L'actualité est, pourrait-on dire sans vouloir faire de jeu de mots, brulante.


Photos d'archives

La Russie subit une canicule et une sécheresse historiques.
Les incendies y sont liés mais ce ne sont bien sûr pas les seules responsables. Cette semaine a vu la plus forte température enregistrée depuis le début des observations de la météo, il y a cent soixante ans.

Au Pakistan, la mousson particulièrement intense provoque les inondations les plus meurtrières connues de mémoire d’homme, les pires depuis quatre-vingts ans.

La Chine, elle connait les pires inondations de ces dix dernières années.
Le controversé barrage des Trois-Gorges, longtemps vanté par les autorités comme un équipement indispensable dans la lutte contre les inondations, peine à assumer la crue du fleuve Yangzi Jiang. Le niveau maximal de remplissage du barrage conseillé lors de la mousson, a été dépassé à deux reprises déjà.

Certains voient à tout cela des conséquences du dérèglement climatique mondial.
Selon Greenpeace Russie et WWF, le faible taux de précipitations qu'a connu la Russie en 2009, prélude à la sécheresse de cet été, confirme les prédictions d'experts entrevoyant, avec le réchauffement de la planète, une augmentation des périodes sèches dans les régions continentales comme celles du centre de la Russie (1).

Globalement, les scientifiques refusent de trier une telle conclusion sur de si brefs phénomènes.
C'est par exemple la position de Hervé le Treut qui est l'un des climatologues français les plus en vue et est expert au Giec ( Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). (2)

(1) Le Monde

(2) http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/08/03/canicule-russe-le-spectre-du-rechauffement.html

Mon avis

Il ne serait pas bien venu ni utile de noircir le tableau et d'imputer d'une manière directe et définitive ces phénomènes au changement climatique mondial.
Je reste cependant persuadé que nous constatons depuis de nombreuses années une dégradation progressive de l'environnement, une augmentation des températures moyennes et des sécheresses qui entrent dans le cadre des changements climatiques globaux.
Même si l'on doit douter, vérifier et étudier encore les phénomènes constatés, la présomption est forte, lourde.
Reste que la très grande majorité des scientifiques sont convaincus que la responsabilité est engagée.
La nécessité d'un plan d'action mondial, politique, ne fait pour moi aucun doute.
Le seul qui subsiste, et il est fort celui là aussi, est relatif à notre capacité à vraiment résoudre l'un des plus grands problèmes auquel l'humanité est confrontée.