Il y a quelques mois je vous parlais d’un phénomène particulièrement grave : l’accaparement mondial des terres. Voir mon billet ici.

L'ONG GRAIN nous propose un excellent article sur la situation en Amérique Latine :

En Amérique latine, comme partout ailleurs dans le monde, les communautés subissent actuellement une nouvelle forme d’invasion de leur territoire. Les envahisseurs ne sont pas les descendants des conquistadors européens qui s’approprièrent les terres, accumulèrent les esclaves et pillèrent les domaines coloniaux. Ce ne sont pas non plus les grands finqueros (propriétaires de grands domaines) des 19 et 20èmes siècles qui agrandirent leurs propriétés en taillant dans les territoires des peuples indigènes et en créant de vastes plantations destinées à produire et exporter des marchandises telles que la canne à sucre, le café, le cacao, la banane, le sisal, la résine, le caoutchouc et les bois tropicaux. Le système s’appuyait sur ce qu’on a appelé le « travail gagé », autrement dit un travail forcé, exercé dans des conditions dignes de l’esclavage. Les nouveaux propriétaires fonciers ne sont pas non plus ceux qui ont introduit l’agriculture industrielle en Amérique latine et exploité les savoir-faire ancestraux des populations locales afin d’adapter leurs méthodes au nouvel environnement et au climat.

Lisez l’article complet : http://www.grain.org/articles/?id=63%% Où téléchargez le au format pdf.

Mon avis

Au cours des dernières années, les investisseurs étrangers se sont emparés de millions d’hectares cultivables en Amérique latine pour y produire des cultures vivrières et des agrocarburants destinés à l’exportation.
Les pays vendent ou louent leurs terres mettent en danger leur souveraineté alimentaire.
Les multinationales exploitent ces terres pour amasser leurs propres bénéfices.
Ce qui est aussi très grave, c’est l’extension de la mainmise des multinationales sur la production alimentaire mondiale.