Le moustique tigre sous surveillance
Par Gilles Héluin le mardi 10 août 2010, 06:41 - Santé - Lien permanent
La dengue et le chikungunya sont de plus en plus présents en France
métropolitaine. Selon les chiffres communiqués dans le dernier Bulletin
épidémiologique hebdomadaire (BEH), publié ce mardi 27 juillet, 381 cas de
dengue ont été signalés en 2009, contre 312 en 2008, alors que 46 cas de
chikungunya ont été observés en 2009, contre 40 l'année précédente. Les régions
les plus touchées par ces deux virus sont l'Ile-de-France et la
Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le moustique tigre (Aedes Albopictus), originaire d'Asie Sud-Est est le vecteur de ces maladies.

Depuis plusieurs années, les services de santé de l'État surveillent la dissémination et la colonisation des moustiques tigres sur le territoire métropolitain. En raison de sa situation géographique comprise entre deux zones déjà sensibles à la colonisation de l'insecte la Catalogne et la Côte d'Azur, la région Languedoc-Roussillon a été inscrite dans une campagne de surveillance expérimentale. Dans ce cadre, treize communes du département du Gard ont été désignées.
Villeneuve lez Avignon a été choisie pour être « site de piégeage » du moustique tigre durant la période estivale 2010. Un matériel bien spécifique a d'ores et déjà été disséminé dans l'environnement : seaux noirs avec des eaux stagnantes, des plaques de polystyrènes et des pastilles d'insecticide. Les gîtes où logent ces diptères se trouvent autant sur le domaine privé que public. Les eaux stagnantes constituent le principal lieu de pontes et de reproduction. Ces pièges disséminés sont cependant fragiles et nécessitent de la précaution et de l'information auprès de tous, pour leur préservation. Les résultats de la campagne de surveillance seront communiques en octobre.
Pour les pouvoirs publics, la lutte contre cette espèce nécessite la mobilisation de l'ensemble de la population avec un message clair : « chez vous, soyez secs avec les moustiques : supprimez les eaux stagnantes ! ».
Pour plus d’information
Consultez la plaquette d'information du Ministère de la Santé :



