Un perturbateur endocrinien (PE) est une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant donc des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou sous-populations.

Connus pour leurs effets sur la santé et l'environnement depuis les années 70, les perturbateurs endocriniens agissent sur les hormones et notamment sur le système reproductif. La fertilité masculine est particulièrement touchée avec une diminution de la production de spermatozoïdes, une augmentation des cancers du testicule et des malformations congénitales.

Plusieurs centaines de perturbateurs endocriniens ont été identifiés à ce jour: certains pesticides, métaux lourds (plomb, cadmium), polluants organiques persistants (POP) comme les PCB et les dioxines, médicaments et contraceptifs, phtalates et bisphénol-A (BPA) utilisés dans la fabrication de plastique, ou encore les phytoestrogènes naturels. La liste s’allonge chaque jour, au fil des résultats des études in vitro (sur les cellules) et in vivo (chez l’animal).

Bien que l’on manque de données précises, il apparaît que nous sommes tous exposés à un mélange (ou «cocktail») de perturbateurs endocriniens à faibles doses, via l’eau, l’air, le sol, l’alimentation et les produits courants (cosmétiques, parfums…).

Le Programme National de Recherche sur les Perturbateurs Endocriniens (PNRPE) a pour objectif de soutenir des recherches fondamentales et appliquées en appui aux praticiens de l’action publique sur les questions de perturbation endocrinienne.

Près de 130 spécialistes, chercheurs, membres d'agences sanitaires, des ministères ou des collectivités territoriales étaient présents à Rennes, le 13 avril, pour le colloque présentant les résultats du PNRPE.

Selon Rémy Slama, chargé de recherche à l’Inserm et président du comité scientifique du PNRPE :

Il est très difficile de déterminer l’impact chez l’homme. Une substance peut en effet avoir un impact différent d’une espèce à l’autre. Ces incertitudes expliquent les débats entre ceux qui estiment que les preuves sont suffisantes pour agir et ceux qui pensent qu’il n’est pas nécessaire de s’inquiéter en l’absence de preuves formelles chez l'homme. Néanmoins, de très nombreux effets sanitaires sont suspectés: troubles de la fertilité, malformations congénitales, troubles du métabolisme comme le diabète ou l’obésité, altérations des systèmes immunitaires et nerveux et certains cancers, comme celui du sein. En revanche, on dispose de peu de pistes pour expliquer l’augmentation de l’incidence du cancer du testicule au cours du XXème siècle en Occident.

Pour plus d’information

Lisez la Plaquette de présentation du PNRPE qui va publier les actes du colloque de Rennes.
Consultez le site du PNRPE.

Mon avis

Comme toute étude sérieuse sur des sujets sensibles et non aboutis les scientifiques du PNRPE sont nuancés.
Une évidence : appliquons le maintenant fameux principe de précaution.
A titre individuel ce n'est pas évident.
Comment savoir où se cachent les PE ?
Comment savoir quelles sont les solutions de substitution ?

Quelques pistes :
http://www.iewonline.be/IMG/pdf/Pages_IEW_from_Imagine_77-2.pdf
http://www.sabotage-hormonal.org/IMG/pdf/Sabotage-hormonal-2009.pdf
http://www.cascadenet.org/projectweb/portalproject/French.html