Canicule en Russie, inondations au Pakistan, énormes crues en Chine... conséquences du dérèglement climatique ?
Par Gilles Héluin le mercredi 4 août 2010, 19:38 - Climat - Lien permanent
L'actualité est, pourrait-on dire sans vouloir faire de jeu de mots,
brulante.

Photos d'archives
La Russie subit une canicule et une sécheresse
historiques.
Les incendies y sont liés mais ce ne sont bien sûr pas les seules responsables.
Cette semaine a vu la plus forte température enregistrée depuis le début des
observations de la météo, il y a cent soixante ans.
Au Pakistan, la mousson particulièrement intense provoque les
inondations les plus meurtrières connues de mémoire d’homme, les pires depuis
quatre-vingts ans.
La Chine, elle connait les pires inondations de ces dix dernières
années.
Le controversé barrage des Trois-Gorges, longtemps vanté par les autorités
comme un équipement indispensable dans la lutte contre les inondations, peine à
assumer la crue du fleuve Yangzi Jiang. Le niveau maximal de remplissage du
barrage conseillé lors de la mousson, a été dépassé à deux reprises déjà.
Certains voient à tout cela des conséquences du dérèglement
climatique mondial.
Selon Greenpeace Russie et WWF, le faible taux de précipitations qu'a connu la
Russie en 2009, prélude à la sécheresse de cet été, confirme les prédictions
d'experts entrevoyant, avec le réchauffement de la planète, une augmentation
des périodes sèches dans les régions continentales comme celles du centre de la
Russie (1).
Globalement, les scientifiques refusent de trier une telle
conclusion sur de si brefs phénomènes.
C'est par exemple la position de Hervé le Treut qui est l'un des climatologues
français les plus en vue et est expert au Giec ( Groupe d'experts
intergouvernemental sur l'évolution du climat). (2)
(1)
Le Monde
Mon avis
Il ne serait pas bien venu ni utile de noircir le tableau et d'imputer d'une
manière directe et définitive ces phénomènes au changement climatique
mondial.
Je reste cependant persuadé que nous constatons depuis de nombreuses années une
dégradation progressive de l'environnement, une augmentation des températures
moyennes et des sécheresses qui entrent dans le cadre des changements
climatiques globaux.
Même si l'on doit douter, vérifier et étudier encore les phénomènes constatés,
la présomption est forte, lourde.
Reste que la très grande majorité des scientifiques sont convaincus que la
responsabilité est engagée.
La nécessité d'un plan d'action mondial, politique, ne fait pour moi aucun
doute.
Le seul qui subsiste, et il est fort celui là aussi, est relatif à notre
capacité à vraiment résoudre l'un des plus grands problèmes auquel l'humanité
est confrontée.


