Le conseil général des Yvelines a annoncé que le projet de circuit de Formule 1 de Flins, abandonné en décembre, aura coûté plus de 7,9 millions.

Presque 8 millions d'euros, c'est ce qu'auront coûté les études d'impact, les fouilles réalisées sur le terrain, la maitrise d'œuvre etc...
Le conseil général nous dit que tout cela servira à d'autres projets sur ces terrains...

Pour l'association Agir pour l'Environnement, à l’heure où les finances des collectivités locales sont exsangues, cette dépense démontre une fois encore que lorsqu’il s’agit d’investissements de pur prestige, il y a toujours une ligne budgétaire à siphonner. Alors que tous les signaux étaient bloqués sur le rouge, l’entêtement du Conseil général des Yvelines aura donc coûté 7,9 millions d’euros.

L’association note néanmoins que cette ardoise aurait pu être beaucoup plus lourde si ce circuit avait été réalisé. Au-delà du coût de construction évalué à 112 millions d’euros (sans doute beaucoup plus… !), les déficits chroniques générés par le fonctionnement de ce type d’infrastructures n’auraient pas manqué de peser lourdement sur le budget de cette collectivité.
Elle réclame l’abandon de l’ensemble des pré-projets de circuit de F1 en Ile de France, qui, en dehors d’être économiquement une ineptie, sont écologiquement inacceptables.

Mon avis

Un coût très élevé, à la charge du contribuable, pour un projet qui devait satisfaire l'égo de quelques uns et détruire des espaces naturels précieux en région Ilde de France.
Le dénouement heureux, l'abandon du projet, ne doit pas nous faire oublier tout cet argent dépensé quasiment pour rien.

Malheureusement ce n'est pas un cas rare. Les collectivités locales sont de formidables clients pour les bureaux d'études en tout genre.
Bien souvent, faute de projets valables, respectueux de l'environnement, répondants aux besoins réels des populations, en l'absence d'une réelle concertation (et non pas d'une simple information) les conflits et pressions naissent et aboutissent dans certains cas à l'abandon.
Et comme les élus on le temps (lorsqu'ils ne sont pas en fin de mandat), de l'argent (celui des contribuables les), un besoin incessant de laisser des réalisations derrière eux, il remettent le couvert et engagent de nouveaux projets, de nouvelles études... de nouveaux conflits.
Qui a dit que nous avons les élus que nous méritons ?