Ils sont à ce qu'on dit entre 19 et 22 dans les Pyrénées.
Qui ? Quoi ?
Les ours.


Chantal Jouanno a annoncé lundi 26 juillet que la population d'ours ne sera pas renforcée, mais que de nouveaux lâchers interviendront si un ours vient à disparaître.

«L'objectif est de conserver une population viable, c'est à dire qui se reproduit, sans besoin d'introduction», a déclaré Chantal Jouanno qui a ajuté «Chaque ours sera remplacé» en cas de décès. Ainsi, une ourse sera introduite dans le Béarn, pour remplacer l'ourse Franska, tuée lors d'un accident de la circulation en 2007, mais pas avant le printemps 2011.

Le WWF prend acte de cette décision des pouvoirs publics car elle envoi un signal fort aux opposants, amis indique que cette décision ne répond pas à l’ambition de faire des ours une espèce non menacée de disparition sur le territoire métropolitain.

Les associations qui défendent la présence de l'ours dans les Pyrénées demandaient de porter la population à 50 ours afin d'assurer définitivement la pérennité de l'espèce dans le massif. «Avec des mesurettes de maintien de la population existante et non de restauration d'une population viable, la France cède donc à une minorité d'anti-nature», a réagi l'assocation Ferus.

Le WWF met en garde celles et ceux qui seraient trop prompts à vouloir faire des Pyrénées un massif sans ours et rappelant que la France est actuellement sous le coup d’une plainte au niveau européen pour ne pas respecter ses engagements relatifs à la protection de l’ours brun comme l’y contraint la directive Habitats Faune Flore. Selon Serge Orru, Directeur général du WWF-France « La question n’est pas d’être pour ou contre l’ours mais de permettre de vivre avec l’ours en créant les conditions d’une coexistence pacifique et harmonieuse entre les activités pastorales et ce symbole historique de l’identité des Pyrénées. Comment se fait-il que l’on reste sur des crispations inutiles et dépassées pour les derniers ours des Pyrénées alors que cela se passe plutôt bien en Slovénie, en Roumanie ou en Finlande où, les populations d’ours dépassent plusieurs centaines de bêtes et sont souvent une ressource économique majeure pour ces pays ? En cette année internationale de la biodiversité, la France doit avoir le courage d’entamer sa révolution culturelle sur la biodiversité et comprendre que sa richesse est une chance économique. »

Mon avis

Au risque de faire réagir les associations environnementales, je trouve que la situation dans les Pyrénées n'est pas propice à la réintroduction, à la vie d'une population d'ours.
Ceci est peut être davantage lié au contexte humain, celui de la population locale, probablement même s'il s'agit d'une minorité, que lié au contexte naturel et environnemental lui même.
C'est bien dommage, mais dans de telles circonstances, l'homme a-t-il le droit de faire souffrir, voire même de courir le risque de faire mourir des animaux ?
Je pense que non.