans sont peu affectées par les incertitudes sur la modélisation des processus à évolution lente. Ces projections sont particulièrement utiles pour répondre aux préoccupations sociétales actuelles, aggravées par l’accroissement prévisible des populations.

• L’évolution du climat ne peut être analysée que par de longues séries de données, à grande échelle, homogènes et continues. Les grands programmes d’observations internationaux, terrestres et spatiaux, doivent être maintenus et développés, et leurs résultats mis à la libre disposition de la communauté scientifique internationale.

• Le caractère interdisciplinaire des problèmes rencontrés impose d’impliquer davantage encore les diverses communautés scientifiques pour poursuivre les avancées déjà réalisées dans le domaine de la climatologie et pour ouvrir de nouvelles pistes aux recherches futures.

Sources :
Libération
Le Monde.
Le rapport de l'Académie des Sciences.

Mon avis

Il était temps qu'une telle position claire soit affirmée.
Claude Allègre, membre de l'Académie des sciences a voté ce rapport !
Il est vraiment inqualifiable !