Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a donné son feu vert pour la poursuite en Alsace d'essais en plein champ de plants de vigne transgéniques. Une décision jugée "irresponsable" par beaucoup.

Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire a annoncé son intention d’autoriser la poursuite de l’essai « en plein champ » d’une vigne génétiquement modifiée en Alsace. « Cette décision ignore les inévitables et irréversibles risques de dissémination qui découlent de la culture d’OGM en plein champ », a répliqué Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts.

Ce n’est pas la première fois que cette parcelle de pinot meunier de 54 m2 (70 porte-greffes sont concernés) est sous les feux de larampe. En septembre 2009, Pierre Azelvandre avait saccagé la parcelle. Cette action avait valu au biologiste anti-OGM d’être condamné à 2 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Colmar.

José Bové et Sandrine Bélier, députés européens d'Europe Écologie, dénoncent cette décision qui permet la reprise de l'essai de vignes transgéniques alors même que la première autorisation donnée pour des essais similaires avait fait l'objet d'une annulation par le Tribunal Administratif de Strasbourg en septembre 2009. Les Eurodéputés soulignent, d'autre part, qu'au cours du séminaire de l'Agence Nationale de la Recherche de novembre 2008 il avait été mis en évidence que l'essai n'obtenait pas les objectifs visés d'éradication du « court-noué ». l'INRA de Colmar reconnaissait la nécessité de travailler plus intensément sur les méthodes alternatives naturelles pour lutter contre cette maladie de la vigne.

Pour José Bové, Vice-Président de la Commission Agriculture et Développement rural du Parlement européen : «Le court-noué est un problème agronomique et sanitaire qui doit être pris au sérieux, la Recherche dont les paysans ont besoin doit être orientée vers des alternatives multiples, issues des savoirs faire paysans et de leurs capacités d'organisation. Malheureusement, la loi de modernisation ne prend pas en compte les besoins fondamentaux pour l'avenir de l'agriculture en général et de la vigne dans ce cas particulier.»


Mon avis

Du grand n'importe quoi.
Nous n'avons pas besoin de cette technologie qui n'est destinée qu'à ce que l'industrie agro-alimentaire se fasse de l'argent.
Pire, quelles peuvent être les conséquences de ces essais ? Qui le sait ?