Les groupes de travail chargés de préparer le Plan national d’adaptation au changement climatique ont remis de ce rapport à la secrétaire d’Etat à l’écologie ce mardi 15 juin.

Le premier groupe de travail a planché sur des thèmes transversaux comme la biodiversité, les ressources en eau, les risques naturels, la santé.
Le groupe 2 a examiné les thèmes sectoriels (agriculture/forêt, énergie, tourisme, urbanisme, transport…). Le troisième groupe a travaillé sur la gouvernance, la connaissance de l’information et le financement.

Ces groupes étaient constitués des 5 collèges du Grenelle de l’environnement (élus/collectivités, Etat, employeurs, syndicats salariés, et associations).

Parmi les actions prioritaires, les rapporteurs rappellent qu’il est important d’améliorer les connaissances sur le changement climatique pour pouvoir prendre des mesures appropriées.
Il convient ensuite de renforcer l’observation à travers la collecte de données, puis mettre en place des dispositifs et des méthodes d’évaluation afin de tirer tous les enseignements des épisodes passés (canicule, inondations, tempêtes, etc).
Enfin, les citoyens doivent être associés à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions qui seront prises par l’Etat pour s’adapter au changement climatique.

D’après le gouvernement, la France est exposée à quatre types de risques :

  • une hausse des températures supérieure de 20 à 30 % à la moyenne mondiale, soit +3 à +4°C attendu,
  • une diminution de 20 à 30 % des précipitations, doublée d'une forte évaporation due à la chaleur,
  • la baisse de l'enneigement en montagne,
  • une possible hausse du niveau de la mer d'un mètre à la fin du siècle.

« Il faut déjà être capable, dès aujourd'hui, d'intégrer dans toute décision d'investissement les conséquences du changement climatique », a indiqué Chantal Jouanno.

En zone littorale, la hausse du niveau de la mer impliquera, pour le patrimoine présent sur les côtes, de choisir entre protection, déplacement ou gestion des perturbations temporaires.

La ressource en eau est au cœur d’enjeux agricoles, touristiques, énergétiques, ou liés à la biodiversité. La stratégie préconisée par les groupes de travail devra porter sur les économies d’eau et d’optimisation de son usage dans tous les secteurs et par tous les usagers, sur la prévention des conflits par une gouvernance adaptée et enfin sur la préservation des milieux aquatiques.

Le changement climatique aggravera les pressions qui pèsent déjà sur la biodiversité. Le rapport propose notamment d’expérimenter l’adaptation sur des territoires volontaires, en trois étapes. Il faudra d’abord réaliser un catalogue de mesures pour favoriser l’adaptation de la biodiversité des territoires, puis identifier des territoires prioritaires et des réseaux de partenaires (collectivités, particuliers, espaces protégés), enfin définir une démarche contractuelle.

Le plan national d’adaptation aux changements climatiques devra faire l’objet d’une consultation des parlementaires en septembre prochain. Le public sera ensuite consulté, par voie électronique, ainsi que les régions, de mi-septembre à mi-octobre 2010.

Sources :
Journal de l'Environnement, Developpementdurable.com.

Mon avis

Bien sûr je ne suis pas proche de ces travaux.
Sans doute suis-je suspicieux vis à vis de ce genre de groupe de travail, de ce type de démarche.
Je pense cependant que, premièrement, la priorité des réflexions et actions doit être donnée à limiter le réchauffement climatique, ensuite et comme il n'est maintenant plus possible de l'annuler, il faut en effet tenter d'en réduire les conséquences en s'y préparant.
Reste que quand je lis le résumé de ce qui ressort de ces travaux, je me dis que la vision est vraiment restreinte à un aspect économique et égoïstement humain.
En zone littorale vivent de nombreuses espèces animales et végétales qui seront durement touchées.
La ressource en eau, pour le coup c'est l'inverse, est d'une importance cruciale pour l'homme.
La biodiversité est présentée comme capitale en termes d’alimentation, de production de biomasse ou de santé (pharmacie). C'est réducteur une fois encore. Quid de son importance pour les végétaux et les animaux eux-mêmes.
Puis-je espérer me tromper ?