Deux barrages de la Sélune seront effacés
Par Gilles Héluin le dimanche 22 novembre 2009, 09:34 - Environnement - Lien permanent
M. Jean-Louis BORLOO et Mme Chantal JOUANNO ont demandé au Préfet de la Manche d’engager les opérations d’effacement des barrages de Vezins et de la Roche-Qui-Boit sur la Sélune, petit fleuve côtier qui se jette en baie du Mont-Saint-Michel, l’une des principales zone humide européenne ainsi qu’une zone touristique de tout premier ordre.

Barrage de Vezins. Photo prise par Christophe Jacquet.
Il s’agit là en fait de la concrétisation partielle d’une décision issue des tables rondes du Grenelle de l’Environnement en faveur de la biodiversité et du bon état écologique des rivières.
Elle ne fait que respecter les décisions intervenues localement en matière de gouvernance de l’eau, conformément aux avis de la Commission Locale de l’Eau du SAGE Sélune intervenus les 14 novembre 2005 et 27 novembre 2007.

Pèche dans la Sélune
L’ensemble des ONG salue cette décision politique courageuse et ambitieuse intervenue le 13 novembre dernier en Normandie par Mme la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie en faveur de l’arasement de barrages.
Cependant, cette première décision sur la Sélune ne saurait occulter
l’attente des ONG qui subsiste sur l’Allier, autre axe migrateur stratégique et
d’intérêt européen majeur. En effet, à l’issue de la remise au
Gouvernement en juillet 2009 des conclusions du rapport Philippart et de l’avis
du Muséum National d’Histoire Naturelle, pour qui « la disparition du
barrage s'impose », les ONG demeurent dans l’attente d’une décision
définitive.
Pour plus d’information
Lire le communiqué de presse des associations.

Déplacement de Chantal Jouanneau dans le Calvados (source : F3
Basse-Normandie vendredi 13 novembre 2009, édition 19h00)
Mon avis
Une démarche à saluer en effet et qu'il faut absolument poursuivre, en
particulier sur l'Allier où nous demandons la destruction du barrage de Poutès
depuis des années.

Le barrage de Poutès sur l'Allier : à détruire !



Commentaires
la detruction des barrages va entrainer une a dix crues annuelle ou toute la vallée de ducey sera innondé, les anciens le disent , c'était le cas avant que les barrages soient construits dans les années 20 , ils n'avait rien pour controler les crues de la selune ! depuis il y a eu beaucoup de construction dans les zones inondables ! ca ont y pense pas , ca n'interresse pas les minitres dans leurs engagements sur le grenel de l'environnement !
MIG, le tord c'était de laisser construire dans les zones innondables.
Maintenant il faut "déconstruire"...
Comme on dit chez nous, "les barrages ont le dos large" !
L'arasement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit provoquerait une catastrophe écologique et économique si cette décision stupide et irresponsable était maintenue en l'état.
La population locale ne peut pas continuer d' accepter que des décisions aussi importantes et aussi lourdes de conséquences soient prises par des politiques parisiens et européens qui, à l'évidence et pour le moins, méconnaissent les dossiers.
Pour preuve, s'il en était besoin: la décision d'araser les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit a été annoncée par Madame JOUANNO, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie et du Développement durable.Cette même Madame JOUANNO, tête de liste de l'UMP pour les élections Régionales en Ile de France promet "dur comme fer" aux Franciliens d'automatiser les lignes 1, 4 et 14. Or, la ligne 14 est automatisée depuis 1998, année de sa mise en service, et les deux autres lignes sont déjà en cours d'automatisation depuis 2005.
De la même manière et avec la même assurance, l'état nous promet que l'effacement des barrages n'aura pas d'effet néfaste sur la qualité de l'eau en aval et que le site sera entièrement dépollué et "réhabilité" pour un coût global estimé entre 170 et 290 millions d'euros. Si on en juge par l'étendue de la fourchette annoncée ( 120 millions! ), on ne peut plus parler d'estimation mais plutôt d'une approximation fantaisite. On nous dit pourtant que ces chiffres sont le résulat d'études très sérieuses. Tout cela pourrait prêter à sourire...
Mais soyons rassurés! L'état ne participera qu'à hauteur de 20 Millions d'euros. Le reste sera à la charge des collectivités locales qui se débrouilleront, comme d'habitude. Elles n'auront d'autre choix que de puiser dans les poches du contribuable qui, comme chacun sait, ne demande qu'à payer.
Comment accorder un quelconque crédit à des déclarations faites par des politiques aussi ignorants des dossiers dont ils ont la charge?
Pourquoi tant d'incohérence? Pourquoi tant de précipitation?
Tout simplement pour satisfaire aux exigences du Grenelle de l'environnement. En d'autres termes, l'état doit satisfaire les écologistes. C'est une pure question de stratégie politique. Des écologistes qui n'en ont que l'appellation. Ce sont des politiques qui se moquent de l'écologie au sens propre et qui pratiquent la démagogie en essayant de faire croire à la "France d'en bas" que leurs actions sont justes et qu'elles visent à protéger la planète. Et comme tout bon citoyen ne peut qu'être d'accord avec ce principe, il votera un peu plus pour les "Verts" et acceptera de payer sans rechigner pour n'importe quel projet farfelu visant à tout interdire et à créer des taxes sous prétexte que "c'est bon pour la planète"!
On dépense actuellement des fortunes colossales pour désensabler la baie du Mont Saint Michel et on se prépare à y déverser des milliers de tonnes de vases et de sédiments pollués avec une forte proportion de métaux lourds.
On nous dit que les barrages polluent alors que la pollution se produit en amont et que la retenue sert de filtre tout en régulant le débit et le niveau des eaux en aval, évitant ainsi aux habitants de Ducey de subir des inondations lors de fortes précipitations associées à un fort coefficient de marée.
Le faux prétexte: le saumon! Pourtant, sa présence n'a jamais été attestée avant la mise en eau des barrages. 1924 pour La Roche-qui-Boit et 1931 pour Vezins.
La vraie raison: faire un exemple et montrer la bonne volonté du gouvernement français à respecter ses engagements pris face au lobby des prétendus "écologistes" de Bruxelles.
Nos élus locaux paraissent bien conscients qu'une catastrophe se prépare et que la majorité d'entre eux redoute. Mais ils semblent avoir déjà baissé les bras. Alors qu'un seul d'entre eux nous invite à "tourner la page" de la même manière et aussi rapidement qu'il a lui-même tourné sa veste, selon son habitude.
Ce dossier n'est pas qu'une affaire entre pêcheurs. Nous sommes tous concernés !
ALORS, REAGISSONS et MOBILISONS-NOUS POUR EMPECHER UNE CATASTROPHE. EN 2013, IL SERA TROP TARD !
John, vous annoncez que la destruction des deux barrages provoquera une catastrophe écologique.
Vous n'expliquez en rien pourquoi, comment...
Que certains politiques méconnaissent gravement les dossiers, je suis d'accord.
Je ne vous suit par contre aucunement dans votre argumentaire pro-barrage, ou tout du moins anti-retrait des barrages.
Il est connu que les barrages perturbent le milieu naturel de manière importante.
Il est vrai aussi que tout chantier doit être précédé d'une étude d'impact et d'un plan de gestion, afin d'étudier ses possibles atteintes à l'environnement et de mettre en place toutes les mesures permettant de les réduire, sinon de les annuler.
Vous dénigrez en bloc les écologistes. C'est mépriser le travail énorme fait en particulier par certaines associations environnementales dont les compétences, le dévouement et l'opiniâtreté ne peut être mis en question.
Nombre d'écologistes politiques ou de candidats aux prochaines élections sont maintenant issus de la société civile et des associations justement.
A vos propos, je me demande ce que vous connaissez de ce milieu... quelle est votre expérience de terrain... quel est votre intéret pour tenir ce discours...
+1 avec JOHN, et je complète : Les protagonistes de
cette ineptie "écologique" se retranchent derrière une directive européenne stipulant qu'aucun obstacle ne doit empêcher la libre circulation des poisoons migrateurs, tel le roi saumon, objet d'une pêche de luxe et de braconnage à des fins juteuses, notamment dans la baie du Mont St Michel où se jette le Sélune. Il y a juste à mettre des filets en travers! Après on s'étonne que le cheptel saumon est en baisse, et évidement, c'est la faute des barrages qui sont là depuis presque cent !
Rassurez-vous, quand les lacs seront vidés et les barrages arrasès, le problème sera réglé car les frayères existantes vont disparaitre, colmatées par les boues et sédiments, qui resteront en place dans les ex-lits des lacs! En plus, sachant que la pollution vient de l'amont des barrages (cultures intensives, pesticides, nitrates et j'en passe...) avec les ruissellements de pluies, les saumons qui en ce moment passent des jours heureux
en aval des barrages, dans une eau décantée par ces derniers, vont vite repartir d'où ils viennent à cause de la
pollution qui va être génrée! Autant dire qu'on ne les verra plus du tout, c'est évident! D'ailleurs le constat est indégnable, actuellement il est pêché et recensé plus de saumons dans la Sélune, en aval de barrages, que dans
la Sée qui se jette également dans la Baie du Mont St Michel, et qui elle, n'a aucun barrage. Le saumon y disparait alors que cette rivière était très réputée pour la présence en nombre du saumon il y a quelques années!
Cherchez l'erreur!!!
Donc, problème de qualité d'eau, car pas de barrages et lacs décanteurs!!!! Cultures intensives également!!!
Mais cette pollution à venir, ne touchera pas que le saumon, elle va anénantir les travaux effectués dans la Baie du Mont Saint Michel pour "nettoyer le site" ainsi que l'efficacité du barrage qui vient d'être édifié sur le COUESNON aux fins de désensablement !
On va tout droit vers une Baie de SAINT BRIEUC toute verte (écologie oblige), mais à la seule différence que ce ne sera qu'un espace couvert d'algues vertes puantes et toxiques!
Beau " parc marin en perspective " et merci à nos gouvernants pour ce qu'ils vont nous faire subir!
Et en plus, il va falloir qu'on paye de nos deniers pour çà!!!
COMMENT NE PAS ETRE EN COLERE ET NE PAS REAGIR DEVANT UN TEL DESASTRE AUX FINS POLITIQUES??? CES GENS LA, NE SE PREOCCUPENT PAS DE NOTRE VIE LOCALE, DE NOTRE BIEN ETRE, NOTRE JOIE DE VIVRE ET DE NOTRE PATRIMOINE,
ALORS OUVREZ LES YEUX ET REAGISSEZ POUR LEUR DIRE :"NON, VOUS NE DETRUIREZ PAS NOTRE REGION, NOTRE VIE!!!!!"
Gilles,
Je parle de catastrophe écologique et économique.
1-Catastrophe écologique: il est bien connu que nos barrages servent de filtres à la pollution qui vient de l'amont. Les barrages eux-mêmes ne polluent pas. Supprimer ces filtres viendrait à envoyer les boues et les sédiments pollués vers l'aval, c'est à dire vers la baie du Mont Saint Michel, en se déposant petit à petir tout au long de leur parcours. Quand on nous affirme (vous et quelques autres) que la libre circulation des poissons migrateurs pourrait ainsi être "rétablie", je me permets d'émettre des doutes. D'abord, on ne peut pas rétablir ce qui n'a jamais été établi. En effet, la montée de saumons dans la Sélune au-delà de la position actuelle des barrages n'a jamais été certifiée. Je suis le descendant d'une famille de pêcheurs et aucun de mes ancêtres normands n'a jamais évoqué la prise de saumons dans cette zone. (mais je veux bien vous accorder le bénéfice du doute). Ensuite et en admettant que la mémoire génétique des saumons de 2013 soit encore assez efficace pour qu'ils se souviennent d'un cours d'eau appelé "Sélune" (mémoire que les "vrais" scientifiques estiment entre 5 et 8 ans), combien d'entre eux seraient en situation d'effectuer cette remontée? Si on prend en considération le braconnage destructeur (autorisé ou non) dans la baie et ailleurs, il n'y aurait qu'une chance infime de trouver des saumons capables de se reproduire en amont des barrages actuels. Et, compte tenu de la qualité déplorable de l'eau, les malheureux candidats auraient vite fait de rebrousser chemin. Je vous invite à prendre des informations concernant le nombre de prises de saumons par les pêcheurs. Il est en baisse régulière et inquiétante, tant sur la Sélune (avec les barrages) que dans la Sienne et la Sée (sans barrage).
Nos barrages servent aussi de régulateurs / modérateurs du débit du fleuve. En hiver, le niveau est abaissé de manière à moduler l'effet des crues vers l'aval.
2- Catastrophe économique: on dénombre environs 800 emplois menacés en cas de disparition des barrages. Les industries (Chéreau, la laiterie,pour ne citer qu'elles), et les artisans dont les zones se situent en aval des barrages ne supporteraient pas d'avoir à faire face à des inondations à répétition de leurs structures. Je ne parlerai pas de la base de loisirs et du parc d'attraction dont les activités sont en grande partie conditionnées à la présence du plan d'eau. (canoë, kayak,entraînement des pompiers, location d'embarcations...) Vous parlez aussi de "déconstruction". Parfait! Allez donc expliquer ça aux propriétaires. Vous allez devoir les expulser et les reloger. Où? A quel prix? Qui paiera la facture? Ne serait-ce pas une vue de l'esprit? L'état n'a déjà pas de quoi loger les pauvres gens qui sont dans la rue! Et sous prétexte que vous avez l'espoir de trouver un poisson migrateur en 'haute Sélune", vous entendez virer les gens de chez eux! C'est sans doute facile de raisonner de cette manière quand on vit à des centaines de kilomètres. "D'accord pour faire un exemple, mais pas chez moi!"
Je suis, par ailleurs, tout à fait conscient que de tels édifices ne sont sans doute pas prévus pour durer des siècles. Peut-être aussi, et c'est ce que je souhaite, on trouvera un moyen de produire de l'énergie autre que nucléaire ou hydroélectrique. En ce sens, je ne suis pas opposé à un arasement. Mon sentiment, et ça n'engage que moi, c'est qu'il faut encore un peu de temps. Du temps pour trouver le moyen de produire une énergie propre et renouvelable, et du temps pour trouver une solution de dépollution et de remise en état du site. Force est de constater qu'on est encore très loin du compte! Que faites-vous du fameux principe de précaution? Je suis sûr que vous seriez d'accord pour qu'on l'applique chez vous. Eh bien moi je demande à ce qu'il soit aussi appliqué chez moi.
Enfin, et pour répondre à vos questions qui me concernent personnellement:
Je ne dénigre pas en bloc. Je fais un simple constat de bon sens. Je connais aussi des "écologistes" qui ne se mèlent pas de politique et qui font un vrai et utile travail. Le jour où les écologistes qui font de la politique active se présenteront avec un vrai programme, je reverrai peut-être ma position. Et je ne méprise personne! Toutes les positions, tous les avis méritent d'être exposés et discutés. C'est un simple et élementaire principe républicain.
Ce que je connais de ce milieu? Je ne fais pas de politique. Je suis associé dans plusieurs sociétés de services informatiques et je n'ai de compétences que dans ce domaine. Même si j'ai un temps passé un BTS d'agronomie, section élevages spéciaux. (juste pour le fun et la passion)
Mon intérêt? Faut-il obligatoirement avoir un intérêt pour tenir un discours? Je suis avant tout un pêcheur de truites (sauvages) depuis ma plus tendre enfance. Je passe aussi beaucoup de temps sur le lac de Vezins à pêcher le brochet en bateau. Je serais évidemment triste de voir ce lac disparaître avec tous mes souvenirs. Mais je sais qu'il disparaîtra un jour. Ce n'est pas le côté affectif qui motive mon propos; pas plus qu'un quelconque intérêt financier ou autre. (tout le monde ne peut pas en dire autant).
Pour conclure, votre position n'est pas très différente de la mienne. Etude d'impact, plan de gestion etc. Je ne dis pas non à l'arasement des barrages. Je dis non à la précipitation de nos politiques quand il s'agit de faire un exemple et de satisfaire à l'exigence de certains.
La sagesse voudrait que la concession d'EDF soit renouvelée jusqu'à ce que de réelles solutions soient touvées, tant sur le plan scientifique que budgétaire.
Ce n'est que mon très modeste point de vue!
John
John et Pascal,
N'étant pas de votre région, je ne saurais prétendre détailler un argumentaire précis et dédié aux deux barrages en question.
Mon avis cependant est que vous basez votre opposition à ces arasements au saumon, à la pollution "filtrée" par les barrages et à l'impact sur les populations.
Vous en attribuez notamment la démarche à des "politiques parisiens et européens".
Vous faites fi de la longue concertation locale et du travail de la Commission Locale de l’Eau du SAGE Sélune.
Clairement, les questions de la gestion de la pollution et de l'impact humain et économique sont fondamentaux dans cette opération de re-naturalisation de la Sélune.
Selon ses promoteurs et partisans, ce grand chantier qui s’ouvre en matière de démantèlement d’ouvrages se veut exemplaire sur le plan environnemental et humain .
Un plan d’accompagnement technique et financier des collectivités impactées est annoncé.
De mon point de vue, cette opération s'inscrit dans le plan d'action pour la restauration de la continuité écologique des cours d'eau en France.
En ce sens elle est positive.
Le traitement de la pollution piégée par les barrages est fondamental. J'espère que le chantier gérera ce point de manière efficace.
Quant aux sources de pollution, dans tous les cas, barrages ou pas, il faut absolument agir pour les réduire et les supprimer.
Je suis conscient que les personnes et activités qui se sont installées dans les zones initialement (avant l'édification des barrages) inondables vont être impactés.
Il vont payer le prix de l'artificialisation qui avait été amenée par les ouvrages.
Faut-il faire ici un rapprochement avec les sinistrés de la tempête de ces derniers jours, qui vivaient en zone inondable, sous la précaire protection des digues ?
Les drames humains sont terribles mais comment ne pas déplorer que l'on ait laissé des gens, des entreprises s'installer dans de tels espaces ? Y compris proches des rivières artificialisées par les barrages ?
Peut être devriez-vous consacrer l'énergie d'opposition que vous déployez à vous opposer au projet, à pousser les décideurs et politiques à ce que le plan d'accompagnement qui est annoncé le soit réellement. Il y a là probablement beaucoup de travail. Un travail très important à mener.
Monsieur,
permettez-moi de vous confirmer que nous avons tous un point commun qui est l'amélioration de notre environnement. Ceci doit avoir pour objectif final une meilleure qualité de vie pour l'homme et surtout ceci doit être durable. L'arasement de ces barrages peut en faire partie mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation !! pour ce qui nous concerne, nous sommes dans le 2ième cas : pour des fins politiques et de respects de directives européennes, on "expédie" une décision lourde de conséquences et complètement ambigüe, l'échéance de 2012 étant proche, le gouvernement veut agir vite pour satisfaire l'électorat vert ! Mais cette décision va à l'encontre de ce que je considère être écologiste : on va polluer une vallée par les boues, la qualité de l'eau ne sera pas améliorée, les saumons tant attendues risquent de ne pas remontée au vue de ce qui précède et le pire, c'est que la population va supporter ce cumul d'erreurs à savoir augmentation des impôts, augmentation du coût de l'eau, dépréciation de l'immobilier, perte de leur emploi, ect... la liste est longue ! bref, ceci va à l'inverse de l'objectif. Dépenser autant d'argent pour faire moins bien, je ne vois pas l'intérêt !! surtout en période crise où l'état est endetté à 82 % de son pib c'est à dire 8 % de plus que la grèce qui est à 2 doigts de la faillitte !!!
sacrifiez autant d'argent, brisez autant de vie pour ça, je suis contre !!! il faut réfléchir avant d'agir !! pour informaion, la cle qui a pris la décision d'araser les barrages n'a prposer au vote de ses membres qu'une option, l'enquête publique n'a récolté que 4 voix !! Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a rage, pour ce dossier, on a présenter au vote qu'une option : l'arasement des barrages !! Maintenant que la machine est lancée, les politiques se trouvent confrontés à des dilemmes tels que le risque potentiel de santé publiques dûe aux produits polluants contenues dans les boues, envoyer des milliers de m3 de boues dans une baie que l'on veut désensabler et surtout comment financer cette ineptie !!!
Une chose est sûre, mon billet sur le sujet aura provoqué des commentaires de personnes nettement opposées à ces arasements de barrages !
Je ne peux suivre l'argument d'une décision précipitée alors que je lis que la CLE s'était prononcée en 2005 pour l'arasement (http://sage-selune.pagesperso-orange.fr/).
Lire que de retirer les barrages c'est faire moins bien qu'avec sur le plan environnemental c'est quand même interpellant alors que nombre d'associations environnementales reconnues pour leur compétences ont largement approuvé l'arasement (FNE, WWF, SOS Loire vivante...)
Gilles,
Le but, c'est de provoquer un débat. C'est ce que vous avez fait. Et je vous en remercie.
La CLE, le SAGE et bien d'autres organismes ou associations (SOS Loire Vivante -on parle de la Sélune-) se sont effectivement prononcés pour l'arasement de nos barrages. A huis clos et sans demander l'avis de personnes extérieures à leurs instances, ce qui revient à voter en "famille" et entre personnes partageant le même point de vue. Et ils n'ont même pas été capables d'obtenir un vote à l'unanimité! Pourtant, toutes les conditions étaient réunies, vous en conviendrez.
Ne soyez donc pas étonné de voir la révolte grondrer dans nos campagnes et s'organiser pour contrer ce que l'on considère chez nous comme une gageure (au sens littéraire du terme).
Une seule des pétitions formulées par "les amis du barrage" avait déjà recueilli près de dix mille signatures. Même si Monsieur Borloo, Ministre de l'environnement et du développement durable, a jugé bon de l'ignorer, ce serait mal juger de la détermination des Normands à ne pas se laisser mener en bateau. On a déjà La Hague, bientôt l'EPR. Il faut savoir raison garder et arrêter de considérer les Bas-Normands comme des beni-oui-oui.
La lecture de vos différentes réponses et commentaires me laisse à penser que vous êtes un homme de raison. Si je ne me trompe pas, je vous renvoie le conseil que vous me donniez hier. Mettez votre énergie à faire en sorte que de vraies solutions soient trouvées et mises en oeuvre durablement. On gagnera du temps, des moyens et une crédibilité dont l'absence fait tellement défaut aujourd'hui. Oeuvrons pour un consensus! Les Bas-Normands ne sont pas plus cons que les autres, et ils aimeraient bien que leur avis soit pris en compte, surtout quand il s'agit de leur vie, de leur rivière, de leurs sources d'énergie, de leur patrimoine, de leurs emplois et de l'avenir de leurs enfants.
JOHN
Les concertations locales telles que le SAGE ne font que le constat d'une situation mais ne donnent pas de solution aux problemes de la pollution.Vous assistez aux réunions pour écouter la grande messe, du haut de la pyramide ça va finir dans un entonoir où tout est dirigé, manipulé, de façon à ne pas contrarier, contredire le résultat.
Quand on voit le président des régionales avoir cautionné le SAGE sans s'être déplacé à la MAZURE (depuis sa venue il prévoit une table ronde aprés les élections )
Les présidents de pêche nationale et departementale qui ne representent que 2% des pêcheurs cautionnent la libre circulation du saumon sans tenir compte de l'avis des autres pêcheurs(cette pêche des migrateurs est-elle protegée par l'argent et pour quelques égoÏstes)
Le problème majeur c'est la pollution mais personne n'en parle!
Comment réduire les 80% de pollution vers la mer qui n'est pas une dechetterie ,ni une poubelle.
Les PCB de la Baie de Seine, les algues vertes de Bretagne ne sont pas les bons exemples pour la préservation de la bioversité et du bon état écologique de la Baie du Mont St MIchel.
Comment protéger notre mer nourissière de tous ces cours d'eau qui transportent cette pollution; si ce n'est que de mettre des bacs de décantation pour piéger les sédiments pollués
@i.d.fixe, vous dites :
Le problème majeur c'est la pollution mais personne n'en parle!
Comment réduire les 80% de pollution vers la mer qui n'est pas une dechetterie ,ni une poubelle.
Les PCB de la Baie de Seine, les algues vertes de Bretagne ne sont pas les bons exemples pour la préservation de la bioversité et du bon état écologique de la Baie du Mont St MIchel.
Personne ne parle de la pollution ? Vous voulez dire dans le cadre de l'arrasement des barrages ? J'en doute fort...
Comment réduire les polluants arrivant en mer ? La bonne solution c'est d'éviter la pollution à sa source et non pas de mettre des bacs de décantation !
Les PCB de la Baie de Seine, les algues vertes de Bretagne sont de bons exemple de l'inconséquence d'industriels, agriculteurs, éleveurs et du laisser faire d'institutions et de l'état.
Tous les barrages retiennent des sédiments pollués.
Quand le mal est fait on cherche un coupable, pas le reméde.
Les plus dangereux sont les fabricants de ces produits incompatible avec la nature et qui font de gros profits sur la société en la détruisant.
En préservant les bacs de décantation on pourrait limiter les sédiments pollués en les piègeants.
La logique n'est pas une science infuse chez les intellos.
Araser les 2 barrages du Sud-Manche semble faire un bien énorme à nos braves ONG bien sponsorisées et donc bien grasses.
Quelques centaines d'emplois vont être perdus mais cela n'émeut plus personne. Le plus important est que l'on va donner la possibilité aux saumons de remonter un fleuve côtier de Normandie. Quant au fleuve côtier voisin, qui n'a pas de barrages, il y a de moins en moins de saumons et de plus, certains pécheurs préfèrent les ramasser en aval dans la baie du Mont-Saint-Michel. Mais peu importe, l'essentiel est de supprimer ces barrages monstrueux. Pourtant ils permettent à la région d'éviter de grosses coupures d'électricité lors des pics de froid. Les 14MW de puissance disponible instantanément ne peuvent être remplacés que par des centrales thermiques au gaz ou au fuel. Une journée de fonctionnement d'une centrale au fuel pour compenser une telle demande est d'environ 70 000 litres.
Dans la mesure où les barrages sont en place, j'ai un peu de mal à comprendre que l'on puisse préférer les centrales polluantes à des barrages en bon état. Que l'on m'explique alors le sens de "énergie renouvelable".
En France des centaines de barrages sont dans la même problématique et on commence par s'attaquer à ceux d'une région particulièrement désavantagée et délaissée au niveau des infrastructures routières et ferroviaires. Cette population est habituée à se taire face aux agressions extérieures et l'on peut alors comprendre ce choix d'arasement.
L'objectif final est bien sûr alors la suppression de pratiquement tous les barrages de France, mais n'oublions pas, qu'à moins d'accepter de vivre sans confort et modernités, que le photovoltaïque, l'éolien et le dieu nucléaire ne suffisent pas à assurer une bonne fourniture d'électricité dans notre pays.
Pour bien finir d'enterrer le Sud-Manche, on va lui demander de payer l'arasement de ses barrages par le biais des mafias des agences de l'eau. Encore quelques petites années et vous viendrez faire des reportages sur la réserve d'indiens du Sud-Manche.
Le déplacement coûtera moins cher au niveau de la compensation carbone mais sera moins exotique....
En lisant les différents commentaires que nous avons laissés sur ce forum et si je me laisse aller à une synthèse "globale", je serais tenté de dire que nous sommes tous d'accord. A une seule exception près, et qui concerne l'ordre de mise en oeuvre des moyens.
Vous avez raison, Gilles, quand vous affirmez que la meilleure solution pour éviter la pollution en aval serait de la limiter en amont, car c'est bien de là qu'elle vient.
Le problème est qu'il reste encore beaucoup à faire de ce côté-là, même si des progrès sensibles sont à noter.
Il se trouve que les "bacs de décantation" dont vous parlez avec i.d.fixe existent déjà et ils filtrent les sédiments pollués depuis les années 30. Alors la logique voudrait que l'on commence par supprimer la pollution en amont, avant d'envisager d'araser les barrages en détruisant ces bacs de décantation. Leur suppression immédiate et prématurée conduirait à la catastrophe écologique décrite plus haut.
Ne mettez donc pas la charrue avant les boeufs!
Combattons d'abord pour la suppression de la pollution due en grande partie aux excès de l'agriculture et de l'élevage intensifs, sans oublier quelques industries criminelles.
Après, on pourra sereinement penser à la suite, une suite peut-être sans les barrages, avec une bonne qualité de l'eau, de la source jusqu'à la baie.
En résumé, première chose à faire: combattre la pollution en amont;
Deuxième étape: envisager une suppression des barrages quand les conditions écologiques et économiques seront réunies.
Mais sûrement pas en 2013. Il faudra encore beaucoup de temps, un délai dont la durée dépendra de la bonne volonté des pouvoirs publics, des agriculteurs, des industriels et d'un réveil hypothétique de nos élus. Sans oublier notre détermination (la vôtre et la nôtre) à faire avancer les choses!
John, à vous lire on pourrait croire que les barrages ont été construits pour piéger la pollution agricole et industrielle et donc que la suppression à la source de ces pollution est un préalable à la déconstruction des barrages.
Ce n'est pas le cas.Le piégeage de la pollution par les barrages est-il un avantage ?
Tout dépend du point de vue d'où l'on se place.
Pour l'aval, peut être.
Pour le site du barrage surement pas !
Il ne faut pas oublier la conséquence des barrages sur toute l'écologie en aval.
Les zones humides asséchées avec une forte atteinte à leur biodiversité.
La rivière elle même fortement altérée, en particulier au niveau de la qualité de son eau.
Après tout est question de choix des objectifs et priorités.
Si l'on souhaite améliorer le caractère naturel et la biodiversité des milieux, on doit payer le prix de l'artificialisation qui avait été faite.
Le cout de démolition, le cout humain (ha on a construit des zones inondables avant le barrage ?), le cout de traitement de la pollution piégée etc...
Dans le cas discuté ici, on choisi la "renaturalisation". Très bien si l'on met tous les moyens nécessaires à faire cela correctement.
Et dans tous les cas, quoi qu'on fasse, il y aura toujours des mécontents !
Heureusement tous les opposants à l'arasement n'ont pas des œillères, tous ne sont pas de mauvaise foi.
Ce qui donne son intéret à ce débat pas le biais de nos commentaires...
A Yves,
Ha voici des arguments des plus convainquants :
- Des associations bien grasses -> des nombreux militants et bénévoles associatifs apprécieront, eux qui dépensent pas mal d'énergie et un peu de leur argent personnel pour s'investir et agir.
- 14MW de puissance -> c'est très peu et c'est très facilement remplaçable par d'autres énergies renouvelables qui ont moins d'impact environnemental.
- Vivre sans confort et sans modernité -> ha ca que nous avons entendu cet argument, un classique qui veut faire passer les écologiques pour des passéistes et des adeptes du renoncement à tout. A vous en croire nous avons pas de capacités d'innovation, de réflexion pour mieux choisir un mode de vie et des techniques plus respectueuses de l'homme et de l'environnement. Réfléchissons au monde que l'on nous impose, la consommation forcenée au mépris de la nature et de l'homme au final.
A continuer ainsi, nous creusons non seulement la tombe d'espèces animales et végétales, mais aussi celle de l'homme lui même.
A ID.Fixe,
Vous vous fourvoyez à mettre des pansements sur des jambes de bois.
Encore une fis, piéger la pollution n'est pas une solution satisfaisante.
Ne polluons pas, polluons moins, plutot que de développer des systèmes anti-pollution.
L'ordre logique des priorités devrait être celui-ci.
Vous avez-dit intellos ??
Dans cette période difficile pour notre vallée, je me pose souvent une question sur l'état d'esprit des hommes de bon conseil clairevoyant envers l'écologie l'avenir de la biodiversitée des poissons etc...
Mais ces personnes là sont elles prêtent a perdre leur emploi ou celui de leurs enfants pour leurs idées ?
Trouvent elles normale de détruire des outils de production d'énergie electrique? alors que des milliards d' hommes et de femmes non pas accés à l'énergie qu'elle exemple donne notre pays envers ces populations là , moi en tout cas j'ai honte de notre suffisance.
Oui un jour il faudra les detruire ces barrages et bien d'autres, mais aujourd'hui je reste persuadé que les priorités sont ailleurs!
Maintenir les barrages c'est assurer pour les 40 ans a venir peut être pas l'excelence environnementale mais sûrement d'excelent moment a passer sur nos lacs.
Et pourquoi pas plutôt passer d'excellents moments dans des espaces restaurés pour leur caractère naturel ?
Repondez donc à ma question accepteriez vous de perdre votre travail?