Selon ses promoteurs :

Le label Le MSC a pour objectif de promouvoir les pratiques de pêche durables à travers le monde. Le logo bleu du MSC permet aux consommateurs d'identifier les produits issus d'une pêche durable et bien gérée. Le MSC a travaillé en collaboration avec des experts scientifiques du monde entier pour développer les référentiels et méthodologies qui constituent les fondations de son programme de certification. En matière de certification des pêcheries, le MSC est le seul écolabel en accord avec les directives pour l’étiquetage écologique de la FAO, l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Ce label serait donc apte à nous aider de manière sûre à choisir des poissons issue d'une pêche respectueuse des écosystèmes.

Mais voilà que des avis discordants mettent le doute...

Le scientifique Daniel Pauly, directeur du Fisheries Centre de l'université de Colombie-Britannique (Canada), internationalement reconnu comme l'un des plus grands spécialistes des ressources marines, accompagné de cinq collègues parmi lesquels des membres de la prestigieuse Scripps Institution of Oceanography, a publié dans la revue Nature du 2 septembre un article polémique qui remet sévèrement en cause le fonctionnement du Marine Stewardship Council (MSC).

Selon les auteurs, l'écolabel "ne tient pas sa promesse", en apportant sa caution à des pêcheries industrielles destructrices de l'environnement, et devrait être "radicalement réformé". L'article est publié dans la rubrique "Opinion" de la revue et reflète donc uniquement une prise de position personnelle des auteurs. Leur renommée donne toutefois un écho certain à leurs affirmations. Ils citent le cas du colin d'Alaska, la plus grande pêcherie certifiée MSC au monde, dont le stock en mer de Béring a diminué de 64 % entre 2004 et 2009. Le stock de merlu du Pacifique, également certifié, a décru de 89 % depuis la fin des années 1980. Enfin ils estiment que "les incitations du marché ont détourné le MSC de ses buts originels, en encourageant la certification d'entreprises toujours plus grandes et intensives en capitaux".

Le MSC voit dans ces critiques "beaucoup d'idéologie". "Aucun stock surexploité n'est labellisé", affirme son directeur général, Rupert Howes. L'organisation ne conteste pas les faits avancés, mais les relativise. Selon elle, les fluctuations de population doivent, par exemple, être interprétées avec prudence. "Elles ne dépendent pas seulement de la pêche, mais de nombreux autres facteurs, en particulier climatiques, explique Nicolas Guichoux, directeur Europe du label. Ce qui compte, c'est d'adapter l'effort de pêche. Les entreprises labellisées ont l'obligation de suivre les préconisations des scientifiques."

Pour plus d’information

Lisez les articles parus dans Le Monde, Enviro2b, Zegreenweb.

Consultez le site du MSC.