Les Vosges, département engagé pour la protection des pollinisateurs
Par Gilles Héluin le mardi 7 septembre 2010, 06:57 - Espèces menacées - Lien permanent
Responsable de la pollinisation, de plus de 80 % de la flore sauvage et d’environ 35 % des plantes vivrières (arbres fruitiers : pommiers, cerisiers, pêchers abricotiers fraisiers, framboisiers, bluets, groseilliers… légumes : toutes les cucurbitacées (melons, courgettes, potirons, concombres, cornichons, chayottes…), les tomates, aubergines....), les insectes pollinisateurs sont gravement et directement menacés par les diverses actions humaines.

Abeille mellifère sur bleuet des moissons© Mario Pierrevelcin
Dans le département des Vosges, un groupe d’experts a été mis en place afin de comprendre le rôle des insectes pollinisateurs, cerner les causes de disparition et proposer des mesures cohérentes. Après un travail d’analyse et de mobilisation, l’AVEM, désormais Vosges Développement, a tissé la trame d’un Plan Biodiversité ‘Abeilles et Insectes pollinisateurs’. Des groupes de travail regroupant différentes structures ont pour mission de mettre en œuvre des actions concrètes favorisant la diminution ou la suppression des produits phytosanitaires, encourageant la sauvegarde et la plantation de plantes mellifères et d’aires entomophiles.
Il s’agit de mettre en place au niveau départemental, un plan cohérent, qui fédère et coordonne les actions des différentes structures partenaires et qui s’inscrira dans le temps.
En 2010, un travail a été mené par le Groupe ‘Semences’ du plan Vosges Biodiversité, afin de sélectionner différents mélanges de fleurs mellifères favorables pour développer des aires entomophiles dans les communes, chez des agriculteurs ou apiculteurs et dans les jardins des particuliers.
La plantation d’aires entomophiles permet de faire prendre conscience aux collectivités, au grand public, que chacun doit changer ses pratiques et surtout son regard sur la nature et son entretien. Le grand public est invité à entretenir différemment ses espaces soit en plantant des prairies fleuries, des arbres mellifères, en diminuant la tonte de la pelouse, en supprimant les produits phytosanitaires et bien sûr en favorisant la flore spontanée comme le trèfle blanc, le pissenlit, le lierre…
La notion de « faire propre », de vouloir encadrer à tout prix la nature doit évoluer pour laisser place à une plus grand liberté de pousse afin d’accepter la présence d’insectes essentiel à la survie de l’homme, puisque auxiliaires essentiels pour la pollinisation.

Vue d’ensemble sur les essais - © Mario Pierrevelcin
Pour plus d’information
Mon avis
Le département des Vosges a eu là une excellente initiative.
A concrétiser dans les comportements collectifs (département, communes) et
individuels.


