Un record d’actions pour Chernobyl Day 2010 : 237 actions dans 19 pays !
Par Gilles Héluin le lundi 31 mai 2010, 06:27 - Nucléaire - Lien permanent
Le réacteur de la centrale de Tchernobyl a explosé le 26 avril
1986.
Chaque année, le Chernobyl Day met en lumière la catastrophe sanitaire toujours actuelle en Biélorussie, et soutient les milliers de victimes du plus grave accident industriel de l’Histoire.
Autour de Tchernobyl, depuis 24 ans, des millions de personnes vivent dans
les zones les plus touchées, et consomment des produits agricoles contaminés,
en particulier par le césium-137.
Cancers, malformations génétiques... les conséquences sanitaires de la
catastrophe s’aggravent d’année en année, chez les adultes et les
enfants.
En Biélorussie, environ 4 enfants sur 5 sont contaminés.
La radioactivité est invisible, mais reste mortelle pendant des millénaires.
Depuis 24 ans, les autorités internationales, et en particulier l’OMS,
n’apportent aucune véritable réponse aux populations touchées.
La catastrophe continue.
Alors qu’un nuage de poussière venu d’Islande vient de paralyser le ciel
français, souvenons-nous qu’en 1986, les autorités ont essayé de nous faire
croire que nos frontières avaient arrêté le nuage radioactif.
Aujourd’hui comme hier, le nucléaire nous est imposé par le mensonge et
la manipulation. Tchernobyl tue toujours, et l’industrie nucléaire tente de
cacher ses victimes actuelles.
AREVA, champion français de la pollution nucléaire, lance actuellement une
nouvelle campagne de publicité, et sponsorise honteusement certains sports
(athlétisme, voile) pour s’acheter une respectabilité.
Au Canada, AREVA organise même des courses pour d’anciens malades du cancer,
afin de minimiser la gravité de ce type de pathologie.
Cette année, le Chernobyl Day soutient l’Institut Belrad, seul organisme
scientifique indépendant de l’industrie nucléaire qui aide les enfants
irradiés.
Belrad, sans aucune aide publique, mesure la radioactivité du corps humain et
prescrit des cures qui permettent, en 3 semaines, une élimination de 30 à 70%
des substances contaminantes.
Des « bons de pectine » sont vendus pour financer ces cures.
Cette action vitale ne solutionne pas tout, et ne remplace pas une véritable
prise en charge internationale des conséquences de la catastrophe sur la
population et l’environnement, aujourd’hui et demain.
Tchernobyl nous rappelle l’urgence de la sortie du nucléaire, civil et
militaire.
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