Pourquoi parler des zones humides ?
Il faut dire qu’en français, le terme semble relativement vaste.
En réalité, ce que l’on appelle « wetland » en anglais est une zone bien particulière qui recèle de caractéristiques écologiques propres.
Comme son nom l’indique, une « zone humide » est une région où le principal facteur d’influence du biotope est l’eau.
Le biotope est un milieu biologique homogène propre au développement d’espèces animales ou végétales.
Une zone humide est donc une région où l’eau est le principal facteur qui contrôle le milieu naturel et la vie animale et végétale qui y est associée.
Elle apparaît là où les nappes phréatiques sont proches de la surface (zone d’affleurement) ou encore, là où des eaux peu profondes recouvrent les terres.


Après cette brève explication informelle, citons les sources officielles.
On peut retenir deux définitions de « zone humide ».
La première est donnée, à juste titre, par la Convention de Ramsar sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971) dans son article premier : « les zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres ».

En France, une définition plus nationale est donnée par l‘article 2 de la loi sur l’eau de 1992, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année. »

Mais les zones humides ne sont pas que de l’eau.
Ce sont en réalité des interfaces complexes entre trois des quatre éléments source de la vie : l’eau, l’air et le sol.

Explication par Entre Deux Eaux

Texte et photos par Entre deux Eaux.