Le rapport de l’Opecst (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) sur la téléphonie mobile, rendu public le 4 novembre, met l’accent sur l’absence de risque sanitaire avéré.
Une position en reculpar rapport à celle prise par l’Afsset mi-octobre qui prônait pour la première fois la réduction de l’exposition aux radiofréquences, face aux incertitudes scientifiques.

Le rapport parlementaire souhaite réaffirmer la distinction entre les effets des téléphones mobiles, pour lesquels il persiste «un doute relatif», et ceux des antennes-relais (et des technologies sans fil) dont l’innocuité fait «quasi-consensus» parmi les scientifiques.
En conséquence, il recommande l’application du principe de précaution aux seuls mobiles et un simple «principe d’attention» pour les riverains d’antennes.
A l’inverse, l’Afsset, tout en reconnaissant l’absence de risque sanitaire avéré, prônait une réduction des expositions aux radiofréquences des antennes par l’application du principe Alara («As low as reasonably achievable»: aussi bas qu'il est raisonnablement réalisable).

Dans un communiqué, les associations Agir pour l’environnement et Priartém s’interrogent sur «la contradiction évidente existant entre l’avis de l’Afsset qui préconise de réduire toutes les expositions au nom du principe de précaution, et ce rapport politique qui préconise un statu quo inacceptable en matière de seuils d’exposition». Pour Janine Le Calvez, présidente de Priartém, «avec le rapport de l’Afsset, on avait fait un pas en avant, là c’est un pas en arrière: le débat sur l’existence d’éventuels effets sur la santé est complètement nié».

Mon avis

Une fois encore les politiques cèdent-ils devant la pression des industriels et des considérations économiques ?