Agriculture : réduire de 30% les pesticides est possible
Par Gilles Héluin le mercredi 3 février 2010, 07:16 - Les produits dangereux - Lien permanent
Les résultats de l'étude Ecophyto R&D, coordonnée par l'INRA et réalisée à l'initiative des ministères de l'Agriculture et de l'Environnement, indiquent qu'il est possible d'obtenir une réduction de l'ordre de 30% du recours aux pesticides, avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production.
"En grandes cultures, qui représentent la majorité des surfaces et de l'utilisation des pesticides, les marges seraient peu ou pas touchées dans le contexte de prix de 2006, mais une baisse de production d'environ 6% serait observée", précise l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) dans un communiqué.

Mon avis
L'objectif du Grenelle de l'environnement est de réduire en moyenne de 50%
les quantités de pesticides utilisés, si possible d'ici 2018.
Ce n'est pas un objectif clair, précis et engageant.
Il reste donc fort à faire pour obtenir une réduction importante de l'usage des
pesticides.
Selon François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le
respect des générations futures (MDRGF), "ce rapport montre qu'il existe
d'importantes voies de progrès pour les différents types de cultures".
Mais, prévient-il, "il y a lieu pour l'Etat de fournir un effort considérable
en recherche et développement pour pouvoir mettre au point les méthodes
culturales qui permettront demain à tous les professionnels de réduire de 50%
ou plus l'usage des pesticides, quel que soit le type de culture".
En effet, on peut espérer que les agriculteurs seraient plus faciles à
convaincre de modifier leurs pratiques sans passer au bio...
C'est bien dommage et je pense même que c'est loin d'être gagné !
Entre l'objectif mou du Grenelle et les réticences de la majorité des
agriculteurs, les fabricants de pesticides ne doivent probablement pas trop
s'inquiéter...
Pour plus d’information
Consultez le dossier
pesticides du MDRGF.
Lisez le
communiqué INRA sur l'étude Ecophyto R&D.
Consultez les
principaux résultats de l'étude, sa
synthèse ou le rapport
complet.




Commentaires
Je suis paysan,en lait céréale comment gérer les adventices115 Ha soit 1 115 000 mètres carrés seul ou a deux mes voisins bio ont trés peu de cérales 10 Ha et font le tour à cinq avec des sécateurs pour empécher les mauvaises graines de germer, comment puisque j'ai 60 ha de culture payer 30 personnes pour faire le même boulot et qui sinon des immigrés puisque qu'en bois et autres métiers manuels feront ce travail.
Installez vous soyer entier et monter moi si l'éffort et le salaire valent le coût humain.
Je suis plutôt durable de bonne rotation (5 cultures), des légumineuses pas d'insecticde sans semence, des champs fertiliser majoritairement en fumier déchets verts , pas d'importation de soja, la ration est à plus de 95% maison, j'ai une presse pour mon tourteaux de colza 48% de PN un atelier engraissement boeuf des mâles Normands et je gagne pas un radis, je vois les bios on discute les primes sont les mêmes pour les récent convertis ils sont pas plus heureux que moi.
C'est bien d'être entier quand on a pas un million d'hectare à binner et me dit pas que si ça paillai la moitié des diplomés retournerai aux champs, le bio c'est avant guerre et y avait du monde l'autosuffisance alimentaire c'est les années soixante dix.
On est souple on a jamis manifestai contre des normes juste pour survivre, mais c'est vrai on st fatigué d'etre coupable de tout, fâce à une armé de bureaucrate, mais on s'adaptera on fait que ça, alors un peu de respect
Samuel,
Je comprends bien ce que vous m’expliquez : l’agriculture conventionnelle et sa situation actuelle dans le marché ne vous permet pas de vivre. Vous faites quelques efforts vis-à-vis de l’environnement, vous travaillez dur pour ne rien (ou presque) gagner.
Vous avez raison, je vis en ville et ne travaille pas dans les champs. Cela ne m’empêche pas de comprendre certaines choses que d’autres agriculteurs expliquent parce qu’ils le vivent.
Dire que le bio « est d’avant guerre », ce que je comprends comme n’étant pas applicable aujourd’hui, alors là je ne suis pas d’accord du tout.
Si une agriculture plus respectueuse de l’environnement permet de faire travailler plus de monde, alors là je dis tant mieux !
Il existe des agriculteurs qui vivent correctement de la bio. Souvent ils ont des exploitations de taille modeste et pratiquent la vente directe.
Je pense que le système agricole (les fabricants, fournisseurs d’engrais etc.., les coopératives) a acculé nombre d’entre vous à la misère et je comprends votre désespoir. Dans certains pays (en Inde par exemple), la situation terriblement dramatique pour ceux qui ont cédé à l’usage des OGM, ils ne peuvent plus rembourser les prêts et les suicides sont nombreux. En France, je sais bien que c’est très dur aussi pour certains.
La solution n’est pas de poursuivre dans cette voie de l’agriculture inhumaine et irrespectueuse des sols et de l’eau, de l’environnement en général.
Dire cela n’est pas manquer de respect. Un respect que ne m’inspirent pas certains qui n’ont vraiment rien à faire des questions environnementales. Hé oui, il en reste…
Pour moi le soucis c'est le libéralisme et le jeu Européen qui fait croire à chaque pays que le voisin est plus compétitif, alors qu'il est aussi fatiguer que nous, si on avait l'exception alimentaire et des commissaires Européens moins libéraux, alors on peut faire de l'écologie et installé des jeunes, or la logique reste moins de paysan et un coût alimentaire à moins de 15% du budget pour importer Chinois (c'est pas une attaque contre les Chinois mais la logique)
Personnellement , l'écologie le social la santé l'éducation sont des plus values humaines, qui doivent pouvoir ce financer, or en marché ouvert c'est le moins cher qui gagne le droit de maintenir sont niveaux de vies à zéro.
On peut pas nourrir les français en vente directe et tout les produits ne ce valorise pas si facilement (le lait ) ni d'être produit en bio
Mon verger cidricole pourrai être bio je ne le traite qu'une fois tout les trois ans à la bouilli, c'est facile, pareil pour les vaches allaitantes, mais le lait les céréales c'est pas pareil.
C'est vrai qu'on est soumi à de nombreux lobbing malsain, mais l'agriculture n'est déjà plus aussi irresponsable que cela, et pour discuter avec des chercheurs de l'Inra l'agriculture intégré est trés complexe il ne suffit pas de ne plus traiter
Si on a trop de norme environnemental et social on aura toujours plus d'huile de palme, de maïs et soja ogm, toujours plus de viande d'Argentine importer, ça c'est passé comme ça pour l'industrie, le bois le textile, on n'achète quasiment rien à 35 heures au normes Françaises, sans économie il n'y aura pas d'écologie, de santé, de social, le jour ou l'état ne pourra plus emprunter sur ces enfants
Sinon, pour votre conclusion, oui y à des cons chez les paysans, comme dans toutes: les proffessions, les âges, les sexes, les origines.
Mais, il faut dire que c'est grâce à une abstraction environnemental qu'ils ont plus survécus, les autres ne sont que des niches. La PAC les a sélectionné, mais elles changent aussi.
Les gens ce ressemblent souvent, ils veulent tous que demain soit un peu mieux qu'aujourd'hui mais succombent facilement à l'orgueil et la jalousie et l'apli (la grève du lait) a réussi à rassembler, ce sont base des intensifs laitiers je vous conseille de regarder sur le site apli-nationale.org regarder les soutiens et les intensions vis-à-vis des consommateurs on change