Le commissaire-enquêteur rendait son avis le 25 janvier, un avis favorable selon des sources proches du dossier.
Les « pour » et les « contre » réagissent dans un débat qui n'est pas terminé.

Christian Lesage, l'un des trois porte-parole du collectif anti-charbon.
Nous sommes surpris. Nous avons tous lu ce qui était inscrit sur les registres, nous avons consulté des dossiers fort bien faits. Cependant, il faut attendre de lire l'avis du commissaire-enquêteur et de voir les réserves qui ont été émises. Et surtout attendre la décision du préfet pour attaquer cet avis. Mais nous sommes prêts à engager des recours, avec les associations qui nous accompagnent. Le combat n'est pas terminé. Si c'est attaquable, ça le sera sur la forme et sur le fond. S'il y a un responsable à l'origine de ce projet, c'est bien Laurent Beauvais, président de Région et président de Ports normands associés. Il a donné la délégation de service public à la CCI et Louis Dreyfus Armateurs sans s'assurer de la sécurité et de la qualité environnementale du projet de terminal charbonnier. Mais rien n'est joué. »

Richard Nguyen Huu, président de l'Association pour l'avenir du port de commerce, qui compte quelque 900 adhérents.
Attention, tant que rien n'est signé par les autorités compétentes, je reste très prudent et il est trop tôt pour en parler. Cependant, si cela est vrai, nous sommes évidemment satisfaits de cette bonne nouvelle. A terme, ce sont des emplois sauvegardés, comme la survie du port de commerce. De plus, les précautions émises sont évidemment une bonne chose, tout comme l'était la deuxième enquête publique. Nous sommes dans un pays de droit où les autorités ne font pas n'importe quoi, n'importe comment. Mais je le répète, tout cela demande à être concrétisé. »

Bernard Cazeneuve, maire de Cherbourg et président de la communauté urbaine.
Je ne ferai aucun commentaire maintenant. J'attendrai que le commissaire-enquêteur rende effectivement son avis. Il existe une procédure en cours très encadrée juridiquement et je la respecte. »

Jacky Bonnemains, président de l'association pour la défense de l'environnement, Robin des Bois.
«Comme vous le savez, nous n'avions pas une opposition de principe à ce projet. Notre principal souci, c'est bien la disponibilité des remorqueurs dans le port de Cherbourg. Il faut des moyens de remorquage supplémentaires, à savoir au moins un remorqueur en plus à Cherbourg. Nous considérons cet avis favorable comme un premier pas. Nous sommes satisfaits que le projet ne soit pas écarté de premier abord mais on s'interroge sur ce problème de remorquage. »

Source : Ouest France.

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Concernant l'avis de l'association Robin des Bois, en indiquant clairement en préalable que je ne connais pas assez le sujet, je trouve que l'association se positionne très (trop) souvent comme favorable aux projets...