Les farines animales ont été interdites en 1990 au nom du principe de précaution, à l'époque du choc provoqué par la maladie de la vache folle. Alors que la maladie est en train de disparaître en Europe, la Commission européenne propose d'abandonner certaines mesures prises à l'époque, notamment lever l'interdiction du recours à certaines farines animales pour l'alimentation des non-ruminants (porcs, volailles, poissons).


En France, le ministère de l'Agriculture annonce faire évaluer les dangers éventuels et déclare au Parisien que « s'il y a des incertitudes, on ne prendra aucun risque ».

José Bové, comme d'autres experts de l'agriculture, s'inquiète de la traçabilité de la filière et pense que « le risque ne vaut pas le coup » parce que les garanties manquent : «Si la Commission européenne autori... on risque de les retrouver chez nous, même si on ne les autorise pas nous-mêmes.
On a déjà vu les gros fabricants britanniques de farines animales utiliser des filières pour passer par la Belgique, la Hollande, l'Espagne… »

Surtout José Bové juge qu'« il n'est pas nécessaire de réintroduire les farines animales ».
Avec une meilleure utilisation du colza et une reconversion de seulement 7% des surfaces en céréales, on pourrait réduire nos importations de protéines animales de 41%, c'est le ministère de l'Environnement français qui le dit. Sauf que quand j'ai interpellé Barroso sur ce sujet, il s'est mis en colère et m'a dit qu'il ne remettrait jamais en cause ces accords. »

Mon avis

Une affaire grave. A suivre en faisant tout ce qui est en notre possible pour que cette pratique, contre nature et uniquement dictée par des considération économiques de rendement, soient proscrites.
Le boycott des produits carnés sera notre arme ultime !

«On ne prendra aucun risque ». Ben voyons, on y croit !