D’après une nouvelle étude du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), les dirigeants du monde n’ont pas atteint les objectifs 2010 qu’ils s’étaient fixés lors de la dernière Convention sur la Biodiversité en 2002. Les dirigeants du monde n’ont pas réussi à atteindre les objectifs qu’ils s’étaient fixés en 2002 pour réduire le rythme de disparition de la biodiversité d’ici 2010, et ont à la place constaté un déclin alarmant des espèces de la faune et de la flore.

Compilant plus de trente indicateurs –des mesures de différents aspects de la biodiversité, dont des changements des populations d’espèces et le risque d’extinction, l’étendue des habitats et la composition des communautés- l’étude n’a trouvé aucune preuve d’une réduction significative du taux de déclin de la biodiversité, et a montré au contraire que la pression qui pèse sur la biodiversité continue à augmenter.


La biodiversité disparaît plus rapidement que jamais

La synthèse fournit des preuves implacables de l’échec des objectifs 2010 fixés en 2002, d'après un communiqué du PNUE.

« Notre analyse montre que les gouvernements n’ont pas réussi à tenir les engagements qu’ils avaient pris en 2002 : la biodiversité disparaît plus rapidement que jamais, et nous avons peu avancé pour réduire la pression qui est exercée sur les espèces, les habitats et les écosystèmes » a déclaré le Dr. Stuart Butchart, du Programme des Nations Unies pour l’Environnement et de l’association BirdLife International, principal auteur de l’article.

« Nos données montrent que 2010 ne sera pas l’année du ralentissement du déclin de la biodiversité, mais il faut que ce soit l’année lors de laquelle nous avons commencé à prendre la question au sérieux et à augmenter de manière significative nos efforts pour prendre soin de ce qui reste de notre planète ».

Les indicateurs utilisés dans l’étude ont été développés par le Partenariat 2010 des Indicateurs de la Biodiversité, une collaboration de plus de 40 agences et organisations internationales développant des indicateurs mondiaux pour la biodiversité.

Les résultats de l’étude font partie de l’Aperçu Mondial sur la Biodiversité n°3, principale publication de la Convention sur la Biodiversité Biologique le 10 Mai à Nairobi, lorsque les représentants des gouvernements du monde entier se sont rencontrés pour discuter de l’objectif 2010 et de la façon dont on peut répondre à la crise de la biodiversité.

D’après Jean Christophe Vié, Directeur du Programme des Espèces de l’UICN, « Nous ne pouvons plus utiliser l’excuse selon laquelle nous n’en savons pas assez sur le déclin de la biodiversité sur notre planète ».

« Le rôle des gouvernements est essentiel mais l’ampleur et le rythme du déclin de la biodiversité signifie que tout le monde, des individus jusqu’aux entreprises, doit agir maintenant pour sauver toute la vie sur la planète avant d’atteindre le point de rupture ».

De son côté, Simon Stuart, président de la Commission pour la Survie des Espèces de l’UICN, explique : « Nous savons désormais que l’objectif 2010 visant à réduire le rythme du déclin de la biodiversité n’a pas été atteint. On ne peut plus avoir une attitude « business as usual » sans que cela ait des conséquences graves pour la vie sur Terre ».

« Nous avons besoin que les gouvernements et toute la société comprennent que la crise de la biodiversité est réelle et a lieu maintenant. Les dirigeants mondiaux ont affronté à la crise économique en relevant la tête. Nous avons besoin d’avoir le même niveau d’investissement et d’engagement pour l’environnement ».

Source : Actualités News Environnement

Mon avis

Quand je lis dans la synthèse de l'étude :

Nos données montrent que 2010 ne sera pas l’année du ralentissement du déclin de la biodiversité, mais il faut que ce soit l’année lors de laquelle nous avons commencé à prendre la question au sérieux et à augmenter de manière significative nos efforts pour prendre soin de ce qui reste de notre planète.

Je fulmine !
2010 serait donc l'année où nous avons commencer à prendre le problème du déclin de la biodiversité au sérieux !
Nous ne sommes pas prêts de voir ce déclin s'arrêter !