La guerre de l'eau
Par Gilles Héluin le lundi 21 septembre 2009, 07:19 - Films et documentaires - Lien permanent
Ce soir, France 5 diffuse à 23h30 le premier volet d'une série de 3
documentaires : La guerre de l'eau.
Aujourd'hui : L'age de l'eau
Réalisateur : TAYLOR LARSEN ANDERS
Production : TVEDT TERJE,PANOPTICON

©Nordic World
France 5 nous présente le documentaire :
Un tour du monde des problématiques autour de l'eau.
L'avenir de l'humanité dépend de cette richesse naturelle.
L'homme a toujours cherché à contrôler l'eau en fonction de ses besoins, mais
cette ressource demeure inégalement répartie.
Les conflits à venir semblent inévitables.
Cette série présente les différents enjeux de cette guerre de l'eau, les
difficultés historiques rencontrées par de nombreux pays, les intérêts des uns
aux dépens des autres et les solutions proposées pour vivre en symbiose avec
l'environnement.
L'âge de l'eau. Depuis l'Egypte ancienne, les hommes ont toujours utilisé la
puissance de l'eau pour bâtir des civilisations riches et prospères.
Au XXe siècle, différents projets ont vu le jour visant à lutter contre la
pénurie d'eau et mieux la répartir sur les territoires.
C'est le but de la station de pompage du lac Nasser ou encore du projet russe
pour restaurer la mer d'Aral.
En Chine aussi, les ingénieurs créent deux rivières artificielles puisées
depuis le fleuve Yang Tsé pour alimenter notamment la capitale Pékin. Des
ressources d'eau pure restent à découvrir sous le sol océanique mais les
expériences menées en Islande pour exploiter ses richesses nous ouvrent les
portes d'un monde plus sain et respectueux de l'environnement...
Salvatrice ou dévastatrice, jaillissant du sol ou tombant du ciel, l'eau organise la géopolitique de la planète. De sa gestion dépend l'avenir de l'humanité. En cinquante-deux minutes, l'auteur met en évidence les ambitions de projets historiques, souligne l'inégale répartition d'un liquide qui dessine les territoires et conditionne la vie des hommes.
Pour comprendre les enjeux d'une guerre de l'eau, cette série sans compromis présente le renouveau de grands projets hydrologiques visant à lutter contre la pénurie. Elle s'arrête d'abord sur la station de pompage du lac Nasser, en Egypte. Son objectif : irriguer de nouvelles villes et cultures implantées dans le désert, au risque de gaspiller l'or bleu. Puis en Russie, où l'on souhaite voir renaître la mer d'Aral. Ou encore en Chine, avec la création de trois fleuves artificiels destinés à alimenter Pékin. Un choix contesté dont dépend le développement de l'empire du Milieu.
Si les plus importantes réserves d'eau douce sont contenues dans les glaces et glaciers, il est désormais acquis que les sous-sols regorgent d'eau. Un lac souterrain de 100 milliards de mètres cubes et d'une superficie égale à celle de l'Espagne, la France et l'Angleterre, situé sous le Brésil et l'Argentine, aiguise toutes les convoitises. A lui seul, il pourrait satisfaire les besoins de 6 milliards d'individus pendant deux cents ans. Enfin, expériences en Amérique du Nord, explorations sous-marines et autres forages en Islande laissent espérer que le monde de demain débouchera sur un meilleur équilibre écologique où l'eau remplacera les énergies fossiles.
Les 2 documentaires suivants seront diffusés les 2 prochains lundis à 23h30
sur France 5.
Pour plus d’information
Consultez le wiki France 5.
Mon avis
Je n'ai pas encore vu ce documentaire.
L'importance de son sujet me pousse à le regarder.
Je vais le faire avec une conviction de départ : les grands projet et
ouvrages sont généralement destructeurs des écosystèmes, de la biodiversité et
portent atteinte aux populations humaines, animales et végétales.
La promesse annoncée dans la description du documentaire, d'un monde plus sain
et respectueux de l'environnement me laisse pour le moins septique. La rareté
de plus en plus grande de l'eau risque plutôt, si son exploitation est trop
largement laissée aux mains des entreprises et intérêts privés, de provoquer
une exploitation qui fera peu de cas de l'environnement.
Les états et populations sauront-elles garder le contrôle et protéger leur
environnement et leurs ressources naturelles dans un contexte mondial de crises
?


