Le National Research Council (NRC) américain a publié Mardi 13 avril,un rapport sur les impacts environnementaux, économiques et sociaux de l’utilisation de semences génétiquement modifiées.
Pour réaliser cette étude, les chercheurs du NRC n’ont pris en compte que des articles parus dans les revues spécialisées à comité de lecture.

L'objectif de l'étude était d'établir les avantages et les inconvénients de l'usage des céréales et légumineuses génétiquement modifiées pour les agriculteurs américains.

Les premiers semis d’OGM ont été réalisés en 1996 aux Etats-Unis.
Actuellement, 80% des surfaces de soja, de maïs et de coton sont plantées d’OGM aux USA.

Sur le plan environnemental, en première approche, le bilan est positif : l'usage de pesticides persistants diminue grâce à l'utilisation des céréales OGM. Pour le soja, l’utilisation des herbicides a diminué de 80% en 14 ans. Pour le coton et le maïs, la baisse atteint 50% sur la même période.

Mais les effets négatifs des cultures OGM sont bel et bien là, indique le rapport.

A cause de l’utilisation systématique du Roundup sur les cultures d’OGM développées pour résister à cet herbicide commercialisé par Monsanto , pas moins de 9 espèces de «mauvaises herbes» ont déjà développé des résistances au Roundup.
Dans le reste du monde, 7 espèces végétales ont de même développé une résistance.

Cet effet indésirable réduit les rendements, les récoltes sont moins abondantes que prévu et les cultivateurs doivent utiliser d’autres herbicides, souvent très toxiques, en complément du Roundup.

Autre conséquence : l’emploi de multiples pesticides accroît la destruction d’insectes utiles, comme les abeilles ou les coccinelles.

Par contre le rapport insiste sur le fait que peu de croisements entre cultures OGM et espèces sauvages ont été observés. Cela peut s'expliquer par le fait qu'il il y a peu de d'espèces proches des variétés de céréales OGM et que l'étendue des vastes espaces américains réduit la coexistences des cultures OGM et non OGM et du même coup les risques de contamination.

Sur le plan social, le NRC pense que les inégalités entre agriculteur sont accrues car les semences OGM étant plus onéreuses que les semences classiques, elles restent hors de portée des paysans modestes.

Pour plus d’information

Lire le résumé du rapport en anglais : http://dels.nas.edu/dels/rpt_briefs/genetically_engineered_crops_report_brief_final.pdf

Ou plus bref encore la présentation (en anglais aussi) : http://www.nationalacademies.org/includes/pres040510c.ppt

Mon avis

On ne pourra pas dire qu'il s'agit là d'arguments issus des groupes opposés aux OGM.
L'impact environnemental est clairement établi.