La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets
Du 21 au 29 novembre 2009

La Réduction des déchets : un enjeu environnemental, sanitaire et financier. Le gaspillage de matières premières nécessaires à la fabrication des objets et au transport des déchets provoque l'épuisement des ressources naturelles. La production et la gestion des déchets posent des questions de sécurité sanitaire et de santé publique. Leur élimination contribue à la pollution des sols, des eaux et de l'air. Elle nécessite des installations de traitement toujours plus importantes, dont le coût financier est répercuté dans le prix des produits que nous achetons et des impôts et taxes que nous payons.

Du 21 au 29 novembre 2009, des actions de sensibilisation à la réduction des déchets seront organisées dans toute l'Europe, par diverses parties prenantes (réseaux associatifs, écoles, universités, administrations, entreprises, etc.) et cibleront différents publics (grand public, salariés, écoliers, etc.).

A l'origine du projet basé sur le modèle de la Semaine française de la Réduction des déchets, plusieurs autorités publiques nationales ou régionales : l'ADEME (qui assure la coordination du projet), le réseau européen ACR+ (secrétariat), l'ARC (Catalogne), l'IBGE (Région Bruxelles-Capitale), le LIPOR (Porto).

D'autres pays et régions européens dont la Belgique (régions wallonne, flamande), l'Estonie, l'Irlande, l'Italie, l'Espagne (provinces des Asturies, Gipuzkoa, Iles Baléares, Navarre, Valencia), le Portugal, la Roumanie (Arges), la Suède et le Royaume-Uni (Grand Londres, Ville de Belfast, Angleterre de l'est, Ecosse et Pays de Galles) ont émis le souhait de rejoindre ce mouvement de mobilisation pour l'édition 2009.

Pour le CNIID, il est urgent de passer à l'acte

A quelques jours de la Semaine européenne de la réduction des déchets, le Cniid (Centre national d'information indépendante sur les déchets) insiste sur le risque que les politiques publiques de réduction des déchets en France n'en restent au stade de simples déclarations d'intention. Pour le Cniid, cette volonté affichée, issue du Grenelle de l'environnement, doit être au plus vite traduite en actes concrets et courageux.

La campagne Modecom atteste d'une diminution en toxicité des ordures ménagères. Si le Cniid s'en félicite, il précise qu'il ne peut pas s'agir d'une fin en soi, mais seulement de la première étape d'une démarche qui se doit d'être la plus globale possible. À titre d'exemple, la mise en place du « Point rouge » pour les produits considérés en fin d'usage comme des déchets dangereux diffus doit nécessairement s'accompagner de l'abandon des produits toxiques au profit d'alternatives moins nocives. « Le tri à la source des produits relevant des déchets dangereux est essentiel, mais il faut toujours avoir à l'esprit que des déchets dangereux même collectés séparément, comme c'est le cas pour certaines peintures, finiront dans un incinérateur avec tout le lot d'impacts environnementaux que cela engendre. La seule véritable solution réside donc dans le refus de ces produits, par le consommateur, ce qui fera d'ailleurs évoluer le marché » explique Sébastien Lapeyre, directeur du Cniid.

Actuellement, le potentiel de réduction de nos ordures est de 150 kg par habitant et par an soit près de 39 % du poids de notre poubelle*.

« Ce chiffre confirme le manque d'ambition de l'objectif de réduction des ordures ménagères et assimilées issu du Grenelle de l'environnement (- 7 % sur 5 ans). Les collectivités qui s'empareront du dossier, via notamment les programmes locaux de prévention des déchets, pourront dépasser cet objectif. Si tous ces efforts vont dans le bon sens, il est toujours indispensable d'agir en amont. Le Cniid demande à nouveau que des mesures nationales soient prises pour agir sur les producteurs et les distributeurs, en commençant par l'amélioration de la durabilité des produits ou le retour de la consigne pour réutilisation » rappelle Wiebke Winkler, chargée de mission Réduction des déchets au Cniid.

Les associations de FNE organisent plus de 80 actions dans toute la France pour échanger et débattre autour d’une idée forte : la réduction de nos déchets, en quantité et en toxicité

Achats futés = moins de déchets

Actions-phares de la Semaine de Réduction des Déchets, des opérations « Achats futés = moins de déchets » seront menées par les bénévoles des associations dans plus de 30 grandes surfaces, afin de sensibiliser le citoyen à ses gestes d’achats. Des stands y présenteront les différents moyens d’éco-consommer en produisant moins de déchets. Des chariots « Maxi déchets / Mini déchets » permettront aux citoyens de comparer les produits, à la fois sur leur prix et sur le poids de leur emballage.

« En ouvrant l’œil pendant les courses, précise Delphine Tombal, chargée de mission au réseau déchets de FNE, chacun peut réduire de 50 kg sa production de déchets annuelle, tout en faisant des économies ! »

Consultez le programme des actions de la semaine

http://www.reduisonsnosdechets.fr/serd/programme.html

Pour plus d’information

Téléchargez le dossier de presse de FNE : http://www.fne.asso.fr/com/dossierpresse/fne_dp_serd_2009.pdf