Des marins-pêcheurs ont empêché le 15 mars l'Esperanza, le naviral amiral de Greenpeace, de pénétrer dans le port de Dieppe (Seine-Maritime) où les écologistes voulaient dénoncer la filière nucléaire.


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"Avec les propos qu'ils tiennent sur les pêcheurs depuis des années, ils ne sont pas les bienvenus à Dieppe", a indiqué Eric Maret, président du Comité local des pêches. De son côté, Greenpeace a regretté cette action alors que leur navire a pu faire escale récemment "sans problème" dans les ports voisins du Havre et de Cherbourg. "Nous insistons pour rentrer mais nous n'irons pas jusqu'à l'affrontement", a précisé Yannick Rousselet directeur de campagne de Greenpeace.

Des pêcheurs et des militants de Greenpeace ont eu dans l'après-midi un échange à terre qualifié par les deux parties de "courtois" sur leurs positions respectives. "Nous n'avons rien contre la pêche artisanale, durable et éthique", a assuré Yannick Rousselet. Greenpeace mène depuis plusieurs mois, en Manche et dans l'Atlantique, une campagne contre l'exportation de matières nucléaires par Areva vers la Russie. A Dieppe, Greenpeace voulait dénoncer spécifiquement l'implantation d'un réacteur nucléaire EPR à Penly, non loin de là sur le littoral, générateur à leurs yeux, de nouveaux déchets.

Mon avis

Tout d'abord, les écologistes dénoncent le commerce international du thon rouge, pas sa pêche artisanale.
Ensuite, il ne faut pas mélanger les différents dossiers : la pêche c'est une chose, le nucléaire une autre.
Je comprends bien la difficile situation des pêcheurs, mais sans poisson, pas de pêche.
Les écologistes ne n'ont pas pour objectif de mettre les pêcheurs "à terre" mais d'assurer la sauvegarde et la pérennité des populations animales et, du coup, de l'activité de pêche.