Destruction de nids d'hirondelles et de martinets : la biodiversité en danger
Par Gilles Héluin le mercredi 26 mai 2010, 07:08 - Oiseaux - Lien permanent
Comme chaque année, de nombreux appels signalent à la LPO (Ligue pour la
Protection des Oiseaux) des destructions illégales de nids
d’hirondelles et de martinets.
La protection de ces oiseaux a pourtant été confirmée par un arrêté datant du
29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du
territoire. Cette mortalité intentionnelle s’ajoute à celle, naturelle et
regrettable, que connaissent actuellement les hirondelles, dans de nombreuses
régions de France, en raison des chutes de neige.
Des chutes de neige tardives en Auvergne, en Dordogne et dans le Limousin, entraînent actuellement une mortalité exceptionnelle des hirondelles, notamment des adultes en train de couver, qui souffrent du froid et ne trouvent plus d’insectes pour se nourrir, et par voie de conséquence, des premiers jeunes. La LPO et son réseau ont déjà reçu plusieurs dizaines d’appels pour signaler ce type de cas. Ce phénomène est un épisode temporaire et naturel, qui cessera avec la remontée des températures. Il en est bien autrement de la destruction illégale des nids !
En effet, si nous sommes nombreux à guetter le retour de migration des hirondelles et des martinets, pour certains, ces oiseaux constituent une gêne, en raison des salissures que leurs déjections peuvent laisser sur les façades des maisons, des immeubles, dans les dépendances ou les étables où ils viennent nicher. Pour régler le problème, ils détruisent alors leurs nids ! D’autres nids sont réduits à néant au cours de travaux d’entretien d’immeubles ou de réhabilitation de quartiers, réalisés par certaines administrations publiques, qui sont pourtant sensées connaître la loi protégeant ces oiseaux !
En effet, toutes les espèces d’hirondelles, des plus communes au plus rares, sont protégées par la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature, aujourd’hui codifiée par le code de l’environnement et un récent arrêté ministériel datant du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Les martinets sont également protégés par la loi de 1976. Il est donc interdit de porter atteinte aux individus, à leurs nids et à leurs couvées. Dans le cas des hirondelles, par exemple, tout auteur d’une infraction est passible d’une amende de 9 000 euros et d’une peine d’emprisonnement de six mois.
Pourtant, des solutions existent pour faciliter une cohabitation harmonieuse de l’homme avec ces oiseaux. Afin d’éviter les salissures sur les façades, il suffit de placer de petites planchettes en-dessous des nids, ces dernières pouvant également éviter aux jeunes de tomber au cours du nourrissage. Pour la rénovation des bâtiments, il est préférable d’entreprendre les travaux de septembre à mars, en dehors de la saison de nidification qui s’étend d’avril à fin août.
Malgré toutes ces précautions, si vous êtes témoin d’atteintes
portées à ces oiseaux, vous pouvez agir directement :
- Dans un premier temps, vous pouvez intervenir auprès des personnes
responsables en tentant de les sensibiliser à la sauvegarde des
nids.
- Si ces personnes ne se montrent pas coopératives ou s’il y a urgence, vous
pouvez alerter l’ONCFS (Office nationale de la chasse et de la faune sauvage),
la police ou la gendarmerie nationale. Seuls ces organismes assermentés peuvent
dresser un procès verbal d’infraction.
- Vous pouvez également vous adresser à la LPO qui pourra tenter une démarche
amiable à vos côtés, et, le cas échéant, se porter partie civile.
La protection de ces fragiles oiseaux migrateurs participe d’une action citoyenne. Il appartient donc à chacun de nous, sur la base d’une démarche simple et concrète, d’être vigilant et de veiller à la sauvegarde de ces ambassadeurs du printemps. Il est également du devoir de l’Etat, en cette année de la biodiversité, de faire appliquer la loi !
Source : communiqué LPO




Commentaires
oui chez moi il y a une personne qui detruit les nids d hirondelles ca existe bien c est une honte j adore le hirondelles dans mon couloir il y en avait deux des nids j etais heureux de voir cela c moi oiseau prefere