L’Antarctique perd plus de 180 gigatonnes de glace chaque année
La calotte glaciaire de l’Est Antarctique, qui est le plus grand réservoir d’eau douce gelée sur terre et était jusqu’alors considérée comme stable, semble perdre de la glace à un taux estimé à 57 gigatonnes par an, selon les scientifiques à l’Université du Texas à Austin.

En utilisant les données de mesure de gravité recueillies par la mission GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment), les chercheurs ont constaté que la perte de glace dans l’Est Antarctique pourrait avoir débuté dès 2006. Ils ont également confirmé les estimations antérieures de perte de glace dans l’Antarctique de l’Ouest. Leurs travaux ont été publiés dans l’édition en ligne de Nature Geosciences du 22 novembre. L’auteur principal, Jianli Chen, directeur de recherche à la CRS, et ses collègues ont utilisé des données de GRACE pour estimer la masse de glace en Antarctique entre 2002 et 2009. Outre les nouvelles conclusions sur la calotte glaciaire de l’Antarctique de l’Est, leurs travaux confirment les résultats précédents montrant que l’Ouest de l’Antarctique perd 132 gigatonnes de glaces par an.

Arctique : la glace pluriannuelle continue à régresser
Ces deux dernières années, les observations satellites avaient suggéré l’existence d’une reconstitution des glaces vielles de plusieurs années dans la banquise Arctique. Le professeur David Barber, qui étudie la région depuis 25 ans, a effectué en septembre dernier une mission sur un brise glace pour vérifier in situ l’état de la banquise. Lors de cette exploration, le chercheur a constaté que les zones identifiées comme recouverte par une glace épaisse par les satellites étaient en fait occupées par un amas de débris sur lequel s’était déposé une mince couche de glace récente. Dans cette banquise fracturée, le brise glace pouvait naviguer à 24 km/heure, sans presque rencontrer de résistance, alors qu’en eaux libres sa vitesse de croisière est de 25 km/heure. « La navigation à travers le pôle est imminente, car le type de glace qui s’y trouve ne représente plus un obstacle pour les navires à la fin d’été et en automne, » estime M. Barber.

Pour plus d’information

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2918
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2921