L'Etat a reconnu mardi sa responsabilité dans la prolifération des algues vertes sur les côtes bretonnes entre 2000 et 2002.

Le gouvernement a en effet renoncé in extremis à faire appel de sa condamnation en première instance, en octobre 2007, par le tribunal administratif de Rennes pour le phénomène de la "laitue de mer" dont les associations environnementales soulignent les risques pour la santé.

Mais la cour administrative d'appel de Nantes a jugé le retrait de l'appel trop tardif. La juridiction, qui suit la plupart du temps les réquisitions du rapporteur public, a mis son jugement en délibéré à une date indéterminée.

Mon avis

L'Etat a pris les devants face à une condamnation annoncée et ses désisté 10 minutes avant l'audience ! De qui se moque-t-on ?
Chantal Jouanno a déclaré : "On ne respectait pas les normes européennes"
et aussi "Loin de se concentrer sur le passé, l'Etat souhaite désormais aller de l'avant"
Comme le dit Gilles Huet, délégué régional d'Eaux et Rivières de Bretagne : "Nous sommes sur la voie d'une condamnation définitive de l'Etat, qui, par ses carences depuis 25 ans, n'a pas fait son travail de prévention de la pollution" et aussi "Mais l'essentiel n'est pas que l'Etat soit condamné, mais bien qu'il change de politique. Il dispose pour cela de moyens réglementaires pour que l'agriculture bretonne mette un terme à ses pratiques"

Nous verrons...