Après l’annonce du second Plan Cancer, le Réseau Environnement Santé (RES) dénonce un Plan Cancer « qui a encore oublié l’environnement ».

Selon le RES, le « mérite » du second Plan Cancer est de rappeler l’ampleur de l’épidémie, la plus grave de notre temps, car un homme sur 2 et une femme sur 3 auront un cancer.

Mais le 2nd Plan en reste à la nécessité du constat (organiser un colloque) et de la surveillance.

Rien ou presque n’est préconisé en matière d’action sur les causes.
Par exemple, on aurait aimé lire un Plan visant à l’élimination de l’environnement des substances classées cancérogènes, tant en milieu de travail, qu’en milieu domestique. Le Plan reste basé sur l’application de la réglementation, comme si le problème n’était pas précisément l’indigence de celle-ci.

Sur l’observation, alors que des pays de plus en plus nombreux développent des registres de jumeaux, le Plan ne les évoque même pas. Or ces registres de jumeaux sont des outils essentiels dans la compréhension du rôle des facteurs environnementaux.

On aurait aimé lire l’expression « perturbateur endocrinien », comme prise de conscience du nouveau paradigme sur les causes de cancer.
« Une substance comme le Bisphénol A imprègne toute la population, induit des cancers du sein et de la prostate dans la descendance, diminue l’efficacité de la chimiothérapie de ces cancers, mais le Plan cancer n’en parle même pas.

En matière de mécanismes du cancer, ce Plan reste basé sur un schéma de pensée obsolète datant des années 60 » déclare André Cicolella porte-parole du Réseau Environnement Santé.

Le Réseau Environnement Santé continuera de demander un volet Environnement spécifique dans le Plan Cancer.

Mon avis

Il s'agir en effet d'une carence grave. Est-ce une fois de plus une manifestation du soutien aux entreprises qui emploient des matières nocives par intéret économique ?

Pour plus d’information

Consulter le site du RES.