12 décembre : Journée internationale de mobilisation "Don’t nuke the climate"
Par Gilles Héluin le mardi 17 novembre 2009, 06:47 - Nucléaire - Lien permanent
"Ni nucléaire, ni effet de serre" / "Don’t nuke the
climate"
Des actions partout en France le samedi 12 décembre
2009
Pendant la conférence mondiale de Copenhague sur le climat, les citoyens
rappelleront que le nucléaire est une terrible menace pour la planète
Il faut dénoncer les dirigeants de certains pays, dont la France, qui
prétendent de façon absurde que le nucléaire est une option pour "sauver" la
planète
Un site web spécifique pour une campagne internationale : http://www.dont-nuke-the-climate.org
La prochaine conférence annuelle des Nations unies sur le changement
climatique, qui se tiendra du 7 au 18 décembre à Copenhague, revêt une
importance particulière car des accords doivent y être signés pour sauver la
planète du changement climatique. A cette occasion, les dirigeants de certains
pays, comme le président français Sarkozy, vont faire preuve du plus grand
cynisme en essayant de promouvoir l’industrie nucléaire comme option
"écologique".
Or, le nucléaire condamne l’avenir de la planète du fait des risques qu’il
impose et des graves contaminations qu’il occasionne, à cause des déchets
radioactifs qu’il produit, mais aussi parce qu’il contribue au réchauffement
climatique :
- La filière nucléaire émet des quantités non négligeables - et croissantes
- de gaz à effet de serre.
- Le nucléaire ne permet pas de récupérer la chaleur dégagée lors de la
production d’électricité. Il impose donc de produire de l’énergie
supplémentaire pour nos besoins en chaleur. Produire électricité et chaleur en
co-génération permet d’émettre 7 fois moins de gaz à effet de serre qu’un
système énergétique nucléarisé.
- Pour un euro investi, l’efficacité énergétique et certaines énergies
renouvelables sont jusqu’à 11 fois plus performantes que le nucléaire pour
réduire les gaz à effet de serre.
Par ailleurs, l’Agence Internationale de l’Energie reconnait que la
contribution du nucléaire à la réduction des émissions de CO2 serait d’à peine
6 % pour un coût d’au moins 1 000 milliards d’euros... contre 54 % pour les
économies d’énergie et 21 % pour les énergies renouvelables, à un coût très
inférieur.
D’autre part, l’option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France
soi-disant pour éviter la consommation de fuel et de charbon, a prouvé son
absurdité : dès qu’il fait froid, la consommation électrique est telle que
le parc nucléaire français (pourtant surdimensionné) est dépassé. Du coup, ce
sont des centrales au charbon, françaises et étrangères, qui alimentent les
chauffages électriques. Au final, cette option absurde produit des déchets
radioactifs ET de grandes quantités de co2…
Enfin, c’est en réalité le réchauffement climatique qui s’attaque au
nucléaire et non l’inverse : plus il fait chaud, moins les réacteurs
nucléaires sont opérationnels : 1/4 du parc nucléaire français a dû être
arrêté en 2003 à cause de la canicule estivale... qui est amenée à se
reproduire de plus en plus souvent. En outre, le nucléaire consomme 25 000 fois
plus d’eau par kWh produit que les énergies éolienne et solaire.
Aussi, comme l’an dernier à la même époque (voir les
actions de l’an dernier), des actions décentralisées auront lieu partout en
France, et même au-delà, sur le thème "Ni nucléaire, ni effet de serre".
D’ores et déjà, réservez dans vos agendas la date du samedi 12 décembre
2009. Des informations précises (en particulier heure et lieu des
rassemblements) seront diffusées sous peu et consultables sur http://www.dont-nuke-the-climate.org
Simultanément, le Réseau "Sortir du nucléaire" et des dizaines de grandes
associations du monde entier vont animer une campagne internationale "Don’t
nuke the climate" qui comprendra des actions fortes, à Copenhague même, pendant
la conférence mondiale sur le climat.
Pour plus d’information
Téléchargez le dépliant "Don’t nuke the climate !"





