La dixième Conférences des Parties à la Convention de la diversité biologique (CDB) a débuté le 18 octobre à Nagoya (Japon). Les négociations sont censées conduire à un accord sur de nouveaux objectifs pour stopper la perte de biodiversité d'ici 2020 et dégager les moyens nécessaires pour y parvenir. Cette convention est organisée par l'ONU qui avait décrété 2010 année internationale de la biodiversité, pour enrayer la perte de biodiversité.


L’édition 2010 du Rapport Planète Vivante, que le WWF vient de publier, montre que les ressources naturelles de la planète ont chuté de 30% au plan global et de 60% dans les Tropiques depuis les années 1970. Dans le même temps la demande des humains en ressources naturelles monte en flèche et dépasse de 50 % ce que notre planète peut soutenir.

L'enjeu est clairement posé, sur le pan éthique mais aussi économique par le parlement européen qui indique que plusieurs études estiment que l’impact de la perte de biodiversité sur la prospérité, qui se chiffre actuellement à quelque 50 milliards d'euros par an, passera à 14 000 milliards d'euros, soit 7 % du PIB annuel estimé, en 2050.

Grand absent de la conférence, les États-Unis qui n’avaient pas signé la convention sur la diversité biologique en 1992...

Mon avis

L'ONU voulait enrayer la perte de biodiversité en 2010.
Avec la CDB l'objectif est maintenant fixé à 2020.
Les organes officiels semble aimer les chiffres ronds. En effet, la commission de l'environnement du parlement européen a lui aussi fixé à 2010 l'objectif d'arrêt de la perte de biodiversité. De dizaine d'année en dizaine d'année, pendant ce temps les espèces végétales et animales disparaissent à grande vitesse !

Pour plus d’information

Consulter le site de la CDB.
Lire le communiqué du parlement européen.
Voir la position du WWF.


Le Grenelle et l'année de la biodiversité, vous y croyiez , vous ?
Et 2020, peut-on raisonnablement y croire ?